Chapitre 21
Pendant ce temps, Elena rentrait chez elle. « Je me demande quand la prochaine grande porte se présentera. J’ai besoin de plus d’opportunités pour augmenter ma force afin de pouvoir marcher sans entraves sur ce monde et peut-être même explorer de nouveaux mondes. »
Elena avait toujours été une fille ambitieuse. C’est pourquoi elle s’était entraînée et avait gravi les échelons de sa guilde jusqu’à en devenir l’un des meilleurs talents. Ce n’était que depuis un an et demi que sa motivation pour la force avait légèrement changé.
Mais ce léger changement ne signifiait pas que le cœur de sa personnalité avait changé. En fin de compte, Elena était toujours une personne qui souhaitait explorer l’univers et devenir une puissance de pointe surpassant même le niveau des demi-dieux récemment découverts.
Réfléchissant à la manière d’augmenter sa force, Elena marchait dans les rues sombres, éclairées seulement par quelques lampadaires, et finit par prendre involontairement une ruelle voisine comme raccourci.
Soudain, elle sentit une présence derrière elle.
« Quelle surprise que nous nous retrouvions ici par hasard ! » lui disait une voix prétentieuse et agaçante.
Elena se retourna et vit Jin à l’entrée de la ruelle. Il était vêtu de vêtements sombres et si l’on ne connaissait pas son statut, on appellerait immédiatement les flics sur cet individu à l’allure suspecte.
Mais ce n’était pas comme si la police pouvait lui faire quoi que ce soit.
Elena paniqua. Elle était tellement plongée dans ses pensées qu’elle n’avait pas réalisé qu’elle était suivie. Et comme c’était Jin qui était là, la raison était sans doute quelque chose de sinistre.
« Qu’est-ce que tu me veux ? » Elena tenta de faire bonne figure, mais les subtils tremblements de son corps la trahissaient.
Jin était si incroyablement excité en voyant cette femme orgueilleuse trembler en sa présence qu’il faillit se jeter sur elle sur-le-champ, mais il parvint à se contenir.
« Héhé, Elena, ne sois pas si pressée. Pourquoi ne viendrais-tu pas discuter gentiment et amicalement avec ce jeune maître ? » Disait-il avec une expression qui opposait directement les mots « gentil » et « amical ».
Jin s’avança, regardant avec convoitise le corps voluptueux d’Elena. Après avoir atteint la deuxième classe, elle était devenue encore plus belle que lorsqu’il l’avait vue pour la première fois. Ses cheveux bleus, longs comme l’espace, scintillaient au clair de lune et ses yeux étaient comme deux saphirs brillants dans lesquels Jin ne pouvaient s’empêcher de se sentir attiré.
Son corps était galbé à tous les bons endroits, avec des seins qui feraient rougir n’importe quel homme de convoitise. Jin sourit d’un air lubrique en pensant à tout ce qu’il lui ferait ce soir, alors qu’il l’atteignait enfin.
Elena reculait craintivement à chaque pas qu’il faisait, mais grâce à son niveau, il la rattrapa facilement.
« Qu’est-ce que tu manigances Jin ?! » cria Elena en essayant d’attirer l’attention sur la ruelle. Cependant, il était tard dans la nuit et les rues étaient largement vides. Ceux qui étaient dehors à cette heure-là n’étaient pas non plus du genre à aider une demoiselle en détresse.
Elena se retourna pour tenter de s’enfuir, mais Jin lui attrapa les poignets et la plaqua au sol.
« Qu’est-ce qui te presse, Elena ? Tu me détestes tant que ça ? Tout ce que je veux, c’est parler. » Tout en prononçant ces mots innocents, Jin tenta de passer ses mains sur le visage exquis de la jeune fille.
Mais Elena ne se laissa pas faire. Elle lutta pour prendre le contrôle, le forçant à abandonner ses tentatives.
Mais Jin n’en avait cure¹. Il allait enfin prendre ce qui lui appartenait. Il se fichait qu’elle soit souillée ou non, tout ce qu’il voulait, c’était l’utiliser et la jeter ensuite comme un déchet.
Lorsque la main de Jin s’approcha de la poitrine d’Elena, il sentit son euphorie monter d’un cran, et il regarda le visage d’Elena pour être témoin du désespoir qu’elle affichait.
Mais il ne pouvait qu’être déçu. Lorsque ses yeux rencontrèrent les siens, il ne vit que du mépris. L’expression d’impuissance d’Elena n’existait plus, elle arborait un sourire froid.
Dans cette position, comment Jin pouvait-il songer à s’enfuir ? C’était le but recherché par Elena. Elena était quelqu’un qui passait presque tous ses jours à plonger dans les portes et à mener des combats de vie ou de mort contre diverses bêtes. Avec un tel mode de vie, quel genre de plaisanterie serait-ce si elle était effrayée par des gens comme Jin ?
Elena saisit rapidement le poignet de Jin, l’empêchant de s’échapper. Jin utilisa tout ce qu’il avait pour essayer de s’échapper, mais ce n’était pas une option dès le départ. Jin venait à peine d’entrer en deuxième classe, alors qu’Elena avait déjà 15 niveaux d’avance sur lui. Aujourd’hui, elle avait décidé de lui donner une leçon.
Lorsqu’il l’a ouvertement poursuivie, même après qu’elle l’ait repoussé un nombre incalculable de fois, elle l’avait ignoré. Lorsqu’il avait racheté sa guilde pour la contraindre à le rejoindre, elle l’avait ignoré. Et lorsqu’il avait poussé Damien dans cette porte, il y a un an et demi, elle avait refoulé sa rage et l’avait ignoré.
Ce n’était ni par respect, ni par adoration, ni par aucun sentiment positif, mais uniquement à cause de son soutien. Mais dans ce genre de situation, pourquoi Elena continuerait-elle à s’intéresser à quelque chose d’aussi superficiel qu’un soutien ?
En regardant Jin, dont le visage avait pâli d’horreur, Elena éprouva un étrange sentiment de satisfaction. ,‘Suis-je une sadique ? Ou bien ce type est un tel trou du cul que n’importe qui deviendrait sadique devant lui ?’ En fin de compte, elle s’en moquait.
Pensant à une idée géniale, Elena coupa le pantalon de Jin, le laissant nu de la taille jusqu’en bas, avant de froncer les sourcils de dégoût.
‘Bon sang, ça m’énerve vraiment de devoir regarder cette chose, mais ce sera plus amusant de le voir courir dans les rues comme ça, alors je crois que je vais laisser tomber’.
Elena invoqua son mana, et une lumière blanche et sacrée apparut au bout de ses doigts.
« Eh bien, puisque tu aimes penser avec ce petit, attends, non petit n’est pas suffisant, devrais-je dire minuscule, ou microscopique ? Non, même la bite d’une fourmi est probablement plus grosse que cette chose ! Tu as vraiment beaucoup de cran pour te comporter comme un grand avec ce truc de la taille d’un atome entre les jambes. Ah, je m’éloigne du sujet. »
Jin faillit cracher du sang et s’évanouir rien qu’à ce moment-là. Il semblait qu’Elena avait infligé un coup critique avant même d’avoir fait quoi que ce soit. Ignorant la situation de Jin, Elena poursuivit.
« Comme je le disais, si tu aimes tant penser avec cette chose plus petite qu’un atome entre tes jambes, je suppose qu’il est de mon devoir, en tant qu’ancien coéquipier, de t’en débarrasser, n’est-ce pas ? Après tout, tu as besoin d’avoir les idées claires pour franchir les portes et te battre ! »
Le visage de Jin pâlit encore plus lorsqu’il réalisa ce qu’elle s’apprêtait à faire, mais il fut incapable d’échapper à son emprise. Il ne put que regarder, impuissant, un petit rayon de lumière blanche jaillir du bout des doigts d’Elena et couper net sa « fierté » d’homme.
« AHHHHHHH » cria Jin. La sensation de vide entre ses jambes, même s’il y était habitué pour une autre raison, était l’une des expériences les plus douloureuses qu’il ait jamais vécues.
Elena sourit en regardant un tel Jin tandis qu’elle lui coupait les tendons d’Achille pour qu’il ne puisse plus bouger. En tant que deuxième classe, Jin pouvait facilement guérir de cette petite blessure, mais il ne pourrait jamais retrouver sa virilité.
Elena a fait en sorte que Jin ne puisse quitter la ruelle qu’une fois guéri, c’est-à-dire le matin, quand les rues sont pleines de monde.
Prenant son téléphone et l’écrasant pour que Jin ne puisse pas s’en sortir facilement, Elena le jeta par terre et sortit de la ruelle avec un sourire sinistre sur le visage. Elena eut soudain une idée stupide.
‘On dirait que j’ai préparé un beau cadeau pour Damien quand il reviendra. Je me demande ce qu’il pense des eunuques’.
Sifflotant l’air de sa chanson préférée, Elena continua à marcher vers la maison comme si de rien n’était.
¹ N’en avait cure : ignorer