Chapitre 9
Chapitre 9 : Chapitre
« Vous êtes belle. »
Riftan murmura ces mots avec bonheur en admirant ses joues rougies, et son visage changea du tout au tout. Son regard perçant s’adoucit, tandis que ses lèvres dures s’incurvaient en un sourire enfantin.
Ses lèvres bien dessinées couvrirent les siennes, et ses doigts la frôlèrent délicatement, comme un barde jouant du luth. Les oreilles de Maxi rougirent aux sons humides qui s’échappaient de son corps. D’étranges sensations se mirent à bouillonner en elle, la faisant frissonner et recroqueviller les orteils. Par instinct, elle tenta d’échapper à ses caresses, mais Riftan ne fit que s’acharner davantage.
« Ah… ! »
Un éclair lui traversa le bas-ventre et remonta jusqu’au sommet de son crâne. Maxi s’agrippa fermement aux épaules de Riftan. Elle sentit son torse puissant vibrer sous un rire étouffé.
« C’est agréable, ici ? »
« N-non… Ce n’est p-pas… »
La peur la saisit soudain. Sa rougeur avait gagné sa poitrine, et elle n’arrivait pas à croire que cette voix étrange qui lui échappait fût la sienne. Sentant ses membres se liquéfier, elle enfouit le visage contre son épaule pour étouffer les gémissements qui menaçaient de lui échapper. L’attention sans faille qu’il portait à cette partie si intime faisait naître en elle une chaleur qui devenait presque insupportable. Maxi gémit et haleta, avec l’impression que ses entrailles allaient s’évaporer.
« A-arrêtez… ah ! »
« Tout va bien. Laisse-toi simplement aller. »
Il ne prêta aucune attention à ses supplications et poursuivit ses caresses torturantes. Qu’est-ce que je suis censée ressentir ?
Les lèvres de Maxi tremblèrent. Ses mains se mirent à bouger plus vite. Quelque chose remonta en elle avant d’exploser, faisant trembler tout son corps. Elle poussa un cri et se débattit pour se libérer, mais il l’attira contre lui. free𝚠𝚎𝚋𝒏𝚘ѵ𝐞l.𝑐om
Tremblant, impuissante, Maxi frotta son front contre le cou de Riftan. Son corps se tordait, ses jambes tremblaient. Elle sentait les battements précipités de son cœur. Comme un homme mourant de soif, il aspirait l’air à grandes goulées irrégulières.
« C’est tout ce à quoi j’ai pensé, là-bas, dans cet enfer. À la sensation de ton corps, à toi qui fondais dans mes bras… J’ai attendu ça si longtemps. »
Il lui mordilla les lèvres avec avidité, puis s’occupa de nouveau de la partie encore sensible. Elle gémit et secoua la tête. Rien ne pouvait la soustraire à cette vague de sensations accablantes.
Sa langue traça un chemin humide autour de son oreille, tandis que ses doigts s’enfonçaient dans son entrée mouillée. À mesure qu’ils s’avançaient en elle, elle sentit ses muscles les plus délicats se contracter. Riftan laissa échapper un grondement sourd contre son oreille.
« Tu sais comme tu es douce et chaude, là-dessous ? »
Il se mit à marmonner pour lui-même. Maxi sentit ses doigts se retirer légèrement, avant de s’enfoncer profondément en elle. Le léger frottement lui causa un petit inconfort, mais la douleur n’avait rien à voir avec celle dont elle se souvenait.
Et si je m’étais trompée sur cette première nuit ? Jamais elle n’avait éprouvé une sensation aussi tendre, chaude et intense. Son pouce continua de faire rouler le petit morceau de chair qu’il avait taquiné jusque-là, tandis que ses doigts s’enfonçaient plus profondément. Sa nuque la picota.
Haletante, Maxi tenta de s’habituer à cette sensation étrange, comme si elle avait atterri dans un autre monde. La veille encore, elle le trouvait effrayant et doutait de pouvoir un jour se sentir à l’aise avec lui. À présent, elle s’accrochait à son cou et le laissait la toucher partout. La situation lui semblait irréelle, mais elle ne lui déplaisait pas.
« Détends-toi un peu. »
« Ça f-fait mal… »
« Détends-toi. Il faut que tu te détendes pour que ça ne te fasse pas mal quand je te pénétrerai. »
Quand je te pénétrerai. Le choc de ses paroles ne dura pas. À mesure que ses doigts bougeaient lentement en elle, l’esprit de Maxi se vida. Ses jambes frémirent. Elle haletait, à bout de souffle. Il déposa une pluie de baisers sur son front, ses tempes et ses paupières, tout en lui murmurant des mots d’une passion débridée.
« Je vais te dire quoi faire. Fais-moi confiance et détends-toi. »
Perdue, elle secoua la tête. Il lui caressa doucement l’arrière du crâne et enfonça ses doigts plus profondément. Un gémissement discret s’échappa de ses lèvres.
« J-je n’y arrive pas… Je ne s-sais pas comment… »
« Expire… Détends ton corps, lentement… »
Elle expira longuement, sans se presser. Peu à peu, son corps se détendit. Il lui embrassa les joues comme pour la féliciter, puis lui caressa le dos de tout son long.
« Maintenant, essaie de contracter cette partie. »
Il lui montra quelle partie elle devait resserrer, en appuyant dessus et en la frottant. Sans même y penser, elle sentit son corps se contracter et serrer ses doigts. Il rit de nouveau.
« Tu me rends fou. Non, c’était un compliment. Détends-toi encore… Oui, comme ça. »
Quand elle relâcha son corps, il la pénétra. Lorsqu’il se retira, elle se contracta de nouveau.
« Ah… »
Il marmonna quelque chose d’inaudible. Son corps se mit à se contracter et à se relâcher de lui-même, tandis que la chaleur lui parcourait les veines. Ses jambes se tordaient, sa taille se cambrait et ses cuisses se mirent à trembler sans contrôle. Puis elle sentit une nouvelle explosion en elle.
Elle enfouit le visage contre son épaule, attendant que cette sensation écrasante passe. Quelque chose lui coula le long des jambes.
« Chut. Tu as été parfaite », murmura Riftan en l’allongeant sur le lit. Encore portée par le vertige de son orgasme, Maxi s’affaissa sur la couverture.
Riftan ôta ses vêtements d’un geste souple et grimpa sur le lit. Ce n’était pas la première fois qu’elle le voyait nu. Pourtant, sa silhouette sensuelle, qui luisait dans l’obscurité, fit battre son cœur plus vite et lui rappela une fois encore à quel point il était beau.
« Accroche-toi à moi. »
Il s’allongea sur elle et elle sentit quelque chose se glisser entre ses cuisses. Elle enroula les bras autour de son cou. Le corps de Riftan, vibrant de chaleur, pesait sur elle. C’était étrange. Faisaient-ils vraiment ce qu’ils avaient fait trois ans auparavant ? Le sentir la remplir était inconfortable, mais pas aussi douloureux que dans son souvenir.
« Encore un peu… »
Riftan murmura ces mots en lui caressant l’arrière de la tête. La lampe posée près de la tête de lit projetait des ombres sur son visage. Une goutte de sueur glissa de son front le long de sa joue, puis s’arrêta à son menton. Maxi tendit la main pour toucher la perle scintillante sur sa peau lisse et dorée, et le sentit frissonner.
« Ah ! »
Quand il s’enfonça en elle, Maxi se crispa sous la pression soudaine et verrouilla ses jambes autour de lui. Un gémissement douloureux lui échappa.
« Ne serre pas si fort. »
« P-pardon… »
Elle le regarda, les yeux humides. Ils étaient pressés l’un contre l’autre comme deux masses d’argile et, au rythme de leurs mouvements, il la pétrissait et la remodelait. Comment pouvait-on sentir un autre être d’aussi près ? Leurs souffles rauques, leurs cœurs précipités, leurs corps brûlants… Fondus en un seul, leurs corps devenaient impossibles à distinguer.
« C’est tellement bon… »
Riftan gémit et la serra plus étroitement contre lui. La sueur de ses épaules gouttait sur ses seins. Elle leva les yeux vers son visage crispé. Les sourcils froncés, l’air tourmenté, il retenait ses gémissements. Était-ce vraiment si bon ?
« C-c’est vraiment b-bon… ? »
Le doute de Maxi arracha un sourire à Riftan. « Pourquoi serais-je là, à m’allonger avec une femme qui s’est évanouie aujourd’hui, sinon ? »
Sur ces mots, il resserra sa prise autour de sa taille et se mit à bouger le bassin avec une urgence fébrile. Sa chair brûlante battait au plus profond d’elle et lui arracha un gémissement. Chaque fois qu’il se retirait avant de s’enfoncer de nouveau lentement, le corps de Maxi suivait le rythme qu’il lui avait appris. Riftan haletait et marmonnait d’une voix rauque entre deux inspirations.
« Je n’avais pas prévu de te prendre comme une bête enragée… Je voulais te laisser te reposer, mais cette lingerie que tu portes… ah ! »
… 𝙛𝘳𝘦e𝓌e𝗯n𝗼ѵ𝙚l.𝒄𝚘𝑚
Son ventre ferme pressait le sien. Les doigts de Maxi lui griffèrent le dos.
« J’ai… j’ai essayé de me retenir, mais… »
Elle ne parvenait plus à entendre ce qu’il disait. Ses mouvements devinrent si irréguliers qu’elle ne savait plus quand se détendre ni quand se contracter. Incapable de suivre son rythme, son corps eut des spasmes. Alors même qu’elle se disait qu’elle n’en pouvait plus, il accéléra encore. Les jambes de Maxi tremblèrent.
« Maxi… »
De grandes mains lui prirent le visage. Elle plissa les yeux en le regardant.
Pourquoi m’appelle-t-il comme ça ?
En voyant le désir dans ses yeux, elle se sentit déconcertée. À cet instant, elle eut l’impression qu’il était tout près d’elle. Il prit son visage entre ses mains et le couvrit de baisers. Puis son corps, qui se cabrait comme un étalon, se raidit. Il ne lui restait plus rien à prendre, et pourtant il semblait en vouloir davantage. Ce qui la remplissait enfla encore, puis, dans un dernier battement, libéra un liquide chaud et humide.
« Ah… »
Maxi enroula les bras autour de son dos luisant de sueur et regarda son souffle se brouiller dans l’air. Puis il s’effondra sur elle, le cœur battant à tout rompre.
« Bon sang ! Je ne voulais pas être si brusque, cette fois. »
Tandis qu’il reprenait son souffle, elle le contempla à travers ses paupières lourdes. Ses yeux sombres, encore ardents, luisaient dans l’obscurité. Toujours en elle, il déposa de légers baisers sur ses épaules et sa nuque.
…