Chapitre 358
358 Chapitre 119
Riftan lui prit le visage et l’attira vers lui. Dès qu’il se mit à dévorer ses lèvres, Maxi lui répondit avec fougue, aspirant sa langue inquisitrice et enroulant les jambes autour de son corps d’acier. Il la serra contre lui et la pénétra jusqu’au fond. Avide d’en avoir davantage, il poursuivit ses va-et-vient sans relâche, ses poils rêches frottant contre son entrejambe.
Elle s’agrippa à lui en se tordant de plaisir. Il était enfoncé si profondément. Elle eut beau craindre un instant qu’il ne la déchire, leur plaisir frénétique éclipsa tout le reste. Elle s’acharna sur sa tunique trempée de sueur, comme si elle voulait lutter pour ne faire qu’un avec lui. Bientôt, Riftan jouit en elle, et l’intensité de son orgasme la fit frissonner.
Son corps l’avait fait basculer. Elle en était si comblée qu’elle se soucia à peine d’être écrasée sous son poids. Toujours parcourue de tremblements, elle sentit son intimité se refermer sur son membre qui pulsait furieusement.
Lorsque Riftan se redressa enfin, Maxi gisait, molle, sur le lit, haletante. Son visage luisait de sueur et ses yeux brûlaient de désir. Le chevalier froid et indifférent avait disparu.
Pourtant, la joie de le voir ainsi échevelé fut de courte durée. Riftan se retira lentement, et Maxi frissonna tandis qu’un liquide tiède coulait entre ses jambes. Gênée, elle s’apprêtait à rabattre sa jupe remontée autour de sa taille quand il la saisit brusquement et la retourna, face contre le lit.
Décontenancée, elle se tourna pour le regarder. Riftan ôta sa tunique et tendit la main vers elle, lui retirant les étoffes maladroitement enroulées autour de son corps. Une fois qu’elle fut entièrement nue, il l’attira dans ses bras.
Maxi blêmit en sentant quelque chose de chaud entre ses jambes. Il frotta son membre imposant, toujours en érection, contre son intimité, puis la pénétra avant qu’elle ait pu parler.
Maxi agrippa le drap. Sa paroi intérieure, rendue sensible par les orgasmes à répétition, se mit à palpiter. Riftan remua les hanches sans lui laisser le temps de s’habituer à lui. Décontenancée, elle tenta de ramper pour s’éloigner un instant, mais il n’avait manifestement aucune intention de la laisser partir.
Il insista, lui écartant les jambes du genou pour la pénétrer encore plus profondément. Maxi s’aplatit sur le ventre et cambra le dos. Son membre heurta un point précis, faisant courir en elle une vague de sensations pures. Des étincelles dansèrent devant ses yeux. Ses membres se convulsèrent et sa salive coula de sa bouche béante.
L’inquiétude la saisit soudain. Si cela continuait, elle craignait de ne jamais pouvoir reprendre une vie normale. Elle se mit à sangloter pitoyablement tout en labourant furieusement les bras de Riftan de ses ongles.
« A-Assez. Je n’en p-peux plus. »
« Je ne t’entends pas, marmonna Riftan en lui mordillant le cou. Je n’entends rien, là. »
Il continua de la pénétrer sans relâche. Maxi comprit alors qu’elle avait joué avec quelque chose qu’elle n’aurait jamais dû toucher. Il n’avait pas exagéré en disant qu’elle l’avait rendu fou.
Riftan la propulsa toujours plus haut, jusqu’à des sommets vertigineux. Toute pensée cohérente s’effaça de son esprit ; Maxi ne put que suivre les mouvements de son corps et s’abandonner à l’interminable cascade d’orgasmes.
La nuit s’étira jusqu’à ce qu’une faible lueur d’aube filtre par la fenêtre. Parvenant à peine à soulever les paupières, Maxi promena un regard trouble dans la pièce. La chambre où ils s’étaient introduits sans permission était meublée avec un luxe stupéfiant.
Où sommes-nous, au juste ?
?
À moitié étourdie, elle contemplait distraitement les lieux lorsqu’un bras la redressa. Maxi tressaillit et se recroquevilla. Toujours en elle, Riftan la porta jusqu’au bord du lit. Il la fit s’adosser contre son torse et lui indiqua quelque chose devant eux.
Maxi poussa un cri de surprise. Un miroir en pied était posé près du lit. La saisissant sous les genoux, Riftan lui souleva les jambes pour qu’elle puisse voir leurs corps réunis.
« On raconte que la famille impériale de Roem se livrait à toutes sortes de jeux obscènes à l’approche de la fin de l’empire. »
Maxi fixa son reflet, complètement stupéfaite. La scène semblait irréelle. Elle distinguait avec une netteté saisissante ses lèvres rouges et gonflées, entre ses jambes largement écartées, ainsi que le membre veiné de Riftan qui la pénétrait.
Il remua les hanches, et la base de son membre disparut en elle. Un liquide blanc et visqueux s’écoula.
Maxi inspira brusquement. Sa poitrine semblait prête à éclater devant cette vision obscène, mais elle ne parvenait pas à détourner les yeux.
Riftan lui aussi paraissait fasciné par leur reflet tandis qu’il allait et venait en elle. Son regard fiévreux glissa de son visage rougi à sa poitrine soulevée par son souffle, puis à sa taille fine et enfin à son intimité, qui engloutissait avidement toute son épaisseur.
Maxi vit sa gorge tressaillir. Il relâcha l’une de ses jambes pour glisser les doigts dans ses poils pubiens humides. Écartant les lèvres pour dévoiler le bouton dur qui s’y cachait, il se mit à le frotter de haut en bas.
La sensation était si intense que Maxi rentra le ventre et se mordit la lèvre. Le délicieux frémissement qui bouillonnait en elle la fit se resserrer autour de lui. À sa grande honte, le miroir lui révéla avec quelle avidité son corps l’engloutissait.
Elle ne pouvait plus supporter de regarder. Fermant les yeux, elle détourna le visage.
?
« Ouvre les yeux, souffla Riftan en lui mordillant l’épaule. Sa voix était rauque de passion. Ouvre les yeux et regarde comme nous sommes liés. »
Maxi secoua la tête. Il la pénétra plus vigoureusement et tira doucement sur son mamelon gonflé. Les caresses de toute la nuit avaient rendu son corps sensible au moindre effleurement. Poussée par sa douce mais implacable menace, Maxi ouvrit les yeux.
Riftan laissa échapper un soupir satisfait. Il lui murmura à l’oreille : « Garde les yeux ouverts. Regarde comme je te remplis… comme tu m’accueilles. »
Le rythme de ses mouvements s’accéléra. Maxi comprit qu’il touchait lui aussi à ses limites. Son membre tressaillait et gonflait chaque fois qu’elle se refermait autour de lui, et les tendons saillaient sur ses bras et son cou tendus.
Ballottée de haut en bas, elle le regarda comme en transe, puis agrippa ses épaules bronzées pour se préparer à la chute qui venait.
Enfin, Riftan s’enfonça jusqu’à la garde et se mit à trembler. Un liquide chaud s’écoula de leur union étroitement nouée et inonda leurs entrejambes. Cette scène crue fut la dernière que Maxi vit avant de sombrer dans un profond sommeil.
À son réveil, elle sentit dans sa bouche le goût sucré d’un nectar fruité. Elle parvint à entrouvrir les yeux et aperçut Riftan, assis de travers sur le lit, une coupe aux lèvres. L’esprit embrumé, elle ne comprit qu’au moment où il lui fit ouvrir la bouche et posa ses lèvres sur les siennes ce qu’il faisait. Dans un état second, Maxi avala le vin qu’il lui versait lentement. Sa langue douce caressa l’intérieur de ses joues, puis elle sentit le goût du vin de pomme, dont le nectar éclaircit peu à peu ses pensées.
Surprise, elle regarda la petite table de chevet. Un plateau d’argent y reposait, couvert de diverses boissons, de fruits confits au miel et de tartelettes. Un malaise lui étreignit soudain le cœur.
?
« Q-Quelqu’un est entré ? »
« Une servante, répondit sèchement Riftan en lui donnant une tranche de pomme. »
Le fruit dans la bouche, elle leva vers lui un regard incrédule. Non seulement des traces de leurs ébats passionnés jonchaient la pièce, mais ils étaient tous les deux étendus sur le lit, entièrement nus. La simple idée que quelqu’un ait pu la voir dans cet état lui donnait envie de se ratatiner de honte.
Elle tenta de se dégager à la hâte, mais ses jambes, incapables de lui répondre, l’en empêchèrent.
« Reste tranquille. On ne peut pas reprendre tout de suite, dit-il calmement en la ramenant contre son torse. »
Maxi avala ce qu’elle avait dans la bouche et s’exclama, incrédule : « J-J’essaie d’arrêter, p-pas de recommencer ! Il faut qu’on s-sorte d’ici… »
« Arrêter ? »
Maxi tressaillit au tranchant menaçant de sa voix.
« Tu croyais que tout s’arrêterait une fois que tu serais satisfaite ? Ce n’est jamais aussi simple, Maxi. Si j’avais voulu que ça se termine aussi facilement, je ne me serais pas donné tant de mal pour me retenir. »
Il lui prit un sein et en pétrit doucement le mamelon du pouce. Maxi sentit ses cheveux se hérisser. Il lui écarta les jambes et, d’un geste tendre, caressa son intimité, encore humide des traces de leur union.
« Tu voulais connaître mes véritables sentiments, n’est-ce pas ? »
Lui mordillant le lobe de l’oreille, il glissa lentement un doigt en elle.
« Tu ne quitteras pas cette chambre. »
« Q-Qu’est-ce que vous… » ?
Sa phrase s’étrangla dans sa gorge tandis que son doigt, qui la fouillait doucement, se retirait et remontait le long de sa cuisse en y laissant une traînée humide. Il lui écarta les jambes au-dessus de sa taille. Bientôt, son membre rigide la remplit.
Toute tension la quitta et elle s’affaissa sur lui. Riftan lui tapota le dos pour apaiser ses gémissements, puis approcha un petit morceau de fruit de sa bouche. « Mange. Tu as dormi la moitié de la journée, tu dois avoir faim. »
Maxi leva les yeux vers lui comme s’il était un inconnu. Pensait-il vraiment qu’elle pourrait manger dans une pareille situation ? Lorsqu’elle secoua la tête, Riftan claqua la langue, réprobateur, comme s’il avait affaire à une enfant capricieuse, et lui enfonça le fruit dans la bouche.