Chapitre 17
« Putain, c'était puissant. »
Toute la pièce était gelée et le mur que j'avais frappé était littéralement enfoncé.
C'était bien trop cool.
<o>,m Le coup était si puissant que le recul m'a projeté loin en arrière.</o>
Je calmai mon esprit en pleine effervescence.
J'examinai les trois compétences restantes que j'avais en arrivant dans ce monde.
[Yeux de dragon(???) ]
[Les yeux d'un dragon percent toutes les illusions. La vérité du monde est mise à nu devant les yeux d'un puissant dragon.
Cette compétence est exclusive à l'espèce.]
[Écailles draconiques(???) ]
[Les écailles impénétrables d'un dragon recouvrent votre corps, vous conférant la défense la plus solide au monde, brisable uniquement par d'autres dragons.
Écailles : Écailles de dragon de glace, Écailles de dragon du Chaos (Verrouillé).
Cette compétence est exclusive à l'espèce.]
[Maître du mana(???)]
[Seul un dragon possède le contrôle ultime sur le Mana. Une simple pensée suffit pour que le Mana obéisse à vos ordres.
Cette compétence est une compétence passive exclusive à l'espèce draconique.]
Ouais, c'était beaucoup trop cheaté.
Je ne pus m'empêcher de sourire.
Je n'avais même pas envie de me retenir.
Ahhh, le rêve de tout Otaku : être isekai et recevoir la bénédiction de compétences défiant les cieux.
C'est le pied, vraiment.
Abstraction faite du fait qu'à part les écailles draconiques, il s'agissait principalement de compétences de soutien, elles restaient incroyablement puissantes.
De plus, le signe (???) ne faisait qu'accroître mon excitation. C'était l'indicateur clair que le rang de ces compétences était sacrément élevé.
Calmant mon cœur battant la chamade, je lançai :
« Yeux de dragon ! »
Ma vision changea instantanément.
Comment décrire ça ? C'était comme si je pouvais tout voir, tout en ayant une vision limitée. Je voyais la glace sur les murs luire.
Je pouvais aussi distinguer des millions de particules blanches et bleues.
Les mesures de la pièce s'affichaient clairement sous mes yeux. Je pouvais voir chaque recoin sans le moindre effort.
« Pas mal. »
Pensai-je. Gardant la compétence active, je criai à nouveau :
« Écailles draconiques ! »
Rien ne se passa. Je regardai mon corps, m'attendant à voir des écailles, mais rien. Confus, je réessayai.
« Écailles draconiques ! »
Toujours rien. Me rappelant la description, je tentai autre chose :
« Écailles de dragon de glace ! »
Cette fois, il y eut un changement. Je sentis des écailles pousser sur tout mon corps, sauf sur mon visage. Elles étaient blanches et dégageaient une aura glaciale.
Alors que j'admirais mes écailles,
Je me sentis soudain vidé de toute mon énergie.
Les écailles disparurent et je m'effondrai sur les genoux.<sub> </sub>
J'étais épuisé.
J'avais dû vider tout mon Mana. C'était la seule explication possible.
Ignorant mon corps fatigué,
Je m'assis en position de méditation, comme les moines, et je lançai dans mon esprit :
« Contrôle du mana »
Je me concentrai, imaginant les particules que j'avais vues avec les Yeux de dragon pénétrer dans mon corps.
Immédiatement, je sentis la fatigue se dissiper, et en quelques secondes, elle avait totalement disparu.
Choqué, je m'exclamai intérieurement :
« Attends, c'était pas censé prendre des heures pour recharger mon mana ?! »
Dans le roman, le Mana ne pouvait être totalement récupéré qu'après plusieurs heures. Les protagonistes ne faisaient pas exception, à moins d'utiliser une potion.
C'était forcément l'effet de Maître du mana.
Réalisant que j'avais un avantage supplémentaire sur les habitants de ce monde, mon excitation monta en flèche.
Finalement, je criai la dernière chose que je voulais tester :
« Souffle de givre ! »
Le Mana autour de moi trembla. Lentement, le Mana en moi devint glacial et je sentis mon corps absorber cette énergie froide. Je sentis ma force augmenter, bien que très lentement. Cela dura environ une demi-heure avant de s'arrêter.
J'étais à court de mana.
Désormais, un homme ordinaire devrait attendre au moins une journée avant de refaire la technique, s'il n'utilisait pas de potions. Moi ?
Il me suffit d'activer Contrôle du mana pendant quelques secondes pour que mon Mana soit à nouveau plein.
J'activai alors Souffle de givre à nouveau. Quand mon mana fut épuisé, j'activai Contrôle du mana.
Je répétai ce processus jusqu'à ce que mon estomac se mette à gargouiller.
Je me levai, quittai le sous-sol et retournai dans la pièce de vie principale de la suite. J'y trouvai Samantha en train de regarder une émission sur l'immense télévision.
Je l'appelai :
« Samantha, t'as faim ? »
Aucune réponse. Inquiet, je m'approchai... pour voir qu'elle s'était endormie sur son fauteuil roulant.
Un peu abasourdi, je jetai un œil à l'horloge dans le coin de la pièce : 20h38 !
J'étais arrivé ici vers 10 heures du matin. J'avais passé tout ce temps à m'entraîner ?!
Putain, j'étais resté là-dedans un sacré moment.
Je m'approchai de la table. Il y avait un téléphone affichant le numéro de l'accueil de l'hôtel. J'appelai et commandai une grande pizza au pepperoni.
Après quelques minutes d'attente, la pizza arriva et j'allai la chercher.
J'ouvris la porte et récupérai la commande.
Me voilà, dans l'un des hôtels les plus chics de la ville, et tout ce que j'ai commandé, c'est une foutue pizza au pepperoni.
Je posai la pizza sur la table, réveillai Samantha et nous mangeâmes. Étonnamment, même après avoir englouti six parts, j'avais encore faim, vraiment faim.
Samantha, elle, n'en mangea que deux et se rendormit rapidement sur son fauteuil. Je la pris dans mes bras, choisis une chambre au hasard et l'allongeai sur le lit. Je la couvris d'une couverture et quittai la pièce après avoir placé son fauteuil près du lit.
Elle ne pouvait pas marcher, après tout. Et je n'avais pas envie de voir ma petite sœur de six ans ramper dans la suite à la recherche de son fauteuil.
J'appelai à nouveau l'hôtel et commandai deux autres grandes pizzas au pepperoni.
Après les avoir finies, j'avais encore un peu faim, mais je l'ignorai.
Ensuite, après avoir erré un moment dans la suite, je choisis une autre chambre pour moi. Elle était immense, un peu plus grande que celle de Samantha, mais tout aussi luxueuse. Au centre, un lit king-size. Je m'allongeai et la somnolence m'envahit rapidement. J'avais l'impression d'être sur un nuage, bordel. C'était si confortable que je m'endormis aussitôt.
Demain, mes journées d'entraînement à la guilde allaient commencer. J'avais besoin de tout le repos possible.