Chapitre 32
Chapitre 32 - Prélude
Traduction: Moonkissed
« … Que dois-je faire ? »
Je me retrouve maintenant dans une situation compliquée.
« Snif… Snif… »
Parce que j’ai réalisé que ma sœur, Aria, s’inquiétait toujours pour moi.
« Merde, je ne peux pas laisser ça arriver. »
Il y a une raison pour laquelle j’ai mis fin aux inquiétudes d’Isolet à mon sujet, au prix de me faire battre par elle.
Tous ceux qui se « soucient » de moi seront « maudits » lors de l’« Épreuve du Système », qui aura lieu un jour.
Juste au moment où j’avais réussi tant bien que mal à amener Isolet à me tourner le dos… une nouvelle variable est apparue sous mes yeux
« …… »
Alors que je fixais cette nouvelle variable devant moi, je fermai les yeux très fort et pris ma décision.
« …Ahmm. »
« …… ! »
Après avoir dissipé le mana stellaire qui dissimulait mon corps, j’ai délibérément émis un signal. Aria, qui tremblait en regardant le dossier, a sursauté, puis l’a rapidement refermé et s’est levée.
« Euh ? Mademoiselle Aria ? »
« … Chut, tais-toi. »
Aria, qui murmura discrètement à l’oreille de Kadia, qui s’était réveillée en entendant le bruit, se glissa jusqu’à la porte.
« Heup !! »
« Arghh !! »
L’instant d’après, elle ouvrit la porte de toutes ses forces et m’éjecta hors de la pièce.
« Qu-Qu’est-ce que… Pourquoi tu fais ça… »
« Toi, toi… ! Je te l’avais dit !! Ne t’approche même pas de notre chambre !! »
« Hal… C’est vrai. »
Elle m'a attrapé par le col et s'est mise à me crier dessus, tandis que Kadia tremblait derrière elle en serrant fort son oreiller contre elle.
J’ai jeté un bref coup d’œil à Kadia et je me suis plaint à Aria, qui me tenait par le col comme si j’avais été lésé.
« Non, mais… vu qu’elle a pris de la drogue, je n’ai pas le droit de m’amuser un peu ? »
« S’il te plaît, s’il te plaît, tais-toi. S’il te plaît. »
« Tu sais combien j’ai dépensé pour cette drogue ? 3 000 pièces d’or ! 3 000 pièces d’or ! Je ne peux pas juste jeter cet argent par les fenêtres, n’est-ce pas ? »
« Arrête ça. S’il te plaît. »
« Je suis sûr qu’elle va se sentir super bien puisque j’ai acheté le meilleur produit… »
« Mon frère… Arrête… S’il te plaît, arrête… »
J’utilisais à nouveau la même méthode qui avait poussé Ferloche et Isolet à renoncer à moi, et je priais pour que ma sœur fasse de même, mais soudain, des larmes coulèrent sur le visage d’Aria.
« Mon frère… Tu n’étais pas comme ça… Pourquoi tu fais ça, bon sang… ? »
J’ai failli la serrer dans mes bras comme je le faisais quand j’étais enfant en réaction à son éclat inattendu, mais juste avant de poser ma main sur son dos, j’ai repris mes esprits et j’ai doucement baissé la main.
« Toi qui détestais ce genre de choses plus que quiconque quand on était jeunes… tu ne t’en souviens pas ? »
«… Je ne m’en souviens pas vraiment. »
« Frère… Je me souviens très bien que tu avais dit : “Je couperai la partie inférieure des gens qui feraient une chose pareille.” »
« Eh bien, je ne m’en souviens pas ? »
Bien sûr, je me souvenais parfaitement de ce que j’avais dit, mais je faisais semblant de ne pas m’en souvenir. Voyant cela, Aria m’attrapa et se mit à me secouer.
« Tu es sous le coup d’une malédiction ? Ou on te menace ? Ou… »
« Sois raisonnable. »
« … Argh ! »
Les propos d’Aria commençaient à devenir de plus en plus dangereux, alors je l’ai repoussée précipitamment et j’ai cessé de parler. Puis je l’ai fixée d’un regard glacial et j’ai dit :
« Pourquoi tu te disputes avec moi alors que tu ne sais absolument rien de moi ? »
« C-C’est que… »
« Très bien, je considérerai ces 3 000 pièces d’or comme de l’argent gaspillé. Ça devrait suffire, non ? »
« …… »
« Et comme je l’ai dit, si tu continues à te comporter de manière aussi impolie… »
« Je finirai bien par le découvrir. »
« … Quoi ? »
Je me suis rendu compte qu’il serait difficile de dissiper ses inquiétudes aujourd’hui, alors j’allais régler cette situation avec modération et regagner ma chambre, mais soudain, Aria a pris la parole d’un ton déterminé.
« Je vais découvrir une bonne fois pour toutes… la raison pour laquelle tu as changé comme ça. »
En la regardant parler d’un ton si sérieux, j’ai consulté les informations la concernant affichées dans la fenêtre grâce à la compétence ❰Inspecter❱.
[Statistiques]
Nom : Aria Raon Starlight
Force : 4
Mana : 7,2
Intelligence : 7
Force mentale : 8,5
Statut passif : Astrologue
Tempérament : Gardien
Stat de bonté : 95
En voyant son « niveau de bonté », je suis resté sans voix ; je me suis retourné en silence et j’ai pris le chemin de ma chambre.
« … Je suis dans le pétrin. »
Ma petite sœur, qui n’arrivait pas à oublier l’enfant que j’étais à l’époque, est devenue une nouvelle menace.
Il y a de nombreux événements que je dois surmonter et d’innombrables ennemis auxquels je dois faire face… c’est fou de penser qu’un membre de ma famille puisse devenir aussi dangereux que ces gens-là.
– Flop
Lorsque je suis arrivé dans ma chambre, je parvenais à peine à garder mon équilibre mental, qui était au bord de l’effondrement. Je me suis allongé, apathique, sur mon lit et j’ai commencé à fixer le plafond d’un regard vide.
[Points de mal acquis : 300 pts ! (Signal d'alerte)]
« … Aah. »
Après avoir fait disparaître l’horrible fenêtre du système qui était apparue devant mes yeux, j’ai essayé de réfléchir, mais j’ai vite abandonné.
Pour une raison étrange, ni l’apitoiement sur moi-même ni la rationalisation, qui me servent habituellement de mécanismes d’adaptation, ne se manifestent le moins du monde.
Je veux juste arrêter de penser pendant un moment et me reposer.
Le système, le Roi-Démon, le Dieu du Soleil, etc., je veux juste me reposer en paix pendant une seule journée…
« Miaou. »
« … Ah. »
Soudain, un miaulement familier vint chatouiller mes oreilles.
Comprenant la signification de ce son, je me suis accroché tant bien que mal à ma conscience qui s'évanouissait et j'ai tourné la tête sur le côté en souriant.
– Lèche
Et au même moment, la peluche en forme de chat noir, qui fait désormais partie intégrante de ma vie, se mit à me lécher les joues.
« Miaou… »
L’instant d’après, la poupée s’allongea sur le dos, dévoilant son ventre, et se mit à me fixer d’un regard plein d’attente.
« Ces derniers jours, tu n’as pas bougé d’un pouce… Pourquoi as-tu l’air si plein d’entrain ce soir ? »
« M-miaou… miaou, miaou… »
En voyant cette adorable poupée, j'ai commencé à lui presser le ventre, tout en lui étant infiniment reconnaissante de m'aider à tout oublier et à me détendre.
Je vais peut-être jouer avec cette poupée en forme de chat toute la nuit.
.
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« Jeune Maître… c’est l’heure du petit-déjeuner. »
« Ah bon ? »
Alors que je mettais mes soucis de côté et que je passais mon temps à observer les réactions de la poupée-chat, le matin est arrivé avant même que je m’en rende compte.
Honnêtement, j’ai regretté de ne pas avoir dormi lorsque Kania m’a appelé pour le petit-déjeuner. Pourtant, quand j’ai vu la poupée-chat recroquevillée qui avait de nouveau cessé de bouger, une pensée m’a traversé l’esprit.
« …Tout d’abord, ça s’est arrêté de bouger à 4 heures du matin. Je n’arrivais tout simplement pas à m’endormir. »
Plutôt que de dormir trois heures et de passer le reste de la journée en manque de sommeil, jouer avec la peluche en forme de chat, qui a augmenté ma force mentale de 0,3, me sera plus utile.
C’est dans cet esprit que j’ai rangé la peluche de chat inerte dans mon sac et que j’ai ouvert la porte pour aller prendre mon petit-déjeuner.
«… Du pain de seigle beurré. Bon appétit. »
Puis Kania, qui rougissait pour une raison étrange, a déposé le petit-déjeuner devant moi et s'est précipitée vers la porte de ma chambre.
« Hé, Kania. »
« Oui… oui ? »
Je l’ai interpellée et lui ai posé une question qui me trottait dans la tête depuis longtemps.
« Tu as souvent mal au ventre ces derniers temps, n’est-ce pas ? »
« Ah… eh bien, on dirait bien. »
Elle a alors détourné le regard et m’a répondu en étant en sueur froide. J’ai légèrement froncé les sourcils devant sa réaction et je lui ai demandé :
« Peut-être… que ça a un rapport avec la poupée en forme de chat noir ? »
« Hein ? »
« Non, c’est juste que j’aime bien caresser le ventre de la poupée… et on dirait que tu as toujours mal au ventre le lendemain quand je lui caresse le ventre. »
« Je… je vois. »
« Au fait, est-ce que cette poupée fonctionne grâce à ton mana noir ? Peut-être qu’il y a un lien entre les deux… »
« Non. »
« Hein ? »
Alors que je m’interrogeais prudemment sur le lien entre le chat et ses maux d’estomac, craignant que mes actions ne lui causent du tort, Kania m’interrompit d’un ton catégorique.
« Cette poupée en forme de chat n’a rien à voir avec moi. »
« Mais ton mana noir… »
« … À part mon mana noir, ça n’a rien à voir avec moi. Alors, ne vous inquiétez pas… et faites ce que vous voulez. »
Sur ces mots, Kania acquiesça et se dirigea vers la porte.
« … Ah, c’est vrai ! »
« … ?
Alors que je la regardais, perplexe, je me suis vite ressaisi en me rappelant ce que j’avais complètement oublié en jouant avec le chaton, puis je me suis levé précipitamment et j’ai dit :
« Ce n’est pas le moment de prendre le petit-déjeuner. Il faut qu’on aille voir Kadia sans tarder. »
« Quoi ? Pourquoi Kadia tout d’un coup… Ah ! »
Après un bref moment de confusion, Kania comprit rapidement le sens de mes paroles, puis quitta la pièce avec moi et se dirigea vers la chambre de Kadia, le visage rayonnant.
Le moment est enfin venu de guérir Kania de sa malédiction.
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«… C’est quoi, ce thé ? »
« E-Eh bien… J’allais le donner aux femmes de chambre… »
«… Tu veux dire que vous essayez simplement de boire ce thé noir hors de prix entre vous ? »
«… Qu’est-ce qui se passe ? »
Après avoir attiré Aria hors de la pièce en criant fort à une femme de chambre qui se tenait dehors, j’ai fait signe à Kania d’entrer.
« Je m’excuse… Seigneur provisoire… Tout est de ma faute… »
« Arrête ça !! C’est bien mon père qui a autorisé les domestiques à boire du thé noir à volonté !! Qu’est-ce qui se passe ?! »
Au moment où la femme de chambre commençait à verser une larme tout en nettoyant le thé que j’avais renversé, et où Aria se demandait ce qui diable se passait, je remarquai que Kania s’était faufilée hors de la pièce.
[Points de malveillance acquis : 100 pts ! (Opération secrète)]
À ce moment-là, j'ai mis fin à ma fausse colère et je suis sorti du couloir, faisant disparaître la fenêtre de gain de points de mal qui était apparue devant moi.
« Kania, as-tu vu la femme de chambre que j’ai réprimandée tout à l’heure ? »
« … Oui, je l’ai vue. »
« Cette gamine, n’est-ce pas la femme de ménage qui a protégé le manoir Starlight jusqu’au bout dans la chronologie précédente ? »
« C’est exact. »
« Alors, promeus-la et augmente son salaire. Bien sûr… fais-le en secret. »
« Compris. »
Après avoir trouvé un moyen de m’excuser auprès de la femme de chambre qui avait renversé le thé, j’ai posé une question à Kania avec précaution.
« Alors, quel est le résultat ? »
« … Voyez par vous-même. »
Après avoir balayé les environs du regard pendant un instant, Kania fit rapidement apparaître une aura sombre dans ses paumes.
« … Ohhh. »
Mon visage s’est illuminé en observant cela.
On pourrait se demander pourquoi j’apprécie tant cette aura sombre, mais celle-ci possède un pouvoir bien plus remarquable qu’il n’y paraît.
Si Kania joint les mains tout en projetant cette aura, toute la lumière de ce manoir, ainsi que celle des environs, sera aspirée par cette aura, ne laissant derrière elle qu’une obscurité.
Le fait est que cette magie n’est pas le sort de magie noire élémentaire que Kania a été contrainte d’utiliser à cause de la malédiction, mais plutôt un sort de niveau intermédiaire.
En d’autres termes, sa malédiction a été neutralisée bien plus que prévu.
« … Tu sembles t’être remise bien mieux que prévu, n’est-ce pas ? »
« Oui, l’« Élixir du potentiel » a mieux fonctionné que je ne le pensais. J’avais peur que ma sœur se réveille, donc même si je l’ai touchée pendant quelques secondes, la malédiction avait été en partie levée. »
« Eh bien, Kadia n’a pas encore pleinement éveillé ses pouvoirs… donc un contact physique prolongé n’aura pas d’effet significatif. Cela me donnera tout de même un peu de répit pour l’instant. »
Alors que je prononçais ces mots avec un air radieux, Kania, qui était restée silencieuse pendant un moment, prit bientôt la parole, le visage tendu.
« Jeune Maître, c’est pour cela… que je ne pense pas que vous ayez besoin de me transmettre davantage de force vitale à l’avenir. »
« Ne dis pas de bêtises. »
Après avoir résolument écarté ses paroles, je répondis d’un air sévère : « Même si la malédiction a été neutralisée dans une certaine mesure, ta force vitale est toujours
constamment rongée par la malédiction d’autodestruction. »
« Mais jeune maître, si vous continuez à me donner de la force vitale… »
« Je récupère vite. J’ai aussi acheté une compétence de récupération auprès du “Système”. Mais toi, tu ne récupères pas, n’est-ce pas ? »
« … Alors donnez-m’en une fois par mois. »
« Une fois tous les trois jours. »
« C’est trop. »
« Tu ne te rends pas compte que ta vie est en jeu ? »
Après nous être disputés un moment, nous sommes tous les deux passés devant une pièce désuète. Nous nous sommes arrêtés et avons contemplé en silence la plaque à côté de nous.
Abraham Raon Starlight
« Vous ne devriez pas voir son visage au moins une fois avant qu’on parte ? »
« ……… »
Alors que je regardais la plaque avec une expression amère sur le visage, Kania se tenait tranquillement près de la porte et dit :
« Je vais monter la garde pour surveiller Dame Aria. Alors, jeune maître, vous devriez aller le saluer rapidement. »
« … Merci, Kania. »
Après avoir remercié Kania à voix basse, j’ai ouvert la porte et je suis entré.
« …Papa. »
En entrant, le visage de mon père attira mon regard. Il était allongé dans son lit, les yeux fermés.
En voyant mon père, j’ai pris une profonde inspiration, puis j’ai murmuré quelques mots.
« Je ne vais pas m’étendre. »
Je ne voulais pas tomber dans le mélodramatique, alors j’ai réprimé mes émotions et lui ai laissé un bref message.
«… Je reviendrai ici, c’est certain, après avoir vaincu le Roi-Démon. »
Lorsque j’ai quitté la pièce après ces brèves salutations, Kania m’a posé une question en haussant les sourcils.
« … Vous êtes sorti plus tôt que je ne le pensais ? »
« Parce que je ne voulais pas que notre rencontre soit trop mélodramatique. »
« Je vois. J’étais sur le point de t’appeler, car Dame Aria arrive par ici. Que devons-nous faire ? »
En sortant de la pièce, j’ai fermé les yeux très fort en entendant qu’Aria venait me voir. J’ai rapidement ouvert la bouche et j’ai commencé à marcher d’un pas précipité.
« Partons d’ici vite. »
« … Oui. »
Je me suis donc rendu directement aux grilles du manoir et je suis monté dans la calèche que Kania avait garée un peu plus tôt au bord de la route.
« Jeune Maître, Mademoiselle Aria sort. »
« … Il faut que la calèche parte. »
Puis, dans un cliquetis, la calèche s’éloigna. Je me calai dans mon siège, ignorant les cris de détresse de ma sœur qui m’appelait par mon nom, et je m’adressai à Kania, assise à mes côtés.
« Kania, puis-je te demander de lancer de la magie normale plutôt que de la magie noire ? » « … Oui ? »
« J’entends encore Aria pleurer, on dirait que cette calèche n’est pas équipée d’un sort d’insonorisation… Je sais que c’est difficile, mais pourrais-tu lancer un sort d’insonorisation ? »
« Jeune Maître… »
Les pleurs d’Aria résonnaient de chagrin, je n’avais donc pas d’autre choix que de demander une faveur à Kania. Cependant, le visage de Kania pâlit pour une raison que j’ignore.
« Que voulez-vous dire par “pleurer” ? »
« …… ? »
J’étais déconcerté par cette réaction incompréhensible, mais Kania me prit la main et me parla d’un air inquiet.
« Dame Aria a ouvert la porte, est sortie, a brièvement jeté un regard dans notre direction, puis est rentrée aussitôt. Et maintenant, je n’entends plus rien d’autre que le cliquetis du chariot. »
En entendant cela, mon visage s'est figé, puis j'ai demandé à Kania avec prudence :
« Dis, Kania. Existe-t-il un sort de magie noire qui efface ou vide la mémoire pendant un certain temps ? »
« Pourquoi tu me demandes ça… »
« Est-ce qu’il y en a… Si mon cerveau s’arrêtait de fonctionner pendant un moment, est-ce que ça ne réglerait pas le problème ? »
Tout en parlant, je me couvris les oreilles des deux mains et murmurai :
« Non, jette-moi un sort qui m’endorme. Tu peux aussi manipuler mes rêves ? Non, non… Fais juste disparaître ces pleurs. Je crois que je deviens fou. »
« Jeune Maître… ? »
« Kania… Qu’est-ce qui ne va pas chez moi… ? »
J'ai paniqué et j'ai tremblé face à cette situation terrible que je n'avais jamais vécue auparavant. Cependant, lorsque j'ai soudain senti mon esprit s'éclaircir, j'ai souri d'un air hébété.
« Oh, ça marche. Les cris se sont arrêtés. »
« …… »
« Quel genre de magie as-tu utilisé ? Est-ce que je viens de reprendre conscience après m’être évanoui ? Ou est-ce un rêve ? Est-ce que tu me soignes en me faisant voir un fantasme ? »
« Jeune Maître… »
« Merci, Kania. Comme je m’y attendais, je ne peux vraiment pas m’en sortir sans toi… Ha ha… ha ha… »
Alors que je serrais la main de Kania, je me suis vite rendu compte qu’elle avait l’air triste, alors je lui ai demandé d’un air perplexe :
« Kania ? Qu’est-ce qui ne va pas ? »
« Euh… Depuis quand êtes-vous dans un tel état mental ? »
« Mon état mental ? Tout va bien. Même si j’ai l’air comme ça, mon indice de force mentale est toujours de 9,3. Je ne souffre donc d’aucune forme de folie… Les crises d’angoisse sévères se résorbent d’elles-mêmes et ne durent pas plus de quelques minutes. N’est-ce pas incroyable ? Même maintenant, j’ai retrouvé mes esprits assez rapidement. »
« … Le jeune maître n’a pas l’air sain d’esprit du tout. »
Lorsque Kania prit la parole d’un ton ferme, moi qui faisais semblant d’aller bien, j’esquissai un léger sourire, puis je murmurai, désespérée :
« Désolée… quelle que soit ma force mentale, il semble que j’atteigne peu à peu mes limites… »
Puis Kania baissa la tête et murmura :
« Je m’excuse… Je ne suis pas encore à la hauteur… Si seulement j’avais été plus compétente… »
Ainsi, pendant un long moment, les murmures d’autocritique de Kania résonnèrent dans la calèche.
« Je crois… Je crois que je vais devoir consulter un psy en toute discrétion… Trouvons un endroit qui convienne… »
– Flap ! Flap !!
« Argh !!! »
Soudain, un hibou blanc à l’allure familière vint se poser sur la vitre de la calèche et battit vigoureusement des ailes.
« … Hou ! »
Finalement, le hibou cracha une lettre sur mes genoux, puis s’envola et disparut à l’horizon. Nous deux, qui regardions dans sa direction, murmurâmes à l’unisson.
« Ça vient de Serena. »
« … Ça vient de Lady Serena. »
Après ces mots, j’ouvris discrètement la lettre posée sur mes genoux tandis que le silence s’installait dans la calèche. Je fronçai bientôt les sourcils et murmurai.
«… Est-ce qu’elle est devenue folle après s’être souvenue de sa vie antérieure ? »
« Hein ? »
« Vois par vous-même. »
Puis, avec une expression absurde, je tendis la lettre à Kania et marmonnai.
« Je ne sais pas ce que c’est, mais on dirait… que c’est un souci de plus… Aah… Comment suis-je censé tromper la fille qui m’a berné dans la chronologie précédente… »
«… C’est quoi ça ? »
« Hein ? »
Mais quand Kania, l’air perplexe, m’a demandé ce qui se passait, je me suis gratté la tête et j’ai répondu.
« Euh… Elle l’a écrit d’une écriture épouvantable, mais j’arrive quand même à la reconnaître… ! »
Cependant, en regardant à nouveau la lettre, je me figeai, la bouche grande ouverte.
« Est-ce que c’est une sorte de mot de passe que le jeune maître et Mademoiselle Serena utilisaient ? Je ne comprends pas ce que ça veut dire, j’ai beau le relire encore et encore… »
Car je me suis rendu compte que le reste de la lettre était écrit en « hangul ».
– À très bientôt.
P.S. Je t’aime (peut-être ?)
Serena Lunar Moonlight
Alors que je fixais la lettre, le regard figé, je soupirai et marmonnai : « … Quel jeu de merde. »
Ces changements incessants me tapent vraiment sur les nerfs.