Chapitre 1 229
Malheureusement, trouver le moyen d’améliorer le rendement de conversion n’était pas si simple. D’abord, les divinités ne formaient pas une ligne droite. Elles devaient former un réseau entre elles, tout en créant une onde par rapport au Metac Suprême.
Plus précisément, une onde longitudinale semblable aux vagues qui se propagent à la surface d’un étang lorsqu’on y jette un caillou. Ainsi, la divinité vibrerait dans le même sens que le flux d’énergie, réduisant la résistance et maximisant la puissance produite.
Tout cela était bien beau, mais cela signifiait que la position de la divinité devait être en trois dimensions. Il devait donc tenir compte de la position de chaque unité de divinité sur les axes x, y et z, dans l’espace du Metac Suprême.
Ensuite, la position de la divinité n’était pas fixe. La position requise pour chaque unité changeait dès qu’il modifiait celle d’une seule unité. Cet aspect lui donnait bien du fil à retordre.
À cause de ces deux difficultés, il ne cessait de vanter les mérites du prototype en quatre dimensions, qui n’avait pas besoin de rendement de conversion et ne lui posait aucun problème quant à la disposition de la divinité en son sein.
*J’imagine que c’est le prix à payer pour avoir fait de l’Entropie le fondement du prototype en quatre dimensions. L’Entropie, c’est le désordre ; elle n’a pas besoin d’ordre.*
Il aurait adoré reprendre la disposition de la divinité dans le prototype en quatre dimensions pour le métac suprême de Dévoration. Malheureusement, le prototype en quatre dimensions n’avait aucun ordre véritable et n’en avait pas besoin, puisque son produit était l’Entropie.
De plus, la structure interne du prototype en quatre dimensions reposait sur des Metacs Suprêmes, et non sur des unités de divinité. Le prototype et le métac suprême de Dévoration avaient donc très peu de points communs.
Enfin, même s’il s’agissait dans les deux cas de Metacs en trois dimensions ayant besoin d’ordre dans leur divinité, il ne pouvait pas copier la disposition de la divinité de l’un pour l’appliquer à l’autre, car il n’existait pas de solution unique.
En général, chaque Metac Suprême obéissait à des règles et à des orientations différentes, et exigeait une disposition particulière de la divinité. Mais même pour des Metacs Suprêmes identiques, la solution variait, car des facteurs externes influaient sur la position de la divinité dans chacun d’eux.
Ces facteurs externes comprenaient la quantité totale de divinité, celle présente dans chaque attribut — en particulier l’Esprit divin —, la divinité issue d’autres Metacs Suprêmes, le mode d’activation privilégié des Metacs Suprêmes, le type de point commun utilisé pour bâtir le Metac Suprême, et ainsi de suite.
*Et la difficulté ne fera qu’augmenter à mesure que ma cultivation progressera. Si j’ai déjà du mal à obtenir un rendement de conversion de 10 % avec 27 unités de divinité, je n’ose imaginer la difficulté qu’il y aura à atteindre 20 % avec 54 unités de divinité, quand je deviendrai une céleste deux étoiles.*
*Et si j’ai la chance de devenir une céleste dix étoiles, il me faudra trouver le moyen d’atteindre un rendement de conversion de 100 % avec 2 700 unités de divinité*, songea-t-il en secouant la tête, émerveillé.
Il se demanda combien de temps cela lui prendrait et à quel point ce serait difficile. La tâche était si immense qu’il y réfléchissait encore tout en prenant le Metac Divin de Forme de chasse comme modèle pour créer un Metac Suprême.
Conformément à sa méthode, il commença par utiliser le Metac Divin de Forme de chasse pour créer un Dao cosmique, un grand Dao, un Dao majeur, puis un Dao mineur. Par malchance, manque de savoir-faire ou erreur dans les règles, sa première tentative échoua.
Il ne parvint pas à transformer le Metac de Forme de chasse en Dao cosmique : le Metac Suprême inachevé se désagrégea avant même que le dernier point commun ne soit mis en place.
Le fait qu’il n’ait pas atteint la ligne d’arrivée avant l’effondrement indiquait que l’échec était entièrement de sa faute : seul un travail bâclé s’effondrait de lui-même, sans pression extérieure. Pourtant, il secoua la tête, navré, et grommela que l’univers était aveugle à la valeur de son travail.
« Le monde ne sait pas apprécier les génies comme moi », soupira-t-il.
Après avoir déploré les préjugés de l’univers à son encontre, il se remit au travail pour créer un grand Dao régi par les mêmes règles. Son objectif était de créer un Dao suprême qui lui permettrait de se transformer en loup et de contrôler d’autres loups.
Les règles qu’il utilisa reflétaient cet objectif et définissaient le fonctionnement de la transformation ainsi que le mécanisme permettant de contrôler les loups subordonnés. Cette fois, sa tentative échoua juste avant le dernier point commun. La faute lui incombait donc toujours.
« Bon, sérieusement. Qu’est-ce que je rate ? » demanda-t-il, frustré.
Il aurait adoré fermer les yeux et rejeter la faute sur le monde. Mais lui comme le monde savaient que cet échec était entièrement de son fait. Et s’il voulait progresser et corriger ses erreurs, il devait d’abord les reconnaître.
Malheureusement, le monde était brutal et indifférent. Décider de faire preuve d’humilité et d’assumer la responsabilité de cet échec ne signifiait pas que les choses allaient s’arranger.
« Et si j’essayais de le créer en prenant pour objectif le lien entre les loups ? » se demanda-t-il.
Puisque le monde ne répondrait pas directement à sa question, il décida de passer à l’action pour voir ce que cette idée donnerait.
Il tenta à nouveau de créer le grand Dao, cette fois avec un objectif différent : se concentrer sur le contrôle des loups et l’accroissement de leur puissance, plutôt que de devenir lui-même un loup.
En somme, il scindait son objectif initial en deux. Malheureusement, cela échoua. Le grand Dao refusait de se former.
Il y avait toutefois une lueur d’espoir : avec ces règles, il avait réussi à atteindre la ligne d’arrivée avant que la pression du monde ne s’abatte sur le Metac Suprême pour valider son travail. Le monde ne semblait pas convaincu par ce qu’il avait fait et aucun grand Dao ne s’y intéressait ; le Metac Suprême inachevé se désagrégea donc.
Il sourit et déclara : « Au moins, je fais quelque chose comme il faut. »
Sa confiance retrouvée, il décida de tenter à nouveau de créer le Dao cosmique en utilisant la Forme de chasse et le nouveau jeu de règles qu’il avait élaboré.