Chapitre 66
Traductrice : Moonkissed
Une fois l’explication de la Tour Noire terminée, Tang Mo et Fu Wenduo n’étaient plus sur le pont Nanpu. Tous deux comprirent leur situation à la vitesse de l’éclair. Sans paniquer, ils commencèrent à observer l’environnement dans lequel ils se trouvaient.
Tang Mo et Fu Wenduo se placèrent à deux extrémités et regardèrent de chaque côté de la ruelle. Ils étaient dans une ruelle étroite et sombre, où une seule personne pouvait entrer et sortir librement. Tang Mo vérifia l’une des extrémités de la ruelle puis revint. « Il y a une petite rivière de ce côté et je ne vois personne. »
Fu Wenduo inspecta l’autre côté. « Il y a une rue. »
Les yeux de Tang Mo s’illuminèrent.
« Il y a très peu de monde. Seules trois ou quatre personnes sont passées. Elles ne sont pas habillées comme des joueurs. Elles ressemblent plutôt aux habitants du Royaume Souterrain. » Fu Wenduo leva la tête et regarda la lettre anglaise qui clignotait au-dessus de la tête de Tang Mo. « On dirait que cette lettre ne peut pas être retirée. » En parlant, il tendit la main et toucha le “B” au-dessus de la tête de Tang Mo. Malheureusement, sa main traversa complètement la lettre, impossible à saisir.
Tang Mo dit : « Tu viens d’entendre, Fu Wenduo. Les 21 joueurs qui ont nettoyé le premier étage de la Tour Noire sont contre toi et moi ? »
Fu Wenduo hocha la tête. « J’ai entendu. »
Tang Mo paraissait sûr de lui. « Ces 21 joueurs ont passé le premier étage de la Tour Noire. Le mois dernier, la Tour Noire a ouvert l’instance de la veille de Noël et beaucoup de joueurs ont été forcés d’attaquer la Tour. Selon mes estimations, durant le dernier mois et demi, au moins 1 000 joueurs auront réussi à nettoyer le premier étage. Chen Shanshan est de ceux-là… Chen Shanshan est membre d’Attaque. Il n’est pas étonnant qu’il y ait 21 joueurs du premier étage à Shanghai qui soient entrés dans cette instance. »
Fu Wenduo dit : « Les joueurs à ce stade n’ont pas tous le même niveau. »
Tang Mo acquiesça. « Oui. Auparavant, au deuxième étage de la Tour Noire, j’ai rencontré deux personnes : ton cousin et Bai Ruoyao. Pour être honnête, ton cousin est vraiment intelligent, mais sa force n’est pas particulièrement remarquable. Il doit être dans la moyenne des joueurs du premier étage. En revanche, Bai Ruoyao, c’est différent. Je pense que, bien qu’il soit un joueur du premier étage, il a la force d’un joueur du deuxième. Il n’a simplement pas attaqué la Tour. »
Il y avait bien des raisons de ne pas attaquer la Tour. En fait, la plupart des joueurs ne voulaient pas l’attaquer. Tang Mo lui-même s’en tenait au principe de « ne pas attaquer la Tour ». Chaque instance dans laquelle il était entré, c’était parce que la Tour Noire l’y avait forcé.
Tang Mo avait été remarqué par la Tour Noire à cause du « Monopoly de Mario », ce qui l’avait contraint à attaquer la Tour. Plus tard, il avait de nouveau été remarqué par la Tour à cause du « Cordonnier de Fer » et avait été forcé de participer au jeu d’attaque du deuxième étage. Bai Ruoyao était puissant mais n’attaquait pas la Tour : ce n’était pas impossible. Tant qu’il ne participait pas à un jeu et n’était pas remarqué par la Tour, il ne serait pas forcé d’attaquer.
Tang Mo ne craignait pas les joueurs qui avaient passé la Tour « normalement ». Ce qui l’inquiétait, c’étaient les joueurs comme Bai Ruoyao, dont la force dépassait de loin l’étage où ils se trouvaient.
« Ils sont 21. Même s’ils sont tous moyens, nos chances de victoire sont déjà faibles. Disons qu’il y en a un ou deux du niveau de Bai Ruoyao… » L’expression de Tang Mo se figea peu à peu.
Fu Wenduo dit : « Il n’y a que deux Pièces d’Or du Roi. »
Tang Mo fut légèrement surpris et regarda Fu Wenduo.
Fu Wenduo se désigna puis désigna Tang Mo. « Vingt et un joueurs, deux Pièces d’Or du Roi. Beaucoup de viande pour… » Il s’interrompit, trouvant sans doute étrange de se comparer à de la viande. Puis il reprit : « Tang Mo, ces 21 joueurs ne sont pas des compagnons. »
Il n’y avait que deux Pièces d’Or du Roi mais 21 joueurs. Dans le jeu de Pinocchio, le groupe de huit de Tang Mo s’était disputé une seule Pièce d’Or du Roi. Une personne était morte et trois avaient été envoyées dans un jeu d’attaque de la Tour. Maintenant, obtenir des Pièces d’Or du Roi semblait facile : il suffisait de tuer Tang Mo et Fu Wenduo pour les avoir. Mais ces joueurs pouvaient-ils s’unir ?
Il n’y avait que deux pièces.
Tang Mo saisit l’idée et ne répondit pas. Il sourit soudain. « Est-ce que nous, on est des compagnons ? »
Fu Wenduo le regarda calmement.
Tang Mo demanda : « Tuer Monsieur A rapporte une Pièce d’Or du Roi. Major Fu, si je te tue… est-ce que j’obtiens une Pièce d’Or du Roi ? »
Fu Wenduo répliqua d’un ton égal : « Et si je tue Monsieur B, est-ce que j’en obtiens une ? »
Tous deux se fixèrent dans la ruelle sombre. Après un long moment, Tang Mo proposa : « 2 contre 21, on tente ? »
Les lèvres de Fu Wenduo se courbèrent. « On tente ! »
Puisqu’ils avaient décidé d’accepter ce jeu extrêmement injuste, Tang Mo et Fu Wenduo quittèrent la ruelle. Ils essayèrent d’abord divers moyens pour cacher les deux lettres anglaises qui clignotaient au-dessus d’eux. Malheureusement, la lumière de ces lettres ne pouvait être couverte ni par les mains ni par les vêtements.
Ils n’insistèrent pas. Observant prudemment l’environnement hors de la ruelle, ils s’éloignèrent.
Peu de passants circulaient dans la rue. Ceux qui passaient ne regardaient pas Tang Mo et Fu Wenduo et ne semblaient pas remarquer les deux lettres lumineuses. Tang Mo s’approcha volontairement d’un homme de deux mètres, exposant le “B” au-dessus de sa tête à sa vue. L’homme jeta un coup d’œil à Tang Mo, un pot de miel sucré à la main, et l’évita en faisant un détour.
Tang Mo s’étonna : « Ils ne voient pas les lettres au-dessus de nos têtes ? »
Fu Wenduo observa un instant. « On dirait que non. Mais cela ne veut pas dire que les joueurs ne les voient pas. »
Tang Mo hocha la tête. « Allons d’abord au Cirque Étrange. Notre mission est de faire en sorte que le monstre ne soit pas volé par les joueurs durant ces sept jours. D’abord, il faut le trouver. » Tang Mo sortit de son sac un prospectus fin, et Fu Wenduo le regarda avec curiosité. Tang Mo expliqua : « C’est la publicité que j’ai obtenue sur le Cirque Étrange. Il y a un plan du Cirque. »
Tang Mo montra la publicité, où se trouvait, en bas à droite, une carte grossière dessinée à la main. Tous deux reconnurent rapidement la route et suivirent le plan jusqu’au cirque.
Cette publicité provenait du chapeau de Mario lorsque Tang Mo jouait au « Joyeux Hamster » dans la Vallée des Monstres. Le chapeau puant lui avait fourni tout un tas d’ordures bizarres. À part des trucs inutiles, d’autres objets qui semblaient pouvoir servir plus tard avaient été conservés par Tang Mo.
Fu Wenduo regarda le plan d’un air pensif, puis la tête de Tang Mo. Il semblait avoir deviné quelque chose. Mais pour éviter de fâcher ce coéquipier encore peu familier — et de devoir, seul, affronter 21 joueurs — il se contenta de sourire sans dire à quel moment il avait deviné.
Grâce à cette carte, Tang Mo et Fu Wenduo trouvèrent le Cirque Étrange.
Ils se postèrent devant le cirque majestueux et imposant ; l’immense chapiteau dépassa l’imagination de Tang Mo, dont les yeux s’agrandirent d’étonnement. Cette tente gigantesque semblait couvrir le ciel. Comme les chapiteaux de tous les cirques, des rubans colorés étaient attachés tout autour. La brise soufflait et les rubans ondulaient. C’étaient des couleurs vives, celles qu’aiment tous les enfants.
Cependant, cette tente était trop grande. Elle ressemblait plus à un immense bâtiment qu’à une tente. À côté, n’importe qui se sentait minuscule comme un insecte.
Tang Mo et Fu Wenduo se tenaient face au cirque et se regardèrent. Inutile de parler : ils comprirent aussitôt la pensée de l’autre—
« Trouver une occasion de s’infiltrer. »
Ils n’avaient pas encore bougé qu’une voix perçante retentit derrière eux. « Oh, vous êtes enfin là ! »
La main de Tang Mo saisit rapidement le petit parasol, tandis que Fu Wenduo se retourna tranquillement vers le gnome nain qui courait vers eux. Le nain trottina jusqu’à Tang Mo et Fu Wenduo. Il mesurait moins d’un mètre, n’arrivant qu’à la hauteur des cuisses de Tang Mo. Portant un chapeau vert, il leva les yeux vers eux. Il ouvrit la bouche pour parler, mais n’y parvint pas. « Ah… Atchoum ! »
Une énorme bulle de morve verte sortit de son nez. Il inspira fortement et aspira l’immonde morve. Le nain s’essuya le nez, posa les mains sur les hanches et cria d’un ton de reproche : « Monsieur A, Monsieur B, on vous paie. Pourquoi avoir traîné et n’arriver qu’aujourd’hui ? » Ses grands yeux en forme de cloche les fixaient férocement.
Il avait l’air trop drôle et l’apparition précédente de la bulle de morve était dégoûtante. Tang Mo ne ressentit donc aucune menace dans son regard.
Tang Mo réfléchit un instant. « Tu sais qui nous sommes ? »
Le nain tapa du pied. « Y a-t-il quelque chose, dans le Royaume Souterrain, que moi, Éternuement, j’ignore ? Lui, c’est Monsieur A. » Il pointa Fu Wenduo. « Et toi, tu n’es pas Monsieur B ? » Il pointa Tang Mo. Éternuement bomba fièrement le torse. « Tu crois qu’Éternuement est aveugle et ne sait pas lire ? On voit très clairement ce qui est écrit au-dessus de vos têtes. »
Les yeux de Fu Wenduo s’agrandirent. Il feignit le calme et demanda : « Oh ? Tu vois les lettres au-dessus de nos têtes ? »
Éternuement répondit : « Bien sûr. »
« Mais les autres dans la rue ne semblaient pas les voir. »
Éternuement se fâcha soudain. « Est-ce que ces idiots peuvent être comparés aux employés de notre Cirque Étrange ? Nous, on mange à la cantine publique et on a des emplois légitimes ! Dans tout le Royaume Souterrain, seuls les membres de notre cirque peuvent voir les lettres au-dessus de vos têtes. Tu crois que c’est un privilège accordé à n’importe qui ? »
Fu Wenduo demanda : « Seulement vous ? »
« Bien sûr, seulement… » Sa voix s’interrompit et Éternuement ajouta, amer : « Bon, il y a aussi les méchants qui veulent voler le monstre. Eux aussi peuvent voir les lettres au-dessus de vos têtes. »
À ces mots, les yeux de Tang Mo et Fu Wenduo se plissèrent ; leurs cerveaux se mirent à tourner à toute allure.
Tang Mo ne perdit plus de temps en bavardages. « Où est le monstre ? Conduis-nous à lui. » Il fallait trouver le monstre avant les autres joueurs.
Éternuement dit : « Ah, il n’est pas ici. »
« Quoi ? »
« Le chef l’a capturé hier mais n’a pas réussi à le faire sortir discrètement du Monde des Monstres. Aujourd’hui, il doit être envoyé en secret à notre cirque. Au fait, Monsieur A, Monsieur B, vous ne devriez pas vous dépêcher d’aller au port récupérer le monstre ? Si les méchants le volent… » Les yeux d’Éternuement se teintèrent de peur, comme s’il imaginait quelque chose d’horrible. « Le chef va nous tuer, le chef va tous nous tuer ! »
Pris de panique, Éternuement courut trois tours autour de Tang Mo et Fu Wenduo. Après les trois tours, il leva la tête et constata que Tang Mo et Fu Wenduo n’avaient pas bougé d’un pouce. Il demanda, surpris : « Vous n’allez pas au port pour récupérer le monstre ? »
Tang Mo et Fu Wenduo ne savaient pas où se trouvait le port. Ils restèrent immobiles, cachant leurs émotions en observant calmement Éternuement.
En voyant leur attitude, Éternuement changea d’expression. Il hurla au duo de se dépêcher d’aller chercher le monstre. Mais ils ne bougèrent pas. Éternuement finit par ne plus se contenir. Le visage rouge, l’air dépité, il sortit cinq pièces de cuivre de sa poche. « Vous êtes insupportables, toujours à demander de l’argent ! Tenez, c’est l’acompte que le chef m’a dit de vous remettre. Allez récupérer le monstre, ne laissez pas les méchants le prendre ! »
Tang Mo prit les pièces de cuivre. Ils ne bougèrent toujours pas.
Éternuement : « … »
Une minute plus tard, Éternuement cria : « D’accord, les 10 pièces de cuivre sont pour vous. C’est vraiment tout l’acompte que le chef m’a donné. Allez empêcher les méchants de voler le monstre ! »
Éternuement utilisa ses deux mains pour pousser directement Tang Mo et Fu Wenduo dehors. Sans attendre que Tang Mo dise quoi que ce soit, il s’enfuit à l’intérieur du chapiteau. Se tenant le cœur, comme effrayé, il sortit une petite pièce d’argent de sa poche et sourit d’un air sournois. « Hé hé, ce bon Éternuement est malin : il en a caché une en douce. »
Frouch—
La porte de la tente s’ouvrit, faisant sursauter Éternuement, qui se retourna aussitôt.
Tang Mo affichait une pointe d’étonnement, tandis que Fu Wenduo se tenait derrière lui, fixant le nain à l’entrée du chapiteau. Éternuement resta figé, une petite pièce d’argent en main.
Tang Mo regarda la pièce d’argent. « En fait, je voulais te demander… comment on va au port ? »
Éternuement : « … »
Une minute plus tard, Tang Mo empocha une pièce d’argent et dix pièces de cuivre données par Éternuement et prit la direction du port.
Fu Wenduo s’interrogea : « La Pièce d’Or du Roi nous permet de nous abstenir d’un jeu. Les pièces d’argent et de cuivre auront-elles un effet spécial ? »
Tang Mo secoua la tête. « J’ai pris ces pièces et la Tour Noire ne m’a donné aucun indice. Pour l’instant, on ne sait pas si elles ont un effet particulier. Ce sont peut-être de simples pièces. Plus tôt, le Père Noël a dit qu’il n’avait que huit Pièces d’Or du Roi. Les pièces spéciales ne peuvent pas être aussi communes. Je penche pour l’idée que ce sont vraiment de simples pièces. »
Fu Wenduo hocha légèrement la tête.
Tang Mo ajouta : « J’ai déjà reçu des pièces de cuivre de la Grand-mère Loup et la Tour Noire m’a proposé d’échanger ces pièces contre un objet. Aux yeux de la Tour, les pièces de cuivre valent moins qu’un objet. »
Fu Wenduo capta le point clé. « Tu connais bien la Grand-mère Loup ? » Tang Mo ne lui avait rien demandé et lui non plus n’avait pas parlé de ce qu’il avait vécu dans le jeu du Cordonnier de Fer.
Tang Mo y réfléchit. « …Un peu ? » Il semblait être… la petite-fille de Grand-mère Loup ?
Ils ne s’attardèrent pas sur le sujet.
À mi-chemin, Tang Mo s’arrêta devant une boutique de tailleur.
Tang Mo dit : « La Tour Noire respecte tout de même un principe d’équité. Ils sont 21 et nous ne sommes que deux. Avant que le jeu ne commence, la Tour n’a pas révélé nos noms aux 21 joueurs. Elle leur a dit que nous étions Monsieur A et Monsieur B. »
Fu Wenduo ajouta : « Et en même temps, ils ne savent pas si nous sommes des joueurs ou des habitants du Royaume Souterrain. »
Ils se regardèrent, puis entrèrent dans la boutique.
Dix minutes plus tard, un barde grand et élégant, et un chevalier en armure sortirent de chez le tailleur. Un masque gris couvrait la moitié inférieure du visage de Tang Mo, ne laissant voir que ses yeux froids. Il portait un chapeau pointu gris orné d’une plume blanche, de hautes bottes serrant ses jambes et un piccolo pendait à sa taille. Au premier coup d’œil, on eût dit un barde de conte de fées.
Tang Mo regarda Fu Wenduo.
Fu Wenduo était grand et beau dans sa puissante armure. Avec cette armure et la longue épée à la taille, il ressemblait tout à fait à un chevalier médiéval. Cependant, il portait un casque argenté qui lui couvrait entièrement le visage. Du coup, il avait l’air un peu étrange et comique.
Tang Mo pensait qu’avec son masque, même s’il croisait des joueurs, ils ne pourraient pas le reconnaître. Il ne s’attendait pas à ce que Fu Wenduo utilise le même stratagème.
Il contempla ce chevalier à l’allure excentrique et eut soudain envie de rire. Il dit : « Ils savent que nous sommes des joueurs et peuvent nous prendre à tort pour des habitants souterrains, ce qui baissera leur garde. Mais il n’est pas pratique d’utiliser nos vrais noms en se faisant passer pour des gens du dessous. » Tang Mo réfléchit un instant. « Et si je t’appelais Tang Ji ? »
Le visage de Fu Wenduo était caché par le casque ; Tang Mo ne vit pas son expression. Il entendit une voix basse filtrer du casque : « Tu changes mon nom pour y coller ton nom de famille, Tang ? »
Tang Mo sut qu’il avait mal compris. « Ce n’est pas le nom de famille Tang, c’est “Tang Ji” de Don Quichotte. Toi, tu es… il est un peu pareil. » (N.d.T. : En chinois, la première moitié de « Don Quichotte » se dit « Tang Ji ».)
Un chevalier fou et fantasque.
Fu Wenduo réfléchit. « Et toi, tu t’appelles Victor. »
Tang Mo se figea soudain. Il regarda Fu Wenduo, les yeux écarquillés. Son cœur s’emballa : un nom enfoui au plus profond de lui revint soudain à son esprit.
Une émotion inconnue jaillit en lui. Après un long moment, Tang Mo demanda : « Pourquoi je m’appelle comme ça ? »
Le visage de Fu Wenduo était couvert par le casque, mais Tang Mo sentit son regard posé sur lui. Fu Wenduo répondit rapidement : « La fin de Noël, l’étoile trempée de rouge. “Chant Martial”, à Victor Voroskirsky. Tu es un barde, alors ce nom te convient très bien. »
Tang Mo revint lentement à lui et sourit. « D’accord, je m’appelle Victor. Allons-y, Tang Ji, allons trouver le monstre. »
Théâtre de l’auteur :
Vieux Fu : Bel échange de noms. Mon nom de famille, c’est Tang ; toi, tu t’appelles Victor.
Tang Tang : Qui a échangé son nom avec toi ?