Chapitre 400
Après avoir quitté Akaza et les Iron Fangs, sa prochaine destination était la place du marché.
Apprendre les deux techniques mentales du Mad Lord était sa priorité, et comme il lui restait peu de temps, il devait trouver comment gérer son emploi du temps efficacement.
Au début, il pensa louer une chambre dans la tour de cultivation ou retourner dans son dortoir pour lire les livres du Mad Lord, mais ce n'était pas assez efficace pour lui.
Puisqu'il savait déjà qu'il aurait besoin de bêtes pour la technique du Zoo de l'Esprit Éternel, il choisit de se rendre d'abord à la place du marché pour acheter une bête qu'il pourrait tuer plus tard.
Il aurait pu commander une bête pour qu'elle lui soit livrée, mais il voulait la voir et s'assurer qu'elle lui convenait, plutôt que de gaspiller son argent sur une créature pathétique.
On pouvait tout acheter sur la place du marché, et l'achat de démons était une pratique courante pour les étudiants de l'académie.
Malheureusement pour lui, les étudiants de première année n'étaient pas autorisés à quitter le Clan sans une permission spéciale.
Simon aurait aimé chercher ses bêtes lui-même, mais il ne pouvait pas quitter le Clan en tant que première année.
Il n'avait donc pas d'autre choix que de se rendre à la place du marché.
En arrivant au premier magasin vendant des bêtes, il en vit plusieurs de différents rangs.
Il vit des Démons Inférieurs, des Démons Féroces et des Bêtes de l’Effroi.
Par pure curiosité, il demanda si la boutique vendait des Bêtes de Calamité, ce qui était le cas.
Cependant, elles étaient gardées dans une pièce sécurisée et cachée, alors il n'y prêta pas plus attention.
Une Bête de Calamité équivalait à un Démon Supérieur, et même si sa mer de conscience pouvait potentiellement soumettre une telle créature, l'acheter et la tuer était une tout autre affaire.
Il voulait acheter trois bêtes au total : un Démon Inférieur, un Démon Féroce et une Bête de l’Effroi.
Bien que sa mer de conscience fût unique et très puissante, il ne commencerait certainement pas par une Bête de l’Effroi, ce qui serait stupide à son avis.
Soumettre la volonté d'un Démon Inférieur était plus sûr, bien plus facile, et cela l'aiderait à mieux comprendre la technique du Zoo de l'Esprit Éternel.
Il décida de choisir le Démon Inférieur et le Démon Féroce les moins chers qu'il pourrait trouver.
Quant à la Bête de l’Effroi, il allait choisir la meilleure qu'il puisse se permettre.
Le Démon Inférieur qu'il choisit était un Rongeur.
Un rongeur était essentiellement un rat démon. Il faisait trois fois la taille d'un rat ordinaire, et Simon décida d'en prendre trois.
Quelle meilleure façon de tester une technique que d'utiliser quelques rats de laboratoire ?
Cependant, au moment de payer, il réalisa qu'il avait oublié quelque chose de simple à cause des innombrables pensées qui traversaient son esprit.
Il avait oublié que tout était trois fois plus cher pour lui, il n'eut donc pas d'autre choix que de demander à Akaza de le rejoindre.
Un seul rongeur coûtait cinq (5) Mérites, et après qu'Akaza l'eut rejoint, il acheta trois rongeurs pour quinze (15) Mérites.
Après avoir obtenu un rongeur, Simon commença à chercher un Démon Féroce bon marché.
Un rongeur coûtait moins de dix Mérites, mais les Démons Féroces coûtaient au moins cent Mérites.
La différence était vertigineuse, et Simon savait qu'il dépenserait des milliers de Mérites pour la Bête de l’Effroi qu'il finirait par choisir.
Pour le Démon Féroce, Simon voulait le moins cher possible, mais après avoir examiné les bêtes de plusieurs boutiques et leurs prix, il décida d'opter pour une créature qui lui convenait.
Simon remarqua également quelque chose en examinant les bêtes. Il nota que beaucoup d'entre elles, surtout les moins chères, étaient dociles et avaient été apprivoisées par les boutiques. Elles avaient une volonté faible.
Et pour une raison quelconque, il eut le sentiment que cela serait préjudiciable au Zoo de l'Esprit Éternel.
Bien que cela faciliterait la soumission de leur volonté, il était assez certain que plus la volonté d'une bête était forte avant sa mort, plus ses capacités offensives et défensives seraient puissantes.
C'est pourquoi Simon devait trouver un Démon Féroce qui ne soit pas trop cher et dont la volonté n'avait pas été domptée et brisée par ses ravisseurs.
Cela prit un peu de temps à Simon, mais après avoir fait le tour des boutiques, il trouva enfin un Démon Féroce approprié.
C'était un chien démon, qui venait tout juste d'être capturé par les propriétaires de la boutique.
Il n'avait pas été torturé ou dressé, ce qui le rendait parfait pour lui.
Il dépensa environ quatre cents (400) Mérites pour acheter le chien démon, puis il chercha la dernière bête dont il avait besoin... Une Bête de l’Effroi.
Tout comme pour le Démon Féroce, il rencontra le même problème : il devait trouver une Bête de l’Effroi dont la volonté n'avait pas été détruite ou apprivoisée.
Et comme prévu, le prix des Bêtes de l’Effroi se comptait en milliers, il devait donc en trouver une bon marché dont la volonté n'avait pas été affaiblie.
Cela lui prit plus de temps qu'il ne l'aurait voulu, environ une heure, mais à la fin de la journée, il trouva une bête qui le satisfaisait.
Un Coupeur d'Herbe Abyssal.
En gros, une mante religieuse.
Le coupeur d'herbe abyssal n'était évidemment pas aussi petit qu'une mante normale. Il faisait la taille de Simon, et son apparence différait grandement de celle d'une mante terrestre.
Le coupeur d'herbe abyssal coûta à Simon environ cinq mille Mérites, ce qui entama sérieusement le solde de son compte.
Il commençait à être fauché, et il le savait. Pour l'instant, il était trop inquiet pour vérifier son solde et voir ce qu'il lui restait, sachant qu'il ressentirait une douleur au cœur en le voyant.
Lorsqu'il était arrivé à l'académie, il pensait qu'avec Dévoreur et quelques autres avantages sur les autres Initiés, il n'aurait pas à se soucier des Mérites.
Il pensait n'avoir besoin de Mérites que pour la nourriture et quelques autres broutilles, mais maintenant, il commençait à réaliser l'importance d'en posséder.
Et il était certain qu'il en aurait besoin de beaucoup plus à l'avenir, ce qui le poussa à apporter quelques changements à ses plans.