Chapitre 417
Chapitre 417
« Oui, mon seigneur. » La silhouette s'inclina légèrement en parlant avant de faire demi-tour pour quitter la pièce sombre.
C'est ainsi que quelques jours s'écoulèrent.
L'effervescence et les discussions incessantes autour des duels de défi des cadets n'étaient pas près de retomber. L'événement restait au cœur de toutes les conversations dans tout le camp du MBO. Il était même débattu parmi les étudiants seniors qui y avaient assisté.
Bien que les deuxièmes années fussent plus forts et capables de meilleures performances à l'heure actuelle, ils restaient stupéfaits par la puissance des premières années.
Ils se souvenaient très bien qu'ils n'étaient pas aussi impressionnants à l'époque.
Durant ces derniers jours, les cadets avaient poursuivi leur routine matinale avec leurs lignées scellées.
Ils avaient espéré que la routine changerait ou prendrait fin, mais ils s'étaient trompés.
L'officier Briant leur avait expliqué que s'ils voulaient améliorer l'expansion des points de canalisation de leur lignée, il était nécessaire de maintenir cette routine pendant au moins un an, voire plus.
Les cadets de la classe spéciale avaient été informés qu'ils subiraient un renforcement de leur lignée d'ici vendredi, soit dans seulement deux jours.
Ce jour-là, le temps était particulièrement froid.
Les premières années s'étaient réveillés pour leur routine matinale, mais la pluie s'était mise à tomber.
Tra ! Tra ! Tra ! Tra ! Tra !
Des gouttes d'eau aux allures cristallines tombaient du ciel, inondant à répétition les zones résidentielles, les routes et pratiquement chaque recoin du camp du MBO, provoquant la propagation d'un brouillard épais sur les lieux.
Il était à peine cinq heures passées, le ciel était donc naturellement sombre. Cependant, la froideur ambiante, couplée à cette pluie battante, faisait se demander aux cadets si la routine matinale aurait bien lieu.
À leur grand désarroi, l'alarme retentit tout de même à cinq heures trente.
Ils se précipitèrent vers le point de départ dès qu'ils l'entendirent, sous la pluie battante.
Gustav et les autres utilisèrent les vortex d'E.E pour arriver sur place rapidement.
Une structure circulaire massive aux surfaces planes flottait au-dessus du point de départ.
L'officier Briant, accompagné de ses deux instructeurs adjoints, attendait leur arrivée.
Beaucoup de cadets étaient déjà là, à attendre.
La pluie ne pouvait pas les atteindre sous cette immense structure circulaire.
Pour une raison inconnue, même le vent ne parvenait pas à s'infiltrer dans cette zone.
Malgré le froid, les cadets n'étaient pas affectés car ils étaient tous puissants, mais ils n'osaient imaginer à quel point ce serait terrible une fois leurs lignées scellées.
« Eh bien, vous ne pensiez tout de même pas que l'exercice allait s'arrêter, si ? » lança l'officier Briant avec un éclat de rire.
Certains visages des cadets pâlirent légèrement en entendant cela.
« La météo va rendre les choses encore plus amusantes... Voyons combien de temps vous allez mettre », dit-il avant de s'élancer.
Pah ! Pah ! Pah ! Pah !
Des claquements résonnèrent alors que l'officier Briant circulait parmi eux, apposant à nouveau les sceaux sur les cadets.
À l'instant où ils perdirent l'usage de leurs lignées, chacun sentit le froid s'infiltrer dans son corps à cause des conditions climatiques.
- « Merde, je ne savais pas que ce serait aussi pire. »
- « Oh là là, on est censés traverser ces paysages dans cet état ? »
- « C'est impossible. »
On pouvait entendre les voix des cadets se plaindre en arrière-plan.
« Haha, maintenant nous allons rester ici à attendre, bonne chance à vous tous », déclara l'officier Briant d'un ton fort et dédaigneux.
Le chronomètre se remit en marche, décomptant à partir de trois heures.
Bien que la plupart des cadets fussent réticents, ils n'avaient d'autre choix que d'obéir.
Tah ! Tah ! Tah ! Tah ! Tah !
Le bruit des pas frappant le sol humide et boueux résonna dans tout l'endroit alors que les cadets couraient en direction de la forêt.
Le vent soufflait violemment par moments, faisant frissonner inconsciemment certains cadets pendant leur course.
En quelques secondes, certains d'entre eux étaient trempés par la pluie, de la tête aux pieds.
Ils luttaient pour voir devant eux à cause de la visibilité réduite par l'épais brouillard qui recouvrait les environs.
Gustav s'élança à travers la forêt d'arbres denses, comme tous les autres.
Ce n'était plus une course de vitesse. Pour lui, c'était davantage une épreuve d'endurance.
Gustav s'assura d'observer son environnement avec la plus grande prudence tout en se faufilant à travers la forêt.
De temps à autre, des cadets entraient en collision avec des arbres, incapables de voir correctement le terrain.
De plus, beaucoup tombaient dans des pièges à cause de la vision déformée par les conditions.
Swwoovv !
Gustav s'accroupit rapidement en remarquant quelque chose au loin.
Un corps vola dans les airs au-dessus de lui avant de s'écraser contre le tronc d'un arbre.
Gustav se décala de quelques pas sur le côté tout en continuant de courir.
De plus en plus de cadets se blessaient en tombant dans divers pièges qu'ils auraient pu éviter en temps normal.
À ce stade, les cheveux de Gustav retombaient, collés à son visage et ruisselant dans son cou à cause de l'humidité. Son uniforme collait à son corps et l'eau continuait de couler sur son visage.
Une buée brumeuse s'échappait de son nez alors qu'il avançait.
Quelques minutes plus tard, il arriva devant la zone montagneuse et commença à grimper avec beaucoup d'autres.
Cette fois, l'écart entre les cadets de tête n'était pas très grand. Cependant, des centaines d'autres se trouvaient encore derrière, dans la zone forestière, essayant de trouver leur chemin.
La plupart d'entre eux prenaient même la mauvaise direction sans s'en rendre compte.
Une vingtaine de minutes plus tard, les cadets qui avaient commencé l'ascension rencontrèrent des difficultés à s'agripper aux rochers saillants de la montagne.
La pluie les avait rendus glissants, et maintenant que leur force de préhension avait diminué, ils parvenaient à peine à s'y accrocher fermement.
« Ce n'est qu'une question de temps avant que quelqu'un... » Avant que Gustav ne puisse terminer sa pensée, un cri retentit en contrebas.
Les doigts de quelqu'un avaient glissé alors qu'il tentait d'attraper un rocher au-dessus de lui pour grimper plus haut.
Par chance, il ne se trouvait qu'à environ six mètres du sol.
Gustav secoua la tête et continua son ascension après une courte pause.
Il prédit qu'à peine la moitié des cadets parviendrait à gravir cette montagne aujourd'hui.