Chapitre 369
Chapitre 369
(« Dois-je désactiver le sceau ? ») demanda soudainement le système.
« Hmm ? Tu peux le faire ? » demanda Gustav avec un air légèrement surpris tout en continuant de courir.
(« Sans trop d'effort, oui, ») répondit le système.
« Hmm... Non, je pense que c'est une bonne méthode d'entraînement, » déclina Gustav après un bref moment de réflexion.
Gustav pouvait sentir que seule sa lignée originelle était scellée, mais il continuait de recevoir de la force provenant de ses autres lignées, ce qui expliquait pourquoi il était bien en avance sur tout le monde pour le moment.
« J'aimerais que tu supprimes aussi toutes mes autres lignées et que tu restreignes mes statistiques en attendant, » décida Gustav.
(« Tu es sérieux ? Tu veux vraiment que je fasse ça ? ») Le système était un peu surpris qu'il demande une telle chose.
« Oui, sinon cet entraînement finira par ne servir à rien, » répondit Gustav intérieurement.
(« Oh, très bien alors, ») répliqua le système.
[Scellement de l'utilisation des lignées]
[Lignée scellée avec succès]
[Restriction des statistiques de l'hôte]
[Statistiques restreintes avec succès]
Gustav sentit soudain sa force se drainer à mesure que ces notifications apparaissaient dans son champ de vision.
Sa vitesse diminua, mais il continua de courir.
« Donc, j'utilise actuellement ma force originelle sans les lignées ni les statistiques ajoutées par le système... » pensa Gustav en sautant par-dessus un tronc d'arbre tombé avant de poursuivre sa course.
Son saut lui permit de franchir un peu plus de deux mètres.
« Ce n'est pas aussi terrible que je le pensais, » se dit-il intérieurement.
Sa force et son endurance actuelles, sans aucune capacité ni statistique système, restaient supérieures à celles de n'importe quel athlète de l'époque précédant l'apparition des lignées. C'était principalement dû au fait que ses capacités et son entraînement quotidien avaient déjà transformé son corps ; même s'il perdait ses pouvoirs, il ne serait plus aussi faible qu'autrefois.
Sa poitrine se soulevait violemment alors qu'il traversait la forêt.
« Hein ? » s'exclama Gustav en sentant son pied se poser sur un panneau.
Dwwooohhh !
L'instant d'après, un tronc d'arbre de trois mètres surgit de nulle part, arrivant devant lui en un clin d'œil.
Gustav avait toujours des réflexes rapides, mais en ce moment, sa vitesse faisait défaut. Il réussit tout de même à agripper le tronc avant qu'il ne le percute de plein fouet.
Swwhhhiii !
Le corps entier de Gustav fut projeté en arrière et il s'écrasa contre un arbre derrière lui.
« Grrhh ! » Gustav ressentit une douleur intense alors que son dos heurtait l'écorce.
Swhii ! Swhii !
Deux autres cadets, qui s'étaient échappés de l'encerclement en même temps que lui, passèrent à sa gauche et à sa droite avant de continuer leur course.
Tous deux tournèrent la tête pour fixer Gustav alors qu'il restait immobile.
« C'était donc lui, » pensa la fille aux couettes et au ruban violet dans les cheveux en apercevant Gustav.
Il s'agissait d'Elevora, considérée par certains participants comme la cadette de première année la plus forte.
L'autre personne était un garçon aux cheveux blond clair. Gustav le reconnut comme étant celui qui l'avait rabaissé dans le couloir la veille : Chad.
Chad laissa échapper un grognement méprisant avant de reporter son regard vers l'avant et de continuer à courir.
Bien sûr, Elevora ne ralentit pas non plus et poursuivit sa route.
Gustav resta assis là pendant quelques secondes, laissant les autres le dépasser.
E.E et Falco arrivèrent quelques instants plus tard, accompagnés d'Angy et des autres filles.
« Ne vous inquiétez pas pour moi, continuez, je vais juste me reposer un peu ici, » leur dit Gustav.
Ils le fixèrent tous avec un air incertain.
« Allez-y, je serai juste derrière vous, » répéta Gustav.
Ils n'eurent d'autre choix que d'obéir, car Gustav ne bougerait pas. Quelques instants plus tard, il se releva.
« Alors, c'est ça, la douleur sans défense... Hmm, il y a aussi des pièges partout. Beaucoup de gens vont tomber dedans, ce qui réduira le nombre de pièges restants. Je n'ai pas besoin de me presser, ce n'est pas une compétition de vitesse, je dois juste arriver avant la fin des trois heures, » telle était la réflexion de Gustav alors qu'il reprenait sa course.
Tap ! Tap ! Tap ! Tap !
Le bruit de ses pas sur le sol forestier jonché de feuilles, de branches brisées et d'arbres tombés résonnait dans les environs.
Gustav continuait de courir à une vitesse modérée, sans chercher à dépasser quiconque.
« Oh, c'est Gustav, je dois le surpasser, » lança quelqu'un derrière lui avant de se lancer à sa poursuite.
Il arriva à la hauteur de Gustav quelques instants plus tard, mais ce dernier ne lui accorda même pas un regard.
« On dirait que sans ta lignée, tu n'es pas grand-chose, » ricana-t-il légèrement en commençant à le doubler.
Gustav ne prit pas la peine de répondre ; il se contenta d'observer les alentours. Il remarqua quelque chose d'anormal devant lui et se décala sur le côté.
La personne qui était en train de le dépasser continua de courir, et à l'instant où il passa entre deux arbres, des toiles massives apparurent de nulle part.
Son corps fut enveloppé par les toiles, qui le tirèrent en arrière pour l'emprisonner avant de l'éjecter comme une catapulte.
Swwhhhiii !
Le cadet hurla bruyamment alors que son corps était propulsé dans les airs.
Il était projeté en arrière.
Gustav était déjà passé sur le côté de l'arbre à gauche. Il ne montra aucune émotion face à ce qui venait de se produire et continua de courir.
Après quelques minutes supplémentaires, il put apercevoir la pente rocheuse abrupte devant lui.
Certains cadets avaient déjà commencé à grimper en utilisant leurs mains et leurs jambes comme appuis.
Il n'y avait aucun équipement, et la montagne rocheuse atteignait près de trois cents mètres de haut.
« Huff ! Huff ! Huff ! » haleta Gustav en arrivant devant la paroi rocheuse avant de lever les yeux.
Comme il l'avait deviné, Elevora était en tête ; Chad et Aildris étaient deuxièmes, à seulement un mètre cinquante sous elle.
D'autres cadets de classe spéciale n'étaient pas loin. Certains avaient déjà grimpé à plus de vingt mètres.
« Celle-ci a certainement des pièges aussi, » se dit Gustav en plissant les yeux.
Au moment même où cette pensée lui traversa l'esprit, quelqu'un qui avait atteint six mètres de hauteur posa sa main sur un rocher.
Shhhszzzhh !
Une ouverture apparut et un poteau jaillit du trou. Le cadet fut frappé en plein ventre et dégringola le long de la montagne rocheuse abrupte.