Chapitre 140
Chapitre 140 Prémonitions De Guerre
“C'est bon, Nico dépêche-toi !” Je chuchota, regardant par-dessus monépaule au cas où quelqu'un passait par là.Deux garçons adolescents recroquevillés devant une porte d'entrée ne peut être que synonyme d'ennuis. “Restes sur tes gardes, Grey. J'y suis presque.” mon compagnon au cheveux sombres siffla tout en se concentrant sur la poignée de porte.
Je regardais Nico, douteux, alors qu'il fouillait pour une autre épingle qu'il avait volé à une des filles plus âgées.“Tu es sûr de pouvoir l'ouvrir ?” “Crocheter des serrures,” dit-il, serrant les dents, “est bien plus dur que ce que ce gars dans l’allée nous a fait croire.” Soudainement, la serrure cliqueta, et nos yeux se sont illuminés. “Tu l'as fait !” Je m’exclamai en un chuchotement bruyant.
“Inclines-toi face à mes pouvoirs !” Nico tenait un épingle à cheveux colorée haut dans les airs.
Je lui donna un coup dans l'épaule et posa mon doigt sur mes lèvres. Nico fourra ses épingles de sa poche zippée et acquiesça, puis nous avions marchésur la pointe des pieds, jusqu'à l'intérieur, passant discrètement par la porte en bois.
“Tu t'es bien assuré que les propriétaires serait parti pour la journée, hein ?”Je demandais encore une fois, scannant la maison méticuleusement meublée.“J'ai observé cet endroit la semaine dernière. Ce couple s'en va toutes les semaines à cette heure-ci, et ne reviennent pas avant au moins une heure. Nous avons bien assez de temps pour attraper quelques trucs et s'en aller.”Nico répondit, cherchant déjà des objets de valeur, que nous pourrions emporter dans notre sac.
Lâchant un long soupir, Je me convaincu que c'était nécessaire.
Voler quelqu'un—peu importe leur richesse—n'était pas facile pour moi, mais j'avais entendu la conversation entre la directrice de l'orphelinat et ces personnes du gouvernement. Je n'avais discerné que quelques commentaires, mais il semblait que notre orphelinat était en danger car nous n'avions pas assez d'argent.
“Ça devrait suffire.” Nico dit en acquiesçant, regardant le butin volé dans notre sac.
Regardant par-dessus son épaule, je demandais, “Et maintenant quoi ? Comment va-t-on obtenir de l'argent contre ça ? On ne peut pas trop juste offrir ces bijoux à Directrice Wilbeck.” “Tu as encore du chemin devant toi,” il ricana. “J'ai trouvé un gars payant en cash pour tout ce qu’on lui donne d'intéressant.” “Et ce 'gars' est OK pour marchander avec des gamins de 12 ans ?” “Il ne pose pas de questions, je fais de même. C'est aussi simple que ça.”Nico haussa les épaules en sortant avec moi par la porte.
En prenant la route vers l'extrémité de la ville, on s'étaient mélangés à la foule de personnes marchant sur le trottoir fissuré. Gardant nos têtes basses et notre allure rapide, nous avions viré à gauche dans une allée. Serpentant àtravers les tas de déchets et les boîtes empilées d'on ne sait quoi, nous nousétions arrêtés devant une porte rouge décolorée, protégé derrière une deuxième porte métallique.
“Nous y sommes.” Nico me dit, faisant un mouvement pour le sac. Je le fis tomber de mes épaules et le lui donna, mon toqua ensuite à la porte dans un rythme étrange.
Plaquant ses cheveux noirs en arrière et gonflant son torse, il toussa un petit peu, et plissa ses yeux pour apparaître plus intimidant—enfin, aussi intimidant que peut être un maigre enfant de douze ans.
Après quelques secondes, un vieil homme longiligne dans un costard uséouvra la porte rouge. Il nous toisa de derrière la porte métallique d'un œil scrutateur.
“Ah, l'enfant plutôt persistent, je vois que tu as ramené un ami.” Il dit, ne faisant aucun mouvement pour ouvrir la porte.
Nico toussa encore et approfondi sa voix. “J'ai ramené des objets dans lesquels tu pourrait être intéressé.” La voix inhabituellement grave de mon ami ne sonnait pas faux, étonnamment. Il ouvrit le sac à cordon dans ses mains, pour laisser le maigre homme aux yeux plissés jeter un coup d’œil aux bijoux que l'on venait de voler.
Levant un sourcil, l'homme déverrouilla la serrure de la porte, l'entrouvrant avec un grincement perçant. Il scanna les environs, puis se pencha pour examiner le contenu du sac. “Pas mauvais comme collection. Peut-être l'avez-vous dérobé à votre mère ?” “Aucune questions, tu te souviens ?” Nico rappela, serrant le cordon pour fermer le sac.“Maintenant, pouvons-nous rentrer et parler prix ?” Le maigre homme regarda autour une fois de plus, de la suspicion dans les yeux, mais après un moment, il nous laissa rentrer. “Fermer la porte derrière vous.” En entrant dans la délicate boutique, une épaisse couche de fumée nous accueillit. De l'autre côté de la pièce, deux hommes, chacun une cigarette entre les doigts, crachait des nuages de fumée. Tandis que le dense nuage gris couvrait la plupart de leurs visages, je pouvais au moins distinguer leurs formes. Un des hommes était costaud—les muscles clairement affichés sous son débardeur. Le deuxième homme. L'autre homme était bien plus rond, mais avec des membres fermes épais, montrant qu'il n'était pas moins faible que le premier.
“Venez, les gosses. Dépêchons-nous d'en finir.,” le maigre homme dit en se grattant ses joues non-rasées.
Nico et moi échangèrent un regard, puis il se dirigea vers le comptoir. Je resta plus loin, observant les différents livres et gadgets rangés sur les étagères. Mon regard tomba sur un fin livre en lambeaux. Des quelques mots que je pouvais distinguer du dos du livre, cela semblait être un vieux manuel d'instructions sur le ki. Le retirant délicatement de l'étagère, je vis que la moitié de la couverture de devant avait été arrachée.
Mon premier instant a été de le reposer ; après tout, l'orphelinat avait des livres en bien meilleur état sur le développement de base de l'usage du ki.
Au contraire, mes doigts semblait agir de leur plein gré, tout en tournant les pages. À l'intérieur était des photos et diagrammes d’une personne dans différentes poses avec des flèches et d'autres lignes autour de la figure. Je voulais le ramener avec moi, et étais à moitié tenté de demander le prix, mais je me retins. Ce livre était un luxe alors qu'on allait avoir besoin d'argent pour sauver notre maison.
J'ai continué d'essayer de déchiffrer les vagues instructions, mais j'ai rapidement perdu la motivation. Mes yeux ne faisant que retourner vers les deux hommes jouant aux cartes sur la table pliant, qui ne faisait que jeter des coups d’œil à Nico alors que lui et le tenant faisaient affaire.
Heureusement, Nico finalisa sa transaction peu après et s'approcha de moi, laissant apparaître un sourire bref avant de retourner à son visage stoïque.“Tu as trouvé quelque chose d'intéressant ?” il demanda, examinant le livre dans ma main. “C'est rien.” je dis, remettant le livre fin et sans couverture sur l'éétagère.
“Tu peux le prendre si tu veux,” le maigre tenant du magasin me dit, appuyant son coude sur le comptoir. “Personne ne sait comment le lire et il accumule juste la poussière, ici.” “Vraiment ?” je demandais,mes soupçons se montrant sur mon visage. Il révéla une dentition anormalement blanche en queqlque chose se rapprochant d'un sourire en acquiesçant.
Sans un autre mot, je fourrais rapidement le livre dans le sac et lui murmura un remerciement, Nico et moi sortirent de la boutique, et mon ami dézippa sa veste et me montra la liasse de billets froissés.
“Tu vois, je t'avais dit que tout allait s'arranger.” il rayonnait.
“Je suppose.” je répondis, toujours sceptique de toute cette entreprise. Je mesentais mal pour le couple qu'on avait volé, mais je me confortais au fait qu'on ne leur avait pas pris tant de leurs bijoux que ça. Nico m'avait expliquéque, en ne prenant que quelques biens pourrait les rendre soupçonneux, ils seraient hésitants d'appeler les autorités pour le vol. Après tout, le couple était déjà retraités depuis un bon moment, donc les policiers jugeraient juste que le couple ai oublié ou juste égarés leurs biens.
Je souffla de soulagement alors qu'on commença à se diriger vers l'orphelinat. Plus on s'éloignait de la scène de crime, mieux je me sentais.
“Juste pourquoi je devais venir, Nico?” je demanda, esquivant les personnes tout en continuant de descendre la rue. “J'ai l'impression que tu aies tout fait.”“Hey, tu as eu un livre gratuit grâce à ça, non ?” Nico me bouscula avec sonépaule.“De toute manière, c'est plus fun—” “On est suivis.” je chuchota, le coupant. Je garda mon regard droit devant. J'avais senti deux paires d'yeux pratiquement perçant un trou dans mon dos presque aussi tôt qu'on ait quitté le magasin, mais je n'avais pas voulu arriverà cette conclusion. Mais je jeta un coup d'œil à l'in des deux gars, et je le reconnus instantanément comme l'un des fumeurs de la boutique. Ils étaient toujours derrière nous après deux virages, et je n'avais plus aucun doute.“Par là.”Nico ordonna d'un ton discret.
Alors qu'on atteignait les périphéries de la villes, on prit à droite dans une allée, sautant par-dessuns une poubelle pour arriver de l'autre côté de la barrière fermée.
J’atterrissais avec agilité sur mes deux pieds, et Nico griffait la barrière pour s'arrêter de perdre son équilibre pour finalement rouler de l'autre côté. On courut dans cette vieille allée, qui sentait une mixture de crottes de rat et d’œufs pourris, et était assombri par les grands bâtiments de nos deux côtés. Cachés derrière un particulièrement large tas de déchets, on a attendu.
Rapidement, on entendait deux paires de pas, grandissant plus forts, alors qu'ils s'approchaient.“Les p'tits rats nous facilitent la tâche.” une voix rauque ricana.
“Une tombe convenable pour eux.” vint la graveleuse réponse.
Nico sortit sa tête pour jeter un œil. “C'est les hommes du magasin.” Il jura en rentrant rapidement sa tête derrière la pile de déchets.
“Je sais.” Je scannais déjà pour quoi que ce soit pouvant me faire office d'arme.“Ils sont soit là pour ramener l'argent du patron du magasin, soit ils vont voler ça pour eux-mêmes. ”Nico serra un peu plus l'argent dans sa veste. Soudainement, une figure sombre bondit de l'autre côté de la pile de déchets derrière laquelle on se cachait, lançant une ombre géante sur nous.
“Surprise !” le voyou au torse proéminent exclama avec un sourire sinistre. “Cours !” Je cria à Nico, le poussant.
Il ne perdit pas une seconde sur une réplique et courut dans l'étroite allée . L'homme musclé balança son énorme main, et je fis un pas en arrière hors du danger. Une rafale d'air de la force de son coup chatouilla mon nez, alors que je frappa la planche cassée, que je venais de prendre à terre, sur ses côtes. L'homme robuste tituba, plus de surprise que de douleur. Je pris l'opportunitéde foncer vers Nicp, qui se faisait poursuivre par le compagnon rond du voyou robuste. Mais avant que j'y arrive, l'homme frappa Nico au sol, lui coupant le souffle.
Nico haleta pour de l'air, et le crétin au corps de citrouille leva sa jambe au-dessus du corps de mon ami.
“Par ici, gros porc !” j'ai rugi, espérant que ma provocation le ferait se retourner. “Qu'est-ce que tu as dit ?” le voyou gronda, se tournant pour me faire face.
Je passa rapidement devant le gros voyou juste au moment où il se ruait vers moi,ses doigts boudinés griffant l'air. Il aurait plus m'attraper, mais son compagnon baraqué lui était tombé dessus par inadvertance le moment d'après, et j'entendis les deux hommes grogner derrière moi. Mon esprit tourbillonnait de moyens possibles de s'échapper de cette situation qui semblait sans espoir, et mes yeux basculaient de droite à gauche. Puis je remarqua un long clou plié, saillant du mur de briques d'un bâtiment à côté, àenviron trois mètres du sol.
Maudissant tout bas, je feinta à ma droite juste avant que la brute de muscles ne m'attrape. L'éludant sans même regarder derrière moi, je sauta en l'air, espérant atteindre le clou.
Alors que mon corps s'élançait dans les airs, le monde tout autour de moi semblait se taire. C'était comme si le monde était ralenti, et je pouvais entendre les battements erratiques de mon cœur, comme si tous les autres bruits avait été étouffés.
Derrière moi, je pouvais sentir des mains agrippantes, prêtes à me tirer au sol, mais j'étais étonnamment calme.
Ma vision périphérique se stabilisa, comme si je pouvais voir tout autour de moi en une fois. Le voyou musclé aviat trébuché et s'était écrasé contre les sol juste derrière moi. Je cala un orteil dans une fissure profonde de l'une des briques inférieures comme levier. Je jailli encore plus haut, attrapant le clou rouillé. Le clou était rugueux et froid au toucher, alors que je l'arrachais entre mon index et mon majeur. Je l'avais. Ce n'était pas vraiment une arme, mais c'était déjà quelque chose. Alors que je libérais ce clou d'une brique fissurée, je me poussa du mur avec mon pied pour accélérer vers le gros voyou, qui avait évité de trébucher que de très peu et qui n'était à quelques secondes de m'attraper. Je vis son expression changer de surprise à une concentration effrayante. Son épaule droite remua, et je réalisa clairement qu'il allait intercepter mon attaque d'une façon ou d'une autre.
J'ai alors utiliser ma main libre pour dévier son bras droit qui arquait vers moi. Au même instant, j’enfonçai le clou dans ma main directement dans sonœil. Je sentis la sensation du fer perçant à travers un doux tissu, voyant son visage changer de concentration à surprise, puis de se tordre d'agonie.
Suite à son hurlement perçant, le monde reprit son cours habituel. J'atterris sans grâce dans une pile de vieilles boîtes tandis que mon adversaire se griffait frénétiquement le visage, trop peureux d'approcher le clou enfoncédans son œil gauche.
“Bouge-toi.” je dépêcha, tirant un Nico étourdi sur ses pieds. Je regarda derrière une dernière fois et vu le voyou baraqué accourir au secours de son ami. Nous nous sommes précipités hors de l'allée et nous avions couru, couru pour nos vies.
À court de souffle et transpirant de chaque pore de notre corps, je m'écroula proche de Nico derrière une épicerie juste à l'extérieur de la ville.
On s'est penché contre le mur, trop fatigués pour s'occuper de combien d'alcooliques ou de SDFs auraient vomis ou urinés ici. Nico arracha sa veste et souleva son t-shirt pour se rafraîchir.
“Pour ça, c'est pour ça que tu es venu,” il haleta, claquant ma cuisse. “Oh mec, tu aurais dû te voir, Grey ! Tu volais comme ces rois combattant dans des duels !”
Je secoua la tête, toujours en essayant de reprendre mon souffle. “Je ne sais pas ce que j'ai fait. Tout a juste commencé à bouger vraiment au ralenti.”“Je savais que tu l'avais en toi. Souviens-toi le jour où Pavia avait fait tomber toute cette vaisselle à côté de toi ?” “Ouais, pourquoi ?” “Tu les as attrapés. Tu as chopé trois assiettes et deux bols, Grey !” Nico s'exclama.“Et tu ne faisais même pas attention.” “J'avoue, c'était un rattrapage impressionnant, mais ça n'as rien à voir avec un combat.”j'argumentai, m'appuyant un peu plus contre le mur.
“Tu finiras par t'en rendre compte.” il répondit, semblant trop exténué pour se disputer. “Maintenant allons-y, je ne veux pas terminer avec des corvées supplémentaires pour être rentré à près le coucher du soleil.” Nous sommes arrivés à la maison à deux étages servant d'orphelinat juste un peu avant le dîner—assez de temps pour se laver et être à temps pour ne pas sembler suspect. Nico ouvra lentement la porte de derrière, grimaçant au grincement de la vieille charnière. Laissant les lumières éteintes, on traversa le couloir sombre sur la pointe des pieds, mais juste avant d'atteindre nos chambres, la voix claire de la directrice de l'orphelinat résonna du salon.“Grey, Nico. Pouvez-vous venir par ici un instant ?” elle dit d'une voix discrète mais d'une sévérité effrayante.
Nico et moi échangèrent un regard, la peur évidente sur nos deux visages. Nico lança rapidement sa veste est son sac à cordon dans sa chambre avant de refermer la porte.“Tu penses qu'elle sait déjà ?” je chuchota.
“Je dirais normalement que c'est impossible, mais là, c'est de la Sorcière qu'on parle.”Nico répondit, son attitude habituellement confiante emplie de crainte.
On arriva dans le salon très éclairé, nos vêtements et visages sales, ainsi que nos cheveux ébouriffés.
Assis sur le divan, sa posture parfaitement droite, était notre directrice Wilbeck, la vieille femme qu'on appelait tous la Sorcière. Debout près d'elle se tenait une fille environ du même age avec une chevelure d'un brun poussiéreux tombant au niveau de ses épaules et un teint crémeux.
Elle portait une robe luxueuse rouge que même l'argent que nous venions d'obtenir n'aurait pu financer.
La directrice nous regarda, un sourcil levé, mais ne questionna pas notre état. Nous approchions prudemment, et lorsque la fin aux cheveux bruns leva son regard pour rencontrer le mien, je trembla à ses yeux froids et dépourvus d'émotions.
“Grey. Nico.” La directrice fit approcher la fille gentillement. “Je voulais vous faire rencontrer à tous les deux Cecilia. Vous trois avez le même age, donc j'espère que vous pourriez la faire visiter et devenir amis.”
ARTHUR LEYWIN
Mes yeux se sont ouverts comme si je venais de cligner des yeux, mais j'avais l'impression d'avoir dormi pendant des jours. Je me suis assis dans mon lit, un mélange de sentiments pesant sur mes épaules.
Pourquoi ce souvenir me revenait-il après si longtemps ? Mes entrailles se tordaient de culpabilité à la pensée de Nico et Cecilia.
Tout va bien ? demanda Sylvie depuis le pied de mon lit, où elle était recroquevillée dans sa forme miniature.
"Oui, je vais bien", ai-je menti en passant mes doigts dans mes cheveux. Ilsétaient maintenant longs et en désordre, dépassant mon menton.
Le rêve était si réel. J'avais l'impression d'être de retour sur Terre, de revivre ma vie antérieure.
Je suis restée allongée, étourdie et incapable de sortir du lit, jusqu'à ce que quelqu'un frappe à ma porte.
"Entrez", ai-je répondu, m'attendant à ce que ce soit mes parents ou ma soeur. Au lieu de cela, l'homme qui est entré semblait avoir une vingtaine d'années, habillé de vêtements noirs sous la fine armure de cuir utilisée par leséclaireurs. Il a incliné la tête dans un salut respectueux avant de transmettre son message.
"Monsieur, le lieu de la rencontre avec le messager alacryen a été décidé. Le Commandant Virion m'a demandé de vous demander de vous préparer àrencontrer le messager avec lui et le Seigneur Aldir."
"Compris. Je serai dehors dans dix minutes", ai-je répondu en balançant mes jambes sur le bord du lit.
"Dois-je envoyer une servante pour vous aider à vous préparer ?" a-t-il demandé.
J'ai secoué la tête. "Pas besoin." "Très bien." L'homme est parti après un autre salut, refermant la porte derrière lui.
Je me suis rapidement lavée et j'ai attaché mes cheveux en arrière au sommet de ma tête, laissant ma frange tomber juste devant mon front. Je m'habillai d'une fine tunique blanche garnie d'or pour compléter le manteau sombre que je portais par-dessus. Correctement vêtu, avec mes cheveux soigneusement tirés en arrière, j'avais l'air d'un noble très fringant. Mon rêve était encore frais dans ma mémoire, et il avait apporté avec lui un flot de souvenirs de cette vie. Même les vêtements étaient très différents. Les pantalons de ce monde étaient incroyablement serrés, en comparaison - mais je devais admettre qu'ils offraient une grande mobilité et une grande liberté lors des combats.
"Une apparence élégante pour quelqu'un qui s'apprête à faire la guerre", a remarqué Virion lorsque je me suis approché de lui et d'Aldir.
"Merci." J'ai fait un clin d'œil, en lissant ma manche. Les vêtements d'Aldir brillaient pratiquement avec tout l'or et les pierres précieuses qui les décoraient, mais Virion portait une simple robe noire, car il était toujours en deuil après le meurtre de la directrice Cynthia.
Cela ne faisait que quelques jours, mais Virion semblait avoir vieilli d'un siècle.
D'après la signature de la pointe en métal noir trouvée dans la poitrine de Cynthia, il était évident que l'assassinat avait été commis par quelqu'un qui possédait les pouvoirs du clan Vritra. Il était peu probable qu'un membre du clan ait commis l'attaque - cela aurait mis en péril l'accord de non-asura pendant la guerre - mais cela ne signifiait pas qu'un de leurs descendants n'aurait pas pu le faire.
La question qui me rongeait l'esprit - et celle de Virion - était de savoir comment ils l'avaient fait.
Selon les gardes et l'infirmière qui s'occupait d'elle, personne n'avait vu quelqu'un sortir ou entrer à l'étage où était logée la directrice Goodsky. La porte, qui avait été fermée et verrouillée, n'avait pas non plus été trafiquée. Tout restait un mystère, sauf un fait : d'une manière ou d'une autre, le clan Vritra était impliqué.
"Les navires sont à environ un jour de nos côtes, Arthur. Es-tu prêt àrencontrer ce représentant ?" demanda Virion.
"Je le suis. Mais es-tu prêt ?" J'ai répondu, sincèrement inquiet. "Tu ne vas pas tuer le messager, n'est-ce pas ?" Avec un léger sourire, le grand-père de Tessia a secoué la tête.
Aldir s'est dirigé vers la porte de téléportation lumineuse. "Bien. Alors partons."