Chapitre 636
Comme ils disaient, un aîné à la maison était semblable à un trésor. Pendant ce temps, Sol avait le plus âgé de tout l’univers logé au plus profond de son âme. Ce serait de la folie de ne pas profiter de cette chance extraordinaire et d’apprendre d’Adam.
Sol avait appris beaucoup de choses en peu de temps grâce à cette croissance rapide : de nouvelles compétences, un nouveau pouvoir, et une façon de couvrir toute la capitale de sa puissance.
La compétence qu’il essayait d’acquérir était ce que Adam appelait Le Monde. Adam avait développé cette compétence à partir de sa propre Graine du Monde lorsqu’il était humain. Comme Sol possédait une graine légèrement similaire, Adam jugeait qu’il serait possible pour Sol de l’apprendre.
Il avait raison. Sol avait pu apprendre très rapidement les bases. Mais Sol sous-estimait à quel point Le Monde était puissant.
Lorsque Sol libéra sa version de Le Monde, un domaine parfait l’enveloppa, où aucune secret ne pouvait lui échapper. Bien que cela paraisse impressionnant, l’afflux soudain de toutes les connaissances et informations, même les plus minimes, contenues dans ce domaine, envahit son cerveau. Plus le domaine était grand, plus le flux d’informations était intense.
Ce n’était que la première étape de la compétence. Selon Adam, dans les étapes suivantes, Sol devrait être capable d’analyser toutes les lois du domaine et d’en avoir un contrôle absolu.
Cette compétence ne servait qu’à montrer à Sol à quel point Adam était un monstre. Même avec toutes ses capacités qui dépassaient celles d’un Roi ordinaire, Sol avait été positivement submergé par cette puissance. Mais Adam aurait été supposément un mortel lorsqu’il avait obtenu cette compétence.
D’après ce qu’Adam lui avait dit, il avait réussi à éveiller et soutenir [Le Monde] grâce à l’illumination reçue du Bouddha lui-même.
Honnêtement, ses paroles ne semblaient pour Sol qu’une pure bullshit. Mais après tout ce qu’il avait vu, il ne pouvait qu reconnaître la vérité.
Même lorsqu’il discutait avec d’autres personnes, la compétence restait en arrière-plan. D’après ce qu’il voyait maintenant, cela semblait être une bonne décision.
« Quelque chose ne va pas ? » demanda Camélia en voyant un sourire amusé s’étirer sur son visage.
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« Rien d’important. Juste une bande de rats. » Sol cessa de prêter attention à leur présence après avoir détecté seulement trois Ducs parmi eux.
Il n’avait pas besoin de perdre son précieux temps avec des nuisibles. Il disposait d’exterminateurs spécialisés dans ce genre de problème.
Devant la porte de la capitale, un petit groupe de marchands négociait avec les gardes.
« D’après ce dont je me souviens, le droit d’entrée ne coûtait que 3 pièces d’or. S’il vous plaît, nous avons déjà perdu quelques marchandises face aux bêtes sur la route. Nos revenus vont diminuer considérablement. »
L’un des marchands, un nain bedonnant avec une grande barbe rouge, essuyait la sueur en suppliant les gardes. Ceux-ci ne lui répondaient que par des regards de mépris.
« Le droit d’entrée est passé à 10 pièces d’or. Payez ou déguerpissez. Vous ralentissez tout le monde, » répondit le garde avec un air d’arrogance et de mépris.
Depuis leur victoire contre Wratharis, de plus en plus de caravanes entraient régulièrement à Lustburg.
Autrefois, l’atmosphère était très différente. Lustburg dépendait en partie de l’acier nain, et les gardes traitaient très respectueusement les marchands nains venus à Lustburg. Mais depuis le premier embargo de Greed Dike, la relation entre les deux pays s’était rapidement détériorée.
Si Lustburg n’était pas un melting-pot de différentes espèces, les nains n’auraient probablement même pas été autorisés à entrer dans la capitale.
Même ainsi, les taxes pour les marchands nains de Greed Dike avaient considérablement augmenté. Pendant ce temps, les nains indigènes de Lustburg étaient épargnés de telles discriminations.
Le marchand serra les dents. Il voyait que personne ne viendrait à son secours, alors il décida finalement d’abandonner.
Il lança une petite sacoche au garde, qui la attrapa avec un sourire victorieux.
« Si tu avais eu l’argent, tu aurais dû le donner plus tôt », ricana le garde en se décalant enfin pour laisser passer le convoi.
« Souviens-toi. Ne cause pas d’ennuis. Nous avons les yeux sur vous. Tu devrais t’inscrire à la guilde des marchands. Le laissez-passer que tu as reçu ne sera valable qu’une semaine. » Il leur jeta un dernier regard avant de les ignorer complètement. Il retourna à son travail, percevant les frais d’entrée des autres qui souhaitaient entrer dans la capitale.
Le marchand sourit chaleureusement et hocha la tête à plusieurs reprises, leur assurant qu’il connaissait les bonnes procédures, avant d’entrer par la porte avec son groupe.
Il s’agissait d’un groupe composé de dix nains. Sept étaient des gardes armés, tandis que les trois autres étaient le marchand, sa femme et sa fille.
La petite caravane avançait lentement dans la rue qui leur était réservée, et le marchand affichait une humeur joyeuse en s’asseyant dans la calèche avec sa fille et sa femme.
« Chérie, comptes-tu aller à la guilde des marchands maintenant ? » La femme avait la peau relativement bronzée et un corps mince. Sa bouche exprimait des mots d’amour, mais ses yeux étaient aussi calmes qu’un lac stagnant.
Le nain marchand secoua la tête. « Nous n’en avons pas besoin. Après tout — une semaine sera amplement suffisante pour nous. »
Un rire froid s’échappa de ses lèvres joyeuses, ses yeux fixant la tour au loin. La première phase du plan s’était déroulée plutôt bien. Il était plus que déçu par la défense de Lustburg. Le prince avait surestimé ces imbéciles.
Ce que les nains ne savaient pas, c’était que le garde qui leur avait extorqué de l’argent affichait un sourire tout aussi froid en observant la caravane qui avançait lentement derrière lui. D’un murmure silencieux, il transmit un message concernant les nains intrus.