Chapitre 2 517
« Êtes-vous sûr que tous les villageois de ce village sont ici ? »
Après un instant d’hésitation, le chef du village acquiesça.
Finalement, je le laissai donc partir sans le questionner davantage.
« Qu’en pensez-vous ? »
À cette question, je secouai la tête et répondis dans un soupir : « Ça risque d’être compliqué. »
Nous n’avions pas cru un seul instant aux paroles du chef du village.
Ce n’était pas seulement son hésitation qui nous avait mis la puce à l’oreille : nous pouvions aussi constater de nos propres yeux la situation du village.
Il suffisait de compter les maisons pour comprendre qu’il n’y avait même pas devant nous la moitié des villageois qui auraient dû vivre ici.
Il semblait s’être passé quelque chose qui avait entraîné la disparition de la moitié des villageois, mais nous ne pouvions pas le découvrir aussi facilement. Nous n’étions jamais venus ici et nous n’allions pas nous y attarder longtemps.
Pourtant, nous ne pouvions pas simplement ignorer la situation, puisque c’était notre mission.
Nous étions venus chercher des personnes capables de manier les reliques d’Énergie divine. Si nous ne parvenions même pas à les voir, ce serait un échec.
Il fallait au moins découvrir où était passée la moitié restante des villageois.
« Je vais enquêter. »
J’acquiesçai, puis répondis : « Je détournerai l’attention de ceux qui se présenteront. Ne t’en fais pas. »
…
« Il y a une mine dans les environs ? »
Voilà ce que nous apprit le rapport de l’enquête.
Il y avait effectivement une mine tout près du village, mais celui-ci n’était pas le seul à se trouver à proximité : plusieurs autres villages étaient dans les environs.
Entre-temps, nous avions aussi inspecté les autres villages et découvert qu’il y manquait également des habitants.
Une fois tous les éléments réunis, il ne fut pas difficile de comprendre la situation.
Mais l’affaire n’en était que plus compliquée à régler.
« Il faudra les arrêter tous en même temps, sinon nous perdrons des preuves précieuses. »
Au bout du compte, c’était le seul plan qui nous était venu à l’esprit.
Dans ce genre d’affaire, si nous prenions notre temps, nous finirions par en faire les frais. Ils pourraient faire jouer toutes sortes de relations et manipuler toutes sortes de preuves.
À moins de tout rassembler à l’avance et de tout archiver de façon à empêcher toute manipulation, mieux valait ne pas les laisser agir.
« On dirait qu’il va falloir demander des renforts. »
C’était le seul moyen de s’assurer qu’ils ne pourraient rien tenter.
Face à une force écrasante, il n’y avait vraiment rien à faire.
…
« Qui… qui êtes-vous ? »
Les gardes chargés de surveiller les mineurs étaient sous le choc et complètement hébétés par ce qui venait de se passer.
Tout s’était joué en quelques minutes. Lorsqu’ils avaient réagi, ils s’étaient retrouvés ligotés. En fait, ils n’avaient même pas aperçu leurs assaillants avant de se retrouver dans cet état.
Leur apparition soudaine donnait presque l’impression d’avoir été attaqués par des fantômes.
Pourtant, ils voyaient les gens devant eux et les avaient sentis les maîtriser. Ils savaient donc au moins que leurs assaillants étaient bien réels.
Mais ils n’arrivaient pas à imaginer d’où ces gens pouvaient bien venir.
« Dites-nous ce que vous savez et nous veillerons à ce qu’il ne vous arrive rien. »
À ces mots, les gardes ne purent s’empêcher de sursauter.
Au début, ils ne semblèrent pas comprendre et ne surent que répondre.
Mais, finalement, celui qui semblait être leur chef lança soudain : « N’allez surtout pas… »
Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase : on lui bâillonna la bouche et on l’emmena.
Dans la pièce voisine, des cris de douleur retentirent. C’était clairement la voix du chef des gardes.
En l’entendant, les autres gardes finirent tous par céder sous la pression.
Ils n’étaient pas tous là de leur plein gré ; certains avaient été forcés d’occuper ce poste. Quand leur vie était en jeu, il était peu probable qu’ils risquent leur peau pour cette affaire.
Nous obtînmes donc facilement les renseignements dont nous avions besoin.
« C’est donc le seigneur qui a provoqué tout ce bazar, et c’est à nous de nettoyer derrière lui. »
« Sans compter que ça implique bien plus de monde que prévu. Au départ, il ne devait s’agir que d’un simple nettoyage, et maintenant, il faut nous occuper de tout ce monde. »
« De toute façon, nous aurions fini par devoir nous en charger, puisque leur territoire est aussi sous notre supervision. »
Au bout du compte, il y avait donc pas mal de travail à faire.
Mais avec les renforts des Quatre empires, tout devint facile.
Avec les forces des Quatre empires sur place, ces nobles d’un royaume bien plus petit ne pouvaient rien faire.
Quand tout fut terminé, ils ne purent qu’implorer notre clémence.
Mais cela ne nous importait pas du tout.
« On dirait qu’il y avait deux Utilisateurs de reliques parmi tous ceux que nous avons testés dans les villages. »