Chapitre 2 502
« À quoi correspondent tous ces livres ? » Max fut surpris par la pile que je rapportai, mais je ne pris pas la peine de lui expliquer de quoi il s’agissait : j’avais autre chose à partager avec lui.
« Ce sont vraiment tous des reliques ? » demanda-t-il. La lueur dans ses yeux montrait qu’il connaissait déjà la réponse.
Max sentait l’énergie qui émanait de ces reliques et pouvait donc reconnaître qu’elles étaient toutes imprégnées d’énergie immortelle.
S’il avait posé la question, c’était uniquement parce que l’apparition de toutes ces reliques d’énergie immortelle l’avait complètement pris au dépourvu. Il n’aurait jamais cru qu’elles se présenteraient toutes en même temps.
Mais sa déception ne tarda pas.
« Tu ne peux pas les briser. »
Il me regarda comme si je venais de le trahir de la pire des façons.
Je savais pourquoi il réagissait ainsi : si j’étais parti à la recherche de reliques, c’était principalement pour trouver des objets qu’il pourrait détruire. Mais lui dire qu’il ne pouvait pas briser celles qui se trouvaient devant lui allait à l’encontre de cette idée.
Seulement, nous ne pouvions vraiment pas les briser, car elles avaient été laissées là par ces gens du monde supérieur.
Impossible de savoir ce qui se passerait si nous les brisions.
Je ne pensais pas qu’il se produirait quelque chose immédiatement, mais il ne faisait aucun doute que cela aurait des conséquences.
Je ne pouvais donc que retenir Max et l’empêcher de les briser.
De toute façon, il n’aurait pas pu les briser sans mon aide.
Ces reliques regorgeaient d’énergie immortelle, ce qui les rendait difficiles à détruire.
Comme les reliques d’Énergie divine, elles ne pouvaient pas être détruites par des moyens ordinaires. Les méthodes spéciales permettant de détruire celles qui contenaient de l’énergie immortelle faisaient toutes appel à l’Énergie divine.
J’étais le seul à pouvoir fournir une Énergie divine d’une telle puissance.
Alors, pour détourner l’attention de Max, je lui dis : « J’ai autre chose que j’aimerais tester avec toi aujourd’hui. »
Il n’avait toujours pas l’air ravi, mais il accepta, curieux de voir ce que je voulais tester.
Quand je préparai les échantillons d’Énergie de corruption, son expression finit par changer.
« C’est vraiment le moment ? »
Je me contentai de hocher la tête.
Jusqu’ici, nous n’avions jamais testé l’énergie immortelle contre l’Énergie de corruption, car nous ne possédions pas beaucoup de reliques. Comme nous ignorions si nous risquions d’épuiser leur énergie immortelle, je n’avais pas osé l’utiliser ainsi.
Quant aux plantes imprégnées d’énergie immortelle, elles n’en contenaient pas assez pour vider une relique. Mais elles n’en avaient pas non plus suffisamment pour agir sur l’Énergie de corruption.
À présent, avec ces reliques que nous avions rapportées, la situation était différente.
Nous en avions tellement qu’une relique vienne à manquer d’énergie immortelle n’aurait pas grande importance.
Si je m’en servais pour cette expérience, je pourrais l’expliquer aux immortels du monde supérieur.
L’Énergie de corruption était une menace pour tout le monde ; elle méritait qu’on lui oppose l’énergie immortelle.
Une fois tous les échantillons d’Énergie de corruption prêts, je sortis un poignard que je comptais utiliser sur eux. C’était l’une des rares reliques d’énergie immortelle conçues pour le combat.
Mais, avant que je puisse m’en servir, Max s’écria soudain : « Attends ! »
Je me tournai vers lui, un sourcil levé. Il ne semblait même pas vouloir m’expliquer ce qu’il comptait faire. En fait, il quitta la pièce en courant, comme s’il allait chercher quelque chose.
Heureusement, il se rendit dans une pièce voisine, reliée à celle-ci ; je n’eus donc pas à attendre longtemps.
Quand il revint, il portait toutes sortes d’objets que je ne reconnaissais pas du tout.
Je devinai qu’ils serviraient à mesurer quelque chose, mais ils n’avaient rien à voir avec le matériel qu’il avait déjà fabriqué. Certaines pièces me semblaient familières, mais l’ensemble était complètement différent.
« C’est du nouveau matériel que tu as conçu pour mesurer l’énergie immortelle ? »
À sa façon de tout installer, je connaissais déjà la réponse, même si je lui posai la question.
Quand il eut terminé, il me regarda et dit : « Tu peux commencer. »
Je ne pus m’empêcher de secouer la tête avec un sourire en coin, voyant qu’il ne prenait même pas la peine de répondre à ma question. Cela ne me surprenait pas, après tout : je connaissais le caractère de Max.
Quand il se concentrait sur quelque chose, il oubliait tout ce qui l’entourait.
Au lieu de perdre mon temps à discuter avec lui, je me concentrai sur le poignard que je tenais.
C’était la première fois que je m’en servais ; je ne savais donc pas vraiment comment m’y prendre.
En fait, le poignard ne semblait même pas libérer d’énergie immortelle quand je le tenais. On aurait dit que ce n’était pas vraiment une relique d’énergie immortelle.
Je ne savais pas trop comment activer cette chose.
Et, au cours de mes tentatives, je ne pus m’empêcher de libérer par inadvertance quelque chose que je n’avais pas l’intention de libérer.
« Pourquoi réagit-il ? »