Chapitre 556
La foule s’était rassemblée à toute vitesse, et elle se dispersa tout aussi vite. Chacun craignait d’être trop lent et de se faire assommer par Vajra.
Une scène comique se déroula alors. Un gorille gigantesque se tenait fièrement devant les portes du Clan d’Hadès, le Trident à la main, tandis que les membres du clan se précipitaient frénétiquement à l’intérieur.
Dans la voiture, Fang Chenyi ne put s’empêcher de secouer la tête devant le spectacle. *« Ils sont vraiment trop faibles »,* pensa-t-il.
*« Et un clan pareil prétend faire partie des Clans Baida les plus puissants du monde ? Ce sont les descendants de la Race divine occidentale ? Ils ne résistent même pas à une seule attaque de Vajra. »*
*« Hélas… Comme ils sont pitoyables. »*
*« À bien y réfléchir, c’est évident : les Clans Baida du monde entier n’ont rien d’exceptionnel. Hélas… J’ai vraiment l’impression de n’avoir aucun rival. Être invincible, c’est tellement solitaire ! »*
*« Mais je n’y peux rien. Après tout, qui m’a demandé d’être un tel monstre ? »*
*« Bien sûr, il faut aussi dire que je suis devenu aussi invincible simplement en récupérant les ruines d’un seul Clan Poséidon. Il existe peut-être des puissances encore plus formidables, au-delà des Clans Baida. »*
*« Mais un clan comme celui-là, juste devant moi ? Ce n’est certainement pas l’une de ces puissances. »*
*« Qu’un clan pareil pense pouvoir garder la Pierre runique… Quel rêve insensé. »*
Pendant un instant, Fang Chenyi fut envahi par une immense compassion.
*« Un clan comme celui-là… Vajra pourrait à lui seul les anéantir en dix minutes. Je n’aurais même pas besoin de lever le petit doigt. »*
Et les faits lui donnèrent raison. Leur Grand Ancien avait été tué d’un seul coup.
Avec une telle puissance, rares étaient ceux dans le monde qui pouvaient lui tenir tête. Et Fang Chenyi savait que Vajra n’avait même pas déployé toute sa force.
Il n’en avait même pas utilisé la moitié.
BOUM… Un grondement sourd retentit, puis une ombre noire jaillit de l’entrée, un instant plus tard.
La voix précéda son propriétaire, tonnant comme un coup de foudre. Ses ondes sonores roulèrent jusqu’aux oreilles de Vajra et de Fang Chenyi.
« Qui ose pénétrer de force dans mon Clan d’Hadès ? Qui ose s’en prendre à mon Grand Ancien ? Aujourd’hui, je vais vous prendre vos misérables vies et vous montrer la puissance du Clan d’Hadès ! »
Sa voix s’éteignit, et une ombre noire apparut aussitôt devant Vajra. Mais celui-ci, l’air agacé, leva simplement la main et lui asséna une gifle.
Dans un claquement retentissant, l’ombre noire fut projetée en arrière, encore plus vite qu’elle n’était arrivée. Avant même d’avoir pu réagir, elle s’écrasa lourdement contre l’entrée, cracha une gorgée de sang et s’effondra au sol.
La voix qui avait résonné comme une énorme cloche n’était plus qu’un bourdonnement de mouche :
« Qui… Qui êtes-vous, pour être aussi puissant… Hélas, mon Clan d’Hadès… Est-ce… Est-ce qu’il va être entièrement anéanti aujourd’hui ? Je ne peux pas l’accepter ! Qui… Qui vous a envoyés… ? »
La scène était assez dramatique et, en même temps, complètement ridicule. Le nouveau venu n’était autre que le patriarche du prestigieux Clan d’Hadès.
Seulement, son entrée était un peu trop absurde : Vajra l’avait envoyé voler d’une seule gifle.
Comme s’il avait écrasé une mouche. Fang Chenyi en resta sans voix.
Mais il n’avait désormais pas d’autre choix que de se montrer. Après tout, Vajra ne pouvait pas parler.
Il secoua la tête en soupirant, saisit la poignée, ouvrit la portière et descendit de voiture.
Ce n’est qu’alors que la foule le vit : un homme aux traits de Huaxia. Une vague de stupeur la parcourut.
*« Mais qu’est-ce qui se passe ? Notre clan n’a de querelle avec personne, à Huaxia ! »*