Chapitre 363
Fang Chenyi saisit les deux lignes de contrôle et tira un grand coup dessus. Le parachute vira, mais pas dans la direction qu'il avait prévue.
« Putain, pourquoi ce truc ne fonctionne pas comme les parachutes dans PUBG ? On n'est pas censé tirer d'un côté pour tourner dans cette direction ? »
Alors qu'il tâtonnait avec les commandes, le parachute fit un virage serré, l'emportant droit vers le rivage.
PLOUF ! Dans une gerbe d'eau immense, Fang Chenyi atterrit dans l'océan.
« Pouah, pouah ! Bon sang, c'est salé. »
En se débattant pour se libérer du harnais du parachute, Fang Chenyi avala une bonne quantité d'eau de mer.
Heureusement, la flottabilité de son gilet de sauvetage le maintenait à la surface, il était donc encore relativement en sécurité.
Après avoir recraché l'eau de mer, il prit quelques grandes bouffées d'air frais et regarda vers la côte.
Il soupira. « Eh bien, je ne m'en prends qu'à moi-même. J'aurais pu faire un atterrissage propre et stable sur la plage. Mais non, il a fallu que j'aille faire trempette... »
Mais ce n'était pas le pire. Ce qui plongea vraiment Fang Chenyi dans le désespoir, c'était de constater qu'il se trouvait à au moins deux ou trois cents mètres de la côte.
Il agita les jambes vers le bas, essayant de tâter le fond. Si ce n'était pas trop profond, il s'est dit qu'il pourrait simplement marcher jusqu'au rivage.
Il ne pouvait pas dire exactement quelle était la profondeur, seulement que ses pieds ne touchaient pas le fond.
Il soupira, résigné. « J'imagine que je vais devoir nager. Bien fait pour moi, à vouloir jouer les malins... »
Sur cette pensée, Fang Chenyi cessa d'hésiter. Être trempé dans l'océan tout habillé, c'était misérable, après tout.
Bien que Fang Chenyi ne fût pas un grand nageur, le gilet de sauvetage l'aidait. En battant des bras et des jambes, il se rapprocha lentement du rivage.
Peut-être était-ce parce qu'il s'agissait d'une île aux eaux naturellement profondes, mais alors qu'il nageait, Fang Chenyi essaya plusieurs fois de toucher le fond, pour découvrir, avec consternation, qu'il n'y parvenait jamais.
Dix mètres, vingt mètres, cinquante mètres, cent mètres.
Après près d'une demi-heure, Fang Chenyi avait péniblement progressé. Il n'était plus très loin de la côte. En observant le rivage qui semblait si proche, il estima qu'il n'était plus qu'à une centaine de mètres.
Mais les vagues étaient fortes aujourd'hui. À plusieurs reprises, il nagea plus de dix mètres vers l'avant, pour qu'une grosse vague s'abatte sur lui et le repousse de plusieurs dizaines de mètres.
Une autre demi-heure passa. Désormais épuisé, Fang Chenyi se trouvait toujours, de manière frustrante, à cinquante ou soixante mètres du rivage.
Laissant le gilet de sauvetage le maintenir à flot, Fang Chenyi leva une main et se donna une légère gifle. Il ne put s'empêcher de jurer : « Essaie donc de garder tes foutues mains dans tes poches, maintenant ! »
Il prit une profonde inspiration. Après tous ces efforts, et avec un soleil qui tapait de plus en plus fort, Fang Chenyi ressentit une soif intense. Mais le sac à dos contenant sa nourriture et son eau fraîche avait disparu, perdu en mer.
Ce n'était pas qu'il manquait totalement d'eau fraîche. Dans l'espace de son sac en toile, il avait tout ce dont il pouvait avoir besoin.
C'était juste que sa situation actuelle rendait l'accès au sac en toile difficile. Qui sait si l'eau de mer ne s'y engouffrerait pas dès qu'il l'ouvrirait ?
Il serra les dents. « Tant pis. Je vais devoir tenir bon. Un dernier effort et essayer d'atteindre le rivage dans la prochaine demi-heure ! »
En fin de compte, tout cela venait du fait que Fang Chenyi était un piètre nageur. Sinon, il aurait pu retirer son gilet de sauvetage, plonger sous la surface et se propulser sur des dizaines de mètres avec quelques mouvements puissants.
Juste au moment où Fang Chenyi sentit une partie de ses forces revenir et qu'il prenait quelques grandes inspirations pour continuer à nager, un frisson soudain lui parcourut l'échine. Son cuir chevelu picota sans raison apparente.
C'était la même sensation que celle qu'il avait eue juste après avoir sauté de l'avion.
Les nerfs de Fang Chenyi se tendirent instantanément. Sa main se porta inconsciemment vers le couteau de parachutiste sur sa poitrine, et ses yeux scrutèrent l'eau environnante.
Alors que son regard balayait l'eau, son œil tressaillit soudain. Un instant plus tard, il ne put empêcher une injure de franchir ses lèvres :
« Putain ! Tu te fous de moi, Dieu ?! »
Non loin de là, une nageoire noire et triangulaire fendit la surface de l'eau, fonçant droit vers lui.
En voyant cela, un mot traversa instantanément l'esprit de Fang Chenyi : « Requin ! »
Il n'y avait pas d'erreur possible. Cette grande nageoire sombre était identique à celle du film *Les Dents de la mer*. Sauf que cette fois, c'était lui la star du spectacle.
Lorsque la nageoire fut à environ vingt mètres, elle cessa soudain de s'approcher et commença à tourner autour de lui.
En voyant cela, le cœur de Fang Chenyi sombra. Il savait sans l'ombre d'un doute que le requin l'observait, et qu'il pouvait attaquer à tout moment.
« Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je fais ?! »
Son esprit tournait à toute vitesse. Il avait des armes dans son sac en toile — pas seulement des pistolets, mais des fusils d'assaut et même des fusils de précision de gros calibre.
Mais s'il en sortait un maintenant... sans parler de savoir s'il pourrait toucher le requin agile en pleine mer, qui sait si un seul tir suffirait à le tuer ?
Si ce n'était pas un coup mortel, il ne pourrait certainement pas résister à la moindre riposte de la créature !
« Mais à part des armes, je n'ai rien d'autre ! Le couteau de parachutiste dans ma main ? Tu plaisantes ? Ce truc est plus petit qu'une des dents du requin ! »
S'échapper était encore plus impossible. Sans parler du fait que même sans un requin à ses trousses, il lui faudrait au moins une demi-heure pour atteindre le rivage.
Et si cette chose décidait d'attaquer, elle l'attraperait probablement en quelques secondes...
Par le passé, chaque fois qu'il avait eu des ennuis, il s'était appuyé sur sa capacité de « ramassage de déchets » pour s'en sortir.
Par exemple, quand le directeur de magasin chez Louis Vuitton l'avait pris de haut, il avait « ramassé » et s'était retrouvé avec des parts de Louis Vuitton Chine.
Ou lors de la convention d'anime, quand l'emplacement de son stand était terrible, il avait « ramassé » toutes les parts de l'organisateur de l'événement, Tokyo Entertainment.
Il y avait beaucoup d'autres exemples. Fang Chenyi avait même commencé à sentir que le système l'aiderait à surmonter n'importe quelle crise ou difficulté. Mais qu'en était-il cette fois ?
Que devait-il ramasser cette fois-ci ? Coincé au milieu de l'océan, à part un requin massif qui le regardait comme une proie, il n'y avait rien d'autre que de l'eau de mer à perte de vue.
« Je ne peux pas juste ramasser l'eau de mer, si ? »
Alors qu'il y réfléchissait, une vague d'impuissance le submergea.
C'était la première fois qu'il ressentait cela depuis qu'il avait obtenu le sac en toile — un sentiment d'impuissance profond et intense.
Il n'était pas face à une personne, mais à un requin massif. Il ne possédait pas l'intelligence humaine ; on ne pouvait pas raisonner avec lui.