Chapitre 24
« Hé, beau gosse. Vu ta tenue, tu pars ramasser des déchets ? »
Après avoir hoché la tête, Fang Chenyi s'apprêta à partir.
Il n'avait aucune intention de s'embarrasser avec cette femme. D'une part, il avait déjà la beauté aux longues jambes, et d'autre part, son maquillage criard le rebutait totalement.
Fang Chenyi ne comprenait vraiment pas. Elle semblait avoir son âge, une période censée être placée sous le signe du charme naturel et de la jeunesse. « Pourquoi diable faut-il qu'elle porte autant de maquillage ? »
Mais alors qu'il commençait à bouger, la femme lui agrippa le bras. L'instant d'après, avant qu'il ne puisse se dégager, sa voix mielleuse résonna :
« Beau gosse, je connais un endroit génial pour ramasser des déchets. Oh, il y en a énormément là-bas. Tu veux que je t'y emmène ? »
Tout en parlant, elle continuait de se frotter contre le bras de Fang Chenyi.
Sentant ce contact sur son bras, Fang Chenyi ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Il retira son bras, voulant partir, mais il était aussi incroyablement tenté par ce que la femme venait de décrire.
« Si c'est vraiment comme elle dit, et que cet endroit regorge de déchets... Je pourrais devenir millionnaire d'un seul coup ! »
Voyant le beau gosse froncer les sourcils, plongé dans ses pensées, la femme comprit qu'elle avait une chance. Elle saisit à nouveau le bras de Fang Chenyi et dit avec une timidité feinte : « N'hésite pas, beau gosse. Si tu attends plus longtemps, quelqu'un d'autre ramassera tous ces déchets. »
« Très bien, montre le chemin. »
Après y avoir réfléchi, Fang Chenyi décida d'aller voir ça de plus près. L'attrait de « plein de déchets » était tout simplement trop irrésistible.
Il essaya de se défaire d'elle à deux reprises, mais ne parvint pas à empêcher la femme de s'agripper à son bras. Finalement, Fang Chenyi abandonna et la laissa, à contrecœur, le tirer par la manche.
Il suivit la femme plus profondément dans le complexe résidentiel et ils arrivèrent bientôt devant un immeuble. En la voyant essayer de l'entraîner à l'intérieur, Fang Chenyi resta une fois de plus sans voix. « Est-ce que cette femme essaie de m'arnaquer ? Se pourrait-il que... elle en veuille à mon corps ? »
« Alors, où sont ces déchets dont tu parlais ? »
« Oh, chez moi, bien sûr ! J'ai tellement, tellement de déchets à la maison. J'ai peur que tu ne puisses même pas tout ramasser. »
En observant l'expression sincère de la femme, l'esprit de Fang Chenyi fut immédiatement traversé par un fait divers qu'il avait vu passer, concernant une locataire qui avait transformé son appartement en une véritable porcherie.
Il scruta la femme lourdement maquillée de la tête aux pieds et hocha la tête pour lui-même. « Ouais, les femmes dont ils parlent sur Internet doivent être exactement comme ça. »
À cet instant précis, une image se formait déjà dans son esprit. Une scène avec des déchets partout sur le sol... non, attendez, ça devrait être des déchets partout dans la maison.
Bien sûr, pour le Fang Chenyi actuel, un tel endroit pourrait même être une aubaine.
À cette pensée, il hocha la tête, faisant signe à la femme de montrer le chemin.
En voyant cela, la femme fut encore plus ravie. « Héhé, on dirait que je vais enfin pouvoir goûter à ce beau gosse ! »
Avec cette idée en tête, la femme tira sur la manche de Fang Chenyi et, CLAC CLAC CLAC, ils montèrent au troisième étage.
Elle sortit sa clé, ouvrit la vieille porte blindée dans un GRINCEMENT, puis la poussa et entraîna Fang Chenyi à l'intérieur.
Mais au moment où il entra dans la pièce, Fang Chenyi resta bouche bée. Il observa les environs. « Putain, c'est un peu différent de la scène "d'ordures partout" que j'imaginais. »
L'appartement faisait à peu près la même taille que sa propre location, peut-être autour de quatre-vingts mètres carrés. Bien que les meubles et les appareils électroménagers fussent malheureusement vieux, l'endroit était indéniablement propre et rangé.
Alors que Fang Chenyi se sentait confus, la femme à ses côtés se jeta soudainement dans ses bras. « Beau gosse, tu ne voulais pas ramasser des déchets ? Allez, commence à ramasser... »
« Merde alors ! Je me suis fait avoir ! Cette garce en veut vraiment juste à mon corps ! Fang Chenyi, oh Fang Chenyi, comment peux-tu être aussi naïf ? Tu ne sais pas à quel point tu es beau ? »
Il se frappa le front, totalement sans voix. En repoussant la femme, il demanda avec une lueur d'espoir : « Où sont les déchets dont tu parlais ? »
La femme gloussa à sa question, puis pointa du doigt tout le mobilier de la pièce, sans oublier de faire un geste vers ses propres atouts avantageux. « Hi hi hi, tout ça, ce n'est pas déjà pas mal ? »
« Tu ne veux plus rien de tout ça ? »
Mais en entendant les mots de la femme, une lueur de joie apparut dans les yeux de Fang Chenyi. Au même moment, une pensée malicieuse lui traversa l'esprit.
« Uh-huh, je ne veux rien de tout ça. C'est à toi de ramasser. Dépêche-toi de commencer. Je n'en peux plus d'attendre. »
Tout en parlant, la femme s'apprêta à bondir à nouveau. Voyant cela, Fang Chenyi fit rapidement un pas en arrière, esquivant son attaque. Il fronça les sourcils et confirma une fois de plus : « Tu ne veux vraiment plus rien de tout ça ? »
« Uh-huh, je ne veux vraiment plus rien. C'est tout à toi. Mais, beau gosse, j'ai besoin de te demander un petit service. Qu'en dis-tu ? C'est vraiment simple. »
Fang Chenyi hocha la tête et accepta sans hésiter. « Tu plaisantes ? » S'il pouvait « ramasser » tout ce bazar, à combien s'élèverait la récompense ? Il pourrait même décrocher des récompenses spéciales. C'est pourquoi Fang Chenyi n'hésita pas une seconde à accepter la proposition de la femme.
« Dis-moi juste ce dont tu as besoin. Tant que ça n'implique pas que je devienne ton petit ami ou quelque chose du genre, tout va bien. »
En entendant les mots de Fang Chenyi, une lueur de déception apparut clairement dans les yeux de la femme, mais elle s'en accommoda rapidement. « Un type aussi beau et riche... comment pourrais-je espérer qu'il devienne mon petit ami ? » Avec cette pensée, elle baissa timidement la tête et dit doucement : « C'est en fait très simple... Hum, j'espérais que tu pourrais m'aider à... déboucher ma canalisation. Elle est un peu obstruée ces derniers temps... »
Fang Chenyi se figea en entendant cela. Lorsqu'il finit par en comprendre le sens, il se retrouva une fois de plus sans voix.
« Putain ! Elle veut encore que je ramasse une "chaussure usée" ! Je suis peut-être un ramasseur de déchets, mais je refuse catégoriquement de ramasser des "chaussures usées" ! »
« Bien sûr, pas de problème. J'ai justement vu une publicité pour un plombier professionnel sur le mur en montant. Je les appellerai pour toi plus tard. Quant à moi, je ne suis pas vraiment doué pour ce genre de travail. »
Au début, la femme était ravie d'entendre le début de la phrase de Fang Chenyi, mais lorsqu'elle entendit la suite, elle tapa du pied de frustration et dit : « Mais je peux t'apprendre à déboucher la canalisation ! »
...À suivre...
PS : Les gars, que pensez-vous que Fang Chenyi va faire ensuite ? Héhé, il y a une récompense si vous devinez correctement !
Un grand merci au frère « Gang qui fait exploser le ciel, Yasuo » pour les 30 x 100 pièces de livre de pourboire ! Félicitations, grand patron, pour avoir instantanément dominé les classements et être devenu numéro un de la semaine ! *Confettis !* *Confettis !*