« Elle était un être craint et vénéré dans les temps anciens, avec un pouvoir capable de soumettre, de détruire et de tuer tout ce qui croisait son chemin. Ou du moins, c’était jusqu’à ce que les humains qu’elle vénérait la trahissent. Grâce à des pouvoirs arcaniques et des arts spirituels qui leur permettaient de créer des miracles, ils l’affrontèrent dans un moment de faiblesse. La bataille fut féroce, durant des jours et des nuits jusqu’à ce qu’un des deux camps tombe. Mais à la fin, ceux qui prévalurent furent les « humains ». Même ainsi, ils étaient incapables de la détruire, alors ils choisirent de l’enfermer pour l’éternité. Le temps passa, et les jours se transformèrent en années, les années en décennies, les décennies en éons, jusqu’à ce qu’elle se réveille enfin. Maintenant emprisonnée, rancunière, et avec ses pouvoirs diminués, elle ne pouvait que regarder l’endroit où elle était tombée, perdant tout ce qu’elle avait autrefois, devenir un sanctuaire où les prières et les oraisons se transformaient en un pouvoir nuisible pour elle. Elle savait qu’à ce rythme, elle disparaîtrait. Mais, était-ce de la chance ou un miracle ? Aujourd’hui, un enfant d’apparence adorable, avec des cheveux argentés et des yeux blancs mystérieux, était apparu, possédant une immense quantité d’énergie spirituelle et, mieux encore, une âme fragmentée capable d’accepter l’essence de ce qui restait d’elle sans être consumée ou détruite dans la tentative. C’était l’occasion parfaite. Peut-être qu’une telle chose ne se représenterait jamais, alors, rassemblant toute sa force restante, elle se transforma en une brume noire et, profitant de la concentration de l’enfant dans sa prière, entra dans son corps, fusionnant définitivement son essence avec l’âme de l’enfant, devenant un. Normalement, cela lui aurait permis de lire et d’influencer la conscience de l’autre, mais pour une raison quelconque, c’était impossible. Pour donner un exemple, c’était comme essayer d’utiliser une vieille radio cassée où seuls de brefs fragments d’informations pouvaient être entendus à travers le statique, qui changeait constamment de programme. N’ayant pas d’autres options, la Déesse Serpent n’avait d’autre choix que de se révéler à l’enfant, utilisant la cupidité du cœur humain pour atteindre son objectif. . « Hein ? » L’enfant avait l’air confus, avec une expression de surprise évidente sur son visage, comme s’il ne pouvait pas croire ce qu’il voyait. Et, profitant de la confusion en sa faveur, la Déesse Serpent continua, . « Vraiment… ? » . « …….. » « …….. » « Es-tu fou ??? »