Chapitre 307
Chapitre 306. Allons voir ailleurs (1)
Après avoir décidé de défier les Quatre Calamités.
Patrick se concentra sur son entraînement, se poussant toujours plus loin.
En vérité, il était peu probable qu'il gagne une force significative en si peu de temps rien qu'en s'entraînant avec acharnement maintenant.
Cependant, consolider simplement les idées qu'il avait tirées de son récent duel contre le Saint de l’Épée impérial serait fort utile. Mais…
« Puis-je gagner ? »
Il n'en était toujours pas sûr.
Patrick surpassait désormais les prouesses martiales du Grand Maître Dragon Radieux de sa vie passée.
Ayant réalisé l'art secret ultime et atteint le royaume de l'État de Profondeur, le Patrick actuel aurait survécu à l'attaque combinée de l'Alliance Hétérodoxe à la Secte du Phénix Déchu sans mourir. Cependant…
« Je suis anxieux car je ne connais pas la pleine puissance de l'adversaire. »
Patrick ne connaissait pas les profondeurs de ceux que l'on nommait les Quatre Calamités.
Le duel contre la Tortue Noire avait été une bataille indirecte dans un espace virtuel, et le combat contre le Tigre Blanc n'avait été qu'un test.
Il était impossible de juger la pleine puissance des Quatre Calamités sur la base de ces deux rencontres.
En d'autres termes, Patrick ignorait encore l'étendue des capacités de ses adversaires.
« Tsk, je suis devenu plus faible, moi aussi. »
Autrefois, il aurait foncé sans se soucier de ses chances de victoire. Mais plus on a de responsabilités, plus on est contraint à la prudence.
C'était vrai, même pour ce Patrick Schneider.
Mais cela ne signifiait pas qu'il pouvait simplement renoncer.
Les contours exacts restaient flous, mais il était certain que quelque chose d'important tournait autour de lui désormais.
L'ignorer et laisser faire ?
Ou simplement attendre qu'il se passe quelque chose ?
Faire semblant de ne pas voir un problème et le remettre à plus tard était la pire des réactions.
« Je dois absolument l'affronter de front. »
C'était la conclusion de Patrick.
Alors pour l'instant, tout ce qu'il pouvait faire était d'organiser son illumination pour augmenter ses chances de victoire, ne serait-ce qu'un peu.
Mais alors…
« Grand Jeune Maître. »
Chandler apparut et s'adressa à Patrick, qui se concentrait sur son entraînement dans son terrain d'entraînement personnel.
« Qu'y a-t-il ? Je croyais avoir dit de ne pas me déranger, sauf si c'était grave. »
« Je vous présente mes excuses pour avoir interrompu votre entraînement. Cependant, un invité est arrivé et vous cherche, Grand Jeune Maître. »
« Qui est-ce ? »
« Oui. Il s'agit de… »
Après avoir entendu la réponse de Chandler, Patrick fronça les sourcils et dit :
« Pourquoi ces gens sont-ils ici ? »
Patrick soupira et se leva.
Quoi qu'il en soit, ce n'étaient pas des invités qu'il pouvait simplement ignorer.
***
Le salon de réception de la famille grand-ducale Schneider.
Assis là se trouvaient des hommes barbus, bien plus petits de taille et plus larges de carrure que les gens ordinaires.
Les domestiques leur servirent du thé. Mais…
« Tsk, qui sert du thé quand on reçoit des nains ? »
« Nous ne sommes pas des échalas aux oreilles pointues… »
« Tu as raison. C'est un problème grave. »
Quand on reçoit des nains, on sert de la bière.
Si vous n'en avez pas, un autre alcool fera l'affaire.
Si vous n'avez rien de tout cela, il vaut mieux leur donner un verre d'eau fraîche.
Dans le Royaume du Port, qui entretenait de bonnes relations avec le Royaume des Nains par le passé, c'était du bon sens, mais les autres pays ne connaissaient pas ce genre de logique.
Même dans un pays comme le Duché de Schneider où vivaient de nombreuses races différentes.
Normalement, s'ils recevaient un tel traitement, la nature acariâtre des nains les pousserait à se lever et à partir sur-le-champ.
Mais cette fois, ils ne le firent pas.
Bien qu'ils grognent, ils durent rester assis tranquillement, les fesses collées au canapé.
Parce que…
« Vous devriez juste manger ce qu'on vous donne, pourquoi vous plaignez-vous ? Hein ? »
Le tempérament de l'humain qu'ils étaient venus rencontrer était bien plus acariâtre.
« Hahaha. Ça fait un bail, Double Dragon. »
« Ça fait un bail. Euh… c'était quoi ton nom déjà ? Enfin bref, tu étais le chef du clan des nains, c'est ça ? »
À ces mots, le chef du clan des nains, Hadi, répondit avec une expression blessée.
« Chef de la meute ? Ça ne me fait pas passer pour un chef de bandits, ça ? »
« Un chef ou un leader, c'est la même chose, non ? »
« Ah… »
« Maintenant que tu le dis ? »
Les amis qui renchérissaient sur le côté étaient plus détestables que l'humain en face de lui.
Hadi soupira et poursuivit.
« Tu te souviens de ces deux-là, n'est-ce pas ? »
« Je les connais. C'est ton bras droit, Sir Klaus, et ton bras gauche, Sir Grot, non ? Ma mémoire n'est pas si mauvaise… »
« …Tu as inversé. »
« Ah… depuis quand ? »
« …… »
Depuis le tout début, espèce d'abruti.
Le chef du clan des nains Hadi, son bras gauche Klaus et son bras droit Grot.
Les trois personnages les plus importants à la tête du clan des nains étaient les invités venus voir Patrick.
D'abord, une fois les salutations terminées.
Hadi parla sans détour.
« Tout d'abord, je vous présente mes excuses. Je suis désolé que nous n'ayons pas pu venir depuis longtemps. Nous avions aussi beaucoup de choses à régler. »
« Eh bien, ce n'est rien. »
L'alliance entre Patrick et les nains était temporaire.
Patrick avait une raison d'écraser le Royaume du Port, et lorsqu'il chercha la force ayant les pires relations avec ce royaume, il s'avéra que c'étaient les nains.
Ainsi, leurs intérêts s'alignèrent, et ils s'étaient temporairement alliés pour faire un grand et magnifique doigt d'honneur au Royaume du Port.
Cependant, l'alliance s'arrêtait là.
Patrick avait à moitié détruit le Royaume du Port pour en faire un duché, et les nains avaient enfin trouvé leur liberté et pouvaient se déplacer librement, quittant les Montagnes de Fer.
Bien que cela le dérange un peu qu'ils soient partis pour le Royaume de Yusef, ce n'était pas quelque chose dans lequel Patrick devait interférer.
La connexion s'était arrêtée là, mais…
« On n'est pas un nain si on ne rembourse pas une dette de gratitude. »
« Hooo… C'est une conviction qui me plaît beaucoup. »
Aux mots de Hadi, Patrick sourit avec satisfaction et hocha la tête.
Bien sûr, que vous soyez un nain ou un humain, si vous recevez une gentillesse, vous devez la rendre. N'est-ce pas une évidence ?
Bien sûr, Patrick savait.
Le clan des nains avait quitté les Montagnes de Fer où ils étaient installés depuis longtemps et étaient en train de s'établir dans un nouveau paradis.
Ce devait être une période de grandes dépenses et de budget serré.
Il ne les avait donc pas délibérément pressés, mais…
« S'ils sont venus d'eux-mêmes pour rendre la pareille, eh bien. Ce ne serait pas poli de refuser. Tu ne penses pas, Maître ? »
-Aie un peu de honte, petit vaurien !
Il crut entendre le cri de son Maître, mais il l'ignora superbement. Puis, les yeux pleins d'anticipation, Patrick dit :
« Alors, combien avez-vous apporté ? »
« Nous avons apporté quelque chose de bien meilleur que de l'argent. »
En voyant Hadi bomber le torse en disant cela, Patrick eut un mauvais pressentiment.
« Vous n'essayez pas de me refiler une lettre de recommandation pour l'Académie ou la relique d'un saint mort il y a des centaines d'années, n'est-ce pas ? »
À en juger par ses expériences passées, il n'avait jamais rien vu de décent qui lui ait été offert avec les mots « meilleur que de l'argent ».
À ce Patrick, Hadi répondit :
« Pourquoi te donnerions-nous de telles ordures inutiles ? »
« Ouf… c'est un soulagement. Alors, qu'est-ce que c'est ? »
« Vois-le de tes propres yeux. »
Et quand Hadi fit un signe des yeux, les deux nains de chaque côté de lui apportèrent deux caisses en bois plus hautes qu'eux-mêmes.
Les deux, qui présentèrent les caisses manifestement luxueuses à Patrick, se lancèrent un regard noir avant de dire :
« Attends un peu, espèce de moignon. »
« Je suis 0,2 millimètre plus grand que toi. »
Les deux hommes qui grognaient, leaders du clan des nains, ouvrirent les caisses devant Patrick en même temps.
« Voici le cadeau que nous avons préparé. »
Et au moment où les caisses s'ouvrirent…
« …… »
Même le grand Patrick ne put s'empêcher de laisser tomber sa mâchoire.
À l'intérieur se trouvaient deux paires d'épées jumelles, dont chacune pouvait être reconnue au premier coup d'œil comme des lames d'une renommée incroyable.
Une paire d'épées jumelles blanches qui projetaient une faible lumière blanc pur, si bien qu'aucune ombre ne restait sur la lame.
Et de l'autre côté, une paire d'épées jumelles noires avec une lame d'un noir de jais parfait qui semblait absorber la lumière rien qu'en la regardant.
Les deux paires semblaient extraordinaires à Patrick.
« Ne me dites pas que c'est… mon cadeau ? »
« Hmm, choisis. »
« Ceci ? »
« C'est exact. »
« …… »
« Tu pleures ? »
Allait-il pleurer ou non ?
Ces moignons barbus ont osé… m'émouvoir. M'émouvoir, moi, le grand Grand Maître Dragon Radieux et Double Dragon Patrick Sky Schneider.
À ce stade…
Prenons un moment pour voir pourquoi Patrick était si ému.
L'épée que Patrick utilisait actuellement était une épée en fer bon marché achetée chez un forgeron de production de masse devant l'Académie.
La qualité était si médiocre qu'il l'avait achetée dans une offre « un acheté, un offert ».
Pourquoi Patrick utilisait-il un objet de si basse qualité ?
« Pourquoi d'autre ? C'est une habitude que j'ai prise à cause de mon Maître dans ma vie passée. »
De temps en temps, le Patrick de sa vie passée acquérait ou obtenait une bonne épée et la donnait à son Maître.
En combat réel, la supériorité d'une arme pouvait être une question de vie ou de mort, alors il prenait soin d'offrir une bonne arme à son Maître.
Mais voilà le problème.
À quoi bon lui en offrir une ?
[M-Maître ? Où est l'épée à 5 000 nyang faite avec 30 % d'acier raffiné que je vous ai fabriquée avant ?]
[Hohoho. À propos de ça. Il y a une grave sécheresse cette fois-ci, et beaucoup de gens souffrent, n'est-ce pas ? Alors…]
[Kuh… keoheok…]
Oh, Maître… Maître…
Notre Maître désespéré et trop bon.
Quoi qu'il en soit, il ne pouvait rien lui donner de bon ou de cher.
S'il vendait tout pour aider les pauvres et les souffrants, comment une épée célèbre pouvait-elle être en sécurité ?
Et si son Maître utilisait une épée en fer ordinaire, ses disciples ne pouvaient pas utiliser d'épées chères et de qualité.
À la fin, le Grand Maître Dragon Radieux, Jin Cheon, utilisa une épée en fer à cinq pun jusqu'à sa mort, et quand d'autres personnes le faisaient remarquer…
[Ah, c'est la compétence qui compte, qu'importe l'épée ?]
[Non, regardez ici, Grand Maître Dragon Radieux. Pourtant, pour un artiste martial, la qualité d'une arme est…]
[Oh, c'est ça ? Alors pourquoi vous êtes-vous fait botter le cul par moi alors que vous utilisiez une épée célèbre faite de fer froid vieux de dix mille ans ?]
[…Fils de pute.]
De telles conversations avaient lieu.
En bref, il jouait les durs et faisait comme si cela ne l'intéressait pas. Mais quand même.
« Quel épéiste au monde déteste une épée célèbre ? »
Honnêtement, il était teeeeellement jaloux.
Peu importent les maîtres de secte et les anciens des sectes célèbres et puissantes, même un disciple de première génération utilisait une bien meilleure épée que lui. En voyant ça…
[Tsk tsk tsk, tout ce qui les intéresse, c'est d'avoir l'air cool…]
Extérieurement, il claquait de la langue et faisait preuve de bravade. Mais à quel point était-il envieux à l'intérieur ?
« P-puis-je la toucher ? »
« Bien sûr. »
« Merci. »
Il n'était pas fréquent qu'une telle gratitude pure vienne de Patrick Schneider.
C'était la preuve qu'il était vraiment, sincèrement heureux.
Et l'émotion de Patrick devint encore plus intense après avoir réellement tenu l'objet.
« Ooooooh… »
La première chose qu'il saisit et tint fut l'épée blanche.
Et la première impression qu'il eut fut…
« Elle est légère. »
Elle était si légère qu'il ne pouvait pas croire qu'il tenait une épée dans sa main.
Cela ressemblait plus à tenir une feuille de roseau qu'une épée. Mais…
Swoooosh.
La sensation de couper l'air alors qu'il la balançait doucement.
Un frisson parcourut tout son corps.
Pour le Patrick admiratif.
Le tranchant qui semblait pouvoir couper toute la création de ce monde et la légèreté qui transcendait le bon sens.
Il pouvait clairement sentir le but de celui qui avait fabriqué l'épée.
« C'est pour une épée rapide. »
Utiliser cela rendrait la vitesse de son épée extrêmement rapide.
Et sur le côté, le bras gauche du clan des nains, Klaus, dit :
« Comment est-elle ? C'est une épée faite à partir du dernier Orichalque restant dans notre clan. »
« Orichalque ? N'est-ce pas un métal légendaire des histoires ? »
« On l'appelle ainsi parce qu'il est si rare, mais c'est un métal bien réel. »
« Ooh… »
Normalement, dans ce cas, la question de Patrick aurait dû être : « Ça doit coûter cher, non ? » Mais…
« Je ne peux pas vendre ça. »
Dans ses vies passée et présente combinées, c'était la première fois qu'il ressentait un désir de possession aussi fort pour un objet.
Il ne voulait pas vendre ça, même si on lui offrait une fortune.
À Patrick, qui regardait l'épée avec une expression extatique, Klaus dit :
« Je t'ai observé avant, et tu utilises une escrime qui se concentre sur la vitesse. »
« C'est exact. »
« Dans ce cas, j'ai pensé qu'une épée qui maximiserait cette vitesse serait bonne. Comment est-elle ? Elle te plaît ? »
« Qu'y a-t-il à dire ? C'est la meilleure. »
Aux mots de Patrick, le nez de Klaus était sur le point de monter aux cieux. Mais…
« Tsk tsk tsk, on dit déjà que la vitesse du Double Dragon est inégalée sur le continent, alors à quoi bon aller plus vite ? »
Celui qui claqua de la langue et interrompit sur le côté était le bras droit du clan des nains, Grot.
Il poursuivit avec une expression mécontente.
« Le Duché de Schneider où le Double Dragon s'est installé est adjacent à la Grande Forêt. Dans ce cas, des batailles contre des monstres puissants autres que des humains se produiront fréquemment. N'ai-je pas raison ? »
« Tu as raison. »
En fait, il devait bientôt aller régler ses comptes avec les boss de ces monstres.
À ce Patrick, Grot dit quelque chose qui attira son attention.
« Dans ce cas, ne serait-il pas préférable d'augmenter sa puissance de destruction plutôt que sa vitesse déjà suffisante ? »
« Puissance de destruction ? »
Une expression qui semblait toujours tentante.
Certes, une augmentation de la puissance d'attaque serait d'une grande aide pour affronter les Quatre Calamités.
« Tu dis que cette épée peut faire ça ? »
« Essaie de la tenir. »
Aux mots confiants de Grot, Patrick posa tranquillement l'épée blanche et ramassa l'épée noire. Et…
« Oh ? »
La sensation était différente.
Si l'épée blanche donnait l'impression de soulever une plume, cette épée noire affichait un poids considérable.
« Elle est assez lourde. »
Patrick en tenait une dans chaque main avec désinvolture, mais une personne ordinaire aurait à peine pu la soulever avec les deux mains.
C'était plus lourd qu'une épée à deux mains.
« C'est un objet fait d'Adamantium. »
« …Ça aussi, ça existait en réalité ? »
« Bien sûr, c'est le métal le plus dur et le plus dense du monde. Normalement, il devrait être allié et utilisé seulement dans une certaine mesure, mais je l'ai utilisé pur, confiant dans ta force. »
« …… »
Malgré son poids lourd, la sensation du poids s'ajustant parfaitement dans sa main était très bonne.
S'il balançait ça de toutes ses forces, quelle puissance de destruction cela produirait-il ?
« Ça ne va pas le faire. »
Incapable de se retenir plus longtemps, Patrick bondit de son siège et dit :
« Je vais devoir essayer moi-même pour savoir. »
Ainsi, Patrick prit les trois nains et se dirigea vers son terrain d'entraînement personnel.