Chapitre 315 – Froideur
Cependant, ils ne posèrent pas plus de questions.
À ce moment-là, Lin Wu proposa : « Puisqu’on s’est croisés, pourquoi ne pas s’asseoir ensemble pour manger quelque chose ? »
À peine eut-elle fini de parler que Ren Jifeng s’apprêtait à accepter, mais Gu Yan prit la parole en premier : « Non, j’ai encore des choses à faire. Une autre fois. »
Après Gu Yan, Ji Qingyue ajouta également : « J’ai aussi des arrangements de mon côté, ce n’est pas très pratique aujourd’hui. Une autre fois. »
Ren Jifeng était venu avec Ji Qingyue.
Il ne s’attendait pas à ce que Ji Qingyue dise cela.
En entendant leurs réponses, il marqua une pause, puis dut se résoudre à dire : « Oui… une autre fois, alors. »
Lin Wu prêtait relativement attention à Ren Jifeng.
Elle remarqua son expression et comprit aussitôt que ce que Ji Qingyue appelait « des arrangements » n’était en réalité qu’un prétexte.
Ji Qingyue ne voulait probablement tout simplement pas manger avec elle.
En y pensant, elle réalisa aussi que Ji Qingyue se montrait plutôt distant avec elle : on ne pouvait pas dire qu’il l’appréciait, mais on ne pouvait pas non plus dire qu’il la détestait.
À cette pensée, elle esquissa un sourire un peu gêné et dit : « Dans ce cas, une autre fois. »
Ji Qingyue hocha la tête avec politesse, tapota l’épaule de Ren Jifeng, puis partit le premier.
Quant à Gu Yan, il s’était déjà rassis, avait repris son téléphone et ne prêtait plus attention à Lin Wu.
Le refus de Gu Yan n’était en réalité pas une surprise pour Lin Wu. Cependant, par le passé, même lorsqu’il se montrait volontairement froid, il ne pouvait s’empêcher de jeter des regards furtifs vers elle, de lui prêter attention.
Mais maintenant…
Une fois ce qu’il avait à dire dit, Gu Yan semblait vraiment ne plus se soucier de sa présence.
Lin Wu fronça imperceptiblement les sourcils, puis retrouva aussitôt son expression habituelle et dit d’une voix douce : « Puisque tu sais ce que tu fais, je ne dirai rien de plus. Mais ton oncle et ta tante se font beaucoup de souci pour toi. Quand tu auras un peu de temps, pense quand même à appeler plus souvent à la maison. »
Sur ces mots, elle se tut et se retourna pour partir.
La vieille madame Sun et les siens connaissaient Ren Jifeng et Ji Qingyue.
Les voyant discuter avec Lin Wu, ils observèrent de loin sans aller les déranger.
Lorsque Lin Wu revint, la vieille madame Sun prit la parole : « À part Gu Yan, les deux autres jeunes hommes, ce sont bien le fils du commandant Ren et le petit-fils du vieux maître Ji, n’est-ce pas ? Ils sont tous issus de grandes familles de la capitale, et leurs capacités personnelles sont également excellentes. Ce sont de très beaux partis, surtout le petit-fils du vieux maître Ji. On le voit rarement d’habitude. Pourquoi ne pas avoir discuté un peu plus longtemps avec eux avant de revenir ? »
Lin Wu venait de s’asseoir lorsqu’avant même qu’elle ne parle, Lin Lilan intervint : « Oui, Xiao Wu. Que ce soit Gu Yan ou le jeune maître Ren et le jeune maître Ji, leurs conditions sont excellentes à tous points de vue. Tes deux jeunes sœurs n’ont encore personne. Si c’est approprié, tu pourrais garder un œil pour Xiao Nian et Yao Yao. »
Ces paroles reçurent l’approbation enthousiaste de Xiang Rufang : « Oui, oui, exactement. »
En entendant cela, avant que Lin Wu ne puisse répondre, Jian Nian dit à voix basse : « Mais le jeune maître Gu et le jeune maître Ren sont tous deux éperdument amoureux de ma cousine. Les présenter à nous… ça ne semble pas très approprié, non ? »
Lin Lilan lança à sa fille un regard mêlé de déception et d’agacement : « Qu’est-ce que ça a d’inapproprié ? Les sentiments, ça se cultive. Ils aiment ta sœur, et si ta sœur prend l’initiative de les contacter pour vous mettre en relation, qui sait, peut-être que des sentiments naîtront ? Que ça marche ou non, il faut bien essayer. Si tu n’essaies pas, comment saurais-tu si ça peut marcher ? »
Jian Nian ne dit plus rien.
Ce fut alors au tour de Lin Wu de parler : « Je n’ai pas beaucoup de contacts avec eux en ce moment. Parler de présentations, je n’ose pas trop m’avancer. »
« Ce n’est rien. À l’avenir, s’il y a des banquets et que le jeune maître Gu ou le jeune maître Ji y assistent, tu n’auras qu’à y emmener Xiao Nian et les autres. »