Chapitre 117
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Hydrogen B
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Chapitre 117 : Histoire de l’Abîme
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« J’en attendais trop d’une diplômée de l’école primaire. »
Si tu ne savais pas, tu aurais au moins pu te renseigner avant. Pourquoi fonçais-tu toujours tête baissée ?
La régresseuse se hérissa à ma provocation.
« Je le sais, ça ! L’Abîme s’est formé quand un ancien tyran a massacré des prisonniers et attiré sur lui la colère de la Terre Mère ! »
« C’est exactement ce qu’on enseigne à l’école élémentaire des citoyens. À présent, laisse le meilleur élève du collège militaire t’expliquer. »
C’était un fait si incontestable que la régresseuse ne put même pas se mettre en colère. À court de mots, elle se rabattit sur une objection puérile.
« Tu as dit que tu étais de niveau zéro. Comment quelqu’un comme toi a-t-il pu être le meilleur élève du collège ? »
« Eh bien, tu ne sais vraiment pas ? Si tu disparais comme un fantôme sans prévenir l’école, tu passes aussitôt au niveau zéro. On appelle ça abandonner ses études. »
Elle ne put pas non plus réfuter ça. Après tout, elle n’en avait jamais fait l’expérience.
Tandis que la régresseuse cherchait ses mots, je lui exposai l’histoire avancée qu’on enseignait au collège militaire.
« Après avoir écrasé les rebelles dans un élan irrésistible et capturé d’innombrables prisonniers, le Roi conquérant décida de régler son problème de ravitaillement tout en donnant une leçon à tous. Il ferait tuer les trois cent mille prisonniers. Mais, à peu près à cette époque, la foi en la Terre Mère s’était répandue parmi le peuple, et tuer un ennemi sans l’enterrer était considéré comme un tabou. Le Roi conquérant, qui traînait déjà des cadavres dans son sillage, ne l’entendait pas de cette oreille. Il comptait donc anéantir la foi en la Terre Mère en même temps que les prisonniers. »
Quel était le moyen le plus simple de détruire une foi ?
Facile. Ruiner sa réputation.
À tel point qu’elle ne puisse jamais s’en relever.
« À cette époque, des vagabonds se faisaient appeler fossoyeurs. Ils enterraient les morts en échange de nourriture. Au début, les gens du commun les accueillirent avec joie, car ils se chargeaient d’une tâche ingrate. Mais, à mesure que la guerre s’éternisait et que les vagabonds se multipliaient sans rien faire d’autre que mendier à manger, les gens finirent par les détester. Il arrivait aussi que des bandits se fassent passer pour des fossoyeurs.
« Le Roi conquérant en tira parti. Il annonça que d’innombrables morts étaient à venir, puis convoqua tous les fossoyeurs du pays en les appâtant avec les biens funéraires des soldats qui allaient périr. »
La Terre Mère, autrefois mère de tous ceux qui arpentaient le monde, avait commencé à perdre de son influence à cette époque. L’Empire s’était divisé, l’empereur avait disparu, et les rois qui voulaient réunifier l’Empire pour en devenir empereurs se livraient à des guerres sanglantes.
Les guerres se succédaient. Des montagnes de cadavres s’élevaient, les rivières rougissaient de sang. Au milieu de toutes ces morts et de ces tragédies, il ne resta bientôt que deux prétendants au trône impérial.
Le Roi conquérant et le Roi victorieux.
Deux rois que tout opposait, jusqu’à leur destin.
« Les fossoyeurs s’étaient alors considérablement multipliés. Sans se rendre compte qu’ils allaient prendre part à un massacre colossal, ils accoururent en foule. Ou peut-être le savaient-ils et faisaient-ils semblant de l’ignorer. Ils étaient venus pour les biens funéraires des prisonniers qui allaient mourir. »
Alors, le héraut du Roi conquérant s’adressa aux ouvriers de la Terre Mère, rassemblés là comme un essaim d’insectes.
« Le Roi conquérant donna ses ordres aux fossoyeurs réunis. Nous allons tous les tuer et les déposer dans la fosse que vous creuserez. Creusez donc une fosse aussi grande que possible. Plus elle pourra contenir de corps, plus vous pourrez emporter de biens funéraires. »
« À cette annonce, aveuglés par la richesse, les fossoyeurs rivalisèrent d’ardeur pour creuser la terre. »
Ces fossoyeurs errants avaient besoin que d’autres meurent pour remplir leur propre ventre. Faisant mine de ne pas comprendre ce que leurs actes impliquaient, ils préparèrent les tombes de trois cent mille personnes au nom de la volonté de la Terre Mère.
Pendant trois jours et trois nuits, ils creusèrent. Chaque jour, le sol s’enfonçait davantage tandis que des tas de terre hauts comme des collines s’élevaient tout autour.
Rien n’était plus vaste que le réceptacle de leur avidité. Même une fosse assez grande pour contenir trois cent mille cadavres n’aurait pas suffi à la combler.
En trois jours à peine.
Les fossoyeurs avaient creusé une immense fosse, assez grande pour accueillir trois cent mille personnes.
« Et lorsque la tombe fut achevée… les premiers qu’on y poussa furent les fossoyeurs eux-mêmes, les yeux brillants d’impatience. Le Roi conquérant n’avait jamais eu l’intention de laisser vivre ces épines dans son flanc. »
« Oh ! »
L’immortel poussa une exclamation. La régresseuse, qui avait mis son mécontentement de côté, m’écoutait avec une attention totale.
Seule Tyr affichait un air perplexe.
Qu’est-ce qu’elle avait ? Elle aurait dû être la plus intéressée. D’ordinaire, personne ne prêtait autant attention qu’elle aux récits anciens.
« Ça diffère un peu de l’histoire que je connais… »
Hein ? Elle connaissait cette histoire ? Un livre d’histoire vivant ?
Maudît État militaire ! Qu’est-ce que vous m’aviez appris, au juste ? Vous n’aviez rien vérifié ?
Inutile de poursuivre avec une histoire erronée et de m’enfoncer davantage. Je m’empressai de conclure.
« À cette époque, les fossoyeurs morts avec les trois cent mille personnes lancèrent une malédiction au Roi conquérant. La Terre Mère exauça leur prière et le maudit. Le lieu du massacre devint l’Abîme, et les terres alentour se changèrent en désert stérile où ne coulait pas une goutte d’eau et où pas un brin d’herbe ne poussait. »
J’avais encore d’autres choses à raconter, mais j’abrégeai mes explications. Si le témoin vivant de l’histoire me contredisait, j’aurais eu l’air ridicule.
« Voilà l’Abîme, ce lieu chargé d’histoire. »
À peine eus-je fini que l’immortel, comme s’il attendait son tour, demanda :
« Attendez, Maître. La miséricordieuse Terre Mère a-t-elle vraiment fait ça ? Rendre toute une région inhabitable ? »
Jusqu’à il y a un instant, c’était aussi ce que je croyais. C’était ce qu’on m’avait enseigné.
Le moment était venu de faire bon usage de l’art de se défausser.
« C’est ce que j’ai appris au collège de l’État militaire. Si mon récit est faux, veuillez vous adresser au ministère de l’Éducation de l’État militaire. Ce n’est pas ma faute. »
« Non. C’est simplement un peu différent de l’histoire que j’ai entendue. On m’a dit que l’Abîme avait été créé par la colère du Dieu céleste. »
L’immortel me raconta la version qu’il avait entendue, mais elle me parut absurde.
Je pouvais comprendre que Tyr proteste. Elle était un livre d’histoire vivant, qui avait vécu à proximité de cette époque. Elle avait un lien personnel avec elle.
Mais je ne pouvais pas accepter que toi, tu me corriges. C’était une question de fierté civilisée.
… Pas que j’y puisse grand-chose.
« Il existe d’autres interprétations, comme l’a dit Rashy. Selon l’une d’elles, l’Abîme est la marque du châtiment divin infligé par le Dieu céleste aux fossoyeurs, pour les punir à jamais. Ils ont déformé la volonté de la Terre Mère et activement participé au massacre. »
Tomber dans une fosse ou dans l’Abîme revenait à mourir. La seule différence, c’était qu’après leur mort, ceux qui tombaient dans l’Abîme ne pouvaient pas être accueillis par la Terre Mère.
Alors, peut-être que la malédiction de l’Abîme visait les fossoyeurs eux-mêmes… C’était une autre théorie.
« Bref, c’est tout ce que je sais de cette histoire. »
À cette conclusion abrupte, la régresseuse reprit un air mécontent.
« Quoi ? C’est tout ? La fin est un peu bâclée. »
« Enfin, tout le monde sait ce qui s’est passé ensuite, non ? Maudit par la Terre Mère, le Roi conquérant s’engagea sur la voie de la ruine. Le massacre de trois cent mille personnes, puis son territoire transformé en désert lors de la formation de l’Abîme… Aussi puissant fût-il, il ne pouvait détruire sa propre base de soutien sans en subir les conséquences. Il resta ensuite en position de faiblesse et finit par perdre la bataille décisive contre le Roi victorieux. »
Le Roi conquérant, souverain puissant dont l’ambition aurait pu recouvrir le monde, finit par sombrer.
Le Roi victorieux, que l’on raillait pour son aversion du meurtre, au point de le croire à peine différent d’un moine, remporta finalement la victoire.
Le Roi conquérant, devenu le Roi vaincu.
Le Roi moine, devenu le Roi victorieux.
On disait que cet incident avait marqué un tournant dans l’équilibre des forces entre eux…
« Comme c’est étrange. Cela diffère énormément de l’histoire que je connais. »
« Eh bien ! Même une ligne écrite dans un livre d’histoire ne vaut pas un témoignage de quelqu’un qui a vécu à cette époque ! Écoutez bien, tout le monde. Voici l’histoire vivante d’un livre d’histoire vivant ! »
Sans me rendre compte que je la taquinais un peu, Tyr se lança dans son récit.
« Ne te montre pas trop catégorique. J’ai moi aussi entendu cette histoire de la bouche d’autres personnes. À mon époque, l’Empire fondé par le Roi victorieux était en proie aux ennemis qui envahissaient les terres au-delà du désert. Même alors, lorsque les fidèles du Dieu céleste détenaient le pouvoir, les fossoyeurs parcouraient encore le monde. »
Ça se tenait. La foi en la Terre Mère n’avait pas disparu à la fondation du Sanctuaire.
Même si sa réputation avait souffert, la foi en la Terre Mère s’était répandue partout, comme les mauvaises herbes. On ne pouvait pas l’arracher complètement, même en essayant.
« D’après ce qu’on m’a raconté, toute cette succession d’événements était un complot lâche du Sanctuaire. Dès le départ, les apôtres du Dieu céleste avaient choisi de soutenir le Roi victorieux. Ils ont attiré le Roi conquérant avec de belles paroles, l’incitant à massacrer trois cent mille personnes et à piétiner la foi en la Terre Mère. Les fossoyeurs en furent indignés. »
« Oh. C’est vraiment passionnant. Cela contredit complètement toutes les interprétations précédentes. As-tu des preuves ? »
Tyr hocha la tête et développa son point de vue avec plus d’ardeur que jamais.
« Le Roi victorieux, qui devint empereur après sa victoire, fit de la religion du Dieu céleste la religion d’État. Il les a aussi soutenus dans la fondation du Sanctuaire. Ils n’étaient jusque-là que des prêtres de tribus nomades, et en moins de cinquante ans, ils devinrent une force considérable qui dominait le monde… Ça ne te paraît pas suspect ? »
Il ne faisait aucun doute que le récit de Tyr était le plus proche de l’époque concernée. Si j’avais été historien, ç’aurait été le genre d’information capitale qui m’aurait donné envie de passer le reste de ma vie auprès d’elle à en tirer tous les détails.
Mais son point de vue était beaucoup trop partial.
Tyr avait combattu le Sanctuaire toute sa vie, et la plupart des conteurs qu’elle avait rencontrés suivaient la Terre Mère. On n’y pouvait rien.
« C’est aussi une perspective intéressante. »
Ma réaction tiède déçut visiblement Tyr.
« Tu ne me crois pas… Pourtant, pas un mot de ce que j’ai dit n’est faux. »
« Je ne doute pas de toi, Tyr. Ton récit a en soi la valeur d’un document ancien. »
Quant à savoir si on pouvait se fier à ce document, c’était une autre question.
« Tu sais mieux que quiconque à quel point l’histoire peut être déformée selon le point de vue. Le Sanctuaire t’a toi-même calomniée de façon terrible. »
« …Cela rend mon récit d’autant plus plausible, n’est-ce pas ? Les hypocrites du Dieu céleste ont toujours eu pour meilleure arme leur voix. Ce sont des experts pour tordre et déformer à leur guise les mots qui résonnent dans le monde entier. Les fossoyeurs de la Terre Mère ont peut-être été pris dans le même engrenage. »
« J’ai entendu tant d’histoires de cette époque ! J’ai passé toute ma vie à combattre le Sanctuaire, à dévoiler ses secrets honteux et ses faiblesses pour le traquer. Ces informations devraient être… fiables. Et pourtant, même toi… »
Elle était vraiment sur le point de bouder.
Quand son cœur s’était arrêté, elle avait balayé un petit malentendu sans s’en soucier. Pourquoi se comportait-elle ainsi, maintenant ?
« Allons. Si Tyr avait elle-même assisté à l’événement, je te croirais. Si tu avais vécu à la même époque, ce serait certain, mais tu es plus jeune que l’Abîme. On ne peut pas supposer que toutes les histoires qu’on t’a racontées soient vraies simplement parce que toi, Tyr, tu dis vrai. »
La comparer à un élément géographique posait apparemment un sérieux problème, mais, au mot « jeune », Tyr s’adoucit aussitôt et admit que j’avais raison.
« …C’est vrai. Je suis née plus de cent ans après l’accession au trône du Roi victorieux. »
« Voilà. Comparée à l’Abîme, Tyr est un bébé. On ne sait pas comment les histoires de l’époque ont pu être déformées, ni quelles rumeurs ont circulé. Comme tu le sais, le monde change vite. »
« En effet… »
« Je n’y ai pas assisté moi-même, je ne peux donc pas en être certaine non plus. Comme tu le dis, je suis plus jeune que l’Abîme… »
Voir Tyr hocher la tête, c’était assister à une pièce absurde sur l’injustice du temps qui passe.
Avant qu’elle ait le temps de reprendre ses esprits, je frappai dans mes mains et lançai :
« Très bien ! Nous avons dissipé le malentendu et appris des choses, alors on s’arrête là pour aujourd’hui ? Utilisons les ingrédients que Shei a sortis et préparons un vrai festin ! »
Alors que je tentais de passer à autre chose, Tyr, qui était restée silencieuse à réfléchir, bougea.
Elle s’approcha à petits pas, leva les yeux vers moi et prit la parole.
« …Hyu. En y réfléchissant bien, tu n’as cessé de comparer mon âge à celui de l’Abîme. Est-ce que tu te moques de moi ? »
Ah. Je m’étais fait prendre.
Qu’est-ce que j’allais faire ?
D’une voix hébétée, je répondis :
« Ah, haha ? »
« … »
Boum. Un petit poing s’enfonça dans mon plexus. Mon torse se plia à quatre-vingt-dix degrés et, un battement de cœur plus tard, une douleur atroce m’envahit.
Son art du sang était absurdement puissant. Même après que son poing m’eut frappé, il ne ralentit pas. Mon corps fut même légèrement soulevé.
« Ouf ! Attends, Tyr… ! Ton poing pique un peu… ! »
« …Hmph. »
Tyr pivota sèchement et quitta la pièce. Je restai un moment allongé par terre, à gémir.
Tandis que je roulais sur le sol, l’immortel se pencha au-dessus de moi et claqua la langue.
« Tss, tss. Je savais que ça finirait comme ça. Je me suis tu par égard pour votre position, Maître, mais vous l’avez bien cherché. »
« Mêle-toi de tes affaires… ! »
Même si je m’étais pris un coup dans le plexus, je n’allais pas me faire dévorer… ! Ma situation était plusieurs fois meilleure que la tienne.
« Ah, à propos. Pourriez-vous peut-être réchauffer la pièce ? Peut-être parce qu’elle a perdu tant de sang, Callis a toujours froid. »
En me frottant le ventre, je répondis sans détour :
« Quelle prison dispose d’un chauffage individuel ? Couvre-la avec plus de couvertures. »
« C’est déjà fait ! »
« Si elle a encore froid, qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? Dormez en vous serrant l’un contre l’autre. »
« Ça aussi… c’est déjà fait… »
Quoi ? Vous en étiez déjà là ?
« Ne vous méprenez pas ! Je ne repousse pas les femmes qui viennent à moi, mais je ne la laisserais pas se fatiguer alors qu’elle est blessée ! Ce serait terrible si sa blessure empirait ! »
Une fois Callis rétablie, elle allait bien assez vite récolter le reste des fruits. Je répondis sans grand intérêt :
« Alors, tu fais déjà tout ce que tu peux. Va vérifier qu’elle mange correctement. »
Pour une fois, l’immortel parut hésiter.
« Est-ce… à moi de le faire ? »
« Qui d’autre le ferait, moi ? »
« C’est que… cette idée me met aussi un peu mal à l’aise. Oubliez ma question. Je vais m’en charger. »
Tu allais le faire de toute façon. Une fois dans l’assiette, contente-toi de te laisser dévorer sans bruit. Pas besoin d’en faire toute une histoire.
Je m’étendis de tout mon long sur le sol et me plongeai dans mes pensées.
Le passé que la régresseuse avait vu, au moment où l’immortel s’était réveillé.
À en juger par ses paroles et ses actes, un lieutenant-général était probablement venu à ce moment-là aussi. À l’époque, personne à Tartare n’aurait pu arrêter un lieutenant-général accompagné du Roi des Chats.
Le moi du passé était probablement mort à ce moment-là.
Contrairement à lui, j’étais encore en vie.
J’avais réussi.
J’avais fait de mon mieux et échappé à la mort. J’avais donc rempli mon devoir envers moi-même.
Après avoir échappé à la mort et changé le cours du destin, je calculais comment m’y prendre après ma sortie de prison lorsque mes pensées descendirent soudain sous l’Abîme.
Attends. À bien y réfléchir, ça voulait dire que les esprits rancuniers des fossoyeurs et les trois cent mille cadavres reposaient sous cette terre, non ? Des cadavres qui n’avaient ni pourri ni été dévorés par les insectes depuis plus de treize cents ans, sous l’Abîme ?
… Enfin, ce n’était probablement rien.
« Ouaf ? »
Comme je ne me relevais toujours pas, Azzy posa ses pattes avant sur mon corps. À son appel, je bondis sur mes pieds.
« Et si nous préparions les ingrédients et les faisions cuire, un procédé qui n’apporte rien sur le plan nutritionnel, mais les pare d’un peu de goût et d’arôme ? »
« Ouaf ! »
Azzy aboya joyeusement, sans comprendre un traître mot.
Notes :
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