Chapitre 7 266
Alors que cette énergie obscure déferlait et que la puissance terrifiante du Grand Dao semblait sur le point d’écraser Long Chen, le lotus doré derrière lui s’embrasa. Sa lumière se transforma en épées acérées, qui transpercèrent la brume noire et pulvérisèrent cette puissance du Grand Dao.
En voyant la brume noire se dissiper, Long Chen secoua la tête. Heureusement que le Lotus de la Vertu Dorée a gagné beaucoup d’énergie lors de la bataille contre la Race des Renards d’Argent de la Mer du Nord. Sinon, cette énergie maudite aurait été vraiment difficile à gérer…
Cette énergie obscure contenait une trace de volonté terrifiante. Sa puissance était telle que même Cang Lu ne pouvait pas l’absorber.
« Yan Xu et le Maître des Ténèbres se sont alliés ? Les neuf cieux sont vraiment en danger ! » ne put s’empêcher de soupirer Long Chen.
Tandis que la lumière dorée pénétrait la brume et la purifiait de cette volonté, Huo Linger et Cang Lu se mirent à dévorer la brume. Huo Linger absorbait le pouvoir de la Flamme de Yan Xu, tandis que le reste revenait à Cang Lu.
La fusion de l’énergie obscure et de la Flamme de Yan Xu est vraiment puissante. Elle a épuisé une grande partie de l’énergie du Lotus de la Vertu Dorée. La dixième feuille était sur le point d’apparaître, mais il n’y a plus aucune chance, maintenant. Tant pis…
C’était regrettable, mais même s’il avait pu tout recommencer, il aurait agi de la même façon. Après tout, sans laisser cette femme utiliser ses atouts, il n’aurait pas découvert qui se cachait derrière le Culte de Mara. Il n’aurait alors pas appris que Yan Xu avait trahi les neuf cieux et s’était même allié au Maître des Ténèbres, ni entendu parler de la fameuse Malédiction du Samsara et des graines du Dao de Yan Xu. Ces informations valaient largement le prix payé.
Quant aux autres qui possédaient ce genre de graine du Dao, Long Chen ne s’inquiétait pas. Miao Yin et Zi Yan risquaient d’en rencontrer, mais elles étaient assez puissantes pour maîtriser des experts de ce niveau. De plus, dès qu’elles sentiraient le danger, elles frapperaient aussitôt pour tuer. Elles ne feraient pas comme lui et ne laisseraient pas leurs ennemis déployer toute leur puissance.
Après tout, Long Chen était seul et n’avait que lui-même à protéger. En revanche, Zi Yan et Miao Yin menaient d’immenses armées. Pour éviter les pertes, elles réprimeraient leur curiosité et feraient ce qui servait le mieux les intérêts de tous : tuer leurs ennemis sans attendre. Hors de question de les laisser utiliser cette Malédiction du Samsara.
Huo Linger et Cang Lu eurent bientôt fini d’absorber la brume noire. Au même moment, Long Chen sentit les lames séparées d’Evilmoon l’appeler. Il n’avait pas le temps de se reposer. Il exécuta aussitôt les Pas du Nuage Stellaire et disparut.
…
« Vous avez entendu ? Le doyen de la première académie de l’Académie du Haut Firmament, celui qu’on appelle le numéro un de la jeune génération humaine, ravage les branches du Culte de Mara. Il en a déjà détruit plus de vingt. »
« J’ai entendu dire qu’ils s’étaient divisés en trois groupes et ne laissaient aucun survivant sur leur passage. »
« Et le quartier général du Culte de Mara ? Pourquoi n’a-t-il pas réagi à cette attaque soudaine ? Il ne compte pas défendre les branches qu’il a mis tant d’efforts à développer ? »
« Envoyer des renforts ? Ils ne savent même pas à quel point l’autre camp est puissant. Comment pourraient-ils en envoyer ? Ils risqueraient simplement d’y laisser leur peau. Si le Culte de Mara avait un minimum de jugeote, il aurait immédiatement ordonné à ses branches de se replier au quartier général. »
La nouvelle de l’attaque contre le Culte de Mara se répandit comme une traînée de poudre. Tous, stupéfaits, se demandaient également comment le Culte allait réagir.
L’Académie du Haut Firmament avait vraiment cessé de faire profil bas : elle avait décidé d’étaler sa puissance en déclenchant une guerre d’extermination contre un suzerain suprême. Tout le monde en resta stupéfait. D’innombrables factions envoyèrent des espions surveiller les quartiers généraux connus du Culte de Mara ; dans le même temps, de nombreux monstres assoupis, cachés depuis d’innombrables années, s’éveillèrent.
Nul ne savait pourquoi ces deux géants avaient décidé de se battre à mort en un moment aussi dangereux. Les guerres d’une telle ampleur étaient déjà presque inconnues ; pourquoi fallait-il qu’elles éclatent maintenant ? La nouvelle de ce qui s’était passé avec la Race des Renards d’Argent de la Mer du Nord s’était certes répandue, mais elle n’avait suscité que quelques paroles haineuses. Personne ne trouvait crédible qu’un tel événement puisse déclencher une guerre pareille. Il devait y avoir des raisons plus profondes.
S’ils avaient su que tout cela était réellement dû à la langue détestable d’une seule personne, qu’en auraient-ils pensé ?
S’ils avaient su que, lorsque Long Chen avait déclaré la guerre, il ignorait même que la personne qu’il visait appartenait au Culte de Mara, quelle tête auraient-ils faite ?
…
Bzzz.
Une ancienne cité était nichée au cœur d’une vaste chaîne de montagnes. D’innombrables pavillons imposants s’élevaient jusqu’aux nuages. Ils scintillaient, tandis que l’espace entre eux se tordait pour former un immense vortex. Des silhouettes par milliers en jaillissaient. Nombre d’entre elles étaient couvertes de sang, et toutes semblaient terrifiées.
On dirait que j’avais raison : le Culte de Mara a ordonné à ses branches de battre en retraite. Mais l’ordre a manifestement tardé. Les pontes ne sont donc pas si futés. Le temps qu’ils se réveillent, ils avaient déjà perdu un nombre incalculable de vies qu’ils auraient pu sauver, songea quelqu’un, tapi dans l’ombre.
Il avait pensé que, si le Culte de Mara était intelligent, il ferait abstraction de l’identité de l’attaquant et des raisons de l’attaque pour donner la priorité au retrait de toutes ses troupes. Il s’était attendu à une réaction immédiate, mais les hauts responsables avaient manifestement tenu une réunion assez longue et n’avaient donné l’ordre qu’une fois parvenus à un consensus.
Des dizaines de millions d’experts jaillissaient de cette immense formation de transport spatial. Mais des cris de désespoir retentissaient aussi de l’autre côté, avant que certaines sections ne soient coupées. Quelqu’un avait manifestement interrompu leur transfert spatial, et les cris ne laissaient aucun doute : ceux qui se trouvaient de l’autre côté ne verraient pas le soleil du lendemain.
Le vortex continuait de clignoter de façon chaotique. Des silhouettes par milliers en sortaient, dans une véritable débandade. Elles étaient couvertes de sang, désorientées et paniquées.
Un ancien était couvert de sang, la moitié du corps arrachée. Il rugit avec haine à l’intention du vortex derrière lui : « Maudit sois-tu, Long Chen ! Si tu en as le courage, viens donc à notre quartier général ! »
À peine eut-il fini de parler, alors que le portail spatial qu’il venait de franchir était sur le point de se refermer, qu’une petite fleur de lotus de flammes en jaillit soudain.
« AAH ! »
Une multitude de personnes poussèrent des cris en voyant ce lotus.
BOUM !
La fleur de lotus de flammes, grosse comme un poing, explosa en plein cœur du chaos. Des flammes multicolores dévorèrent les réfugiés. La plupart n’étaient que de simples disciples, qui ignoraient ce qui se passait ; ils furent réduits en cendres sur-le-champ. Des dizaines de millions périrent dans les flammes, et seuls quelques milliers survécurent.
« C’est… le pouvoir d’une Flamme céleste ! »
« Il y en a plus d’une ! »
« J’ai cru entendre des incantations au moment de l’explosion. On aurait dit… l’Écriture du Nirvana… »
Tous ceux qui assistaient à la scène en restèrent abasourdis. Personne ne s’était attendu à ce que cette minuscule fleur de lotus de flammes renferme une puissance aussi terrifiante. Même les Souverains célestes à demi-pas étaient carbonisés ; ils ressemblaient à des cadavres desséchés, et seule leur haine les maintenait debout dans le ciel.
À cet instant, des auras terrifiantes s’élevèrent du quartier général du Culte de Mara.
« Bon sang, vous comptiez attendre que tout le monde soit mort pour sortir ? Qu’est-ce que vous foutiez ?! »
En percevant ces auras terrifiantes, les témoins restèrent sans voix. Même au beau milieu d’une telle crise, ces gens avaient trouvé le moyen de rester en retraite ? À quoi pensaient-ils ?
« Académie du Haut Firmament, le Culte de Mara ne trouvera pas le repos tant que vous ne serez pas morts ! » retentit un rugissement furieux.
« Ne vous en faites pas, je ne vous laisserai pas vous reposer, même si vous le voulez ! » répondit une voix calme.
Long Chen, vêtu de noir, apparut juste devant les portes de la cité.