Chapitre 1 371
Traducteur : EndlessFantasy Translation Éditeur : EndlessFantasy Translation
Ses attributs avaient atteint un niveau absurde.
Garen lui-même ignorait quels dégâts il causerait s’il déployait toute sa puissance.
Il savait seulement que, lors de son dernier affrontement avec le Dieu de la Mort, cela n’avait causé que des dégâts mineurs. Il s’était complètement rétabli en une demi-journée.
« Tu viens avec nous pour la Bataille décisive ? » lui demanda à voix basse la Maîtresse démon de la Tromperie.
« C’est la bataille finale ?
— La dernière, confirma la Maîtresse démon de la Tromperie d’un signe de tête. Tes capacités ont atteint leur limite. Peut-être que le champ de bataille te fera prendre conscience de quelque chose. »
Garen hocha lentement la tête.
Il ne lui restait qu’à stimuler ses attributs pour les faire augmenter progressivement.
Comme de nombreux points de Potentiel étaient devenus des points d’attribut, le calcul de son esprit de Volonté ne semblait connaître aucune limite. Il n’avait encore jamais déployé toute sa puissance au combat.
En dépassant le millier de points dans ses attributs, il avait également obtenu un changement qualitatif de ses capacités surnaturelles spéciales.
Sa Force pouvait provoquer de gigantesques séismes, tandis que son Agilité lui permettait de parcourir instantanément de très longues distances. Il était aussi immunisé contre tous les sorts liés au temps.
Quant à sa Vitalité, elle lui conférait une capacité de régénération fulgurante. Il pouvait y recourir une fois par jour. Tant qu’au moins la moitié de son corps était intacte, il pouvait se rétablir entièrement. Seuls ses points de Potentiel seraient dépensés.
Son Intelligence avait un double effet dévastateur : un seul coup provoquait instantanément le double de dégâts.
À vrai dire, Garen lui-même savait qu’il surpassait un Esprit véritable ordinaire. Ses seuls attributs étaient suffisamment terrifiants pour écraser de nombreuses entités.
Quelle puissance représentaient mille points de Force ? À part lui, personne ne le savait. Même la Maîtresse démon de la Tromperie ne l’avait pas vu à l’œuvre depuis longtemps.
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Le septième champ de bataille.
Le Maître démon de la Distorsion avait ouvert une brèche dans la partie centrale du Plan de la Substance primaire, une zone où l’énergie se distordait, entre l’Alliance des Dieux et l’Alliance du Ruisseau-Mère.
La bataille entre les Esprits véritables, les Maîtres démons et les Dieux avait transformé cette région en zone morte. La disparition du Dieu de la Lune et de l’Amour l’avait même changée en une zone mystérieuse d’une étendue incommensurable.
La nuit noire dissimulait toute la région. De l’extérieur, elle ressemblait à un paysage ordinaire de montagnes, mais dès qu’on pénétrait dans un certain périmètre, une énergie spatio-temporelle distordue vous emportait dans un monde d’une autre dimension.
Aucune armée de chair à canon supplémentaire n’avait été envoyée, et même les généraux de haut rang n’étaient pas venus.
L’Alliance des Dieux était piégée dans une sphère défensive, où elle résistait jusqu’à son dernier souffle, comme une bête acculée.
Garen avait suivi la Maîtresse démon de la Tromperie pour rejoindre l’équipe du Temple du Vide et de l’Alliance du Ruisseau-Mère, qui se dirigeait vers la région. Cette dernière bataille déciderait du sort de ce monde. En réalité, n’importe qui aurait compris que l’issue ne faisait aucun doute : le sort du monde était scellé depuis la première invasion du Vide.
L’Alliance du Ruisseau-Mère était un vaste univers, impossible à dénombrer. Chaque univers engendrait des groupes de créatures semblables à celles de ce monde. L’invasion d’un monde si minuscule par une armée aussi immense révélait le formidable écart de puissance entre les grands mondes.
Au fil de la guerre, les Créatures du Vide et les Esprits véritables avaient été aguerris jusqu’à atteindre une puissance sans précédent. Celle des Dieux avait été réduite à l’extrême, leurs fidèles ayant été massacrés.
On pouvait s’attendre à ce que cette bataille soit la dernière dans le monde d’origine ; peut-être n’en resterait-il ensuite pas la moindre trace.
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Dans la brume grise, Garen et une équipe suivaient un sentier forestier.
À côté d’eux s’étendait une falaise bordée de barrières en bois. La brume se prolongeait au loin, jusqu’à une distance impossible à discerner.
On entendait par moments le chant des oiseaux. C’était peut-être une chouette, ou quelque autre créature.
Les membres de l’équipe étaient enveloppés dans des capes noires qui dissimulaient entièrement leur corps et leur visage. Pas un centimètre de peau n’était visible.
Garen ne faisait pas exception. En levant la tête, il ne voyait que le dos de la personne qui marchait devant lui. Comme lui, elle était enveloppée dans une cape noire déchirée. Il entendait ses pas légers, mais pressés.
Il tourna la tête vers la droite. Le visage vaguement familier de la Maîtresse démon de la Tromperie était caché sous sa cape. Il n’en distinguait qu’une petite partie de profil.
« Voici le Sentier perdu. L’Âme véritable déchue s’est alliée à tous les Esprits véritables pour utiliser la Persona divine et le Royaume divin de la Déesse de la Lune. Ils ont recouvert leurs pouvoirs oniriques et transformé cet endroit en un immense monde, autrement dit, en un petit univers. »
Un murmure s’éleva à l’avant du groupe. C’était une femme.
Garen tressaillit : il reconnut la voix du Maître démon de la Distorsion.
« Le Sentier perdu. Seule une personne qui suit cette équipe aux capes noires peut entrer dans la véritable brume. Sinon, même un Dieu ne pourrait sortir de cette brume bleu pâle », expliqua à voix basse le Maître démon de la Distorsion.
L’équipe aux capes noires s’avança dans un bruissement, tourna et poursuivit sa route.
Une femme vêtue de noir, tenant un parapluie, apparut sur le sentier devant eux. Son visage était caché par le parapluie noir, mais elle se tenait bien droite au milieu du chemin, face à l’équipe qui approchait, sans dire un mot.
« Ne la regarde pas ! » Garen s’apprêtait à l’examiner de plus près lorsqu’une main lui tapa brusquement sur le dos.
« C’est un symbole chaotique, qui incarne la confusion !
— Un symbole chaotique ?
— Oui. Toute entité qui l’aperçoit ou voit son visage se perd complètement dans cette brume. La cristallisation de ce symbole a piégé trois Dieux intermédiaires et un Dieu supérieur de ce monde d’origine, lui transmit la Maîtresse démon de la Tromperie. Bon, n’en parlons plus. »
Garen réprima aussitôt son envie de poser d’autres questions.
Il suivit lentement l’équipe et passa devant la femme au parapluie noir. Celle-ci resta silencieuse au milieu du chemin, laissant passer l’équipe aux capes noires.
Garen ne vit que ses jambes.
C’étaient des jambes de femme, pâles et fines, chaussées de rouge. Des marques noires les maculaient, leur donnant un aspect de mauvais augure.
Après avoir dépassé la femme au parapluie noir, l’équipe poursuivit sa route sur une certaine distance avant de pousser un soupir de soulagement.
« Tout le monde, restez sur vos gardes et ne vous éloignez pas de l’équipe aux capes noires. Évitez aussi de toucher les autres capes noires, celles qui ne sont pas portées par nos membres. Ce sont des phénomènes naturels de ce petit monde ; ils n’ont pas de réalité matérielle et, si vous les touchez, je ne pourrai pas maîtriser la situation », rappela le Maître démon de la Distorsion.
« Les Dieux semblent avoir libéré quelque chose qui fait échapper tout ce petit monde onirique au contrôle du Seigneur Âme véritable déchue. Il est désormais envahi par quantité de choses qui nous dépassent. »
Garen fut stupéfait.
Au départ, il avait cru que cette équipe aux capes noires était composée de Maîtres démons ou d’Esprits véritables, mais à présent, il semblait que la plupart de ses membres n’étaient ni les uns ni les autres.
Sur ses gardes, il poursuivit sa route dans la brume avec l’équipe. À gauche s’étendait une forêt noire, dont les arbres oscillaient dans le vent. À droite, une rangée de barrières noires longeait une falaise noyée dans la brume.
Il ignorait combien de temps ils devraient encore avancer ainsi.
Finalement, au bout d’un peu plus d’une demi-heure, la brume autour de l’équipe s’éclaircit.
Frouich !
Garen sentit sa tête s’alourdir. Sa vue se brouilla et, soudain, il se retrouva hors de la région jusque-là enveloppée de brume.
Il se tenait sous un ciel nocturne étoilé. Une forêt noire les encerclait, et ils se trouvaient toujours sur un sentier sinueux.
La seule différence, c’était qu’à gauche du sentier s’étendait un bois, tandis qu’à droite se dressaient des arbres dénudés. Leurs cimes semblaient soutenir la lune rouge doré.
On aurait dit que la lune dans le ciel était tombée et s’était posée au sommet de ces arbres.
« La Région divine déchue », entendit Garen dire à la Maîtresse démon de la Tromperie.
« Garen, sois prudent. Nous sommes dans la Région du Chaos spatio-temporel. Ne quitte pas ce sentier. Si tu t’en écartes, tu seras projeté dans une faille spatio-temporelle chaotique dont tu ne pourras pas revenir. »
« Aucun de nous ne peut voir les autres maintenant. Il ne nous reste qu’à avancer. À partir de maintenant, tu peux croiser n’importe quel Dieu piégé sur ce chemin. La bataille a officiellement commencé. N’hésite pas à attaquer ou à tout détruire. Même la forme véritable de l’Âme véritable déchue ne peut rien détruire ici », avertit le Maître démon de la Distorsion.
« Chaque lune dans les grands arbres représente un Maître démon déchu ou un Dieu tombé ici. »
Garen se tint sur ses gardes.
Ce monde étrange, qui ressemblait à un rêve, était peut-être le royaume onirique que l’Âme véritable déchue avait déplacé dans l’univers, où elle imposait aux Dieux de ce monde les règles d’un système onirique entièrement différent.
Il regarda à gauche et à droite, mais ne vit personne.
Tout en avançant lentement, Garen retira sa cape noire et scruta attentivement les environs.
En tant que Seigneur démon supérieur — même s’il n’était pas un Esprit véritable —, il connaissait bien mieux le royaume onirique que n’importe quel Seigneur démon ou Dieu ordinaire.
Après avoir marché un moment, Garen aperçut deux chaises disposées au bord du sentier, dans la forêt.
Les chaises en bois noir se faisaient face sur l’herbe, comme si quelqu’un y avait été assis peu auparavant.
Le silence était lugubre. Un sentiment d’oppression s’insinuait peu à peu en lui.
« Une chaise au bord du chemin, ça signifie qu’on peut s’arrêter et se reposer un instant. » Le visage de Garen changea et il se dirigea à grandes enjambées vers les chaises.
Cling.
Soudain, tout ce qui se trouvait devant lui se brisa. Sa vue se brouilla et il se retrouva au milieu d’une mer de nuages.
Au loin, une immense baleine faite de nuages blancs surgit de la mer de nuages, bondit, puis replongea.
Des sphères rouge sang pendaient dans le ciel comme des cocons.
« Le pouvoir des rêves… » Garen reconnut la nature de ces énormes sphères. C’était une technique d’emprisonnement couramment utilisée au combat par les Maîtres démons. Chaque cocon sanglant représentait un champ de bataille. Au moins un Maître démon ou un Esprit véritable s’y livrait à un combat à mort.
Plus d’une dizaine de sphères gigantesques flottaient silencieusement au-dessus de l’océan de nuages, immobiles. Pas un bruit.
« Il est presque temps d’en finir. » Une voix stridente retentit soudain derrière Garen.
Il se retourna aussitôt et vit deux sphères lumineuses dorées jaillir des profondeurs de l’océan de nuages pour fondre sur lui.
« Tiamat ? Et le Dieu de la Mort ? » Garen plissa les yeux et regarda les deux sphères dorées se rapprocher.
Les sphères lumineuses prirent la forme de silhouettes, l’une blanche, l’autre rouge. L’une était un monstre à cinq têtes ; l’autre portait une robe noire et avait au visage une paire d’yeux brillants injectés de sang.
Deux auras divines s’entremêlèrent et enveloppèrent Garen.
*Couverture par des auras divines… Personas divines en deçà du seuil minimal ; Vitalité suffisante pour immuniser…*
Son esprit de Volonté lui transmit l’information, et les deux auras divines furent repoussées par Garen.
Sa Vitalité, qui dépassait le millier de points, avait atteint un niveau sans précédent. À moins d’avoir affaire à un Dieu supérieur, il pouvait repousser instantanément la majorité des auras divines de ce monde.
« Sale Créature du Vide ! Même si nous devons être bannis ensemble, je ne te laisserai pas t’emparer de ce monde ! » rugit le Dieu de la Mort, furieux.
« Sale ? » Garen haussa un sourcil. Il vit les deux Dieux lever les bras. Un Souffle du dragon aux cinq couleurs et un Rayon de la Mort noir et rouge jaillirent. Son champ de vision fut noyé dans un flot multicolore.
Boum !!
Un coup de poing.
Garen frappa tout doucement.
L’attaque façonnée par les pouvoirs divins se dispersa comme des bulles.
Une énergie colossale écrasa tout sur son passage, jusqu’à fissurer l’espace comme une toile d’araignée noire, et fondit sur les deux Dieux.
Telles des brindilles noires, les fissures en toile d’araignée s’étendirent furieusement et encerclèrent une vaste zone en éventail devant Garen.
Paf ! Paf !
Au bruit sec des deux impacts, les Dieux esquivèrent rapidement et évitèrent de justesse le bord de la toile d’araignée.
« Vous esquivez ? » L’expression de Garen resta inchangée.
Il lança un autre coup de poing vers eux deux.
Boum !!
Son coup provoqua une immense secousse. Les deux Dieux esquivèrent rapidement. Il leur suffit de sentir les ondes de force de la secousse pour comprendre que la puissance de Garen dépassait de loin toute limite raisonnable. Si les Damnateurs divins et les Bêtes géantes disposaient d’une puissance et d’un pouvoir de profanation des divinités qui leur valaient la vénération des Dieux, alors la puissance de Garen devait avoir atteint son paroxysme et pouvoir détruire toutes les règles.
Cette secousse colossale était une attaque née naturellement.