Chapitre 6 530
Chu Feng avait fusionné la formation de Bai Yunqing avec celle de la Résidence sacrée des Sept Royaumes, qui déversait son énergie spirituelle dans l’objet sacré.
L’avidité de la Résidence sacrée des Sept Royaumes avait fini par servir les intérêts de Chu Feng.
Même si l’objet sacré s’emballait, tout le monde croirait que la coupable était la Résidence sacrée des Sept Royaumes, et non Chu Feng.
…
Un royaume spatial se trouvait à proximité de l’objet sacré. On y apercevait une montagne noire, constituée d’un trésor de cultivation. Au sommet se trouvait une caverne scellée.
Au pied de la montagne se dressait un palais somptueux. Une aura rouge sombre s’en échappait et s’écoulait vers la caverne.
Cette aura rouge sombre provenait manifestement de l’objet sacré, mais elle avait été raffinée pour devenir une énergie utilisable à des fins de cultivation.
Un membre de la Secte des Enfers flottait au-dessus du palais. Il était beau garçon, mais son visage d’une pâleur cadavérique lui donnait un air sinistre. C’était Zhao Feng, le filleul de Baili Xuankong.
C’était lui qui avait découvert comment raffiner l’énergie de l’objet sacré à l’aide d’une anomalie naturelle, afin de la transformer en ressource de cultivation.
« Digne du fils biologique de mon parrain. Mon petit frère Zilin est vraiment talentueux. Sa cultivation va progresser à pas de géant après ça », remarqua Zhao Feng en regardant la caverne.
Boum !
Des ondes de choc se propagèrent depuis la caverne. Au même moment, l’aura rouge sombre qui s’y écoulait ralentit.
« On dirait que c’est tout pour le moment. »
Zhao Feng comprit que Baili Zilin avait atteint ses limites et ne pouvait plus absorber d’aura rouge sombre. Il fila donc dans le palais.
À peine eut-il franchi le seuil qu’il entendit plusieurs gémissements de douleur, mais il n’y prêta pas attention. Tous ces gens étaient des victimes qu’il avait fait capturer par ses manigances. Malgré son apparence somptueuse, le palais n’était en réalité qu’une prison.
Une atmosphère sinistre régnait dans les lieux.
Zhao Feng ouvrit la porte d’une cellule. De l’autre côté se trouvait un tout autre décor : une pièce joliment aménagée, qui ressemblait à celle d’une jeune fille. Des desserts et des fruits étaient posés sur la table, mais personne n’y avait touché.
Une fois entré, Zhao Feng referma vite la porte, de peur que les bruits du dehors ne parviennent jusqu’ici. Il jeta un regard à la nourriture intacte, soupira, puis tourna les yeux vers un coin de la pièce.
Une femme était assise en tailleur, en pleine cultivation. Elle avait un visage innocent et portait une robe blanche. Aucun homme n’aurait pu s’empêcher de la regarder une seconde fois. Des carillons étaient attachés à sa taille, ce qui lui donnait un air enjoué.
C’était Feng Ling.
« Mademoiselle Feng Ling, vous n’êtes pas obligée de cultiver par terre », dit Zhao Feng avec un sourire.
« Si vous vous souciez vraiment de moi, vous me laisseriez partir. Vous ne trouvez pas hypocrite de prétendre vous inquiéter pour moi tout en me gardant enfermée ici ? » ricana Feng Ling.
« Vous vous méprenez, mademoiselle Feng Ling. » Zhao Feng ouvrit la porte, laissant les cris de douleur envahir la pièce. « Vous ne trouvez pas que je vous traite déjà très bien ? Sans ma protection, vous souffririez avec les autres. »
Zhao Feng referma la porte après ces mots.
Les cris étaient si intenses que Feng Ling était loin d’avoir l’air aussi calme qu’auparavant.
« Qu’attendez-vous de moi ? » demanda-t-elle.
« Mademoiselle Feng Ling, mes intentions ne sont-elles pas assez claires ? Je vous ai dit que je vous avais remarquée depuis longtemps, mais que les règles de notre secte m’empêchaient de révéler mon visage. À l’époque, vous étiez déjà une prodige réputée de la Galaxie de la Lignée. Dès que je vous ai vue, je n’ai plus pu détacher les yeux de vous. Vous êtes la femme de mes rêves.
« Ce que je veux est très simple. Je veux seulement que vous m’épousiez et deveniez ma femme. Mais j’ai bien peur que les choses se compliquent. » Zhao Feng prit un air soucieux.
Feng Ling fronça les sourcils. Ce n’est pas du tout facile pour moi de t’épouser. Tu ne me plais pas. Elle demanda néanmoins : « Quelles complications ? »
« Savez-vous qui je suis ? Permettez-moi de me présenter à nouveau. Je suis Zhao Feng, l’un des principaux membres de la nouvelle faction de la Secte des Enfers, et le filleul de Baili Xuankong. Mon petit frère, Baili Zilin, a une rancune contre ce garçon qui s’appelle Chu Feng.
« Non seulement vous connaissez Chu Feng, mais vous êtes aussi très proches. Cela complique les choses si je veux faire de vous ma femme. Toutefois, il est encore possible de régler le problème.
« Si vous rejoignez notre Secte des Enfers et dites à mon petit frère Zilin que vous n’êtes pas une amie proche de Chu Feng et que vous êtes prête à vous occuper de lui pour moi, je vous promets que vous quitterez cet endroit saine et sauve, et que vous recevrez des ressources de cultivation au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Avec votre talent, je suis certain que vous pourrez devenir une figure aussi redoutable que moi.
« Et si vous nous aidez à nous occuper de Chu Feng, ce sera une grande réussite. Vous aurez alors toutes les chances de m’épouser », dit Zhao Feng.
« Baili Zilin est ici, lui aussi ? » demanda Feng Ling.
« Oui. Il va bientôt sortir de sa retraite. Allons le voir ensemble », répondit Zhao Feng.
« D’accord. » Feng Ling hocha la tête et se leva.
Ravi de l’entendre, Zhao Feng tenta de lui prendre la main, mais elle l’évita.
« Si vous voulez m’épouser, vous devrez me respecter. Je n’aurai aucun contact physique avec un homme avant le mariage », dit Feng Ling.
Zhao Feng fronça les sourcils.
Feng Ling lui adressa alors un doux sourire, et son froncement de sourcils s’atténua.
« Jeune maître Zhao, vous me comprenez, n’est-ce pas ? Je suis sûre que vous n’aimez pas les femmes qui n’ont aucune limite », dit Feng Ling d’un ton bien plus doux, ce qui fit sourire Zhao Feng.
« Bien sûr. Je suis un gentleman. »
Zhao Feng guida Feng Ling.
Alors qu’ils sortaient du palais, un homme émergea de la caverne. C’était Baili Zilin.
Zhao Feng fila aussitôt jusqu’au sommet de la montagne, suivi par Feng Ling.
Baili Zilin fut contrarié de voir Feng Ling. C’était peut-être leur première rencontre, mais il avait déjà vu des portraits d’elle. À vrai dire, il avait vu des portraits de tous ceux qui connaissaient Chu Feng.
Il savait aussi que Feng Ling était retenue prisonnière ici et que Zhao Feng était intervenu pour qu’on la traite bien.
« Petit frère Zilin, félicitations pour avoir achevé ta retraite avec succès. Tu as atteint le septième rang du Royaume du Vrai Dieu d’un seul coup », dit Zhao Feng.
« Dommage que je n’aie pas réussi à atteindre le neuvième rang du Royaume du Vrai Dieu », fit remarquer Baili Zilin.
« Tu ne peux pas dire ça. Les niveaux de cultivation sont importants, mais la puissance au combat l’est tout autant. Avec ton talent et ta force, petit frère Zilin, même au septième rang du Royaume du Vrai Dieu, ta puissance au combat fait de toi le plus puissant sous le niveau des Dieux célestes », dit Zhao Feng.