Chapitre 5 920
« Tu aimes donc tant l’ouvrir. »
Chu Feng attrapa la sœur de Tan Yu et lui asséna un coup de poing en plein visage. Son nez se tordit, ses dents claquèrent dans sa bouche et le sang gicla de tous côtés. Elle grimaça de douleur.
Malgré tout, elle cria : « Grand frère, sauve-moi ! »
Elle était futée. Même leur plus puissant Ancêtre avait dû s’agenouiller. Plus personne, dans la secte, ne pouvait la sauver. Son seul espoir reposait sur son idiot de grand frère.
Mais avant que Tan Yu ait pu prononcer un mot, Chu Feng l’interrompit : « Tan Yu, elle a manqué de respect à ma bien-aimée. Ce n’est plus une affaire entre vous deux. »
Une aura glaciale émanait de Chu Feng et s’insinuait dans l’âme de chacun, leur faisant sentir distinctement son intention meurtrière. La foule eut l’impression d’avoir été précipitée en enfer, dont Chu Feng était le maître.
Cette intention meurtrière ne se manifesta pas seulement aux membres de la Secte du Soleil et de la Lune, mais aussi à Tan Yu.
Tan Yu regarda Chu Feng et lui dit : « Seigneur, j’ai eu le malheur de voir une brebis galeuse naître dans ma famille. C’est elle qui m’a plongé dans ma situation actuelle. Elle mérite de mourir pour vous avoir manqué de respect. Quelle que soit la punition que vous lui infligerez, je ne pourrai que vous en être reconnaissant. »
La petite sœur de Tan Yu tourna aussitôt les yeux vers son mari, espérant qu’il la sauverait. Mais celui-ci, bien qu’il fût le petit-fils du maître de secte, tomba à genoux et fondit en larmes.
« Seigneur, cette femme ne m’est rien ! C’est elle qui m’a drogué et poussé à m’en prendre à Tan Yu. Pour prouver sa loyauté envers notre Secte du Soleil et de la Lune, elle est même allée jusqu’à arracher de ses propres mains le dantian de son grand frère. C’est parce qu’elle s’y est mal prise que nous n’avons pas pu me greffer la lignée de Tan Yu.
— Je sais que j’ai aussi commis des fautes, mais c’est parce qu’elle m’a séduit ! C’est elle la véritable responsable de cette affaire ! Seigneur, je vous en prie, punissez-la sévèrement ! » s’exclama le petit-fils du maître de secte d’une voix larmoyante, comme s’il était la victime.
La petite sœur de Tan Yu en resta stupéfaite. Jamais elle n’aurait cru que son mari révélerait un tel visage dans cette situation où leur vie était en jeu, alors qu’elle était allée jusqu’à s’en prendre à son grand frère pour lui. Les larmes se mirent à couler sur son visage.
Elle n’avait pas pleuré lorsque Chu Feng lui avait fracassé le visage, mais la froideur de son mari la fit fondre en larmes.
Pourtant, ce n’étaient que des larmes de crocodile. Elle était bouleversée parce qu’on l’avait blessée, pas parce qu’elle regrettait d’avoir fait du mal à son grand frère.
Chu Feng ne changea donc pas d’avis à cause de ses larmes. Au contraire, une idée lui vint à l’esprit.La torture physique ne signifie rien pour des gens pareils. En la punissant psychologiquement, je lui ferai mieux comprendre ses crimes et le mal qu’elle a infligé aux autres.
Chu Feng matérialisa alors une dague de formation et la tendit au petit-fils du maître de secte. « Va lui arracher le dantian. »
Mais le petit-fils du maître de secte repoussa la dague vers Chu Feng.
L’Ancêtre et le maître de secte furent furieux en voyant cela.
« Espèce de salaud ! Obéis au seigneur et estropie cette garce ! »
Ils estimaient devoir se plier à la volonté de Chu Feng et satisfaire tous ses caprices. Peut-être qu’une fois satisfait, il se lasserait et leur laisserait la vie sauve.
Le petit-fils du maître de secte secoua pourtant la tête.
La petite sœur de Tan Yu fondit en larmes.Et s’il avait fait semblant d’être froid tout à l’heure ? M’aime-t-il encore ?
À cet instant, le petit-fils du maître de secte déclara : « Seigneur, la dague que vous avez matérialisée sur un coup de tête n’a peut-être aucune valeur à vos yeux, mais elle n’est pas différente d’un trésor sacré. La souiller du sang de cette garce serait un blasphème. Ma propre dague fera l’affaire. »
Le petit-fils du maître de secte se releva et sortit une dague de son Sac cosmique.
Il saisit l’épaule de la petite sœur de Tan Yu de la main gauche et lui enfonça la dague dans le corps. Tandis qu’elle hurlait de douleur, il fit tourner la lame pour la mutiler. Lorsqu’il la retira enfin, une petite sphère lumineuse y était accrochée.
Il avait l’habitude de faire ça ! Il avait dû arracher le dantian de nombreuses autres personnes, sans quoi ses gestes n’auraient pas été aussi assurés.
« Seigneur. » Le petit-fils du maître de secte s’agenouilla et leva les mains bien haut pour présenter à Chu Feng le dantian de sa femme.
Chu Feng jeta un regard à la petite sœur de Tan Yu. Son visage était déformé par une douleur atroce, mais elle n’était plus capable de produire le moindre son.Elle a dû comprendre maintenant ce que son grand frère a ressenti à l’époque. Dans ce cas, je vais abréger ses souffrances.
Fff !
Chu Feng fit pivoter son poignet, et la dague de formation qu’il tenait transperça la gorge de la petite sœur de Tan Yu. Elle s’effondra au sol, morte.
Il avait fait arracher son dantian par son mari pour venger Tan Yu, puis lui avait ôté la vie parce qu’elle avait insulté Zi Ling.
« Révèle-moi les noms de ceux qui ont participé à l’estropier, à l’époque », ordonna Chu Feng au petit-fils du maître de secte.
Le petit-fils du maître de secte était terrorisé. Il avait estropié sans hésiter sa femme, qui s’était dévouée à lui, et n’avait même pas versé une larme ensuite. Cela montrait à quel point il était impitoyable.
Il récita donc d’une traite une liste de noms. La plupart étaient des Anciens et des disciples haut placés de la Secte du Soleil et de la Lune, et ils se trouvaient tous ici, aujourd’hui.
Ils savaient qu’ils avaient peu de chances de survivre à cette épreuve, mais ils s’avancèrent tout de même et s’agenouillèrent lorsque leurs noms furent prononcés. Ils implorèrent désespérément sa clémence.
Ils voyaient bien que Chu Feng était impitoyable ; ils supplièrent donc Tan Yu en secret.
Tan Yu hésita. Les principaux responsables de cette affaire étaient le maître de secte de la Secte du Soleil et de la Lune, son petit-fils et la petite sœur de Tan Yu. Les autres n’avaient joué qu’un rôle secondaire.
Certains s’étaient contentés de l’insulter à l’époque ; il était possible qu’ils n’aient même pas connu la vérité.
Fff !
Chu Feng libéra une simple pensée, et sa puissance écrasante s’abattit sur eux : tous ceux qui étaient agenouillés se changèrent en une mare de sang sur-le-champ. Il les avait tous tués !
Tan Yu resta stupéfait. Il regarda Chu Feng avec effroi.