Chapitre 3 062
« C’est également ce que pense ce junior. J’ai donc décidé de commencer par percer dans ma cultivation. Une fois devenu Immortel céleste de rang cinq, je m’appliquerai à comprendre les principes martiaux contenus dans ce bracelet. »
« Je verrai si je peux en tirer assez de compréhension pour percer au rang six du Royaume de l’Immortel céleste. »
« Si je parviens à percer au rang six du Royaume de l’Immortel céleste, je n’aurai plus rien à craindre des jeunes générations du Clan céleste Li, même si elles s’en prennent à moi. »
« Seulement, si je fais cela, je crains de ne pas arriver à temps pour la Compétition martiale des favoris célestes », dit Chu Feng.
« Tu peux tout aussi bien renoncer. Le résultat de la Compétition martiale des favoris célestes n’a aucune importance pour toi, à présent. »
« Après tout, aucun jeune de notre Grand Royaume supérieur des Mille Mondes n’est de taille à rivaliser avec toi. Tes véritables adversaires, désormais, sont les jeunes générations du Clan céleste Li », dit Chu Youyuan.
« Hum », acquiesça Chu Feng.
Chu Feng savait lui aussi que participer à la Compétition martiale des favoris célestes n’avait plus aucun sens. Sa cultivation était manifeste : dès qu’on la verrait, on comprendrait qu’il était plus puissant que tous les jeunes du Grand Royaume supérieur des Mille Mondes.
De plus, si Chu Feng avait voulu participer à cette compétition, à l’époque, c’était pour faire ses preuves auprès du Clan céleste Chu.
À présent, il n’avait plus besoin de faire ses preuves lors de la Compétition martiale des favoris célestes. Il devait plutôt obtenir justice auprès du Clan céleste Chu.
Chu Feng devait accroître sa cultivation non seulement pour affronter le Clan céleste Li, mais aussi pour s’en prendre au Clan céleste Chu.
S’il parvenait réellement à atteindre le rang six du Royaume de l’Immortel céleste, le Clan céleste Chu devrait sérieusement réfléchir avant de lui chercher des ennuis.
Après tout, un talent pareil devait être cultivé, et non étouffé.
Chu Feng se retira ensuite pour cultiver en isolement.
Il avait déjà acquis une compréhension suffisante pour percer au rang cinq du Royaume de l’Immortel céleste.
En outre, même si la puissance de la Tribulation divine était redoutable, Chu Feng s’y était peu à peu habitué. Il ne tarda donc pas à percer du rang quatre au rang cinq du Royaume de l’Immortel céleste.
Il se mit alors à étudier les principes martiaux du Bracelet du royaume mystérieux de la métamorphose.
Il fallait du temps pour comprendre les principes martiaux du Bracelet du royaume mystérieux de la métamorphose, et ils étaient extrêmement difficiles à saisir. Chu Feng dut donc s’y consacrer un certain temps.
Il finit néanmoins par en comprendre une partie. Cette portion des principes martiaux lui suffit à percer du rang cinq au rang six du Royaume de l’Immortel céleste.
Mais Chu Feng ne s’en contenta pas. Il n’avait compris qu’une partie des principes martiaux contenus dans le bracelet. Les lumières qui y scintillaient renfermaient encore bien d’autres principes. S’il continuait à les étudier, il pourrait percer une nouvelle fois.
Malheureusement, cette fois-ci, son souhait ne se réalisa pas.
Les principes martiaux du Bracelet du royaume mystérieux de la métamorphose étaient désormais encore plus difficiles à comprendre. Chu Feng passa dix jours à tenter de saisir ceux qui lui restaient, sans succès. Il finit par renoncer.
Il décida de se rendre auprès du Clan céleste Chu afin d’obtenir justice.
« Aînés, le voyage que nous allons entreprendre sera très dangereux. Si vous tenez à nous accompagner, vous devriez vous réfugier dans le repaire », dit Chu Feng en faisant apparaître le repaire des Bêtes bandits.
Chu Feng avait pris le contrôle du repaire. En somme, il transportait désormais un petit monde avec lui.
Ying Mingchao et Zi Xunyi avaient appris ce qui était arrivé à Chu Feng et étaient déterminés à faire route avec lui.
Craignant qu’un accident ne survienne, Chu Feng voulait les mettre à l’abri dans le repaire.
« Chu Feng, si tu fais ça, tu prends ton grand frère de haut. »
« Est-ce que ton grand frère et ta grande sœur Xunyi ont l’air de gens qui craignent la mort ? » lança Ying Mingchao, visiblement mécontent de la proposition de Chu Feng.
Il savait naturellement que Chu Feng pensait à sa sécurité. Mais qui était Ying Mingchao, au juste ?
Sa cultivation avait beau se situer parmi les plus faibles du Grand Royaume supérieur des Mille Mondes, il restait un héros de son époque.
Ying Mingchao avait une détermination et une fermeté que les gens ordinaires ne possédaient pas.
S’il avait décidé d’accompagner Chu Feng, c’était précisément pour partager ses épreuves et ses tribulations.
Ce serait évidemment l’idéal si Chu Feng obtenait justice. Mais s’il échouait, Ying Mingchao était résolu à maudire le Clan céleste Chu et à mourir avec Chu Feng.
« Aîné, ce n’est pas ce que je voulais dire. Je voulais seulement… » Chu Feng voulut encore tenter de le convaincre. Il ne voulait vraiment pas que Ying Mingchao soit mis en danger à cause de lui.
Mais Chu Youyuan leva la main et dit à Chu Feng : « Chu Feng, inutile de te comporter ainsi. Durant ce voyage, non seulement j’obtiendrai justice pour toi, mais je garantirai aussi ta sécurité. »
Un léger sourire aux lèvres, Chu Youyuan prononça ces mots.
À sa vue, le cœur de Chu Feng s’émut. Ce n’était pas un sourire ordinaire : il respirait une confiance absolue.
Chu Youyuan avait confiance en lui-même.
Chu Feng renonça alors à toute objection. Il rappela le repaire des Bêtes bandits et le rangea dans son Sac cosmique.
Puis il sourit légèrement et dit : « À vrai dire, moi aussi, je souhaite que nous fassions route ensemble, tous les quatre. »
« Haha, voilà qui est mieux ! Le voyage sera bien plus intéressant si nous sommes ensemble », rit Ying Mingchao à gorge déployée.
Chu Feng et les autres se dirigèrent ensuite vers le Clan céleste Chu.
À leur arrivée devant l’entrée du Clan céleste Chu, ils découvrirent qu’elle était envahie de cultivateurs martiaux, qui remplissaient le ciel comme la terre. L’endroit était encore plus animé et bruyant que la fois précédente.
De plus, des représentants de la Terre sainte de la Chute des étoiles, de la Vallée du Paradis, du Palais impérial du Dao, de la Salle de la Secte Fantôme et de toutes les autres grandes puissances étaient présents.
« On dirait que la Compétition martiale des favoris célestes a été reportée pour une raison ou une autre. »
« Chu Feng, nous arrivons à point nommé. Nous avons juste à temps rattrapé la Compétition martiale des favoris célestes. »
« C’est l’occasion rêvée. Aujourd’hui, j’obtiendrai justice pour toi devant tous les héros de notre Grand Royaume supérieur des Mille Mondes », dit Chu Youyuan à Chu Feng.
« Je vous en remercie, aîné », répondit Chu Feng en joignant le poing.
« Allons-y. Il est temps qu’ils paient le prix », déclara Chu Youyuan avant d’emmener Chu Feng, Ying Mingchao et Zi Xunyi en direction du lieu où se tenait la Compétition martiale des favoris célestes.
Une île flottait dans le ciel. C’était une formation, et c’est là que se déroulait la Compétition martiale des favoris célestes.
Sur la tribune d’honneur de la compétition, presque tous les experts du Clan céleste Chu étaient présents, à l’exception de leur chef de clan.
Les Anciens suprêmes du Clan céleste Chu étaient eux aussi là.
Le grand-père de Chu Zhiyuan et celui de Chu Haoyan se tenaient sur l’estrade. Ces deux hommes méprisables affichaient des sourires ravis. Ils semblaient d’excellente humeur.
Le Saint Souverain de la Terre sainte de la Chute des étoiles, le maître de la Vallée du Paradis et le Maître de la Salle de la Secte Fantôme étaient également sur la tribune d’honneur. Le Maître du Palais impérial du Dao n’était pas là, mais de nombreux experts du Palais impérial du Dao étaient présents.
On pouvait dire que tous les plus grands experts du Grand Royaume supérieur des Mille Mondes étaient réunis sur la tribune d’honneur. C’était un spectacle grandiose, le genre de scène qu’on aurait pu raconter toute sa vie après l’avoir vue.
Pourtant, malgré la présence de tous ces personnages prestigieux, aucun d’eux n’occupait le siège d’honneur.
Une personne inconnue y était assise.