Chapitre 1 341
Soudain, Eggy demanda d’un ton légèrement inquiet : « Chu Feng, comptes-tu utiliser la huitième entaille ? »
C’était que l’utilisation du Tabou terrestre : Entaille céleste n’avait rien d’anodin. Cette technique imposait des exigences extrêmement élevées au corps. Avec sa cultivation et son corps actuels, Chu Feng subirait déjà quelques légères répercussions en utilisant la septième entaille. S’il recourait à la huitième, les conséquences seraient sans aucun doute bien plus graves.
« Si je veux le vaincre complètement, je dois utiliser la huitième entaille », acquiesça Chu Feng.
Même si le Tabou terrestre : Entaille céleste risquait d’entraîner de graves répercussions, Chu Feng devait tout de même poursuivre et libérer la huitième entaille. Pour vaincre Wang Qiang, il n’avait pas le choix.
Chu Feng plissa donc les yeux. Des éclairs se mirent à jaillir dans son regard, tandis que le froid qui y luisait s’intensifiait de plus en plus. Enfin, la puissance martiale dans son corps commença à changer et il cria d’une voix tonitruante : « Huitième… »
« Arrête !!! »
« J’avoue, j’avoue ma défaite ! » Pourtant, avant que Chu Feng ne puisse libérer la huitième entaille, un cri retentit soudain. En tournant les yeux vers sa provenance, Chu Feng découvrit qu’il s’agissait de Wang Qiang.
À cet instant, Wang Qiang avait le teint blême. Non seulement il balaya sa manche pour dissiper son Tabou terrestre : Bête d’améthyste, mais il tenait également un drapeau blanc qu’il agitait sans relâche.
« J’avoue ma défaite. J’avoue, j’avoue, j’avoue ma défaite. Arrê, arrête de te battre. Tu as gagné, ça te, te suffit ? » poursuivit Wang Qiang.
Tout le monde resta stupéfait. Chu Feng lui-même en demeura bouche bée. Personne n’aurait imaginé que, alors que le combat avait atteint une telle intensité et était devenu si féroce, Wang Qiang reconnaîtrait soudain sa défaite.
Pour les cultivateurs, reconnaître leur défaite était une chose qu’ils s’efforçaient d’éviter à tout prix, car c’était déshonorant. Beaucoup préféraient risquer de mourir au combat plutôt que de s’avouer vaincus.
Pourtant, Wang Qiang était encore loin de risquer sa vie. Il avait déjà reconnu sa défaite, et avec une telle désinvolture. La foule ne put que fixer, incrédule, son comportement éhonté.
« Ce petit tyran ne serait-il pas un peu trop sans vergogne ? Tout à l’heure, il parlait de tuer Chu Feng. Et maintenant, il reconnaît sa défaite ! » À cet instant, certains ne purent s’empêcher de se moquer de Wang Qiang.
Quant à Chu Feng, il ne répondit rien et conserva son air détendu et désinvolte.
Après tout, puisqu’il n’avait pas eu à libérer la huitième entaille, il avait échappé aux répercussions. De plus, Wang Qiang ayant reconnu sa défaite, il était le vainqueur.
Forcer son adversaire à reconnaître sa défaite après un combat acharné semblait même plus honorable que de dévoiler toute sa puissance pour le dominer et le vaincre.
En outre, Chu Feng n’éprouvait aucune haine ni rancune profonde envers Wang Qiang. Même si ce dernier avait une bouche particulièrement insolente, Chu Feng ne ressentait pas vraiment d’antipathie à son égard. Il ne chercha donc pas à l’humilier pour avoir reconnu sa défaite.
« Tss, qu’est-ce que vous, vous pouvez bien y con, connaître ? C’est ce qu’on ap, appelle savoir faire preuve de sa, sagesse et ne pas se bat, battre quand les chances sont con, contre soi. »
« Et puis, on est à quel si, siècle ? Vous n’avez que le com, combat et le meur, meurtre en tête. Vous manquez vraiment de qua, qualité inté, intérieure. »
Wang Qiang était vraiment sans vergogne. C’était pourtant lui qui avait provoqué ce combat au départ et parlé de tuer Chu Feng. Mais à présent, il rejetait toute la faute sur la foule qui l’entourait.
Il prenait un air d’innocence absolue, comme si tout était la faute des autres.
« Qu’est-ce que tu racontes ? Qui ne pense qu’à se battre et à tuer ? C’est toi, pas vrai ?! » Comme on pouvait s’y attendre, quelqu’un se mit à dénoncer Wang Qiang.
Mais Wang Qiang était manifestement un vieux renard rusé. Il esquiva le piège qu’on lui tendait et ignora complètement ceux qui le dénonçaient.
Comme s’il était seul au monde, Wang Qiang demanda : « Quel gen, genre d’endroit est-ce ici ? »
« C’est le Vil, Village antique des Sceaux ! Et en quoi le Vil, Village antique des Sceaux excelle-t-il ? »
« En, en techniques d’Es, Esprit du Monde. Puisque vous vou, voulez vous mesurer l’un à l’autre, alors affron, affrontons-nous dans les techniques d’Es, Esprit du Monde. »
« Exactement, af, affrontons-nous dans les techniques d’Es, Esprit du Monde. Chu Feng, oses-tu te mesu, mesurer à moi dans les techniques d’Es, Esprit du Monde ? » demanda Wang Qiang en se tournant vers Chu Feng.
« D’accord. Comment veux-tu t’y prendre ? » demanda Chu Feng avec un sourire.
« Eh ben, tu n’as peur de rien, toi ! Tu as ac, accepté mon défi tout de suite ? » Voyant que Chu Feng avait accepté sans la moindre hésitation, Wang Qiang hésita. De toute évidence, il ne s’attendait pas à ce que Chu Feng, dont la puissance de combat était écrasante, soit aussi sûr de lui en matière de techniques d’Esprit du Monde.
« Je ne crois pas que je vais perdre. Alors pourquoi aurais-je peur ? » demanda Chu Feng en souriant.
« Bien parlé ! Quel courage ! » En entendant ces mots, les gens autour d’eux se mirent à acclamer Chu Feng.
Chu Feng et Wang Qiang étaient tous deux très puissants, mais c’était Chu Feng qui avait conquis la foule. Quant à Wang Qiang, il s’était attiré son hostilité.
Presque tout le monde éprouvait, à des degrés divers, de l’antipathie pour Wang Qiang. Chu Feng, lui, ne suscitait que leur estime et leur admiration.
Pour le dire sans détour, même si Chu Feng lâchait un pet, les gens le trouveraient parfumé.[1.Rebel01 : Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez ces gens ????? Xima : Je ne veux surtout pas le savoir !!!]
Quant à Wang Qiang, quoi qu’il fasse, les gens ne pouvaient pas le supporter.
Telle était la différence de statut entre Chu Feng et Wang Qiang dans le cœur de la foule.
« Tr, très bien. Puisque tu es si con, confiant, choisissons une épreuve dif, difficile. »
« Re, regarde. Le ciel est déjà lu, lumineux. La deuxième épre, épreuve du Village antique des Sceaux va bientôt commencer. »
« Dé, défions-nous pour savoir lequel de nous passera la deuxième épre, épreuve et entrera le premier dans le Vil, Village antique des Sceaux. Qu’en dis-tu ? » proposa Wang Qiang.
« Très bien. Faisons comme ça », répondit Chu Feng sans se presser.
« Non, non, pas encore. » Pourtant, juste après que Chu Feng eut accepté, Wang Qiang se mit soudain à agiter les mains.
« Qu’y a-t-il encore ? » demanda Chu Feng.
« Ce gen, genre de défi ne se, serait pas difficile. Puisqu’on va se mesu, mesurer, autant au, augmenter un peu la diffi, difficulté », dit Wang Qiang.
« Comment comptes-tu compliquer les choses ? » demanda Chu Feng avec un sourire.
Même s’il savait que Wang Qiang cherchait délibérément à lui compliquer la tâche, Chu Feng voulait savoir quel stratagème celui-ci comptait employer.
Chu Feng savait s’adapter à toutes les situations. Peu importait le tour que Wang Qiang lui réservait, il accepterait le défi sans hésiter. Tout était sous son contrôle.
« Puisqu’on va se mesu, mesurer, il faut na, naturellement mettre quelque chose en jeu », dit Wang Qiang.
« Quelque chose en jeu ? Tu veux parier ta vie contre la mienne ? » demanda Chu Feng.
« Pa, parier nos vies ? Tu crois que ça a été fa, facile pour mes pa, parents de me don, donner naissance ? Sans raison ni mo, motif, tu veux parier ta vie. Tu sais à quel point c’est irrespec, irrespectueux envers tes parents ? » refusa catégoriquement Wang Qiang.
Soudain, quelqu’un lança d’un ton moqueur : « À mon avis, tu n’oses pas parier ta vie. »
« Des con, conneries ! Qu’est-ce que moi, Wang, Wang, Wang Qiang, je n’oserais pas faire ? » protesta Wang Qiang.
« Si tu as du courage, pourquoi ne paries-tu pas ta vie contre Chu Feng ? »
« C’est vrai, tu n’étais pas venu régler tes comptes avec lui ? Alors pourquoi es-tu terrorisé, maintenant ? » demandèrent plusieurs personnes.
« Ig, ignorants ! »
« Qu’est-ce que vous pou, pouvez bien y con, connaître ? »
« La vie est pré, précieuse. C’est un don des cieux, elle est le fruit du tra, travail de vos pa, parents. On ne peut pas la mettre en jeu dans un par, pari. Sinon, ce serait un affront immense, ce serait aller contre la volonté des cieux. Vous déce, décevriez le mon, monde et vos pa, parents », argumenta Wang Qiang.
« Dans ce cas, que proposes-tu de parier ? Tu peux bien nous faire part de ton idée », dit Chu Feng.
« Puisqu’on va parier, autant miser gros. » En parlant, Wang Qiang sortit de son Sac cosmique une boîte de jade de la taille d’une paume.
« C’est un trésor. »
En voyant la boîte de jade, tous les regards se mirent à briller, y compris celui de Chu Feng.
La boîte était extrêmement raffinée, et resplendissait de couleurs éclatantes. Des runes et des symboles la recouvraient entièrement.
Au premier coup d’œil, on devinait qu’elle était faite d’une matière particulière et qu’un puissant Spirite du Monde y avait ensuite apposé une Formation spirituelle tout aussi puissante.
Sans même savoir ce que contenait la boîte de jade, on voyait qu’elle avait déjà une grande valeur.
« Da, dans cette boîte de ja, jade se trouve le trésor de ma fa, famille. »
« Je vais m’en ser, servir pour par, parier avec toi. » Sur ces mots, Wang Qiang ouvrit la boîte de jade.
En voyant cela, tous les regards se braquèrent sur la boîte. Chacun cherchait à deviner quel trésor elle pouvait bien contenir pour qu’on l’ait enfermée dans un tel écrin.
« Bon sang, ce n’est que de la merde ! » Lorsque Wang Qiang ouvrit la boîte de jade, tous les présents se couvrirent précipitamment le nez et la bouche, puis se mirent à jurer.
Quel que fût l’objet contenu dans la boîte, dès que le couvercle s’ouvrit, une puanteur plus de cent fois pire que celle des excréments s’en dégagea. En un instant, l’odeur envahit toute la zone.