Chapitre 1 255
Cette femme était d’une beauté exceptionnelle. Sa peau, claire comme le jade, était aussi rosée et douce que l’eau. On aurait dit que de l’eau en aurait jailli si l’on avait pressé sa peau.
De plus, sa tenue était particulièrement révélatrice : elle portait une robe rose. Le haut dévoilait la moitié supérieure de sa poitrine, lisse et ronde, tandis que le bas laissait voir ses belles jambes. Elle assumait pleinement sa sensualité.
Cette tenue mettait parfaitement en valeur sa silhouette ardente. En la regardant, les hommes ne pouvaient résister à leur désir et leurs yeux s’attardaient sur elle.
Quant aux hommes peu déterminés, à sa vue, ils ne parvenaient plus à se maîtriser et se mettaient à saigner du nez.
Mais au-delà de sa silhouette sexy et ardente, son visage était lui aussi d’une beauté exceptionnelle. Son regard semblait capable de pénétrer jusqu’à l’âme ; il était irrésistiblement charmeur. Plus important encore, cette femme dégageait une maturité particulière qui empêchait les autres de lui manquer de respect.
Bien qu’elle eût l’apparence d’une belle femme sexy, au point de faire baver bon nombre d’hommes et de leur donner envie de la plaquer au sol, son aura singulière les dissuadait de l’approcher. Ils n’osaient que l’admirer de loin, sans se permettre de lui manquer de respect de près.
Cette femme était véritablement l’incarnation parfaite d’une reine.
En la voyant, la foule fut saisie de stupeur. Mais Chu Feng et Bai Ruochen furent les plus choqués.
Car cette femme n’était autre que Bai Suyan, la mère de Bai Ruochen.
« Mère ! »
À la vue de sa mère, Bai Ruochen s’exclama malgré elle. Elle se précipita vers Bai Suyan et se jeta dans ses bras.
Bien que Bai Ruochen fût une personne très forte, elle n’en restait pas moins une jeune fille. En retrouvant sa mère, elle baissa sa garde et cessa de faire semblant d’être forte. Elle la serra dans ses bras, enfouit son joli visage contre sa poitrine et se mit à pleurer sans retenue, laissant éclater tout son chagrin.
« Ma fille, je suis désolée de t’avoir laissée souffrir », dit Bai Suyan en ouvrant grand les bras pour serrer Bai Ruochen contre elle.
Comme elles étaient mère et fille, il était naturel qu’elles s’étreignent après une si longue séparation.
Pourtant, à cet instant, la foule resta bouche bée, les yeux écarquillés devant la scène.
Les hommes que sa beauté avait fait baver furent particulièrement stupéfaits ; ils en restèrent la bouche grande ouverte. Incrédules, ils balbutièrent : « Elle… elle… elle… c’est la mère de Bai Ruochen ? »
La stupeur de la foule n’avait rien d’étonnant. Bai Suyan était bien la mère de Bai Ruochen, mais elle paraissait extrêmement jeune et d’une beauté extraordinaire.
À les regarder, la différence entre leurs beautés sautait aux yeux. Bai Suyan était ardente, tandis que sa fille était froide ; chacune avait son propre charme.
Bai Suyan semblait certes plus âgée que Bai Ruochen, mais elles ne ressemblaient absolument pas à une mère et sa fille. On les aurait plutôt prises pour des sœurs.
À cet instant, Bai Suyan ne se souciait guère des expressions stupéfaites des spectateurs. En voyant sa fille pleurer dans ses bras, elle sentit son cœur se serrer.
« Ma chère fille, je sais qu’on t’a fait du tort. Mais ne t’inquiète pas, je ne laisserai personne te maltraiter. Dans toute la Région de Cyanwood, personne n’a le droit de s’en prendre à ma fille. »
« Viens, dis-moi laquelle est Tao Xiangyu et lequel est Qin Lingyun », demanda Bai Suyan d’une voix douce.
Bai Ruochen fut surprise par ces paroles. Avant même qu’elle ait pu appeler sa mère et lui raconter ce qui s’était passé, celle-ci était déjà arrivée. Et elle était venue furieuse, lui demandant aussitôt qui étaient Tao Xiangyu et Qin Lingyun.
De toute évidence, sa mère avait appris ce qui était arrivé à Bai Ruochen à la Montagne de Cyanwood. Elle s’était donc précipitée sur place.
Bai Ruochen connaissait le caractère de sa mère. Si elle lui disait maintenant qui était Tao Xiangyu, celle-ci, avec son tempérament, ne laisserait certainement pas passer l’affaire.
Mais après avoir longuement hésité, Bai Ruochen ne parvint plus à contenir son chagrin et tourna les yeux vers Tao Xiangyu.
« Attends-moi ici, ma fille. » Après ces mots, Bai Suyan se dirigea lentement vers Tao Xiangyu.
En la voyant, l’Ancien chargé de la gestion au Département des sanctions demanda : « Qui êtes-vous ? »
« Bai Suyan, la mère de Bai Ruochen », répondit-elle.
« Ainsi, vous êtes Madame la maîtresse de secte de la Secte de l’Ascension. Que nous vaut votre visite ? » demanda de nouveau l’Ancien du Département des sanctions, d’un ton particulièrement cassant.
En tant que grand Ancien chargé de la gestion, il ne prenait pas en considération une simple maîtresse de secte d’une organisation affiliée.
Pourtant, à sa grande surprise, Bai Suyan l’ignora complètement et s’arrêta devant Tao Xiangyu. Un sourire éclatant aux lèvres, elle lui lança : « Eh bien, jeune fille, tu es plutôt jolie. Tu dois être Tao Xiangyu, n’est-ce pas ? »
« Oui. Et alors ? » Tao Xiangyu fronça les sourcils. En apprenant que Bai Suyan était la mère de Bai Ruochen, elle s’était sentie contrariée et avait pris un ton hostile.
« Paf ! » Le sourire de Bai Suyan se mua soudain en une expression glaciale. Elle leva le bras et gifla violemment Tao Xiangyu. Le coup fut si puissant qu’il faillit la jeter à terre.
Cette scène soudaine stupéfia tout le monde. Une simple maîtresse de secte d’une organisation affiliée osait gifler une disciple du Département des sanctions, sous les yeux d’un Ancien chargé de la gestion du Département ? Elle courait tout simplement à sa perte.
« Paf, paf, paf, paf, paf… »
Mais qui aurait cru que cette gifle ne serait qu’un début ? Aussitôt, une succession de claques retentissantes s’abattit sur le visage de Tao Xiangyu.
En un instant à peine, Bai Suyan lui donna près de cent gifles.
Tout alla si vite qu’au moment où cela prit fin, le joli visage de Tao Xiangyu était couvert de marques rouges. Du sang coulait aussi de la commissure de ses lèvres.
Tao Xiangyu chancela dans les airs. Ses jambes finirent par fléchir et elle se mit à tomber. Si Bai Yunxiao, qui se tenait à côté d’elle, ne l’avait pas rattrapée aussitôt, elle se serait écrasée au sol. Les gifles de Bai Suyan semblaient l’avoir assommée.
« Vous osez gifler ma cadette Tao ? Où croyez-vous être ? Qu’est-ce qui vous fait croire que quelqu’un comme vous peut se conduire aussi odieusement en pareil lieu ? » Après avoir rattrapé Tao Xiangyu, Bai Yunxiao s’en prit furieusement à Bai Suyan.
« Paf ! » Mais, à la surprise générale, à peine Bai Yunxiao eut-il prononcé ces mots que Bai Suyan le gifla à son tour.
La gifle stupéfia Bai Yunxiao. Il n’aurait jamais imaginé qu’après avoir fini de frapper Tao Xiangyu, elle s’en prendrait aussi à lui.
Et Bai Suyan ne comptait pas s’arrêter à une seule gifle. Elle s’apprêtait à lui en donner autant qu’à Tao Xiangyu.
« Insolente ! » L’Ancien chargé de la gestion au Département des sanctions entra aussitôt dans une colère noire et libéra son oppression de Demi-empereur martial. Sans la moindre retenue, il la projeta sur Bai Suyan.
Il comptait se servir de cette attaque pour éloigner Bai Suyan de Bai Yunxiao et de Tao Xiangyu.
« Boum ! » Pourtant, Bai Suyan n’était pas une adversaire ordinaire. Elle releva brusquement la tête et, en un instant, ses yeux s’illuminèrent. Elle libéra une oppression aussi puissante que celle de l’Ancien, qui parvint à neutraliser celle du Département des sanctions.
L’énergie née du choc entre leurs deux oppressions se transforma en une onde qui balaya les alentours, repoussant Bai Yunxiao, Tao Xiangyu, et même Qi Yanyu et Zhao Jingang. L’onde n’était pas assez puissante pour les blesser grièvement, mais elle les malmena et les projeta à plusieurs kilomètres, jusque dans la foule.