Chapitre 1009
Chapitre 1009
Ye Ming, une fois les Sphères d’épée en main, ne put s’empêcher de commencer aussitôt leur raffinement. Ces Sphères d’épée étaient au nombre de 12, et il les raffina une à une, n’y consacrant qu’une demi-heure au total.
Une fois toutes les Sphères d’épée raffinées, elles prirent place chacune à une position précise dans la Divinité de Jade, correspondant exactement aux 12 constellations de la carte stellaire au-dessus de la Terre Sacrée.
Autour des huit planétes, il y avait bien des anneaux d’étoiles, mais seule la voûte céleste de la Terre Sacrée était celle des temps anciens. On disait que cette vaste étendue étoilée recelait de nombreux secrets.
Auparavant, Ye Ming avait déjà raffiné une Forme Divine de carte stellaire. Une fois les Sphères d’épée positionnées selon les 12 constellations, une véritable voûte céleste se forma naturellement dans sa Divinité de Jade, identique à l’antique ciel étoilé.
Dans cette voûte céleste, les 12 Sphères d’Épée Tiangang évoluaient librement, leur aura devenant tranchante et majestueuse.
Ye Ming sentit son cœur palpiter : ce n’était pas un artefact ordinaire, mais bel et bien un artefact de rang suprême !
D’un geste, il libéra 20 rayons d’épée, éclatants et dominateurs, qui transpercèrent le ciel, filant sur des millions de lis, comme s’ils pouvaient abattre les étoiles elles-mêmes.
Il fallait dire que seule la force divine de Ye Ming, immense, pouvait soutenir un tel artefact de rang suprême. En général, il fallait au moins être Grand Seigneur Céleste pour pouvoir manier une telle arme.
Les lames d’épée furent aussitôt rétractées, mais cela suffit à alerter de nombreux membres de la secte Tiangang, qui sortirent pour observer. Or, Ye Ming avait déjà retiré son épée, si bien que nul ne sut qui s’entraînait ainsi.
« Impressionnant ! » s’exclama Shaobai, envieux. « Père, cette série de Sphères d’épée pourrait même terrasser un Grand Seigneur Céleste. »
Ye Ming répondit calmement : « J’en suis encore loin. Ma Divinité de Jade a encore besoin de temps pour se perfectionner. »
Désormais inscrit au classement noir, Ye Ming pouvait échanger ses points de mérite contre de l’argent. Il utilisa tout son million de grandes pièces pour acheter des matériaux, afin que Yaoyao puisse matérialiser la 34ème strate céleste.
La 34ème strate était 100 fois plus vaste que la 36ème, et il faudrait 20 millions de grandes pièces en pilules trois étoiles pour la matérialiser.
Bien sûr, en utilisant des cristaux ou des pierres divines à la place des pilules trois étoiles, le coût serait grandement réduit, mais il faudrait tout de même dépenser entre 3 et 5 millions de grandes pièces.
À l’avenir, il faudrait encore raffiner la 33ème, puis la 32ème strate, et la consommation ne ferait qu’augmenter. Ye Ming se dit donc qu’il devait se rendre en Terre Sacrée pour chercher lui-même des herbes et des veines spirituelles. Mais ces ressources étaient si convoitées que même les huit grandes sectes voulaient s’en emparer ; seul, il serait difficile de les obtenir.
Cependant, il avait un ami, un Singe Sauvage, qui pourrait l’aider. Il savait que le Singe Sauvage avait un ennemi juré, et que le territoire de cet adversaire devait être aussi vaste que le sien. S’il existait là-bas une veine spirituelle similaire, ce serait une véritable aubaine.
Après réflexion, Ye Ming consulta ses souvenirs et retrouva une série de pilules, non pas destinées aux humains, mais aux bêtes féroces.
Les puissants de l’Antiquité aimaient élever des bêtes féroces et raffinaient toutes sortes de pilules pour accroître leur puissance.
À présent, Ye Ming avait besoin que la bête féroce devienne plus forte, afin qu’elle puisse éliminer son rival et lui permettre de s’approprier les ressources.
Ces pilules étaient rares parmi les résidus de pilules, il lui fallait donc sortir pour en acheter. Un million de grandes pièces suffiraient à acquérir toutes les herbes nécessaires.
Mais avant cela, il sortit le chaudron de jade trouvé dans le Mausolée de l’Impératrice et demanda à Yaoyao de l’étudier pour voir s’il restait des résidus de pilules exploitables.
À sa grande surprise, les pilules contenues dans ce chaudron étaient de rang sacré ou suprême, et il trouva effectivement trois types de pilules pour bêtes : la Pilule Divine des Huit Désolations, la Pilule Suprême des Six Harmonies, et la Pilule Divine des Cinq Éléments.
Après raffinement par Yaoyao, il obtint deux exemplaires de chaque pilule, ce qui était suffisant.
L’achat de toutes ces herbes rares coûta une fortune. Après avoir tout acquis, il ne lui restait plus que 35 000 points de mérite sur les 100 000. Mais son classement noir n’en fut pas affecté, car dépenser des points n’influençait pas le classement.
Ayant dépensé 650 000 grandes pièces, Ye Ming commença à raffiner les pilules avec les herbes achetées. Cela prit plus d’un an, sous la supervision de Yaoyao.
Bien sûr, une année dans l’univers Daluo ne représentait que trois ou quatre jours dans le Plan Supérieur.
Ye Ming remarqua d’ailleurs que, à mesure que l’univers Daluo se matérialisait, le temps s’écoulait plus lentement dans le royaume illusoire de Taixu. Le changement était subtil, mais perceptible.
Il en déduisit que, si un jour l’univers Daluo était entièrement matérialisé, le temps s’écoulerait de façon synchrone entre les deux mondes : un jour dans l’univers Daluo serait un jour dans le Plan Supérieur.
Finalement, Ye Ming prépara un ensemble de pilules : 12 pilules de rang ultime, 49 de rang suprême, 365 de rang sacré, et plus de 10 000 pilules divines pour la guérison et l’augmentation de puissance, puis se rendit à nouveau en Terre Sacrée.
Après avoir franchi la station de téléportation de la Terre Sacrée, Ye Ming écrasa un Talisman de communication pour contacter le Singe Sauvage.
Aussitôt, il reçut une réponse. Il sentit alors une puissante Pensée divine balayer la région : le Singe Sauvage le cherchait.
Bientôt, cette Pensée divine le localisa, ténue mais persistante, comme si rien ne pouvait l’effacer, quelle que soit la distance.
Rassuré, Ye Ming poursuivit sa route.
Il n’avait parcouru qu’une centaine de milliers de lis quand le Singe Sauvage apparut. Doté d’un talent inné pour le vol, le grand singe était bien plus rapide que Ye Ming.
Ye Ming sourit : « Vieil ami, je t’apporte un cadeau cette fois. » Il montra au grand singe les pilules qu’il avait raffinées.
Le singe sauvage ouvrit de grands yeux, puis, d’une voix humaine maladroite : « Merci, mon ami humain. Ces pilules semblent avoir des effets particuliers sur moi. »
Ye Ming acquiesça : « Tu parles donc la langue des humains ! Ce sont des pilules antiques, spécialement conçues pour les bêtes primordiales comme toi, leur effet est prodigieux. »
Le Singe Sauvage le fixa : « Vous, humains, dites qu’on ne reçoit pas de récompense sans mérite. Tu m’offres un présent aussi précieux, comment puis-je te remercier ? »
Ye Ming savait qu’avec ce genre d’être, il valait mieux être franc pour bâtir une amitié solide.
Il expliqua : « J’ai besoin de beaucoup de ressources. Par exemple, dans la vallée où je suis allé la dernière fois, il y avait une immense veine spirituelle souterraine. Je sais que tu as un ennemi mortel, et ta blessure venait sûrement de lui. Pour t’avoir blessé, il doit être très puissant. Ces pilules vont te renforcer et t’aider à le vaincre. Ma seule demande, c’est qu’après l’avoir tué, je puisse prendre une partie de ses ressources. Je n’en veux pas la totalité, juste ce qui m’est utile. »
« Ainsi, nous sommes tous deux gagnants : tu deviens plus fort grâce aux pilules, tu agrandis ton territoire et récupères des ressources. » Ye Ming secoua sa bague de stockage. « Pour raffiner ces pilules, j’ai vidé toutes mes économies. Tu ne vas pas me refuser, n’est-ce pas ? »
Le Singe Sauvage cligna des yeux : « Mon ami humain, je sens que tu es bien plus fort qu’avant, tu dois être au niveau Grand Seigneur Céleste. Je suis d’accord pour coopérer avec toi, car j’y gagne beaucoup. Très bien, une fois l’affaire réglée, tu choisiras les ressources, je ne veux que le territoire. Plus il est vaste, plus je pourrai chasser, et mes enfants grandiront mieux. »
Ye Ming hocha la tête : « Ces pilules doivent être prises progressivement. Durant l’année à venir, je resterai à tes côtés pour t’aider à cultiver. Au passage, je récolterai quelques herbes sur ton territoire pour compléter mes pilules. »
« Pas de problème, désormais, ma maison est aussi la tienne, prends ce que tu veux. » répondit le grand singe, très généreux. La logique des bêtes féroces était simple : tu m’es utile, je te traite bien.
Ye Ming, ravi, suivit le Singe Sauvage jusqu’à sa caverne, où il lui fit prendre les pilules une à une. À chaque prise, le Singe Sauvage cultivait selon sa propre méthode innée.
Jour après jour, son aura devenait de plus en plus puissante. Ye Ming, de son côté, poursuivait la cultivation du Sutra de l’Épée Tiangang tout en récoltant et raffinant des herbes.
Le territoire du singe regorgeait de plantes médicinales, et rien qu’en récoltant, Ye Ming avait déjà compensé tout ce qu’il avait dépensé pour acheter des herbes du Singe Sauvage.
Une fois ces herbes transformées en pilules et vendues sur le marché, cela ne représenterait plus 650 000 grandes pièces, mais plusieurs millions !
L’année passa en un clin d’œil. Durant ce temps, Ye Ming aida non seulement le grand singe, mais aussi ses petits, qui devinrent tous de redoutables combattants.
Un jour, le Singe Sauvage poussa un rugissement tonitruant, tout excité : « Mon ami humain, je suis fou de joie ! J’ai atteint un niveau que même mes ancêtres n’ont jamais atteint ! »
Ye Ming, stupéfait, demanda : « Comment classez-vous vos niveaux ? Ta puissance actuelle doit être équivalente à celle d’un Maître de Domaine, non ? »
« Oui, ami, je suis désormais au niveau Maître de Domaine. Mais ce n’est qu’un grand palier, je viens d’atteindre le troisième sous-palier. » répondit le singe.
Ye Ming lui remit quelques Pilules de Force Violente Xuanhuang : « Avec ces pilules, tu pourras vaincre ton adversaire. »
Le Singe Sauvage prit les pilules et acquiesça : « Je reviens vite. »
Dès que le singe partit, Ye Ming entendit des rugissements furieux au loin. Bien qu’à des millions de lis, le vacarme lui parvint distinctement, preuve de la puissance des deux bêtes.
La terre tremblait, les vagues sonores se succédaient. Le combat dura plus d’une heure, puis un hurlement déchirant et lointain retentit : l’ennemi du Singe Sauvage venait d’être tué.
Un quart d’heure plus tard, le grand singe réapparut, couvert de sang, le regard acéré, la volonté de combattre toujours présente.
« Mon ami humain, j’ai dévoré l’ancienne Hydre et absorbé son noyau. Bientôt, je pourrai atteindre le quatrième sous-palier. » dit-il, tout à sa joie.
Ye Ming répondit : « Voilà une excellente nouvelle ! »
Le singe désigna l’horizon : « Là-bas, c’est le territoire de l’Hydre. Rassure-toi, j’y ai laissé mon aura, aucun être puissant n’osera s’y aventurer. Tu peux y aller sans crainte. »
Il ajouta : « Tu portes aussi mon odeur, même les créatures puissantes ne t’attaqueront pas. »
Ye Ming, ravi, répondit : « Merci, alors je ne me gênerai pas ! »