Chapitre 2
Ce chapitre est léger et long, les prochains suivront votre réponse au chapitre 1.
Les donjons sont des tours peuplées de monstres, il y a toujours un boss, il peut poursuivre les gens hors de la tour et est le plus fort du donjon.
Eopia était habitué aux donjons, son entraînement se résumait à :
Et un peu d'exercice physique mais c'était complémentaire.
Celui qu'il s'apprêtait à faire était classé maître (voir chapitre 1 pour les rangs) et plusieurs armées avaient échoué à le terminer.
— On y va ? Dit Eopia.
— Tout de suite ! Répondit Spatiot.
Et ils se mirent en route.
Eopia entra dans le donjon et Spatiot le suivit. Le défi du jour était : finir un donjon sans utiliser de magie.
Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait mais jamais sur un donjon classé aussi haut.
Ils avancèrent rapidement car les monstres n'étaient que de petits gobelins, Spatiot ne faisait que suivre Eopia sans attaquer.
Lorsqu'ils furent arrivés en haut de la tour, ils furent surpris de voir qu'il n'y avait aucun boss.
— Il est où, demanda Eopia.
— Aucune idée.
C'est alors que surgit une créature semblable à une mante religieuse de deux mètres de haut, elle les attaqua par derrière mais Eopia s'écarta rapidement.
— Il est si malin ?
— Apparemment oui, lui répondit Spatiot.
— Tu n'es pas étonné, lui demanda Eopia.
— Concentre-toi !
Soudain, le boss chargea vers Eopia, celui-ci s'écarta et mis un coup de poing dans le dos de la créature.
— Pas mal, mais ça ne suffira pas, l'encouragea Spatiot.
Eopia ne l'écoutait plus, il s'était déjà déplacé derrière la créature et lui décocha un coup de pied.
Celle-ci le prit de plein fouet et perdit l'équilibre, mais elle le retrouva rapidement et envoya à Eopia une salve de découpe qu'il ne put esquiver.
Il décida de l'attirer hors du donjon pour avoir plus d'espace, il tenta un sprint vers la sortie de la salle mais dû esquiver un coup de la mante.
Lorsqu'il fut arrivé en bas de la tour, il en sorti et couru vers la forêt mais le monstre était plus proche qu'il ne le pensait.
Celui-ci le força à se concentrer sur la résistance dans l'espoir d'une ouverture qui ne vint pas.
Eopia tenta une feinte mais la créature l'avait vue, il recula et dû utiliser de la magie.
— Kuro !
Cette attaque lui permettait d'aspirer le fantas alentours (fantas=mana/énergie magique) tandis que son inverse, Shiro, le repoussait (Kuro est une sphère noire entourée d'eclairs noir tandis que Shiro est son inverse, ~10cm).
Il essaya d'attaquer à gauche en feintant à droite mais l'insecte l'avait compris et contra avec une de ses pattes.
Eopia essaya désespérément de s'écarter mais la distance entre eux était trop courte, le boss lui fit une énorme coupure sur le torse (une croix avec un trait vertical au milieu de la poitrine et un horizontal sur la ligne entre les pectoraux et les abdos).
Il chancela et manqua de se prendre un arbre, mais tout d'un coup, de fines particules noires vinrent se coller sur sa peau et formèrent des sortes de plaques sur tout son corps. Il avait des petites piques dans le dos dont quatre plus grandes que les autres, un début de cornes. Le blanc de ses yeux devint noir.
Il sentit une force nouvelle arriver, la puissance l'enivrait, il attaqua le boss de tous les côtés, rien n'était épargné, ses yeux, ses pattes, sa bouche, tout prenait et la créature resta impuissante, incapable de se défendre contre ce nouvel ennemi.
L'insecte essaya bien de l'attaquer mais tout ce qu'il réussit à faire, c'était deux petites coupures sur ses paupières, ça ne l'arrêtait pas, ça ne l'arrêterait jamais.
Ce fut au bout de longues minutes que la créature mourut, Eopia perdit sa nouvelle forme et s'effondra, ensanglanté, il n'était même pas sûr que ses blessures étaient si graves avant de se transformer.
Tout ce qu'il savait se résumait en deux mots : il souffrait.
— Bah alors, t'as morflé dis-donc, lui dit une voix sortie de nulle part.
Ce fut la dernière chose qu'il entendit avant de s'évanouir.
Il sortait, ses parents lui disaient de ne pas s'éloigner. Il ne s'éloigna pas, soudain, des flammes noires commencèrent à sortir de tous les coins du village et un rire plein de vice s'éleva dans les ruines. Il vit brièvement l'apparence de l'agresseur avant de s'enfuir : un corps dévoré par les flammes noires, des cornes s'élevant vers les cieux comme pour les pointer du doigt, et une faux…
— AAAAH !!!
— Ralonges toi Eopia, tu n'es pas encore guéri de toutes tes blessures.
— Spatiot ?
— Oui c'est moi, maintenant allonges toi, lui dit Spatiot.
— J'ai senti un truc bizarre avant de m'évanouir.
— Qu'est-ce que c'était ? Demanda Spatiot, soudain très curieux.
— J'ai senti…comme une puissance immense qui m'envahissait et des espèces de plaques noires sont apparues sur mon corps.
— Honnêtement je n'en sais pas plus que toi, je vais peut-être faire un tour aux Archives pour me renseigner, en attendant reposes-toi.
— D'accord, lui promis Eopia.
Il vit Spatiot ouvrir un portail de forme carrée avant de se retrouver seul.
Il vivait dans la forêt depuis la destruction de son village, il la connaissait par cœur, il l'avait brûlée, aidée, c'était sa maison. Mais à ce moment-là plus que jamais, il était seul.
Il regarda son torse, déjà cicatrisé, ça devait être la régénération des dragons. Sa main droite portait la preuve de sa nature de dragon : l'étoile sur sa main était le signe d'une caractéristique spécifique aux dragons.
Une caractéristique est un objet ou une marque (ou autre) portant un attribut, un attribut est un pouvoir.
La caractéristique d'Eopia était la griffe de l'espace temps, c'est une caractéristique draconique assez rare qui permet de contrôler l'espace temps.
Spatiot contrôle également l'espace temps, mais c'est son pouvoir, pas une caractéristique.
Il se reposa une heure puis il décida d'aller faire un tour près de la rivière à côté.
Il se regarda dans l'eau et s'aperçut que les coupures reçues sur ses paupières étaient plus grandes que pendant son combat.
— Tu te demandes encore ce que c'était n'est-ce pas, lui dit la même voix que celle qu'il avait entendu précédemment.
— Qui es-tu !
— Détends-toi tu vas te blesser, tu ne me verras pas de toutes manières.
— Qui es-tu ?
— Demandes toi plutôt qui est celui qui a massacré ton village, lui rétorqua la voix.
— Tu…es celui qui a fait ça ?
La voix éclata d'un rire franc, très différent de celui dont Eopia se souvenait.
— Bien sûr que non, je cherche justement à me venger de lui !
— Il t'a fait quelque chose à toi aussi ?
— On va dire ça…saches que j'étais très proche de ton père.
— Ah bon ?!
— Et oui, d'ailleurs je dois te laisser, mais ne t'inquiètes pas je ne repars pas sans rien laisser.
— Hein ? Attends explique-moi au moins ce que c'était l'autre fois ! Hé !
Il eu beau essayer, la voix ne lui répondit plus.
Eopia rentra dans la petite cabane qui lui servait de maison et voulut s'allonger quand il tomba sur quelque chose.
— C'est…un katana ? Qui l'a mis là ?
Puis il se souvint des paroles prononcées par la voix.
— C'est elle ?
Le katana était dans son fourreau, un fourreau noir avec un manche noir, le tsuba était blanc et représentait une flamme.
Il dégaina le sabre et lu sur la lame :
— Lame…du…né…ant ? Lame du néant ? Qu'est-ce que c'est ?
Quand Spatiot revint, Eopia était là, le guettant arriver, tout plein de questions il lui dit :
— Spatiot ! C'est quoi la lame du néant ? Et y avait une voix bizarre qui…
— Attends, laisse-moi me poser avant de poser tes questions.
— D'accord !
Ils allèrent près du lit et Spatiot annonça :
— Vas-y, poses tes questions, peut-être que ce que j'ai découvert y répondra.