Chapitre 1
"Quand on aime, on ne compte pas"
[ Je m'en rappelle plus où je l'ai entendu mais ça devait être assez important pour que je répète au moins une fois par jour ou peut-être que c'est moi qui suis juste sensible. ]
[ Chaque mot qu'on prononce porte un poids et il est vraiment conséquent. ]
[ Il y'a tellement de personne à qui j'aurais voulu exprimer tout ce qui se cache à l'intérieur de mon cœur. Libéré tout ces mots enfouis en moi. ]
[ Parmi tout ça, j'aurais aussi voulu que certains mots ne sortent pas. Car à certains stade, il n'y a plus de retour en arrière. ]
[ Plein dont j'aurais aimé ne jamais dire. Mais cet instant, ça n'a plus d'importance. J'ai juste envie de me reposer et ne plus penser à rien. ]
J'ai juste une envie, tout bâcler... ouais ça serait pas si mal si je remettais tout au lendemain.]
[ Mais au fond je le sais, il n'y aura pas de lendemain. Pour moi en tout cas. Si quelqu'un m'entendais, je suis sûr que cette personne se poserait la question : "mais qu'est-ce qui raconte ce type ?" ]
[ C'est pas grave, c'est même tout à fait normal. Alors je vais faire court et de la manière la plus explicite qui soit. ]
[ Je me suis fait renverser et là je suis en train mourir.
Désolé je pense pas faire plus cru que ça. En plus pour la raison la plus conne qui soit. Rien que d'y penser, c'est frustrant.
Pourquoi fallait-il que ce soit moi qui décide de courir pour sauver ce garçon. ]
[ On est plus de 8 milliards d'êtres humains sur terre. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur moi ? On aurait dit une mauvaise blague. ]
[ Comme si j'avais été choisi pour montrer l'exemple ou un truc de ce genre... merde ! Moi qui voulais une vie tranquille loin de tout problème. Couché dans mon lit tout en lisant mes romans. Quelle illusion. ]
[ Au moins le gamin va bien. C'est l'essentiel. Si j'avais su que je mourrai ainsi, je me serais excuser auprès de ma mère. Au moins lui dis de pas s'inquiéter pour moi. ]
[ Je te demande pardon... Pardon maman... Pardon maman... Pardon pour tout... Pardon... Pardon... pardo... par...don. ]
Quelque part au loin dans un lieu inconnu, dans une forêt assez vaste. Le corps d'un homme était ensanglanté. Il semblait être au bord de la mort. Les blessures et les bleus ne manquaient pas sur son corps. Il était étendu sur le sol. La forêt quant à elle offrait un beau panorama. Avec les rayons de soleil qui passait entre les interstices des feuilles. ]
[ Ça aurait été magnifique s'il n'y avait pas eu ces cadavres par-ci et par-là. C'était un champ de bataille. Quelque part au loin dans un lieu inconnu. Comme tiré des enfers, un homme ouvrait les yeux pour être accueilli par le calme d'un ciel bleu. ]
"...Maman"