Chapitre 547
Les parties couvrant la tête et les bras des tenues étaient renforcées de plaques de métal à l’intérieur, tandis que le reste était protégé par de la cotte de mailles. Pourtant, le poids ne semblait pas poser problème. Épaissir les parties rigides serait peut-être une bonne idée, mais rembourrer la poitrine allait à l’encontre de la morale, de l’éthique et du sens de la justice d’un lycéen. Cela dit, était-ce un mal nécessaire pour améliorer la protection générale ?
« Ouais, je vois déjà au moins deux filles qui vont demander une protection supplémentaire au niveau de la poitrine. Le truc, c’est que si on leur colle une paire de plaques d’armure semi-sphériques sur ces poitrines plates comme des crêpes, elles gagneront sûrement une défense de folie, mais ça pèsera aussi une tonne… Malgré tout, je suis sûr qu’elles en voudront quand même, hein~ ? Plates, hein ? »
(Flop-flop~)
Après le bain, je fis quelques étirements et un peu de Taikyokuken, juste assez pour ne pas transpirer, afin de stabiliser mon corps et mon qi avant de filer dans ma chambre. Les filles étaient sorties du bain… mais franchement, elles ne pouvaient pas se promener dans l’auberge en nuisette, en déshabillé ou en chemise de nuit ? Pour un lycéen, ce genre de spectacle était fatal. Je réussis à fuir aussitôt, et ne reçus donc que des dégâts quasi mortels, mais j’avais failli me retrouver paralysé d’une manière très digne d’un lycéen. C’était une véritable crise du « tir prématuré » en un seul coup !
« Quand il n’y a pas de garçons ou d’orphelins dans les parages, les filles dépassent largement le stade de la décontraction et deviennent de vraies exhibitionnistes. On dirait une épidémie de filles nues d’une tribu sauvage. Je me demande quand elles finiront par comprendre qu’il reste quand même un mec dans le coin. Enfin, je suis un garçon Yamato bien comme il faut, mais si elles continuent à me pousser à bout, je vais finir par être transformé en lycéen rongé par la culpabilité, vu que l’auberge déborde de vraies lycéennes, si dangereuses pour un lycéen sain d’esprit. La situation commence à devenir franchement louche, voire carrément malsaine, vous voyez ? »
(Flop-flop)
Je retravaillai la lame de la rapière pour la rendre plus épaisse, plus lourde et plus tranchante. Ce n’était encore qu’un prototype, mais le résultat était bon. L’équilibre était légèrement faussé, mais je pouvais corriger ça en alourdissant la garde. Avec ça, elles devraient pouvoir tailler même des chevaliers en armure complète sans que la lame se torde ou se brise… mais cela voudrait aussi dire les tuer. La sécurité des filles passait avant tout, là-dessus, il n’y avait pas à discuter. Malgré tout… si c’était possible, s’il existait le moindre moyen de l’éviter, je ne voulais pas qu’elles fassent des cauchemars la nuit. Elles étaient bien trop gentilles pour tuer des gens.
Mais Merimeri-san m’avait confié quelque chose, un jour. Elle avait déjà tué des gens. Après que je l’eus sauvée, elle aurait exécuté des bandits pour s’endurcir et devenir une noble capable de protéger la frontière. Elle m’avait aussi dit ceci : 『Ne sous-estime pas les femmes. Quand il s’agit de protéger quelqu’un, une femme peut devenir un démon, voire un diable. Les sentiments que chacune éprouve sont bien réels, et rien ne pourra jamais les faire vaciller.』
Malgré tout, ce n’était que mon égoïsme, mais je m’en fichais : je n’aimais pas ça, voilà tout. Je voulais qu’elles vivent dans un monde doux et tendre, même si le monde réel était amer et cruel. Et ce n’était pas comme si je les sous-estimais : j’avais vu assez de Guerres des filles (soldes) pour savoir à quel point elles pouvaient être terrifiantes. Enfin, elles n’avaient même pas besoin de protéger qui que ce soit pour se transformer en démons, non ? Elles devenaient très bien folles furieuses quand il s’agissait de tout rafler pour elles-mêmes.
Une arme conçue pour transpercer, mais suffisamment tranchante pour taillader, capable de percer sans qu’on ait besoin de viser les interstices. Pas un outil d’autodéfense, mais une arme destinée à tuer. Elle ferait parfaitement l’affaire contre des monstres et, face à un humain… un seul coup suffirait à l’achever.
« Pas besoin de t’endurcir. Tu peux pleurer et piquer des crises pour toujours, ça ira très bien aussi, tu sais~ ? Malgré tout, il te faudra quand même des armes, pas vrai ? »
(Flop-flop)
Deux paires d’yeux purs et innocents apparurent soudain dans l’embrasure de la porte. D’une mignonnerie indescriptible, elles avaient pourtant des traits si parfaits qu’elles semblaient être de véritables œuvres d’art. Leurs langues rouges, espiègles, qui se pourléchaient les lèvres, avaient quelque chose d’étrangement séduisant et ensorcelant, en contraste avec leurs sourires insouciants. Un mélange parfaitement équilibré de charme juvénile et d’attrait féminin, de mignonnerie et d’obscénité, de beauté angélique et de tentation diabolique.
« Bon retour~ Alors, comment s’est passée votre réunion entre filles ? Vous avez pu discuter… beaucoup… ? »
Vêtues de minces robes de nonne qui leur collaient au corps, elles alliaient la fermeté de jeunes femmes à la douceur de femmes mûres, et arboraient des silhouettes merveilleusement dessinées, outrageusement parfaites, comme si elles avaient éternellement dix-huit ans (version occidentale). Leurs jambes fuselées et leurs tailles fines soulignaient leur allure délicate et élancée, tandis que leurs seins repoussaient violemment le tissu léger de leurs robes de nonne noir de jais, les faisant onduler et tressauter. Leurs cuisses souples se dévoilaient par les longues fentes, et leurs hanches pleines et voluptueuses, relevées comme pour élargir encore ces ouvertures, offraient un spectacle à couper le souffle, si sensuel qu’il en devenait presque sacrilège pour ces robes de nonne si sages.
La pureté innocente de jeunes femmes vêtues de robes de nonne solennelles, noires et blanches, leur conférait une apparence modeste et sérieuse. Pourtant, leurs silhouettes sensuelles et leurs expressions envoûtantes débordaient de lascivité et de séduction, tandis que leurs langues rouges léchaient leurs lèvres au brillant éclat rose.
Les bras croisés dans une pose aguicheuse, elles exhibaient leurs opulentes poitrines, les berçant dans leurs bras pour en faire valoir le volume. Ces seins insolents et fermes semblaient presque impatients de jaillir du tissu, dans cette démonstration complaisante de leur chair débordante… Attendez, elles ne portent pas de soutien-gorge ! Quelle a-a-audace !
« « Nous revoilà… Nous avons essayé les robes. Est-ce qu’elles nous vont bien ? » »
Les formes rondes s’agitèrent tandis qu’elles parlaient. Non, elles les faisaient bouger ! Ces quatre montagnes parfaitement sculptées, débordantes de la vitalité de la jeunesse, s’agitaient avec frénésie, et un Lycéen succombait à leur charme. L’accident était inévitable. Pourquoi gravissait-on une montagne ? Parce qu’elle était là ! (Parce que les seins étaient là !)
« …… Ouais, absolument sublime ? Je crois ? Ouais, impossible de détourner les yeux ? »
Cette masse débordante était une arme de chair miraculeuse : l’élasticité et la douceur de leur peau se mêlaient à une texture magnifique, mise en valeur par la façon dont elle soulevait et tendait le tissu léger. Le contraste avec leur silhouette élancée et musclée soulignait encore davantage leur volume généreux, créant des proportions idéales où se mariaient un corps mûr, séduisant et doux, et la fermeté fraîche et saine de la jeunesse. C’était de la triche : ces corps éternellement âgés de dix-huit ans étaient tout simplement trop injustes !
« Il est déjà tard. Le travail, c’est fini. Travailler trop, ce n’est pas bien. »
Un doux sourire angélique, débordant de compassion, aux lèvres, elles s’approchèrent de moi par les deux côtés. Leurs silhouettes pulpeuses, pleines de charme adulte, m’enlacèrent et entravèrent mes mouvements.
« Hmpf, quelle naïveté. Je suis tombé dans ce piège tant de fois, j’ai été trahi et j’ai tant souffert, j’en ai goûté l’amertume — ou plutôt la douceur —, je me suis fait lécher et sucer jusqu’à être à sec, goûter et mâchouiller… Depuis longtemps, j’ai parfaitement percé leur manège ! Je l’ai compris, mais quand je suis pris dans le feu de l’action, je finis quand même par tomber dans le panneau ? Ouais, mon équipement a disparu. »
C’était dangereux. Un piège bien trop dangereux pour un lycéen ! Un piège si redoutable qu’on aurait cru Zhuge Liang lui-même tapi quelque part ! Mais c’était précisément ce danger qui le rendait si séduisant, si tentant : il attirait ceux qui le voyaient, ensorcelait leur cœur, le faisait fondre et les happait. Ce charme diabolique lui aurait valu à coup sûr une condamnation lors d’un procès en sorcellerie, mais cette impression de dépravation lui conférait aussi une beauté mystérieuse.
« Le travail est terminé. Allons nous allonger. (Bisou, bisou, slurp-slurp) »
Ouais, comme d’habitude, quand je m’en rendis compte, j’étais déjà désarmé et allongé sur le lit.
On me coucha, mais il n’était pas question de dormir. On m’obligea à m’allonger, sans me laisser le temps de fermer l’œil. Mes bras et mes jambes furent immobilisés avec une douceur experte. Danseuse-san me maintenait le torse, assise sur ma poitrine, tandis que ses jambes écartées en M me bloquaient les bras. La Présidente en armure-san s’était placée entre mes jambes pour immobiliser le bas de mon corps. Incapable de bouger, le Lycéen se sentit pris au piège… C’était le scénario habituel, hein ? Pendant cette interminable période, elles changèrent maintes fois de position. À tour de rôle, elles s’en prenaient au haut ou au bas de mon corps, ou m’attaquaient par les côtés, me coinçant entre elles et se contorsionnant sans relâche, comme si elles cherchaient à me maîtriser de tout leur être.
Les cuisses d’un blanc pur qui m’enserraient les épaules se balançaient devant mon visage. Sous l’ourlet relevé, ses fesses blanches étaient exposées ; seul un fin short blanc les moulait, ondulant de façon provocante juste sous mes yeux.
C’était terrifiant. Malgré l’endurance incroyable que m’apportaient mes compétences bien développées « Vigueur sexuelle élevée » et « Libido insatiable », ma « Régénération » avait déjà atteint son niveau MAX et, grâce aux « Arts de la Chambre à coucher », elle me régénérait sans fin ; pourtant, cela ne suffisait pas pour suivre le rythme ! Des langues douces me ravageaient, la chair brûlante du bas de mon corps me comprimait, et, pris dans un creuset de chair frémissante, incapable de bouger, je me faisais malmener sans répit. Oui, si mes « Poings adamants » montaient de niveau à une vitesse incroyable chaque fois, alors même que nous ne nous battions pas, c’était forcément à cause de cette soumission par immobilisation ! Cette technique fascinante ne laissait absolument aucune échappatoire, et ce à plus d’un titre.
Le Pathos (Esprit) du Lycéen était déjà épuisé jusqu’au fond de l’abîme. Alors, la seule chose qu’il me restait à faire, c’était de le réciter : « Barusu (Arts de la Chambre à coucher, libération totale) ! » Ouais, elles se tortillaient, mais elles n’avaient pas l’air de s’écrier « Mes yeux ! Mes yeux ! » La Présidente en armure et la Danseuse-san ne connaissaient probablement pas le sens des « Arts de la Chambre à coucher », ce qui était assez logique ; elles n’avaient donc pas compris l’attaque précédente.