Chapitre 442
« Dieux ! » Le corps d’Isolde se cabra tandis que toutes ces sensations l’assaillaient par vagues.
Elle haleta, le visage cramoisi. Au même instant, la langue de Cassius tournoya autour de son mamelon, qu’il suçota avec force, lui arrachant un frisson encore plus intense.
Elle était de plus en plus mouillée, au point que Cassius sentit son sexe devenir glissant à travers sa culotte, rien qu’en le pressant contre elle.
Leur désir ne cessa de croître, jusqu’à ce que la pièce autour d’eux sombre dans l’oubli, les laissant seuls tous les deux dans un cocon de félicité.
La bouche de Cassius quitta son sein gauche pour s’attaquer au droit.
Isolde se mordit la lèvre inférieure pour étouffer un gémissement, les yeux légèrement révulsés.
Il s’attarda sur ce sein une minute environ, veillant à accorder à chacun le même traitement, puis descendit enfin, sa langue traçant un sillon de salive sur le corps sublime d’Isolde.
Ce n’est qu’alors que le Dernier-Né contempla pleinement sa femme et remarqua que son corps était couvert de cicatrices. Certaines étaient encore rouges et boursouflées, d’autres minuscules, et quelques-unes si grandes qu’il tenait du miracle qu’elle y ait survécu.
Sa bouche ralentit.
Isolde s’en aperçut. Elle se sentit un peu gênée et, avec un immense effort, releva la tête, un filet de salive au coin des lèvres.
Elle regarda Cassius et se demanda : que penserait-il de son corps, à présent ?
Le sien n’avait rien à voir avec celui de Cassius, sans défaut ni cicatrice.
Mais, dans les yeux de Cassius, il n’y avait vraiment aucune différence. Il prit soin de chaque parcelle de son corps avec une tendresse infinie, posant ses lèvres sur une cicatrice, puis sur la suivante, et parcourant de la langue la plus longue d’un bout à l’autre, comme s’il adorait son corps tout entier.
La poitrine d’Isolde se serra, et ce n’était pas l’effet du désir.
Il s’attarda tout particulièrement sur ses abdominaux, qui la chatouillaient plus que tout le reste, lui arrachant un rire haletant au milieu de ses gémissements.
Enfin, Cassius atteignit sa culotte. Cette fois, il ne la brûla pas. Il s’arrêta, releva la tête et plongea son regard dans ses yeux violets embrumés.
« C’est assez difficile de te la retirer comme ça, souffla-t-il avec un sourire en coin. Soulève les fesses, ma chérie. »
Le visage d’Isolde était écarlate et ses lèvres tremblaient, tiraillées entre désir et gêne. « Tu peux la brûler. »
« Je n’en ai pas envie. »
« Tu veux jouer, Cassius, c’est ça ? » Isolde lui rendit son sourire en coin, puis souleva lentement les fesses. Elle s’y prit de façon à placer son sexe juste devant les yeux de Cassius. Il vit ses cuisses épaisses ruisseler. « Retire-la, mon mari. »
Ses mains s’activèrent lentement, faisant glisser la culotte de sa femme. Le tissu trempé adhéra un instant à sa peau avant de se détacher, un fil luisant s’étirant entre eux puis se rompant.
Son cœur battait à tout rompre dans ses oreilles.
Enfin, la culotte fut entièrement retirée, dévoilant à ses yeux l’intimité la plus secrète de sa chère épouse.
On aurait dit un magnifique lotus rose, soigneusement épilé, palpitant et ruisselant.
Cassius déglutit et sentit son sexe se dresser plus droit, plus dur encore.
Isolde posa un bras sur ses yeux, incapable de décrire sa gêne. Elle voulait dire quelque chose, mais se sentait tellement exposée, tellement nue, qu’elle ne parvenait pas à articuler un mot.
Elle n’entendait que sa respiration saccadée, le bruit humide de sa déglutition et son souffle brûlant sur elle, qui la faisait tressaillir.
Puis toutes ses réserves s’évanouirent quand les lèvres de son mari s’abattirent sur les siennes.
Sa langue jaillit comme un serpent et s’enfonça en elle avec une telle avidité que son corps frissonna, que son dos se cambra au-dessus du lit et que ses jambes tremblèrent sous l’assaut.
Cassius lui saisit les jambes pour la maintenir en place et poursuivit son œuvre.
En fait, le liquide d’Isolde n’était pas sucré.
Il avait une saveur particulière, impossible à nommer, quelque chose qu’il ne parvenait pas à cerner, comme si elle était entièrement nouvelle.
Avide d’en découvrir davantage, il la suça et la lécha avec encore plus d’ardeur.
Sa langue brûlante contrastait avec sa chair froide, et chaque caresse semblait y peindre des flammes. De longues et lentes léchées, du bas vers le haut. Puis des coups de langue rapides. Ensuite, sa langue s’enfonça de nouveau, s’enroulant en elle.
Les gémissements d’Isolde emplirent la pièce. Elle agrippa la tête de Cassius à deux mains et la pressa plus fort contre son sexe, comme si elle voulait l’étouffer ainsi.
Sa respiration devint laborieuse, des larmes glissèrent de ses yeux et elle ouvrit grand la bouche pour aspirer l’air chargé de désir.
La pièce semblait noyée dans une brume rose.
Le plaisir dépassait tout ce qu’Isolde avait imaginé. Et savoir que c’était Cassius, là, qui la léchait avec tant d’enthousiasme, ne faisait qu’attiser davantage son désir.
« Encore ! » cria-t-elle en poussant ses hanches contre son visage.
Et Cassius lui en donna davantage. Il se concentra sur son clitoris, le titillant de la langue, tout en glissant un doigt dans sa fente humide et en l’enfonçant puis le retirant sans relâche.
Ses parois se resserrèrent avidement autour de son doigt. Il le recourba vers le haut, cherchant le point sensible. Quand tout le corps d’Isolde tressaillit et que sa voix se brisa, il sut qu’il l’avait trouvé.
Il ne le quitta plus.
La combinaison de ces deux sensations porta Isolde vers des sommets qu’elle n’avait jamais connus. Puis elle sentit quelque chose de dangereusement puissant enfler au plus profond d’elle-même, comme d’innombrables vagues qui se heurtaient les unes aux autres, chacune nourrissant la suivante, toujours plus fortes et plus violentes, jusqu’à menacer de fusionner en une tempête qu’elle ne pourrait plus contenir.
Cette sensation lui arracha un halètement. Ses doigts se crispèrent dans les cheveux de Cassius, ses yeux s’écarquillèrent et sa bouche s’ouvrit inutilement pour chercher de l’air.
Elle perdit le contrôle de son pouvoir. L’air vibra dans la pièce, et les portraits aux murs tremblèrent à chaque cri qui lui échappait.
La sensation s’intensifia en un instant et elle se mit à trembler comme si un séisme venait de se déchaîner en elle.
Elle pressa encore plus fort la tête de Cassius contre son sexe, et alors tout explosa en elle, comme une bombe.
Elle poussa le plus puissant gémissement de sa vie et jouit, inondant le visage de Cassius.
« Cassius ! » hurla Isolde, les yeux révulsés, le corps secoué de violents spasmes.
Il ne s’arrêta pas. Il continua de la lécher pendant qu’elle jouissait, avec douceur désormais, prolongeant chaque dernier frémissement jusqu’à ce que ses cuisses tremblent autour de sa tête.
Elle fut secouée de spasmes pendant un long moment, puis retomba sur le lit, épuisée, l’esprit encore incapable de saisir ce qui venait de lui arriver.
Pourtant, elle se força à relever la tête et regarda son mari, dont le beau visage était couvert de son jus.
Il le léchait sur ses lèvres.
Isolde frissonna.
Et, au lieu d’être gênée, elle ressentit un plaisir encore plus grand. Le souffle court, les lèvres toujours entrouvertes, elle sourit. « Tu… es encore plus beau avec mon jus sur le visage. »
« Vraiment ? » Cassius eut un petit rire.
« Oui. Et tu aurais pu me repeindre en blanc. Pourquoi tu ne m’as pas laissé faire ? » demanda Isolde en essayant de se redresser. Mais Cassius la repoussa, et elle retomba sur le lit.
« Parce que je ne veux pas que ma première fois se passe dans ta bouche. » Il lui prit les deux jambes et les écarta lentement, s’offrant une vue complète de son sexe qui ruisselait et tressaillait. « Je veux le faire en toi. »
Isolde secoua la tête avec empressement. « Attends, non. Attends un peu, Cassius. Il faut que je… ! »
Cassius posa simplement le bout de son sexe contre son entrée, et Isolde s’interrompit, tentant d’étouffer un gémissement.
Elle était encore si sensible que ce simple contact lui fit tressaillir les hanches.
Il sourit et la regarda. Elle le regarda à son tour, le corps en sueur, encore traversé par l’écho de son orgasme.
Tous deux savaient ce qui allait se passer, et à présent, ils n’avaient plus aucune réserve.
Pourtant, c’était leur première fois, et chacun voulait qu’elle soit aussi belle que possible pour l’autre.
Isolde leva donc les bras vers Cassius, l’invitant à la prendre dans ses bras. Un sourire plein de désir et de joie illumina son visage, et elle dit : « C’est maintenant que je dois te demander si je peux vraiment devenir mère ? »
Cassius se pencha et laissa Isolde l’enlacer avec passion, ses seins nus pressés contre son torse.
« Non, répondit-il. C’est le moment d’oublier tout ça et de profiter. C’est tout ce que tu as à faire. »
« Tu en es sûr ? »
« Bien sûr. »
« Le fait que je puisse être mère ne compte pas pour toi ? »
« Ce n’est pas pour ça que je t’ai épousée, au départ. Je t’ai épousée parce que je t’aime, pas forcément parce que je veux une mère pour mes enfants. »
Isolde sourit tendrement, si cela était seulement possible dans son état. « Alors, je t’en prie, mon mari, prends-moi », dit-elle en portant les mains à son visage, encore humide de son jus.
Elle l’embrassa, avec une passion insondable. « Sois le premier. » Elle l’embrassa de nouveau. « Et le deuxième. » Encore un baiser. « Le troisième. » Un baiser sur le nez. « Le quatrième. » Un baiser juste à côté de ses lèvres. « Le cinquième. »
Elle l’embrassa encore, puis Cassius se mit à rire.
Elle saisit alors son sexe, le guida jusqu’à son entrée et, là…
…elle s’arrêta et le regarda. Tous deux sourirent. « Toi, et toi seul. Jusqu’à la Fin dernière. »
« Jusqu’à la Fin dernière. »
Puis Cassius s’enfonça en elle lentement, pour ne pas lui faire mal, et sentit les parois humides et serrées d’Isolde l’envelopper.
Son visage se transforma sous l’effet de cette sensation divine. Elle était si chaude et le serrait si étroitement de toutes parts que c’en était à en perdre la raison. Ses bras tremblaient tant il s’efforçait de se retenir.
Isolde, cependant, se mordit la lèvre inférieure, comprenant à quel point il était grand. Il l’étirait centimètre après centimètre, sa chaleur se répandait en elle depuis son corps froid, et elle frissonna, tiraillée entre la douleur et le plaisir qui s’épanouissait sous celle-ci.
Ses ongles s’enfoncèrent dans le dos de Cassius.
Il s’arrêta aussitôt, le front contre le sien. « Tu as mal ? »
« J’ai connu pire. Ne t’arrête pas, murmura-t-elle, la voix tremblante. Je te veux tout entier. »
Alors, il se donna tout entier.
Enfin, Cassius atteignit le fond d’Isolde, son gland pressé contre son utérus, et les deux époux frissonnèrent. Isolde le serra plus fort contre elle, puis leva même les jambes et les enroula autour de sa taille pour l’attirer plus profondément en elle.
Pendant un long moment, aucun d’eux ne bougea. Ils respirèrent simplement, unis jusqu’au plus profond, son cœur battant à grands coups contre la poitrine de Cassius et celui de Cassius résonnant dans ses oreilles.
Ils se regardèrent et, pour la énième fois, s’embrassèrent de nouveau.
À cet instant, pour la première fois, Isolde accueillit Cassius en elle.
— Fin du chapitre 442 —