Dans un monde où les grandes entreprises ont pris le pouvoir. Où ces mêmes entreprises ont privé d’eau des centaines de peuples et détruit l’air du monde. Où les mêmes ont détruit l’écosystème, détruisant la nouvelle génération qui viendra au monde… ou pas.
On se trouvait dans une ville ravagée par la pollution, l’air était impossible à respirer si vous ne portiez pas un masque conçu pour cela.
Probablement fait exprès pour l’argent.
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Clève marchait seul. Avec des yeux sombres, sans aucune envie de vivre. Son corps était frêle. Il ne mangeait pas assez pour son corps.
— Bon… c’est vrai qu’il est compliqué, le boss.
Le jeune homme était en train de jouer sur son téléphone à un jeu où il fallait conquérir des donjons.
Marchant avec une tenue professionnelle, il sortait du tribunal après son divorce avec sa femme.
Le jeune homme était concentré sur son portable, pour oublié, ne faisant pas attention à son environnement. Les vieilles personnes autour de lui lui lançaient des regards sombres.
Il entendait des murmures à son sujet.
— Quel enfant accro à son portable, au lieu de sauver le monde.
— Je ne voudrais pas d’un enfant comme lui, qui ne fout rien.
Mais Clève poursuivit sa route en ne faisant pas attention à eux.
— Putain… presque, j’y suis.
Se concentrant au maximum maintenant.
Clève jouait à un jeu nommé : Acquérir des Donjons.
Le jeu était connu, soi-disant très dur, et c’est pour cela que Clève y jouait. Lui, il était plutôt fort, mais pas le meilleur. Il y avait plein de gens qui y jouaient. Certains avaient même arrêté le travail pour pouvoir consacrer tout leur temps à ce jeu, dominant des donjons et attirant tous les regards sur eux.
Dans un monde déjà perdu… fallait faire se qu’en aime.
Essayant de tuer un boss reconnu comme l’un des plus redoutables par la communauté, Clève allait enfin le vaincre.
S’arrêtant devant un passage piéton, il entendit les bruits insupportables des véhicules, mais son regard tomba devant lui, sur une fillette qui allait traverser.
Puis, d’un coup, des klaxons retentirent.
Tournant la tête vers la gauche, un imposant camion apparut à toute vitesse.
Allant écraser la petite fille innocente, Clève, sans hésiter, bondit en avant et poussa la jeune fille hors du danger.
Mais hélas… lui…
En une fraction de seconde, Clève, qui se trouvait au bord du trottoir, mais maintenant plus loin sur la route. Se trouvant à quelques mètres de l’accident, allongé au sol il n’arrivait même plus à bouger le petit doigt.
Comme une odeur de sang surgit dans son nez, mais il n’y fit pas attention.
Clève était presque mort.
Pendant qu’il allait mourir bêtement, il ne ressentait rien. Ni peur, ni douleur… juste comme une petite conscience encore debout dans son cerveau.
« Elle est vivante… »
Fermant calmement les yeux.
Et au dernier moment, son jeu vidéo émit un son.
[ Félicitations, vous avez conquis le Boss Déchu ! ]
Les yeux fermés, il arrivait encore à parler dans sa tête.
« J’avais oublié que le boss, je l’avais tué… Au moins, j’ai accompli quelque chose dans ma vie… »
Le noir total apparut. Ne voyant rien, ne ressentant rien et n’entendant rien. Il était comme dans un vide.
Observant ce spectacle étrange, Clève ne bougeait pas.
Plutôt… il ne pouvait pas. Après quelques secondes.
— hein ? Mais où est mon corps ?
Regardons le noir total. Et alors qu’il était perturbé par cela, il commença à entendre à nouveau.
De petites gouttes qui tombaient d’une hauteur qu’il n’arrivait pas à estimer.
« C’est quoi ça ? »
Continuant d’écouter un moment, il entendit ensuite comme le sifflement du vent. Puis comme des flammes.
« Attends… je suis dans une grotte ? »
Et il commença à sentir comme s’il était assis.
Puis, d’un coup, il ouvrit doucement les yeux.
Il put enfin voir.
Voir une étrange structure devant lui.
En analysant ce qui se trouvait devant lui, il put voir deux grandes portes à quelques dizaines de mètres, ou moins.
Les portes étaient faites d’un bois sombre et imposant. Il y avait comme de petits pics de chaque côté de chacune d’elles, avec des poignées pour les pousser ou les tirer.
Il vit aussi qu’il y avait six piliers en pierre ancienne. Trois d’un côté et trois de l’autre.
Essayant de tourner la tête…
« Hein ? »
« Pourquoi je ne peux pas bouger ? »
« Attends… pourquoi je n’arrive pas à parler ? »
Alors que Clève essayait tant bien que mal de se débattre, il n’y arrivait pas. Son corps ne voulait pas l’écouter.
En parlant de son corps, Clève baissa les yeux et vit qu’il était dans une armure gris foncé.
Recouverte de végétation, comme si cela faisait très, très longtemps qu’il n’avait pas bougé. Il se tenait assis.
En regardant mieux, il vit qu’il était en pierre.
« Mais où je suis !! »
Détournant la tête, il regarda la salle.
La salle était ancienne, comme au Moyen Âge, avec des pierres usées et pleines de fissures où des plantes avaient poussé, tandis que des gouttes d’eau tombaient ici et là.
Puis il reconnut la structure…
C’était cette salle.
Il était dans un donjon.
Ça m’a l’air familier, ça.
Et d’un coup, se rappelant qu’il jouait à un jeu avant qu’il… qu’il meure…
Il se regarda mieux, même si c’était difficile de ne rien voir sans tourner la tête, mais il vit qu’il était assis sur un trône en pierre sombre.
Puis il aperçut une arme juste à côté de lui.
Posée contre le trône, la poignée vers le haut.
Et toute l’épée longue était en pierre…
Attends…
Salle en pierre, trône en pierre, épée en pierre… moi en pierre.
« MERDE !!! »
« Je suis dans la peau du boss que j’ai tué ! »
Essayons de garder son calme, il Réfléchis et analyse encore une fois le donjon.
Le donjon était une grande salle avec deux grandes portes en bois devant lui. Puis des piliers. Et lui, tout à l’opposé des portes, collé contre le mur, sur un trône en pierre avec une épée en pierre.
Puis il remarqua qu’il était plutôt haut.
Clève se trouvait à une hauteur qu’il n’arrivait pas à mesurer, mais il se dit qu’il devait être à environ trois mètres du sol.
Pour accéder à son trône, il fallait monter des marches.
Elles aussi en pierre sombre…
Ça fait beaucoup de pierre.
Des torches se trouvaient un peu partout dans la salle, pour garder une lumière suffisante afin d’y voir.
Des torches un peu plus épaisses que la normale possédaient des flammes robustes qui ne s’éteindraient pas au moindre coup de vent.
Alors qu’il continuait à réfléchir, il fut coupé par une voix robotique.
[ Bienvenue, Chevalier Déchu ! Votre rôle est de garder votre place de boss. Bonne chance ! ]
Entendant cela, Clève ne s’empêcha pas de répondre.
« Hein ! Mais tu veux dire quoi par “garder votre place de boss” ? »
Mais il fut coupé à nouveau, comme si la voix ne voulait pas qu’il parle.
[ Pensez “Rune” pour accéder à votre menu. ]
Regardant le vide, l’atmosphère était calme.
Voyant que rien ne se passait, il décida d’écouter.
« Rune. »
Et d’un coup, une page apparut devant lui.
Sur un fond bleu foncé, il y avait plusieurs choses écrites dessus.
Même s’il était choqué par cela, il s’y habitua rapidement.
« C’est le même que dans le jeu… »
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Nom : Chevalier Déchu
Niveau : [53]
Vitalité : [16] — 500/500
Mana : [13] — 300/300
Force : [14]
Vitesse : [10]
Ennemis vaincus : 0/100 pour accéder au niveau 2
Terreurs semées : 0
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Voyant ces statistiques, il n’arrivait pas à rester calme.
« Mais comment ça, je ne suis que niveau 53 ?! Quand je me battais contre lui, il était largement au-dessus du niveau 300 !! »
Puis d’un coup, la voix parla.
[ Chevalier Déchu, vous avez tout perdu. Votre rôle est de regagner la terreur que vous étiez. ]
[ Tuez les ennemis qui décident d’entrer dans le donjon pour vous affronter. Chaque ennemi vaincu vous fera gagner un niveau supplémentaire. ]
Après quelque temps.
Le temps suffisant pour se calmer et réfléchir à ce que la voix lui avait dit.
Il regarda à nouveau les statistiques.
Alors il comprit que son rôle, désormais, était de tuer les ennemis qui entraient ici et de regagner la terreur qu’il inspirait autrefois.
« C’est vrai qu’avant de l’affronter, j’avais un peu peur de lui… Même si cette peur est partie quand je revenais à chaque fois essayer de le tuer. »
Alors qu’il observait ses Runes, la voix retentit.
[ Ennemi en approche. Bon courage, Chevalier Déchu. ]
[ Votre histoire commence maintenant. ]
Puis, d’un coup, le silence s’installa froidement.
Regardant nerveusement les deux grandes portes, un bruit de choc se fit entendre de l’autre côté.
La poussière tomba des portes, puis celles-ci s’ouvrirent dans un long craquement rouillé.
Fin du chapitre… suite.