Chapitre 211
Les choses prirent indéniablement une tournure bien différente du plan initial.
À l'origine, le plan consistait à s'infiltrer furtivement dans le château de Miller, la capitale, puis à attaquer la porte sud par une offensive éclair.
Cependant, le plan de Roan fut totalement bouleversé, car le jardin intérieur du palais, qui servait de sortie au passage secret, était désormais occupé par l'ordre des chevaliers et le camp des commandants, contrairement à ce qu'il avait connu dans sa vie passée.
Mais malgré cela, emprunter le passage secret vers la capitale, Miller, et atteindre le cœur même du palais n'était pas dénué de sens.
Le château de Miller, comme il sied à une capitale, possédait trois enceintes : le mur extérieur, le mur intérieur et le mur du palais qui entourait ce dernier.
Depuis la position du régiment du fief de Lancephil qui attaquait le mur extérieur, il fallait percer les trois enceintes pour capturer le palais.
Roan avait prévu d'ouvrir successivement un total de trois portes, du palais jusqu'à la porte sud du mur extérieur.
Et en cet instant précis.
Boum !
Dans un fracas explosif, les gonds qui soutenaient les épaisses portes de fer furent détruits.
Les anneaux de fer qui verrouillaient la porte du château furent également mis en pièces, pour son plus grand soulagement.
Kwukung.
Les immenses portes du château, dans un bruit sourd et pesant, s'effondrèrent au sol.
Un passage totalement dégagé.
Puisant librement dans l'énergie de l'eau au sein de son corps, Roan détruisit instantanément la muraille.
« Quoi, mais qu'est-ce que ! »
« Arrêtez-le ! »
Les soldats qui gardaient la porte du mur du palais sursautèrent et se précipitèrent vers lui.
Cependant, ils n'étaient pas de taille face à Roan.
« Écartez-vous ! »
La lance de Travias fendit l'air, accompagnée d'un cri.
Un jet bleu, suivant la pointe de la lance, frappa les soldats avec une pression acérée.
Ssskuk !
« Kuuk ! »
« Kuk ! »
Tels des feuilles mortes emportées par le vent.
Les soldats qui bloquaient la porte et couraient vers lui furent balayés dans toutes les directions.
Aucun ne resta debout.
Les endroits touchés par le jet d'eau furent impitoyablement tranchés net.
Le mana de Roan, en raison des batailles qui s'enchaînaient, touchait déjà à sa fin.
Mais même ainsi, il ne se laissait pas repousser par de simples soldats.
Il possédait cette force et cette résilience exceptionnelles acquises par des efforts acharnés, ainsi que les Larmes de Kalian qui lui permettaient de lire clairement chaque mouvement du monde.
« Ceux qui se dressent sur mon chemin… »
Roan fit à nouveau tournoyer la lance de Travias et prit appui sur le sol.
« Mourront ! »
Un cri qui fit trembler le sol.
« Uhuh ! »
« Huhph ! »
Quelques soldats, terrifiés, s'éparpillèrent sur les côtés.
Une rue parfaitement dégagée apparut au-delà de la porte du château.
Roan ne laissa pas passer cette brève opportunité.
Tat !
Il s'élança, fendant l'air dans un bond puissant.
« Hein ? ! »
« Aah ! »
Les soldats, surpris, tentèrent de bloquer la brèche, mais il était déjà trop tard.
Roan chargea à travers la porte du mur du palais qu'il venait de percer et fonça vers le sud.
Après avoir couru un moment, la porte du mur intérieur apparut.
Roan, sans la moindre hésitation, chargea vers la porte du château.
Boooom !
Dans un rugissement explosif, le verrou et les gonds soutenant la porte furent détruits.
Kwukung.
La porte de fer géante tomba lentement.
Roan, marchant sur la porte de fer qui basculait en diagonale, sauta par-dessus la tête des sentinelles.
Une avancée à haute vitesse.
C'était une charge violente et irrésistible.
Le prochain objectif de Roan, après avoir instantanément percé le mur intérieur, était la porte sud du mur extérieur.
« C'est vraiment la fin, cette fois. »
L'énergie de l'eau dans son corps était épuisée.
Il ne pouvait même pas être certain de réussir à ouvrir la porte sud s'il parvenait à l'atteindre.
« Devrais-je plutôt me cacher et semer le trouble parmi les ennemis ? »
Ce n'était pas un mauvais choix non plus.
Mais Roan secoua bientôt la tête.
« Non. Ce n'est pas le moment de perdre du temps ainsi. »
Simon Rinse, au château de Longport, devait être en train d'accroître ses forces sans relâche, en cet instant même.
Il avait exécuté une telle stratégie d'infiltration tout en sachant qu'elle était improbable, précisément à cause de cela.
« Au diable ! Attaquons de front, pour commencer ! »
Roan serra les dents et prit appui sur le sol.
Un regard sauvage, tel qu'on ne lui en avait jamais vu.
Roan agissait toujours après des préparatifs et des plans méticuleux, ce qui lui assurait la victoire.
C'est pourquoi certains le qualifiaient de commandant stratégique ou de commandant vertueux. 1
Mais l'apparence de Roan, en cet instant, était celle d'un homme chargeant de manière imprudente et forcée.
La situation était désespérée.
« La plupart des miracles et des résultats prodigieux surviennent lorsqu'on est confronté à ses limites. Bien qu'ils soient très rares, évidemment. »
Une pensée hautement optimiste.
La silhouette de Roan filait vers la porte sud extérieure.
Mais la capitale, Miller, comme son nom l'indiquait, était tout simplement trop vaste.
Surtout, la distance entre le mur intérieur, centre du château, et le mur extérieur, qui constituait les sections périphériques, était beaucoup trop longue.
Et à mi-chemin.
« Arrêtez-le ! »
« Tirez les flèches ! »
« Meurs ! »
Les soldats de la légion de Patore, stationnés pour calmer les citoyens et réprimer les dissidences à l'intérieur du château, étaient en rang.
Ils réagirent instantanément au vacarme qui s'élevait au centre de la capitale.
Des attaques violentes s'abattirent sur Roan.
Grâce à cela, Roan fut contraint d'utiliser la dernière poignée de mana qu'il avait gardée pour le coup final.
Ssskuk ! Sssguk !
« Kuhuk ! »
« Kuk ! »
La lance de Travias se mouvait comme si elle dansait.
Le flux bleu se teignit de rouge sang.
Le courant d'eau qui s'était élevé le long de la pointe de la lance en forme de croissant était à peine suffisant pour couvrir la pointe elle-même.
Il ne restait plus aucune force à Roan.
« Arrêtez-le ! »
« Au-delà d'ici se trouve la porte sud ! »
« Nous ne pouvons absolument pas laisser passer ! »
Les soldats de la légion de Patore étaient eux aussi frénétiques.
Parce qu'ils avaient été facilement percés, qu'ils commençaient à être lentement repoussés, et qu'ils avaient atteint les environs de la porte sud du mur extérieur en un rien de temps.
Vvuuuuu ! Dum ! Dum ! Dum ! Dum !
De l'intérieur et de l'extérieur du mur du château, les sons incessants des cors et des tambours frappaient les oreilles.
Le régiment du fief de Lancephil contre la légion de Patore.
La porte sud était un champ de bataille en ébullition.
À cet instant.
Boom !
Dans un fracas explosif, les soldats qui formaient une ligne défensive furent projetés vers la porte.
Celui qui apparut entre les portes était Roan.
Il débordait d'un air épuisé.
L'armure bon marché qu'il portait pour passer par le passage secret était effilochée de partout.
« Quoi ? »
« Que s'est-il passé ? »
Les chevaliers et les soldats des forces principales de la légion de Patore regardèrent Roan, qui était apparu brusquement, et froncèrent les sourcils.
Le vicomte Delph Blick, qui gardait les remparts, tourna également la tête, ses yeux lançant un éclat féroce lorsque le vacarme s'éleva sous le mur du château.
« Hum ? Le comte Roan Lancephil ? »
Un regard surpris apparut sur le visage de Delph.
Comme le centre de la capitale devenait bruyant, il s'était demandé si les citoyens du château et les quelques nobles mécontents de Simon ne provoquaient pas un trouble.
« La cause de ce trouble était-elle en réalité le comte Roan Lancephil ? »
Il ne pouvait le croire.
Le fait que le commandant suprême de l'ennemi, qui aurait dû se trouver à l'extérieur de la porte sud, soit à l'intérieur du château était surprenant, et le fait qu'il n'ait amené aucun subordonné avec lui était encore plus choquant.
« Il devait y avoir un passage secret. »
Delph comprit rapidement la situation et appela son adjudant ainsi que le commandant des chevaliers, Dex Kerry.
« Menez l'ordre des chevaliers de Blick et capturez le comte Lancephil. Si ce n'est pas possible, tuez-le ! »
Il ne fit pas l'exigence déraisonnable de le capturer vivant à tout prix.
« Oui, monsieur ! Nous exécuterons l'ordre. »
Dex répondit rapidement, puis descendit du mur du château avec trente membres de l'ordre des chevaliers de Blick.
Boom. Boom. Boom.
À cause de l'armure lourde, des sons pesants résonnaient.
Comme s'ils l'avaient attendu, les soldats de la légion de Patore entourant Roan reculèrent.
Ils laissaient Roan à l'ordre des chevaliers de Blick.
« Cela aurait été mieux si une bagarre générale avait éclaté à la place… »
Roan esquissa un sourire amer.
Il avait prévu d'utiliser les soldats ennemis comme boucliers et de semer le chaos.
Mais maintenant qu'il faisait face à un petit nombre de chevaliers d'élite, ce plan était devenu impossible.
« Dois-je être reconnaissant qu'il n'y ait pas d'attaque de baliste ? »
Un sourire amer flottait sur les lèvres de Roan.
Actuellement, les balistes installées le long du mur du château étaient toutes tournées vers l'extérieur de la porte sud.
Dex, qui était descendu au pied du mur du château entre-temps, saisit le fourreau à sa taille de sa main gauche et plaça son poing droit sur sa poitrine gauche.
« Salutations au Sir Comte Lancephil. »
Faire preuve de courtoisie envers le grand noble du royaume, même en se rencontrant en tant qu'ennemis.
Sseureng.
Dex tira son épée et regarda Roan droit dans les yeux.
« Pourquoi vous êtes-vous révolté contre sa majesté le roi, monsieur ? »
À ces mots, Roan fit tournoyer légèrement la lance de Travias et répondit d'une voix posée.
« Je ne fais que suivre les citoyens du royaume. »
« Hhm. »
Dex laissa échapper un gémissement étouffé.
Comment pouvait-il l'ignorer ?
La différence entre les actions de Roan et celles de Simon.
Mais Dex était un chevalier d'une maison noble jusqu'à la moelle.
C'était un homme résolu qui pouvait offrir sa vie sans hésiter si tel était l'ordre de son seigneur.
Si Delph le souhaitait, il obéirait simplement.
Dex fit monter son mana et visa Roan avec la pointe de son épée.
« Le chef de l'ordre des chevaliers de Blick, Dex Kerry, fait face au Sir Roan Lancephil. »
Ce n'était pas une demande de duel.
C'était une brève courtoisie envers Roan, qui était comte, et la déclaration de bataille qui signalait le début d'un affrontement intense.
Taat !
Avec la déclaration de bataille, chaque membre de l'ordre des chevaliers de Blick, y compris Blick, se précipita vers Roan.
Il n'y avait aucune place pour l'imprudence.
Ils étaient pleinement conscients de la puissance de Roan Lancephil, le Fantôme Cramoisi.
Grâce à cela, Roan se retrouva dans une situation difficile.
« Ça aurait été bien s'ils m'avaient au moins pris de haut… »
Un sourire amer apparut.
D'abord, il tenta de trouver une faille dans les attaques coordonnées.
Entre les épées qui croisaient férocement l'espace, de petites brèches apparaissaient et disparaissaient.
Pendant ce temps, la lame de Dex arriva au-dessus de la tête de Roan.
« On l'a eu ! »
« On a attrapé le comte Lancephil ! »
Tout le monde le pensait.
Mais même dans ce moment critique entre la vie et la mort, Roan fit preuve de mouvements incroyablement calmes et agiles.
Spapat !
Trente épées fendirent l'air en visant la tête, le corps et les jambes de Roan, mais elles ne frappèrent que le vide.
Roan, comme s'il dansait, secoua son corps et s'échappa parfaitement de la forêt d'épées.
Non, il pensait s'être parfaitement échappé.
Mais.
Spat !
Au moment où il se redressa après avoir traversé le groupe de l'ordre des chevaliers de Blick, ses armures d'épaule et de cuisse se fendirent lamentablement et tombèrent au sol.
L'armure rembourrée qu'il portait en dessous fut également déchirée et des blessures assez profondes apparurent sur sa peau dure et musclée.
« Comme prévu, est-il impossible d'affronter des chevaliers sans mana ? »
Un résultat insatisfaisant pour Roan lui-même.
Mais les soldats ordinaires qui regardaient restèrent bouche bée.
« Com, comment a-t-il esquivé ça ? »
« Tu as vu ? »
« N, non. Je, je n'ai rien vu. »
Gulp.
Tout le monde déglutit difficilement.
En vérité, esquiver une attaque coordonnée lancée par plus de trente chevaliers sans la moindre once de mana était en soi un exploit incroyable.
« C'est un monstre. »
Dex était lui aussi rempli d'un air surpris.
Mais il retrouva bientôt le calme dans son cœur.
La situation leur était avantageuse.
« Vous êtes fatigué, monsieur. »
Dex redressa sa posture et fixa Roan.
À travers cet échange, il avait réalisé qu'il n'y avait aucun mana dans le corps de Roan.
« C'est un adversaire gênant. »
Roan serra les dents.
Même si la porte sud était juste devant son nez, ses jambes étaient coincées.
« Il doit certainement y avoir un moyen… »
Même dans une situation critique entre la vie et la mort, ses pensées tournaient rapidement.
Cependant, une solution astucieuse n'apparaissait pas facilement.
Vvuuuuu ! Dum ! Dum ! Dum !
« Uah ! »
« Escaladez le mur ! »
« Grimpez ! Kuhuk ! »
Même pendant ce temps, les cris des soldats du régiment du fief de Lancephil à l'extérieur de la porte du château se faisaient entendre.
L'expression de Roan se figea et un sourire apparut sur le visage de Dex.
« Si c'est si fatigant… »
Une intention meurtrière brilla à la pointe de l'épée de Dex.
« Reposez-vous maintenant. »
Simultanément, il fit monter son mana et plia les genoux comme pour prendre appui sur le sol.
À cet instant précis.
« E, esqu, esquivez ! »
« Esquivez, monsieur ! »
Soudain, les soldats à proximité haletèrent et crièrent.
Dudududududu !
Peu après, le bruit de sabots de chevaux faisant trembler le sol frappa leurs oreilles.
Roan et les chevaliers de l'ordre de Blick, y compris Dex, froncèrent les sourcils et tournèrent la tête vers le son.
« Une charrette ? »
« Une calèche ? »
Plus de dizaines de charrettes et de calèches fonçaient vers la porte sud depuis l'ouest, le nord et l'est.
On ne voyait pas les cavaliers conduisant les charrettes et les calèches.
Neeeeign !
Les chevaux semblaient complètement agités.
Les charrettes et les calèches n'avaient tout simplement aucun signe d'arrêt.
Même si l'on était un chevalier, neuf fois sur dix, on serait écrasé et tué sur le coup si l'on ne faisait pas attention.
« Au diable ! Esquivez-les ! »
Dex ordonna rapidement et recula.
Les chevaliers bougèrent aussi rapidement leurs corps.
Roan prit également appui sur le sol et recula tout en s'éloignant de Dex et de l'ordre des chevaliers de Blick.
Grâce aux charrettes et aux calèches qui apparurent brusquement, il put gagner du temps pour reprendre son souffle.
Dudududududu !
Des dizaines de charrettes et de calèches passèrent devant ses yeux.
« Uaaak ! »
« Courez ! »
Parmi les soldats ordinaires, il y en avait quelques-uns qui ne purent pas esquiver et furent écrasés par les charrettes et les calèches.
Kwakang ! Kwakakakang !
Les chevaux n'étaient pas sains d'esprit.
Ils chargèrent directement vers la porte du château fermée hermétiquement et le mur solide, puis s'écrasèrent violemment.
Les charrettes et les calèches s'entremêlèrent et volèrent en éclats dans des sons fracassants.
« Qu'est-ce que… »
Dex regarda les charrettes et les calèches qui remplissaient le devant de la porte sud et fronça les sourcils.
Il ne pouvait pas comprendre la situation bizarre qui venait de se produire.
À cet instant, devant lui, Roan ouvrit grand les yeux.
Parce qu'une odeur familière effleura le bout de son nez.
« De l'huile ? »
Cette chose visqueuse et nauséabonde était indéniablement l'odeur de l'huile.
Avec les Larmes de Kalian, il balaya rapidement du regard les débris des charrettes et des calèches.
« C'est de l'herbe ! »
Sous le tas de bois, des herbes humides abondaient.
Les charrettes et les calèches transportaient en abondance de l'herbe imbibée d'huile.
« Qui donc aurait… ? »
Même Roan pencha la tête avec un air perplexe.
Soudain.
Piing !
Un son aigu d'air se déchirant déchira ses oreilles.
Roan tourna instinctivement la tête et regarda dans la direction d'où venait le son.
Une seule flèche fendait le ciel bleu et volait vers eux.
Et une petite flamme brillait magnifiquement au lieu d'une pointe de flèche.
« Hein ? »
« Hein… »
« Qu'est-ce que… »
Dex et les chevaliers ainsi que les soldats autour de la porte sud regardèrent la flèche et prirent des expressions hébétées.
La flèche, qui dessina un arc et vola vers eux, tomba directement à l'intérieur du tas de charrettes et de calèches.
Soudain.
Fwoooooosh !
Un feu incroyable s'éleva.
« Hph ! »
« Huhuk ! »
À cause de l'incroyable flamme qui s'élevait soudainement, leur souffle fut brusquement coupé.
La peau cuisait, rouge, et les yeux semblaient brûlants, comme s'ils allaient se consumer.
« Kuuk ! Reculez ! »
« Écartez-vous ! »
Dex serra les dents et recula.
Même si l'on était un chevalier capable de contrôler le mana, on ne pouvait pas gérer un feu aussi incroyable.
L'ordre des chevaliers de Blick recula rapidement.
Mais.
« Uuak ! »
« Sau, sauvez-moi ! »
« Cho, chaud ! »
Les soldats qui étaient très proches de la porte sud ne purent pas esquiver le feu.
Engloutis par la flamme cramoisie, ils se tordirent de douleur.
« Uuaaak ! »
« Kuuk ! »
L'enfer.
Un enfer de flammes se déploya devant la porte sud.
Mais à l'exception d'une seule personne.
« Huu. »
Roan poussa un long soupir.
Son expression était calme.
Ce n'était pas à cause de l'anneau de Brent qui avait la capacité de contrôler la température corporelle.
En cet instant, il ressentait une énergie incroyable provenant de la puissante flamme qui enveloppait tout son corps.
À chaque inspiration et expiration, une chaleur incroyable entrait et sortait de son corps.
Son cœur se sentait calme et l'intérieur de sa tête devenait clair.
Roan respira profondément et regarda dans la direction d'où la flèche avait été tirée.
Une longue distance où l'on ne pouvait absolument pas deviner les formes si l'on était un individu ordinaire.
Mais Roan, qui possédait les Larmes de Kalian, pouvait clairement voir les visages des deux personnes cachées entre deux bâtiments.
L'un était un homme d'âge mûr tenant un arc.
« Probablement, cet homme a tiré la flèche. »
Mais celui qui avait manigancé cet événement n'était probablement pas lui.
« Celui qui a manigancé cet événement est le jeune homme à côté de lui… »
Un sourire apparut sur les lèvres de Roan.
La raison pour laquelle il était si certain était simple.
Parce qu'il avait déjà rencontré ce jeune homme à maintes reprises auparavant.
« Es-tu enfin en train de bouger ? »
Les yeux de Roan pétillèrent et brillèrent d'une lueur.
Son regard se tourna vers le jeune homme.
« Ian Phillips. »
< Amarante (10) > Fin.
Traducteur : CSV
Correcteur : Fujimaru
1. Selon l'Art de la guerre de Sun Tzu, il existe trois types de commandants : le commandant charismatique qui mène au front avec bravoure, le commandant stratégique qui excelle dans la tactique et la connaissance, et le commandant vertueux qui pousse les autres à le suivre de leur propre volonté grâce à sa vertu. L'auteur fait référence à cela, mais ne le prenez pas comme une information sur le cadre du monde. Ce sont des termes assez courants en coréen, donc ce sont essentiellement des termes neutres.