Chapitre 2 932
2932 — J’ai une feuille capable de tuer les dieux (4)
Il semblait que Han Fei était allé un peu trop loin dans ses fanfaronnades. Le dieu rugit : « Tais-toi. Tu n’es qu’un pratiquant du Rang insouciant. Comment pourrais-tu ébranler le sceau d’un dieu ? »
L’instant d’après, les sept portes de lumière resplendirent de nouveau, et Han Fei entendit sans cesse des voix délirantes.
Oui, ce dieu était bien trop éloigné pour l’atteindre. Il ne pouvait donc que contraindre Han Fei à se soumettre par des moyens charmeurs et manipulateurs.
À cet instant, il était furieux, mais ne pouvait rien y faire. Il avait même résolu qu’une fois Han Fei sorti de cet endroit, il le tuerait sans faute. Perdre la Race céleste n’avait aucune importance. De toute façon, dès que ce type serait sorti, la Race céleste n’aurait pas un avenir radieux. Il la réprimerait et elle finirait par dépérir. Mieux valait se servir d’elle pour échanger contre ce type.
!!
Les veines saillirent sur tout le corps de Han Fei. Il tint bon grâce à sa volonté invincible, tout en éclatant de rire. « C’est donc tout ce dont un dieu si prestigieux est capable ? Pas étonnant que mon Maître ait balayé d’un doigt les trois dieux de ta Race céleste. Tu n’es qu’un déchet… C’est vrai, je suis au Rang insouciant, mais… qui a dit que je ne pouvais pas briser ce sceau ? Tu n’as pas pris possession de l’Arbre étoilé primordial. Comment pourrais-tu connaître le secret de sa source ? Tu… sous-estimes l’Arbre étoilé primordial. »
« Fusion des jumeaux. »
« Dérober… »
Le corps de Han Fei fait de brume noire et celui fait de brume blanche fusionnèrent aussitôt. Une feuille verte attachée à un fil rouge apparut alors dans sa main.
Tenant la feuille entre ses doigts, Han Fei rugit : « J’ai une feuille capable de tuer les dieux… »
À cet instant, la feuille dans la main de Han Fei se transforma en un éclair d’épée vert. Dès que l’épée apparut, la chair et le sang de son bras explosèrent, dévoilant ses Os du Dao. Une puissance divine semblait émaner de la feuille. L’épée jaillit comme une traînée de lumière, fendant le brouillard épais et le chaos pour frapper le monde.
Han Fei fut soudain illuminé et sentit que rien ne pouvait entraver les Dao du ciel et de la terre. Toutes les divinités bouddhiques des Neuf Cieux reculèrent.
Crac !
D’un seul coup, les sept portes furent réduites en miettes.
« Gloups… »
La stupeur se peignit dans les yeux de Han Fei. Bon sang… Quelle puissance…
Fff !
Avant que Han Fei ait pu reprendre son souffle, le paysage devant lui s’effaça aussitôt. Il réapparut dans le trou de l’arbre où il était entré dans le Monde des étoiles.
Boum !
Le cercueil où Yi Beige dormait explosa soudain. Han Fei sentit aussitôt qu’il étouffait. Mais son corps se détendit bientôt, et une voix résonna dans son esprit : « Humain, je peux réprimer Yi Beige. As-tu des atouts en réserve ? »
Cette fois, Han Fei sut qui parlait. C’était le véritable Arbre étoilé primordial.
En un clin d’œil, Han Fei rugit : « Dérober ! »
L’instant d’après, la petite liane que tenait Yi Beige apparut dans sa main.
Après tout, la Liane de Purification Démoniaque n’appartenait pas à Yi Beige. Il ne pouvait que la garder dans son corps. Quant à la Technique de vol du Vide, c’était une technique divine de type loi, et comme elle ne s’activait pas sur Yi Beige, Han Fei n’en subit aucun contrecoup.
« Hmph, va en enfer ! »
À vrai dire, celui qui se tenait devant lui n’était pas Yi Beige, mais le dieu de tout à l’heure.
Han Fei n’osa pas baisser sa garde. La plaquette de jade dans sa main se brisa. Au même moment, il lança d’une voix basse : « Senior, faites-moi sortir d’ici. »
« N’espère même pas t’échapper ! »
Yi Beige libéra soudain son intention divine. D’un coup de main semblable à une épée déchirant le ciel, il trancha la puissance répressive de l’Arbre étoilé primordial.
L’instant d’après, une voix retentit dans l’esprit de Han Fei. « Attention. »
« Merde ! »
Han Fei n’eut pas le temps de réagir qu’une gifle s’abattit déjà sur lui.
Boum !
Une brume sanglante explosa, et une silhouette fut projetée dans le vide sans fin. Le corps de Han Fei brillait d’une lumière dorée ; il avait été contraint de recourir au Grand Dao du Remplacement de la Vie.
Oui, Han Fei sentit un frisson lui parcourir l’échine. S’il n’avait pas utilisé le Grand Dao du Remplacement de la Vie ou la Marque du Vide, il aurait été tué.