Chapitre 2 808
2808 Tu es de retour ? (1)
La guerre contre la Cité de l’Origine était attendue de tous. Après plus de dix ans de cultivation acharnée, l’humanité avait accumulé un grand nombre de maîtres puissants. Il lui fallait désormais consolider et assimiler ses progrès par le combat.
Pourtant, aujourd’hui, les gens s’intéressaient davantage aux nouvelles boutiques « Tout sur les Plantes démoniaques ».
La plupart ignoraient à quoi servaient ces magasins, mais puisque l’Empereur humain en avait annoncé l’ouverture en personne, l’événement devait être exceptionnel.
Après cette annonce de Han Fei, toutes les boutiques « Tout sur les Plantes démoniaques » ouvrirent en même temps.
!!
Bzz…
Dans les quelque trois cents villes, les clients se succédèrent dans les dizaines de milliers de boutiques « Tout sur les Plantes démoniaques ».
Dès qu’ils pénétraient dans un magasin, tous s’exclamaient.
« Waouh ! C’est magnifique. Cette boutique est en fait une plantation. »
« Il y a tant de Plantes démoniaques ! Toutes celles qui figurent dans le manuel sont cultivées ici. Je croyais qu’on ne vendait que des graines. »
« Oh… C’est un pêcher ? Il porte douze pêches. Elles sont à vendre ? »
« Qu’est-ce que c’est comme arbre ? Ses fleurs mêlant rouge et rose sont magnifiques. Il y en a plus de deux cents sur un si petit arbre. Le parfum du rhododendron sanguin apaise l’esprit. Il ne coûte que trois pierres spirituelles de qualité ultra ? Patron Bambou, je le prends… »
« Patron Bambou, donnez-moi une graine de pêcher ! »
« Monsieur Bambou, cette rose solitaire est trop petite… Comment ? Elles se vendent par bouquets de quatre-vingt-dix-neuf ? Un bouquet ne coûte qu’une pierre spirituelle de qualité ultra ? J’en veux, j’en veux… »
« Waouh, ce n’est pas l’arbre doré qui est apparu tout à l’heure au centre de la ville ? C’est… un ginkgo ? Hein ? Il ne coûte que deux pierres spirituelles de qualité ultra ? Il m’en faut un… »
« Patron Bambou, je veux planter des cerisiers… »
« Patron Bambou, je veux greffer un figuier… »
« Monsieur Bambou… »
Han Fei s’était aménagé un comptoir. Il laissait les clients choisir dans la boutique tandis qu’il se tenait derrière pour encaisser. Ce n’était pas grand-chose, mais il ne cherchait pas vraiment à gagner de l’argent. En voyant tout le monde acheter des Plantes démoniaques, il ne put s’empêcher de penser que, lorsque l’humanité entière se mettrait à en planter et à nourrir son avatar, Han Song, de leur pouvoir, il aurait peut-être une chance d’atteindre le Rang immortel d’ici quelques centaines d’années.
Voyant que les clients qui avaient fini leurs achats continuaient à flâner, Han Fei les pressa : « Si vous avez terminé, ne vous attardez pas, s’il vous plaît. Beaucoup de gens attendent encore dehors. Merci de penser aux autres. »
« Ah ! Quel dommage. Une boutique pareille ne peut accueillir que si peu de monde ! Si seulement je pouvais travailler ici. »
Certains s’en allèrent, mais d’autres hésitaient encore. Ils voulaient voir toutes les Plantes démoniaques avant de faire leur choix.
D’autres encore aimaient ceci et cela, et ne savaient plus quoi choisir.
La même scène se répétait dans toutes les boutiques « Tout sur les Plantes démoniaques ». Han Fei les pressa à plusieurs reprises, sans résultat. Il finit par déclarer : « À tous les clients présents dans la boutique : afin de permettre à davantage de personnes d’y entrer, voici la nouvelle règle. Toute personne qui entre, qu’elle achète ou non, doit ressortir au bout d’une demi-heure. »
Comme prévu, dès qu’il eut prononcé ces mots, beaucoup n’osèrent plus traîner. Les clients se mirent les uns après les autres à terminer leurs achats et à partir.
Dehors, ceux qui attendaient toujours dans la file s’impatientaient : « Pourquoi ceux de l’intérieur ne sortent-ils pas ? Qu’est-ce qu’ils sont lents ! »
« C’est vrai ! Patron Bambou, vous êtes toujours là ? »
« Monsieur Bambou est évidemment en train de travailler ! »
À cet instant, quelqu’un finit par sortir. Il tenait à la main une branche rouge, longue comme une paume. En voyant la file atteindre dix mille personnes, il s’exclama :
« Oh ! Tout ce monde ! »
Le cinq-cent-unième client eut les yeux qui brillèrent et se précipita dans le magasin en un éclair.
Quelqu’un qui n’était pas encore entré lui cria aussitôt : « Frère, pourquoi es-tu resté si longtemps là-dedans ? »
« Eh bien, le temps de visite est limité. On ne peut rester à l’intérieur qu’une demi-heure au maximum. Après, qu’on ait acheté quelque chose ou non, il faut sortir. Je te le dis, il y a une immense plantation dans cette boutique. Toutes les plantes du manuel s’y trouvent. Il y en a des dizaines de milliers. Une fois qu’on y entre, on n’a plus envie d’en sortir. Tu ferais mieux d’attendre ! »
« Quoi ? La boutique n’a pas l’air bien grande ! Comment peut-elle abriter une plantation aussi vaste ? »
Quelqu’un sourit : « C’est juste un petit tour de passe-passe des puissants. Attendre une demi-heure, ce n’est pas la mer à boire. Au pire, ce sera mon tour d’ici un jour. »
« Frère, qu’est-ce que tu as dans la main ? »
« Eh bien, c’est une branche de figuier. Paraît qu’il suffit de la planter en terre et de l’arroser d’énergie spirituelle. Cette plante semble capable d’absorber les âmes sans maître. Je pense qu’un cristal d’énergie l’aidera à pousser. »
« Frère, ce figuier m’intéresse aussi. Paraît que si on mange son fruit, les effets du renforcement corporel doublent pendant trois jours. Mais est-ce qu’il coûte cher ? »
L’homme sourit de toutes ses dents. « Pas du tout. Trois pierres spirituelles de qualité ultra ou trois cristaux d’énergie, pas plus. C’est presque cadeau. »
Les gens venus de la Mer déchaînée avaient tous emporté plus ou moins de ressources. Ils n’en avaient peut-être pas beaucoup, mais c’était largement suffisant pour acheter quelques Plantes démoniaques.
Bien sûr, la plupart d’entre eux étaient des Pêcheurs cachés. Parmi ceux qui leur étaient inférieurs, la majorité n’étaient que de Grands maîtres pêcheurs ou des pêcheurs suspendus. Ils manquaient vraiment de ressources, et beaucoup ne possédaient même pas une pierre spirituelle de qualité ultra.