Chapitre 2 778
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Le Renkuang s’en amusa. *Suis-je ton disciple ou ton cuisinier personnel ?*
Peu importait ce qu’il pensait au fond de lui ; en apparence, il ne pouvait qu’afficher un sourire. « Hélas ! Maître, je suis maintenant un puissant cultivateur du Royaume de la Transformation stellaire accompli. Je me souviens de tout. Ne vous inquiétez pas. »
Tout en s’occupant de son maître, Le Renkuang se pencha vers Han Fei et lui dit : « Feifei ! Quand es-tu entré au Temple du Vide ? Si je l’avais su, nous aurions depuis longtemps pu détruire ensemble la Race aux Dix Mille Écailles, tous les cinq. Ensuite, nous aurions pu parcourir le Royaume marin et tuer qui bon nous semblait. Mais maintenant, nous sommes loin les uns des autres. Je ne sais même pas où sont Xiaobai et Yu. »
Han Fei répondit : « À quoi bon cultiver si je compte sur le Temple du Vide pour tout ? Ce n’est pas aussi simple que tu le crois. Hé, attends un peu, Kuangkuang, tu parles comme un bandit, maintenant ! Parcourir le Royaume marin et tuer qui bon nous semble… Je ne t’avais jamais vu aussi enthousiaste à l’idée de dépouiller les gens ! »
« Euh… »
Le vieil homme qui attendait qu’on serve les plats renifla. « Tu le traites de bandit ? Moi, je le trouve inutile. Il n’a jamais envie de se battre et ne pense qu’à manger. Disciple, prends exemple sur lui. Ton frère est un véritable meurtrier. Il a tué d’innombrables personnes. Si tu suis son exemple, tu en imposeras, toi aussi, quand tu iras trancher des têtes ! »
Han Fei resta sans voix. Quel genre de maître était-ce donc ? Il était déjà Grand Monarque et parlait encore de trancher des têtes ?
Bzzz !
Alors que Han Fei et Le Renkuang bavardaient, le vide ondula de nouveau. Le vieil homme plissa les yeux et leva la tête. Il aperçut un ivrogne aux cheveux tout aussi ébouriffés, une gourde à la main.
« Un Grand Monarque ? Fichtre… Zhang Shaoling ? »
Le maître de Le Renkuang frissonna et s’écria : « Pourquoi es-tu ici ? »
Le Sixième Frère aîné éclata de rire. « Mon petit frère cadet est là. Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’y être ? Ah, petit frère cadet, tu traites les étrangers mieux que ton propre frère aîné ! Si je n’avais pas senti l’odeur, je n’aurais jamais su que tu avais autant de talents particuliers. »
Han Fei ne fut pas surpris le moins du monde. Il n’avait certainement pas préparé ce grand festin uniquement pour le maître de Le Renkuang.
Après tout, il n’était pas très à l’aise à l’idée de parler à un puissant Grand Monarque. Autant faire venir son Sixième Frère aîné pour qu’il puisse discuter avec Le Renkuang.
Dès que le Sixième Frère aîné s’assit, Han Fei se sentit tout de suite plus sûr de lui.
Le Sixième Frère aîné éclata de rire. « Vieux Zhan ! Ça fait longtemps. Tu étais un bandit à l’époque, et tu l’es toujours, même devenu Grand Monarque ! »
Celui qu’on appelait Vieux Zhan pinça les lèvres. « C’est mon passe-temps. Tu sais bien quel genre d’endroit est le Désert occidental. Si ses habitants ne devenaient pas des bandits, les autres Royaumes divins l’auraient depuis longtemps rasé. Je ne m’attendais simplement pas à ce que tu viennes du Temple du Vide. »
« Hahaha ! Mieux vaut tard que jamais. Allez, puisque tu es là, tu es mon invité. Viens chez moi boire quelques verres. Mon petit frère cadet et ton disciple ne se sont pas vus depuis longtemps. Laissons-les entre eux. »
Vieux Zhan répondit aussitôt : « D’accord ! Mais sors-moi de bons alcools. Ne va pas essayer de m’avoir avec de la piquette ! »
Vieux Zhan lança à Le Renkuang : « Tu peux rester ici un demi-mois. Nous ne pouvons pas nous absenter trop longtemps, sinon nos frères se feront tuer. Nous devrons rentrer dans un demi-mois. »
« D’accord ! Maître, prenez votre temps pour boire et manger… »
Sur ces mots, le Sixième Frère aîné activa le portail de téléportation et partit avec Vieux Zhan. Ils emportèrent naturellement avec eux le banquet complet de Man Han préparé par Han Fei.
Après leur départ, Han Fei et Le Renkuang poussèrent tous deux un soupir de soulagement.
Han Fei demanda : « D’où vient ton maître ? Même s’il maîtrise sa puissance, son champ de force reste très intimidant. »
Le Renkuang eut un sourire amer. « Oui, je me retrouve souvent à suffoquer sous son champ de force. Mon maître, Zhan Nanye, est l’un des cultivateurs de la force les plus puissants connus à ce jour. Sa Loi de la Force peut supprimer toutes les techniques. Regarde mon physique. Grâce à son entraînement, je peux maintenant résister sans problème à une arme divine de qualité moyenne. »
Han Fei haussa les sourcils. « Un cultivateur de la force ? La Loi de la Force est si puissante que ça ? »
« Bien sûr. Au début, je pensais comme toi. Mais mon maître m’a dit que la force, l’une des puissances les plus anciennes et les plus éternelles de ce monde, ne devait jamais être sous-estimée. Elle peut briser toutes les lois et soumettre les cieux. C’est l’une des voies les plus puissantes au monde. »
« Intéressant ! »
Han Fei comprenait ce que Le Renkuang voulait dire : la force était présente dans les myriades de mondes, dans tout mouvement comme dans les objets immobiles. En tant que raffineur corporel, il savait que la Grande Voie de la Force l’avait autrefois beaucoup aidé.
Son physique, qui lui permettait d’affronter des adversaires de plusieurs royaumes supérieurs, et sa capacité à combattre des Monarques alors qu’il n’était qu’un Ouvreur de Ciel lui venaient de la Grande Voie de la Force.
À y regarder de plus près, plus une Grande Voie comme celle de la Force était primitive et simple, plus elle devenait puissante avec le temps. Lorsqu’ils affrontaient des cultivateurs du même royaume, ceux qui suivaient la Grande Voie de la Force avaient un physique si robuste qu’il était très difficile de les tuer.
Han Fei s’assit dans le ciel aux côtés de Le Renkuang et contempla la race humaine en contrebas.
Han Fei demanda : « Pourquoi es-tu venu dans le Désert occidental et as-tu pris cet homme pour maître ? »
À ces mots, Le Renkuang poussa un long soupir. « C’est peut-être une question de chance ! Après m’être séparé de Yu et de Xiaobai, je me rendais dans un endroit appelé la Cité flottante, au sein du Royaume divin de la Mer orientale. Mais un incident est survenu en chemin et j’ai été poursuivi jusque dans un lieu dangereux. Je pensais que j’allais mourir, mais un autel m’a envoyé ailleurs parce que j’avais compris la Grande Voie de la Force. Quand je me suis réveillé, j’étais déjà dans le Désert occidental. »