Chapitre 2 319
Han Fei fut surpris par les nouvelles informations affichées sur sa fiche.
Il était tout naturel que son royaume soit passé de l’Illumination de l’âme à la Transformation stellaire. Quant au niveau 105, Han Fei comprit qu’il n’avait pas encore achevé sa Transformation stellaire et qu’il lui restait un long chemin à parcourir.
Il avait prévu que le qi chaotique se transforme en Qi immortel. Le qi chaotique était une puissance nécessaire aux Établisseurs de Mer. C’était une énergie transitoire, destinée à être remplacée.
Après tout, une fois qu’on avait ouvert le ciel, on pouvait fouler la Mer des Étoiles et absorber facilement le qi chaotique. Il était facile de comprendre pourquoi celui-ci existait avant que sa Mer d’Origine ne se transforme en étoile. En effet, il n’était pas facile pour les cultivateurs ordinaires qui venaient d’ouvrir le ciel de cultiver dans la Mer des Étoiles. Ils pouvaient peut-être traverser le bourbier de la Mer des Étoiles, mais y séjourner restait dangereux.
Cependant, une fois leur Mer d’Origine transformée en étoile, ils pouvaient sans doute fouler la Mer des Étoiles plus facilement. Ainsi, dans ses informations, le qi chaotique avait été remplacé par le Qi immortel.
Ce qui surprit Han Fei, ce furent son âme et sa puissance. Toutes deux avaient subi une transformation, mais leur expression d’origine avait été conservée. Ce chapitre est mis à jour par n)ovel/\bin/\
Par exemple, l’âme de Han Fei affichait désormais 7,09 origines. Il ignorait pourquoi la mesure était exprimée en origines, mais une origine équivalait à un million de points de puissance de l’âme. C’était une conversion de données toute simple.
Il en allait de même pour sa puissance. Il n’y avait rien d’étonnant à ce que les vagues aient été remplacées par la puissance stellaire, mais Han Fei ignorait quelle était l’unité de cette dernière.
Cependant, puisque l’ancienne expression avait été conservée, il semblait que la transformation ne fût pas complète.
Il pourrait toujours demander à Feng Xingliu plus tard. Pour l’instant, mieux valait s’abstenir. Sinon, Feng Xingliu serait sidéré par la vitesse à laquelle il avait accompli sa Transformation stellaire.
Avant de transformer sa Mer d’Origine en étoile, Han Fei avait entendu dire que la différence de puissance avant et après la Transformation stellaire n’était pas très importante.
Il l’avait constaté, mais ce n’était pas le cas. Il ignorait si cela venait du fait qu’il avait transformé sa Mer d’Origine en étoile alors qu’elle mesurait huit cent dix mille kilomètres, mais sa puissance et son âme avaient toutes deux considérablement augmenté. Elles avaient dépassé les sept millions.
Les gens ordinaires accomplissaient peut-être leur Transformation stellaire alors que leur Mer d’Origine ne mesurait que trois cent mille kilomètres. On comprenait pourquoi ils disaient que leur puissance n’augmentait pas beaucoup après cette transformation.
En outre, quelle que fût l’augmentation de puissance avant et après la Transformation stellaire, deux choses étaient absolument incomparables.
Han Fei sentait que, depuis la naissance de la Perle stellaire, il pouvait mobiliser la puissance de l’Étoile d’origine, qui jaillissait à travers elle.
Il ne l’avait pas encore essayée, mais il avait l’impression que, s’il libérait une telle puissance, elle dépasserait de loin toutes ses techniques actuelles.
Un autre avantage était que son Étoile d’origine tournait sur elle-même et fusionnait spontanément avec le Dao céleste afin d’absorber et de faire naître les runes du Dao qui lui revenaient.
Cela signifiait que la puissance de combat durable de Han Fei allait considérablement augmenter. Il pourrait, par exemple, utiliser ses coups ultimes à plusieurs reprises.
Le seul défaut de sa Mer d’Origine était son apparence désolée : Han Fei avait utilisé tout ce qu’elle aurait dû contenir lors du Retour à l’Origine et l’avait transformé en une partie de son Étoile d’origine.
« J’ai enfin transformé ma Mer d’Origine en étoile ! »
Han Fei avait cru que ce jour était encore loin, mais, lorsqu’il sortit des Terres désolées du Chaos, il comprit que cette étape n’était en réalité pas si éloignée. Surtout depuis qu’il était devenu l’ennemi de la Race céleste, il avait l’impression que les ressources coulaient à flots.
Luo Xiaobai et les autres éprouveraient-ils la même chose s’ils quittaient la Mer déchaînée ? Zhang Xuanyu et les autres, par exemple, étaient tout à fait capables de survivre dans les terres sauvages. Il ne leur serait pas très difficile d’établir rapidement une Mer d’Origine de cent mille kilomètres. Plus de trois cent cinquante ans s’étaient écoulés. Peut-être avaient-ils déjà ouvert le ciel.
Un léger sourire apparut sur les lèvres de Han Fei. Il savait qu’il était temps de partir. Même si le Passage était un endroit sûr, il y était si bien qu’il en avait oublié ce qu’étaient les terres sauvages. Sans sa Transformation stellaire, il n’y serait pas resté aussi longtemps.
En réalité, une seule année s’était écoulée, mais Han Fei avait l’impression que des centaines d’années avaient passé. Sa Transformation stellaire était achevée.
À bord du Passage.
Han Fei déclara : « Je descends du navire. Xingliu, tu viens avec moi ? »
Feng Xingliu lui demanda, surpris : « Pourquoi veux-tu descendre tout à coup ? »
Feng Qingcheng ajouta : « Frère Han Fei, le Passage va directement à la Dynastie de la Capitale divine, et le concours des dix mille ans commence dans moins d’un an. Le Passage mettra encore huit mois à arriver. Il n’y a aucune raison de descendre maintenant, si ? »
Han Fei répondit : « C’est trop tranquille, sur ce navire. À part écouter des histoires, boire, manger et dormir, qu’est-ce que je peux bien faire tous les jours ? »
Feng Qingcheng reprit : « Frère Han Fei, les tavernes regorgent d’informations. En y prêtant attention, on découvre quantité d’histoires et de renseignements sur les quatre royaumes divins, les mystérieux trésors et les royaumes secrets. »
Feng Xingliu hocha vivement la tête. Il se plaisait beaucoup sur le Passage. Il n’avait pas besoin de se battre et pouvait écouter des histoires. Il aurait voulu rester tous les jours à la Taverne légendaire.
Han Fei réfléchit un instant. « Feng Yu a dû arriver, maintenant, non ? »
Feng Qingcheng répondit : « Ma sœur m’a écrit qu’elle se trouvait dans les eaux à l’extérieur de la Dynastie de la Capitale divine. Mais elle ne savait pas où se trouvait le Passage et n’est donc pas venue nous chercher. De toute façon, nous allons là-bas, alors elle s’est promenée seule dans les environs. »
« Elle se promène ? »
Han Fei songea que Feng Yu aimait aussi se battre. Il se demandait si elle cherchait quelqu’un à affronter.
Cependant, si le vieux conteur disait vrai et que Feng Yu était première au Tableau céleste, qui pouvait encore lui tenir tête ? Elle n’avait même pas besoin de participer à ce concours des cent mille ans !
Han Fei dit : « Voilà ce qu’on va faire : je descends seul, et vous restez à bord. On se retrouvera dans huit mois. »
Feng Xingliu resta un instant interdit. « Non. Nous sommes venus ensemble, alors nous devons repartir ensemble. Mais pourquoi aller dans les terres sauvages ? »
Han Fei répondit : « Pour rafler les jetons de qualification. »
Feng Qingcheng : « … »
Feng Qingcheng n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi passionné par le pillage. *Tu as déjà raflé un tas de ressources en chemin. Pourquoi veux-tu encore détrousser les gens ? Tu aimes juste ça ?*
Elle ignorait que Han Fei avait presque épuisé toutes ses ressources. Même le Monarque du Sud n’aurait pu s’en douter.
…
Plus de sept mois passèrent.
Dans les terres sauvages, à l’extérieur de la Dynastie de la Capitale divine, trois personnes faisaient la loi. Une équipe de cinq personnes gisait à plat sur la mer : les trois individus qui se tenaient devant eux leur avaient raflé tous les jetons de qualification accumulés au fil des ans.
Dans leur trio, Feng Xingliu pointa sa lance sur les cinq hommes et lança : « Vous n’avez que quarante-deux jetons en tout ? Je ne sais vraiment pas quoi penser de vous. À votre place, j’en aurais récolté quatre cent vingt. »
Les cinq hommes en restèrent sans voix. *Nous ne sommes pas toi. Et quatre cent vingt ? Tu crois que ceux qui participent au Grand Concours des dix mille ans sont des imbéciles ? Même s’ils ne peuvent pas te vaincre, rien ne les empêche de fuir !*
Han Fei, dans le trio, déclara : « Hé, vous autres ! Nous ne sommes pas assoiffés de sang. Donnez-nous toutes vos ressources et nous partirons. Ne tentez pas de nous jouer un tour. Je déteste qu’on me mente. Donnez-nous tout ce que vous avez. »
Un moment plus tard, Han Fei jeta un coup d’œil aux ressources des cinq hommes. Le total n’atteignait même pas deux cent mille kilomètres. Il soupira. *Ils sont malins, ces types ! Quand ils partaient à la chasse, ils emportaient un minimum de ressources. Ils ont dû se les faire rafler.*
Puis Han Fei désigna un homme barbu et dit : « Élimine-le. »
« Non ! »
Le cœur de l’homme barbu fit un bond. Cet homme savait-il vraiment qu’il cachait des ressources ? Mais il n’eut pas le temps d’y réfléchir : une lance enflammée fusa, un vortex à sa pointe. Quand elle le transperça, le vortex le réduisit en miettes.
Ce n’était pas une technique que Feng Xingliu avait créée lui-même, et Han Fei n’eut pas besoin de le lui demander. Feng Xingliu expliqua qu’il l’avait tirée des histoires qu’il avait entendues. Au cours des derniers mois, il avait exécuté d’innombrables grandes techniques et mouvements inspirés de ces récits.
Les techniques n’étaient peut-être pas comme ça à l’origine, mais, après avoir entendu les histoires, Feng Xingliu avait estimé qu’elles devaient l’être et en avait inventé de nouvelles.
C’était le talent le plus remarquable que Han Fei lui eût vu jusqu’ici. Il était capable de créer de grandes techniques à partir de son imagination.
Même Zhang Xuanyu n’en était pas capable. Il était donc difficile de savoir si Feng Xingliu était un génie ou un imbécile. Quand il se comportait en génie, son talent était stupéfiant. Mais quand il jouait les idiots, même les cochons de mer s’avouaient vaincus.
Quand l’homme barbu se réincarna, Feng Xingliu cria : « Vermisseau, il n’y aura pas de deuxième fois ! »
L’homme barbu sortit en hâte ses dernières richesses. Il en avait le cœur brisé, mais les ressources ne valaient pas sa vie.
Après avoir tout pris, Feng Xingliu agita la main. « On y va ! Allons en détrousser d’autres. »
Les cinq hommes : « … »
Un instant plus tard.
Han Fei s’exclama soudain : « Eh bien ! Je crois que nous sommes arrivés à la Dynastie de la Capitale divine. »
Peu après, Han Fei et les autres aperçurent, à un million de kilomètres de là, une ville sur la mer. Tous trois s’immobilisèrent en silence dans le vide.
Feng Qingcheng dit : « Ce n’est certainement pas la Dynastie de la Capitale divine. Ce sont ses tours de guet en mer. Il doit y en avoir beaucoup. Si nous les voyons, c’est que nous allons bientôt entrer dans la zone de sécurité de la Dynastie de la Capitale divine. Là-bas, les combats sont interdits. On ne peut même pas s’en prendre aux créatures marines ordinaires, car elles ne résisteraient pas au contrecoup de la puissance des Ouvreurs de Ciel, voire des Établisseurs de Mer. »
« Une tour de guet ? »
Han Fei avait cru qu’il s’agissait d’une installation côtière de la Dynastie de la Capitale divine, mais ce n’était qu’une tour de guet. Celle-ci était une île en pleine mer, large de près de cent kilomètres et semblable à une petite ville, où vivaient de nombreuses personnes.
Quant à la tour de guet elle-même, elle semblait bien mesurer plusieurs milliers de pieds de haut.
Feng Qingcheng expliqua : « Une tour de guet est aussi un petit village ! Après tout, ce monde ne compte pas que de puissants maîtres : il y a aussi des gens ordinaires, ainsi que des Exécuteurs de la Loi, des Explorateurs et des Vénérables. C’est leur champ de bataille, pas le nôtre. Notre tournée de pillage s’achève donc ici. »