Chapitre 79
Chapitre 79 : « Ne me dérange pas (3) »
Jun Wu Yao se leva impuissant en regardant dépitée Jun Wu Xie qui l’évitait. Il toucha son cou alors que la traînée de sang rouge coulait dans sa main, il ne semblait pas du tout gêné par cela.
« Il semble que ce soit encore ma faute, de t’avoir laissé sentir cette odeur détestée, je vais partir d’abord. » Il sourit amèrement en laissant échapper un léger soupir, se retourna et quitta immédiatement la pièce.
Après être sorti de sa chambre, son sourire s’effaça alors que ses doigts touchaient sa gorge, une faible lumière noire brillait et les quatre aiguilles s’envolèrent de sa gorge pour tomber dans ses mains.
« Mon Seigneur ! » Une ombre passa rapidement et une silhouette d’homme s’agenouilla alors qu’il apparaissait aux côtés de Jun Wu Yao.
« Tu es blessé ! » Il y avait une odeur de sang et l’ombre fut surprise que la source vienne de son Seigneur.
Dans un tel endroit, quelqu’un pouvait-il réellement blesser son Seigneur estimé ?
« Blessé ? Cela compte-t-il comme être blessé ? » Il regarda les quatre aiguilles sur ses mains tachées de sang. Ses yeux n’avaient plus aucune trace de noir, un violet profond apparut.
Mais ce sont les petites « marques de dents » de la fille, donc cela ne le dérangeait pas vraiment.
« As-tu trouvé la personne que j’ai demandée ? » demanda froidement Jun Wu Yao.
« Tout a été préparé. »
« Ah, cette bande de vieux schnocks, veulent m’y piéger ? Ils savent vraiment rêver. Je m’assurerai de leur rendre la pareille pour ce jour-là. » Ses lèvres se courbèrent en un sourire en regardant les aiguilles dans sa main. Il y avait une lueur dans ses yeux.
Il n’avait jamais subi de rejet de sa part ni n’avait-elle résisté auparavant, mais aujourd’hui il avait enfin vu une expression différente sur son visage habituellement froide et impassible. Ce regard dans ses yeux était inestimable, plus précieux que n’importe quel joyau dans ce monde.
Il voulait vraiment ces yeux… Cependant, si on les lui enlevait, ils perdraient leur beauté. Ces yeux étaient vraiment faits pour elle, ils lui allaient parfaitement et seule elle pouvait en faire ressortir toute la beauté.
« Comment ces imbéciles peuvent-ils mériter d’être tes rivaux ? » murmura l’ombre, sa voix pleine d’admiration et d’adoration.
« Laissez-les se vanter et profiter encore un peu, quand je les écraserai, ce sera plus intéressant ainsi. » Plus ils montent haut, plus ils tombent durement… Jun Wu Yao plissa ses yeux froids.
« Oui ! » répondit l’ombre avec ferveur.
« Cette fois, je resterai ici. Si tu as un message, envoie-le directement ici. » ordonna Jun Wu Yao.
« Ce subordinate obéit ! »
« Ah oui, une chose de plus. » Jun Wu Yao pensa soudain à quelque chose.
Demain, retourne chercher un pot de Jade Moon.
L’ombre fut surpris un instant, bien qu’il ne sache pas pourquoi son seigneur avait demandé ce vin, il répondit rapidement : « Oui ! »
« Nectar de Jade… c’est ça ? » Jun Wu Yao plissa les yeux alors que son intention meurtrière emplissait son entourage. Il ne voyait pas d’inconvénient à entrer dans le Palais pour faire disparaître à jamais ce Prince Héritier qui se mêlait de tout.
L’ombre restait simplement agenouillée en silence à côté, n’osant pas interpréter la signification de ces mots, il savait qu’il n’avait qu’à faire ce qu’on lui disait.
Après avoir fait quelques autres arrangements, Jun Wu Yao ne resta plus longtemps. L’ombre se fondit dans l’obscurité et disparut complètement.
Dans la chambre de Jun Wu Xie, elle fronçait les sourcils en se lavant et en frottant ses mains encore et encore – ce n’est qu’après avoir confirmé qu’il ne restait plus aucune trace d’odeur de sang qu’elle se dirigea vers la table.
Le Petit Lotus se tenait là en silence, fixant la perle vert foncé. La manipulant entre ses doigts, il la leva vers la lune et l’observa.
« Ça fait encore mal ? » demanda Jun Wu Xie monotone à Petit Lotus.
Le Petit Lotus fut légèrement surpris un instant en levant la tête et en se frottant le petit front, « Ça ne fait plus mal. » Son visage rose arborait un doux sourire. Plus tôt, lorsque Jun Wu Yao avait retiré l’objet noir, toute la douleur avait disparu instantanément, sans ressentir la moindre gêne, le Petit Lotus commença à douter de lui-même en se demandant s’il avait vraiment été blessé par un humain.