Chapitre 179
Chapitre 177 : Répartition des rôles [2]
Alors que de plus en plus d'étudiants tournaient leur attention vers la silhouette divine de la Valkyrie, ceux au cœur du conflit ne remarquèrent pas qu'elle s'avançait vers eux tel un prédateur guettant sa proie ; même Lucien semblait l'ignorer.
Les étudiants s'écartaient sur son passage, une reconnaissance silencieuse de sa puissance absolue qui n'avait nul besoin d'être prouvée, ni même exhibée – une force qui transcendait toutes les opinions de ses pairs, de ses camarades.
Si sa beauté sombre pouvait transpercer le cœur de tous les hommes, ses yeux calmes et pourpres envoyaient un avertissement prédateur à leurs sens : ce n'était pas une beauté que l'on pouvait dompter, mais une destruction absolue prête à anéantir quiconque convoiterait sa divine silhouette.
Voyant qu'ils s'obstinaient à vouloir en découdre, Sophia dégaina l'une de ses épées. À cette vue, tout le monde recula involontairement, Axel lui-même fit de même, grommelant avec agacement : « Cette garce est clairement en train de farmer de l'aura. »
Elle frappa légèrement le sol avec son épée et…
CLANG…
Le son cristallin du métal résonna. Les cris cessèrent instantanément. Un silence assourdissant imprégna les lieux tandis que les divers princes et princesses localisaient la source du bruit. Une tension soudaine apparut sur leurs visages, trahissant leur arrogance passée.
Ils ne comprenaient pas. D'ordinaire, la Valkyrie était une solitaire, aperçue seulement de temps à autre aux côtés du prince Lucien, mais elle n'avait jamais endossé de rôle de commandement ; elle qualifiait toujours cela de « fastidieux ».
Elle préférait se battre seule et résoudre ses propres problèmes. Ils étaient donc à peu près certains qu'elle ne s'intéresserait pas à une corvée telle que le commandement de la forteresse, n'est-ce pas ? Ou à la distribution des rôles en général.
La plupart conclurent donc qu'elle intervenait simplement pour mettre fin à leur dispute. Compte tenu du peu qu'ils savaient sur elle, c'était une conclusion logique, rien de mal à penser ainsi. Mais Lucien, qui la connaissait bien mieux, savait qu'il n'en était rien ; si elle n'avait aucun intérêt à s'en mêler, elle se moquerait bien qu'ils s'entretuent.
Elle ne ferait pas non plus des gestes aussi grandioses juste pour afficher son soutien à Lucien. Il comprit ses intentions en un instant et ricana intérieurement : « Soupir, ça va être désagréable. »
Luther, le premier prince de Suncrest, n'apprécia pas son geste, empreint d'une arrogance hautaine. Après tout, pour lui qui était destiné à devenir le prochain roi, elle n'était qu'une esclave coûteuse, une garce qui réchaufferait son lit et ramperait à ses pieds dès qu'il serait sur le trône.
Il n'aimait pas son attitude. Même s'il savait que, techniquement, son statut actuel était supérieur au sien — du moins jusqu'à son couronnement. Il était difficile de balayer cette supériorité arrogante qui lui était innée et dont il bénéficiait depuis sa naissance.
Incapable de contenir son ego, il lui demanda d'un ton supérieur : « Que fais-tu ? »
Lucien regarda son frère comme s'il était un putain d'idiot. Si la Valkyrie ne pouvait rien faire contre eux au palais royal, devant endurer d'innombrables humiliations silencieuses de la part de l'arrogante concubine du roi et de ses trois enfants, Luther semblait avoir oublié qu'ils n'étaient plus au palais.
La lueur écarlate dans les yeux de la Valkyrie sembla s'intensifier alors qu'elle s'avançait, fixant le prince droit dans les yeux. Elle répondit d'un ton si calme qu'il en fit frissonner tous les présents : « À ton avis, que fais-je ? »
Même Lucien sentit ses instincts hurler un danger silencieux, l'incitant à reculer, ce qu'il fit naturellement. Même Axel, pourtant éloigné, ressentit une pointe de danger émanant d'elle, bien qu'il balaya ce sentiment de malaise d'un revers de main.
Il trouvait toutefois assez comique de voir l'arrogant prince Lucien reculer ainsi. Même si elle ne lui ferait naturellement aucun mal. Enfin, elle *pouvait* lui faire du mal, mais elle ne pouvait tuer aucun membre de la famille Suncrest.
Le prince Luther, malgré son arrogance, n'était pas un imbécile ; il se surprit à reculer, son corps lui échappant presque. Il sentit la mort planer sur lui, alors même qu'elle n'avait pas encore libéré son intention meurtrière. Pourtant, il n'était pas du genre à avoir une volonté si faible qu'il en reculerait. Il la fixa avec rage et demanda : « Pourquoi t'interposes-tu ? Que veux-tu ? Tu veux faire de Lucien le commandant de la forteresse ? »
Cette fois, son ton était beaucoup plus contenu, empreint d'appréhension. Les autres princes et princesses se joignirent à lui, refusant de la laisser interférer à sa guise. Bien qu'ils sachent qu'elle était terrifiante, cela ne signifiait pas qu'ils allaient simplement battre en retraite. Thorian Blackvale, quant à lui, observait la scène avec intérêt, sans se laisser entraîner dans ce tourbillon de problèmes.
« Mademoiselle Valkyrie, il serait préférable que vous ne vous mêliez pas de cela. »
« Oui, Mademoiselle Valkyrie est notre combattante la plus puissante ; vous n'avez pas à vous soucier des stratégies. »
« C'est exact, Mademoiselle Valkyrie, votre rôle est d'éliminer l'armée ennemie. Quant à la chaîne de commandement, il n'est pas nécessaire que vous vous occupiez de ces questions fastidieuses. »
D'autres commentaires suivirent, émanant de divers héritiers de familles royales ou éminentes. Il était également notable que tout le monde ressentait une forme d'étrangeté envers la Valkyrie ; son statut d'être invoqué d'un autre monde créait toujours une barrière, un rappel silencieux qu'elle n'était peut-être pas humaine, ou du moins, quelque chose de trop différent d'eux.
Les yeux de Sophia brillèrent plus dangereusement encore, balayant tous ceux qui osaient la remettre en question ; ils ne faisaient qu'insinuer qu'elle n'était qu'une brute, sans qu'elle ne se soucie le moins du monde de l'opinion de ces faibles.
Elle libéra son intention meurtrière sans retenue sur tout le monde, ciblant particulièrement les héritiers des hautes sphères qui débitaient des absurdités. Une vague de terreur parcourut les profondeurs de l'âme de chacun. Une telle malice, un désir de massacre si puissant et sombre, fit hurler les instincts de survie de tous. L'envie de se soumettre à cette soif de sang malveillante les submergea. Très peu furent capables de garder leur santé mentale malgré le contact avec cette soif de sang.
Axel, Lucien, Heinz et Thorian faisaient partie des rares à pouvoir supporter sa soif de sang assez correctement. Axel fronça les sourcils. Ce n'était probablement même pas 30 % de sa pleine puissance.
Elle rétracta immédiatement son intention meurtrière, voyant que certains étaient sur le point de s'évanouir ou de subir des dommages mentaux. En un sens, l'intention meurtrière n'était pas une attaque réelle ; c'était un moyen de tromper psychologiquement le cerveau de la victime.
L'intention meurtrière déclenche simplement l'instinct de survie, mais si elle est trop intense, cet instinct force la conscience à s'éteindre, ce qui cause des dommages mentaux mineurs. Si votre volonté est assez forte, ce n'est rien de réellement menaçant.
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{Ceci est le 2e chapitre bonus sponsorisé par [Zamir] pour le don du Château Magique.}
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