Chapitre 1 835
Quelle puissance incroyable !
Gu Yuena baissa les yeux et dit : « Je ne fais que te dire ce que je ressens ; libre à toi de me croire ou non. » Sur ces mots, elle fit volte-face et s'en alla.
Comparée à Qiangu Dongfeng, son style et son attitude étaient radicalement différents.
Yu Guanzhi se tourna vers Chen Xinjie avec une expression interrogatrice, ce à quoi ce dernier répondit : « Il vaut toujours mieux prévenir que guérir, alors préparons-nous au combat. Si les ennemis ne se montrent pas, tant mieux ! Mais s'ils viennent, nous devons être prêts. »
Yu Guanzhi acquiesça. « Très bien, je vais donner les ordres nécessaires. »
À cet instant précis, une alarme retentit soudainement dans tout le centre de contrôle, sans aucun avertissement. Tous les généraux et amiraux, déjà sous tension, virent leurs expressions changer instantanément en entendant le signal.
Les ennemis étaient-ils vraiment revenus ?
......
Six heures s'écoulèrent en un clin d'œil, et l'aura de Tang Wulin avait subi quelques changements infimes.
Alors qu'il se levait, un léger sourire apparut sur son visage et il murmura pour lui-même : « Les os spirituels du Roi Orque Esprit Maléfique sont vraiment d'une nature extrêmement maligne et agressive. Dommage qu'ils soient tombés sur ma lignée sanguine du Roi Dragon d'Or ; ils n'avaient aucune chance, au bout du compte. »
Il baissa les yeux sur ses propres jambes, un air satisfait sur le visage.
C'est alors que la voix autoritaire résonna à nouveau.
« Huitième épreuve du Dieu de la Mer, Défi pour hériter du trône divin du Dieu de la Mer. »
Défi pour hériter du trône divin du Dieu de la Mer ? Tang Wulin hésita un instant en entendant cela.
Qu'est-ce que cela signifiait ? Comment était-il censé relever un défi pour un trône divin ?
Cependant, la voix n'offrit aucune explication supplémentaire.
Immédiatement après, les environs commencèrent à se transformer, l'espace tout entier se déforma et devint flou, après quoi Tang Wulin se retrouva dans une vaste salle dorée.
La salle n'était pas particulièrement bien éclairée, mais tout à l'intérieur brillait d'une lumière dorée.
Le plafond se trouvait à plus de 100 mètres au-dessus de sa tête, et c'était un édifice extrêmement majestueux, entouré d'une série de piliers massifs qui semblaient se dresser directement entre le ciel et la terre.
Dès que Tang Wulin arriva dans la salle, il fut frappé par un fort sentiment de nostalgie.
Il reconnaissait cette salle ; bien sûr qu'il la reconnaissait !
Elle semblait être devenue plus grande qu'auparavant, mais son aura restait la même ; c'était la salle où il avait reçu l'enseignement du Vieux Tang !
C'étaient les enseignements du Vieux Tang qui avaient accéléré son développement, et à l'époque, il ignorait que le Vieux Tang était une manifestation issue d'une parcelle de l'âme de son père.
Soudain, les yeux de Tang Wulin s'écarquillèrent alors qu'une réalisation le frappait.
Se pourrait-il qu'il doive défier...
Au moment même où cette pensée traversait son esprit, une silhouette émergea lentement devant lui, non loin de là.
C'était une silhouette grande et élégante, dotée d'une chevelure bleue, et il semblait faire corps avec tout ce qui l'entourait. Il portait une tenue ajustée qui soulignait parfaitement sa silhouette, et bien que ses yeux fussent clos, il dégageait une aura éthérée, comme s'il ne faisait qu'un avec les cieux eux-mêmes.
Tang Wulin resta cloué sur place en voyant cela, et immédiatement après, la chair de poule parcourut son corps, comme si tous les pores de sa peau s'étaient ouverts en même temps. Un sentiment indescriptible monta dans son cœur, et il ne put s'empêcher de crier : « Père ! »
C'était bien lui, l'homme debout devant lui n'était autre que le Dieu de la Mer, Tang San. Pour être plus précis, il semblait s'agir de Tang San avant son ascension à la divinité, car il ne possédait pas d'aura divine.
Un sourire chaleureux apparut sur le visage de Tang San, et il soupira : « Mon fils, j'attendais cette rencontre avec impatience, car le fait que tu sois ici signifie que tu as gagné le droit de passer la huitième épreuve du Dieu de la Mer. Je suis très heureux de voir que tu as si magnifiquement grandi. »
Le cœur de Tang Wulin tressaillit légèrement en entendant cela, réalisant instantanément qu'il s'agissait du message laissé dans le Trident du Dieu de la Mer depuis que son père le lui avait confié.
« Avant de commencer la huitième épreuve, il y a quelque chose que tu dois savoir : je ne sais pas quand nous serons réunis, mais je suis convaincu que ce jour viendra. Peut-être sera-ce dans très longtemps, mais nous nous retrouverons à un moment donné. » Le regard de Tang San devint encore plus doux, semblant empli d'innombrables émotions. Des larmes commencèrent immédiatement à monter aux yeux de Tang Wulin en entendant ces mots.
Il était capable de ressentir les émotions profondes imprégnées dans les paroles de son père ; il y avait un désir intense, une culpabilité déchirante et une attente encore plus forte.
Il avait été séparé de ses parents dès la naissance, mais au moins avait-il eu des parents adoptifs pour s'occuper de lui durant son enfance, et il avait ignoré ses véritables origines, tandis que ses parents, eux, avaient été constamment tourmentés par leur séparation.
À cet instant, Tang Wulin ne désirait rien d'autre que de partir à la recherche de ses parents immédiatement. Bien sûr, s'il voulait y parvenir, il devait d'abord atteindre la divinité.
Tang San fit une pause, semblant reprendre contenance, et à cet instant, une autre silhouette apparut à ses côtés.
Cette silhouette était légèrement plus petite que celle de Tang San, et le souffle de Tang Wulin fut immédiatement coupé à sa vue.
C'était une silhouette gracieuse et élégante vêtue d'une robe rose, et ses grands yeux expressifs étaient déjà remplis de larmes.
Ses longs cheveux étaient tressés en une unique natte qui traînait presque jusqu'au sol, et tout son corps tremblait légèrement.
Elle était si belle et pleine de vitalité, mais son visage était manifestement pâle et semblait souffrant.
« Linlin ! » Elle laissa échapper un cri déchirant et se précipita vers lui, les bras grands ouverts. [Si vous ne l'aviez pas deviné, Linlin est un surnom affectueux pour Wulin, dérivé du dernier caractère de son nom.]
Tang Wulin ne put retenir ses larmes plus longtemps, les vannes s'ouvrirent, et il se précipita vers elle aussi vite qu'il le put. Il n'y avait besoin d'aucune explication ni présentation ; il sut immédiatement qui elle était au premier regard.
« Mère ! » Il tenta d'enlacer la silhouette, et bien qu'il ne puisse sentir aucun corps physique, il perçut une faible chaleur qui semblait faire fondre tout son être.
C'était sa mère biologique, l'épouse de Tang San, l'une des Sept Monstres de Shrek de la première génération, la Douluo aux Os Tendres, Xiao Wu.
En tant que bête spirituelle de 100 000 ans réincarnée en humaine, elle avait partagé une histoire d'amour légendaire avec son père, et ils avaient tous deux accédé à la divinité ensemble.
En apprenant qu'il était le fils de Tang San, Tang Wulin avait imaginé l'apparence de sa mère d'innombrables fois.
Même si cette Xiao Wu était différente de ce qu'il avait imaginé, à cet instant, il sentit avec une conviction inébranlable qu'il s'agissait de sa mère, sa mère biologique !
C'était un lien de sang qui ne souffrait aucun doute ni aucune question.
Sa mère était encore plus belle et plus douce qu'il ne l'avait imaginé. Elle était si parfaite, et sa voix fit fondre son cœur tout entier.
Tous deux sanglotaient de manière incontrôlable.
En enregistrant cette séquence, elle n'avait pas pu voir son fils, elle était donc encore plus émue que lui.
C'était le fils de Tang San et d'elle-même ! Ils avaient été séparés dès sa naissance, et elle n'avait même pas eu la chance de l'allaiter une seule fois.
Comme elle aurait souhaité être aux côtés de son fils et le voir grandir jour après jour.