Chapitre 85
Chapitre 85
Chapitre 85 : Ma chance a enfin tourné, haha !
« Battons-nous ensemble. Il est seul, deux mains ne suffisent pas à en combattre quatre. » L’homme d’affaires s’essuya le visage, la bouche pleine de sang.
Deux poignards tranchants sans garde glissèrent dans les mains du type au t-shirt. Son regard était glacial : « Tue-le. Je peux effacer toutes les traces, ensuite nous quitterons ce train rapidement ! »
L’homme d’affaires hocha la tête et, dans un rugissement de colère, son corps musclé chargea à nouveau le moine caucasien.
Le type au t-shirt était comme un fantôme ; il restait dans le dos de l’homme d’affaires, presque invisible. Pourtant, il était bien plus dangereux que ce dernier. Les poignards dans ses mains étaient comme les crocs empoisonnés d’un serpent venimeux. Une fois apparus, ils envoyaient leurs cibles à la mort !
« Venez ! » Le moine caucasien éclata d’un rire tonitruant.
......
......
Deux minutes plus tard.
L’homme d’affaires s’effondra au sol en tremblant, ses quatre membres tordus de manière étrange. Son visage était couvert de sang et ses yeux fixaient le vide.
Le type au t-shirt était plaqué contre un mur par le moine caucasien. Ces poings massifs s’abattaient sur son visage l’un après l’autre ; lui aussi était couvert de sang, le regard hagard.
« J’ai atteint le 1er stade et ouvert le sixième point d’acupuncture, atteignant le royaume de la Porte du Dragon bondissant. Deux petits rejetons comme vous, qui n’avez même pas terminé votre construction de fondation, avez osé m’affronter de front ?! » Le moine caucasien jeta le type au t-shirt au sol et, au passage, lui déroba le trésor magique en os qu’il portait sur lui.
Le royaume qui suit l’ouverture du sixième point d’acupuncture durant le 1er stade est appelé le royaume de la Porte du Dragon bondissant, tirant son nom de l’histoire d’une carpe sautant par-dessus des cascades jusqu’à devenir un dragon. Une fois ce saut effectué, on peut donner une forme réelle à la puissance informe du qi et du sang, la transformant en véritable qi pour s’extraire du monde mortel ! Ce grand moine était déjà un expert au sommet du 1er stade.
Le moine caucasien tint le trésor magique en os et regarda le général fantôme, l’Esprit Souffrant.
« Ce fantôme colérique a absorbé au moins quelques centaines, si ce n’est un millier d’âmes ordinaires. Si je le purifie, je ne serai plus très loin du niveau suivant de la Carpe sautant par-dessus la Porte du Dragon. Héhé, une fois que j’aurai franchi la Porte du Dragon, je pourrai progresser d’un niveau supplémentaire. » Le moine caucasien marmonna pour lui-même et écrasa le trésor magique en os en exerçant une forte pression.
Le trésor magique en os était lié au général fantôme. Une fois brisé, l’Esprit Souffrant commença immédiatement à gémir pitoyablement : « Ahhhh... Ahhhh.... »
Il faut lui ôter la vie tant qu’il est affaibli !
Le moine caucasien saisit l’occasion et attrapa ses écritures et son chapelet.
Les écritures se déplacèrent d’elles-mêmes et s’ouvrirent à la page appropriée.
Le moine caucasien récita les écritures à haute voix, agitant fermement le chapelet de sa main droite.
Les perles du chapelet se dispersèrent et fusèrent vers le général fantôme comme des balles dorées.
Leur vitesse était telle que l’Esprit Souffrant n’eut même pas le temps d’esquiver. Il fut frappé sans relâche par les perles dorées, et plus d’une dizaine de trous apparurent sur son corps. L’aura fantomatique qui l’enveloppait s’amincit. Il hurla sans discontinuer !
Cependant, le moine caucasien fronça les sourcils, affichant son mécontentement face à ce résultat. Il lança alors également les écritures. Comme les perles, elles se dispersèrent dans les airs, se transformant en feuilles saintes qui recouvrirent le général fantôme.
Les gémissements pitoyables du général fantôme gagnèrent en intensité.
Le moine caucasien libéra le sceau d’exorcisme des écritures sur le général fantôme, une lueur dorée brillant dans ses yeux tandis qu’il psalmodiait des prières.
« Espèce de bâtard, arrête... arrête ! » L’homme d’affaires rampa avec difficulté vers le moine caucasien, utilisant le reste de ses forces pour crier, laissant une longue traînée sanglante sur le sol.
Si ce général fantôme était purifié, alors lui et le type au t-shirt mourraient à coup sûr !
Le type au t-shirt reprit également conscience, il se traîna vers le moine caucasien comme un insecte, ouvrant la bouche avec l’intention de le mordre : « Arrête tout de suite... Ne le purifie pas... Non, nous allons perdre la vie ! Arrête ! »
C’était là la tragédie des petits poissons... leur vie ne valait que cela.
Les yeux du moine caucasien étaient sombres, mais il ne cessa pas de réciter les écritures. Ceux qui sont pitoyables doivent posséder des qualités qui méritent le mépris !
Il avait vu beaucoup de pratiquants fantômes de la voie maléfique. Il avait donc vécu cela maintes fois. Même si ces deux hommes devaient mourir, il ne pouvait pas arrêter de purifier ce général fantôme juste pour eux !
« Tous les fantômes colériques doivent être purifiés. Chaque fantôme colérique doit être purifié, sans exception ! » Les yeux du moine caucasien étaient pleins de résolution, teintés de haine.
À ce moment-là, le moine caucasien ne remarqua pas une silhouette voûtée s’approchant silencieusement de lui.
Avec son énergie mentale entièrement mobilisée, il fut étonnamment incapable de remarquer cette personne.
L’individu s’approcha du moine caucasien et asséna un coup de paume très ordinaire. Il atterrit dans le dos du moine.
*Bang !*
Ce coup était imprégné d’un qi véritable déferlant. Le qi véritable fut concentré et pressé contre le dos du moine caucasien, tout simplement.
*Crac, crac, crac~* C’était le bruit des os se brisant sous la pression, un son à vous faire grincer les dents. Comme s’il avait été percuté par un gros camion, une dépression en forme de paume apparut dans le dos du moine.
Le moine caucasien avait été totalement pris au dépourvu, du sang frais jaillit de sa bouche. La lueur dorée dans ses yeux se dissipa et ses chants s’arrêtèrent !
Le chapelet et les feuilles saintes qui enveloppaient le général fantôme redevinrent des objets normaux et tombèrent au sol, privés du soutien du moine. Les perles frappèrent le sol dans un tintement cristallin...
Puis, le moine caucasien s’effondra avec fracas, les yeux remplis d’incrédulité en regardant l’homme derrière lui.
Du qi véritable, c’était quelqu’un au 2e stade – un Vrai Maître !
Puisque l’autre camp avait un expert en qi véritable, pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour frapper ? Il aurait pu m’écraser complètement dès le début, non ?!
*Toux, toux*
La silhouette toussa deux fois, le visage livide.
Il jeta un regard froid au grand moine, avant de se tourner vers l’homme d’affaires et le type au t-shirt au sol : « Vous deux, bons à rien... Si je n’avais pas changé mes plans à la dernière minute, et si je n’étais pas venu dans ce train de la ligne cinq par coïncidence, j’aurais perdu mon précieux général fantôme. »
Le visage des deux hommes pâlit instantanément, ils tremblèrent de tout leur corps : « Maître... de l’Autel...... »
Pourquoi le Maître de l’Autel est-il ici ?
Cette silhouette voûtée était précisément le Maître de l’Autel que Shuhang cherchait à la pharmacie Yuan Long. En cet instant, le visage du Maître de l’Autel était d’une pâleur mortelle ; visiblement, le poison dans son corps n’avait pas été dissipé.
« Maître de l’Autel, ayez pitié de nous ! Pour cette mission, nous avons... déjà fait de notre mieux ! Cependant, ce moine caucasien est trop fort ! » Le type au t-shirt supplia tristement le Maître de l’Autel. Cet échec n’était vraiment pas dû à leur faiblesse, mais à la force de l’ennemi ! De plus, le général fantôme Esprit Souffrant n’avait pas encore été purifié, alors peut-être que le Maître de l’Autel aurait pitié d’eux ?
« Avoir pitié de vous ? » L’expression du Maître de l’Autel était sombre. « Les déchets inutiles n’ont pas leur place dans ce monde. Cependant...... vous avez encore une certaine utilité. »
L’homme d’affaires et le type au t-shirt laissèrent paraître de la joie dans leurs yeux en entendant cela.
Pourtant, l’instant d’après, ils ressentirent une douleur immense à la tête et leur vision devint noire alors qu’ils perdaient tous leurs sens.
« Esprit Souffrant... dévore-les. » Le Maître de l’Autel essuya le sang sur ses mains en disant cela froidement.
Dans les airs, le général fantôme Esprit Souffrant se jeta sur les corps des deux hommes, en extirpa leurs âmes et, sans attendre qu’elles ne réagissent, les projeta dans sa bouche pour les dévorer.
Avec les âmes des deux hommes comme nourriture, les blessures de l’Esprit Souffrant se rétablirent immédiatement dans une large mesure.
« Heureusement que nous avons changé nos plans à la dernière minute. Sinon, j’aurais vraiment subi de lourdes pertes pour ce voyage à Jiangnan. » Marmonna le Maître de l’Autel.
Il avait seulement voulu échanger le fantôme spirituel que possédait le « Senior Song », mais sa cupidité avait été attisée par ce « rapport » inexact.
Au final, pour cette information ridicule, il avait perdu un précieux subordonné et avait même été imprudemment frappé par un poison violent.
Après s’être enfui difficilement vers la route Guangyuan, il avait soigné ses blessures en silence. Il avait ensuite trouvé une salle de médecine à proximité sans encombre, souhaitant préparer l’antidote.
Cependant, il découvrit par hasard que quelqu’un cherchait en ligne, à Jiangnan, des pharmacies vendant les quatre types d’herbes nécessaires à l’antidote. L’instant d’après, il fut terrifié.
Il réalisa enfin que ces quatre ingrédients pour l’antidote étaient un piège tendu par le « Senior Song » afin de le retrouver, lui, le cerveau derrière tout cela !
Pas étonnant que le subordonné empoisonné ait pu s’échapper sain et sauf jusqu’à son hôtel, tout cela n’était qu’un piège.
Une fois cette pensée en tête, le Maître de l’Autel fit ses bagages et s’enfuit sans hésiter.
Il n’était pas destiné à mourir ici. Heureusement, il avait trouvé les traces en ligne !
En tant que pratiquant fantôme de la voie maléfique, il avait compté sur sa prudence et sa circonspection pour survivre jusqu’à présent. Même avec une chance sur mille, il s’échapperait coûte que coûte.
Par la suite, il était monté par pur hasard dans ce train de la ligne cinq.
Et, encore par hasard, il avait retrouvé ses deux subordonnés bons à rien et son précieux général fantôme en train d’être purifiés par un moine caucasien.
Il avait vraiment beaucoup de chance ! S’il avait pris un train plus tôt ou plus tard, il aurait raté celui-ci et perdu son précieux général fantôme !
« On dirait qu’après tant de malheurs, ma chance a enfin tourné. »
Pensa le Maître de l’Autel en son for intérieur.