Chapitre 283
Chapitre 283 : Les passagers disparus et les mystérieuses particules de lumière
Traducteur : GodBrandy Éditeur : Kurisu
Song Shuhang récupéra sa licence de pilote privé des mains de l'hôtesse de l'air et déclara : « Je ferai de mon mieux. »
« Laissez-nous passer, s'il vous plaît. » À cet instant, Gao Moumou et Tubo, inquiets, se frayèrent un chemin à travers la foule et arrivèrent aux côtés de Song Shuhang.
Gao Moumou baissa la voix et demanda : « Shuhang, que se passe-t-il ? »
« Quelqu'un doit bien essayer, tu ne crois pas ? » répondit Song Shuhang. Il n'aurait jamais imaginé que l'avion dans lequel il se trouvait subirait un accident. Il n'était qu'un cultivateur du premier stade et n'avait aucun moyen de voler. Si l'avion s'écrasait, il finirait exactement comme tous les autres passagers : mort, sans sépulture.
À cette réponse, Gao Moumou et Tubo ne purent qu'esquisser un sourire amer.
Après avoir rangé sa licence de pilote privé, Song Shuhang se dirigea vers la cabine de pilotage. En même temps, il demanda à l'hôtesse : « La porte de la cabine est-elle ouverte ? »
Habituellement, on ne pouvait pas entrer dans la cabine de pilotage d'un avion civil sans autorisation. Les anciens modèles avaient une clé cachée quelque part pour ouvrir la porte, mais les modernes étaient pour la plupart équipés de serrures électroniques. Et les plus avancés ne pouvaient être ouverts que par le commandant via un système de reconnaissance faciale.
Cependant, les avions de ligne modernes avaient aussi leurs avantages ; beaucoup possédaient une fonctionnalité spéciale : si les personnes à l'intérieur ne répondaient pas à l'hôtesse dans les trente secondes, le pilote était considéré comme hors d'état de nuire, et le personnel de bord pouvait ouvrir la porte en saisissant un code.
« La cabine de pilotage est ouverte... elle aurait dû l'être lorsque le commandant ou le copilote a disparu. À ce moment-là, ils ont probablement essayé de fuir cet endroit de toutes leurs forces. Cependant, il semble que ce fut en vain », expliqua l'hôtesse de l'air, une femme rondelette.
« Je vois. Laissez-moi faire le reste. » Song Shuhang était un homme intrépide. Plus la situation était désespérée, plus il restait calme et serein.
Après son entrée dans la cabine, Tubo et Gao Moumou lui emboîtèrent le pas.
Conformément aux instructions de l'hôtesse, les autres passagers restèrent à l'extérieur de la cabine pour ne pas déranger Song Shuhang. Après tout, ce jeune homme n'avait piloté que des avions privés par le passé.
Les avions privés et les avions de ligne étaient totalement différents, et si tout le monde entrait dans la cabine pour perturber Song Shuhang, leurs chances de survie deviendraient encore plus minces.
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Une fois dans la cabine de pilotage, Song Shuhang contempla le tableau de bord éblouissant et ses multiples boutons.
Comme il s'y attendait, c'était complètement différent d'un hélicoptère !
Tubo regarda Song Shuhang et dit avec prudence : « Shuhang, conduire une voiture et piloter un avion, ce n'est pas la même chose. Fais attention... »
Song Shuhang hocha la tête et s'assit, essayant de manipuler l'accélérateur. Dans ce cas précis, les avions de ligne étaient un peu complexes, car chaque compagnie concevait des appareils avec des modes de fonctionnement différents.
Heureusement, sachant qu'il était condamné à suivre des leçons de pilotage avec le Senior Blanc, Song Shuhang était allé à la bibliothèque et avait lu de nombreux ouvrages expliquant comment piloter des aéronefs.
Toutes sortes d'informations s'y trouvaient, et maintenant, elles lui étaient enfin utiles.
Puis, Song Shuhang commença à piloter l'avion lentement...
Gao Moumou et Tubo observaient Song Shuhang ; il semblait très sérieux dans ce qu'il faisait.
« Shuhang, quand as-tu appris à piloter un avion ? » demanda Tubo, curieux.
Gao Moumou ajouta à voix basse : « Tu n'as pas appris sur un simulateur de vol, n'est-ce pas ? »
Tubo sentit soudain son cœur s'accélérer.
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Quelque temps plus tard, Song Shuhang désactiva le pilotage automatique, qui s'était mis en marche tout seul à cause de la perte de signal, et rétablit le mode manuel. Le seul problème était qu'il faisait une noirceur totale à l'extérieur et qu'il ne voyait rien. Même en pilotant manuellement, il pouvait tout au plus maintenir une trajectoire stable.
Avec un peu de chance, ils finiraient par sortir de ce monde d'un noir d'encre.
« Je sais à peu près comment piloter cet avion, mais il y a un gros problème... » dit Song Shuhang.
En entendant ses mots, Gao Moumou demanda : « Quel problème ? »
« Je ne sais pas comment atterrir... » répondit Song Shuhang.
Il avait déjà piloté un hélicoptère, mais un hélicoptère et un avion de ligne n'atterrissaient pas du tout de la même manière. Bien qu'il connaisse la théorie, être capable de le faire en pratique était une tout autre affaire !
Si Song Shuhang parvenait vraiment à faire atterrir l'avion juste en se basant sur la théorie, c'est qu'il y aurait un sérieux problème !
« ... » Gao Moumou.
« ... » Tubo.
« De plus, l'atterrissage est loin d'être le plus gros problème. » Song Shuhang pointa le doigt devant lui et esquissa un sourire amer. « Notre plus gros problème, c'est qu'on n'a aucune idée d'où nous sommes et de ce qui nous entoure ! »
Même avec les lumières de l'avion allumées, tout était noir autour d'eux et ils ne voyaient rien.
L'équipement de communication et le système de navigation avaient tous deux perdu le signal. À cet instant, ils étaient comme des aveugles essayant de trouver leur chemin au milieu des ténèbres.
Gao Moumou demanda calmement : « En d'autres termes... nous sommes condamnés à mourir, n'est-ce pas ? »
Tubo réfléchit un instant et sortit son téléphone. « Il semble que je vais devoir rédiger un testament après tout. »
Alors que les trois hommes discutaient, des cris retentirent soudainement à l'arrière de l'appareil. Des hommes hurlaient, des femmes appelaient à l'aide, des enfants pleuraient... c'était une agitation indescriptible.
« Je vais aller voir ! » Gao Moumou, inquiet pour sa petite amie Yayi, se dirigea immédiatement vers la cabine des passagers.
Lorsqu'il arriva, il resta stupéfait.
Un grand nombre de passagers se tenaient là, l'air absent, à leur place habituelle, leurs corps scintillants. Cette étrange lumière sur eux les faisait ressembler à des lucioles en pleine nuit.
Tous les présents étaient abasourdis par ce soudain retournement de situation.
« Yayi ! » Gao Moumou courut rapidement vers sa petite amie.
Heureusement, Yayi allait bien ; Lu Fei, sa sœur aînée, et Joseph, le disciple étranger de Song Shuhang, étaient également sains et saufs.
Yayi se précipita vers Gao Moumou et le serra dans ses bras.
« Yayi, que s'est-il passé ? » demanda Gao Moumou, quelque peu inquiet.
« Tout à l'heure, beaucoup de passagers ont été soudainement enveloppés dans une lumière flamboyante. Exactement comme ceux que tu vois maintenant. » Yayi pointa du doigt les dizaines de passagers dont les corps étaient couverts de lumière.
« Ensuite, tous ces passagers ont été lentement réduits en cendres et ont disparu. C'était comme s'ils avaient été complètement consumés par cette lumière. » Yayi avait une expression terrifiée sur le visage.
Alors qu'elle parlait, l'un des passagers enveloppés dans la lumière flamboyante se mit à hurler, et son corps se transforma en particules lumineuses.
Ces particules tombèrent au sol comme du sable, et la personne disparut rapidement sans laisser de traces.
Puis, comme si ce cri avait provoqué une réaction en chaîne, les autres passagers commencèrent eux aussi à se transformer en particules de lumière, un par un.
Certains passagers, en train de se transformer, étaient terrifiés et essayaient de s'agripper à leurs amis ou parents pour obtenir de l'aide. Cependant, ils étaient comme des « fantômes » et passaient simplement à travers eux...
Peu après, ils disparurent rapidement au milieu de cris chaotiques.
Gao Moumou fronça les sourcils et pensa : « Ils ont complètement disparu... est-ce que cela signifie que le commandant, le copilote, l'équipage et les passagers précédents ont tous disparu de la même manière ? »
« Ils ne sont pas morts, n'est-ce pas ? » demanda Yayi avec inquiétude. Ce qui se passait ne pouvait être expliqué par la « logique », et cela rendait tous les présents fous.
« Je n'en ai aucune idée. » Gao Moumou poussa un soupir. Puis, il dit sans réfléchir : « Viens, allons dans la cabine pour informer Shuhang. »
Il ne savait pas lui-même pourquoi il avait eu cette idée... cependant, il pensait qu'ils pourraient peut-être clarifier la situation s'ils informaient Shuhang de ce qui venait de se produire.
❄️❄️❄️
À ce moment-là, dans la cabine de pilotage.
Tubo pointa soudainement l'avant et cria : « Shuhang, fais attention ! Il y a quelque chose devant ! »
« Il y a quelque chose devant ? » Song Shuhang écarquilla les yeux. Cependant, il ne voyait rien d'autre que les ténèbres.
Comment est-ce possible ? Tubo peut voir des choses que je ne vois pas ?
Je suis un cultivateur qui a ouvert l'Ouverture de l'Œil ; je peux même voir les fantômes !
« Je ne vois rien... Tubo, es-tu sûr de ne pas avoir d'hallucinations ? » demanda rapidement Song Shuhang.
« Non, je ne me trompe pas. Il y a quelque chose de très brillant au milieu de cette masse de ténèbres ! » cria Tubo en pointant l'avant de l'avion.
Song Shuhang cligna des yeux à plusieurs reprises, mais il ne voyait que l'obscurité. Y a-t-il quelque chose qui ne va pas avec mes yeux ?
Alors que Song Shuhang était plongé dans ses pensées, Gao Moumou entra dans la cabine.
L'hôtesse de l'air et les passagers à l'extérieur étaient en plein tumulte, craignant que la « lumière » n'apparaisse soudainement sur leurs corps et ne les transforme en particules. Par conséquent, personne ne se souciait vraiment de savoir si Gao Moumou et les autres entraient dans la cabine.
« Shuhang, quelque chose s'est passé dehors. Une couche de lumière flamboyante a recouvert certains passagers. Ensuite, ils se sont transformés en particules de lumière et ont disparu », dit Gao Moumou immédiatement après être entré. « Je crains que les passagers du premier groupe n'aient disparu de la même façon. Cependant, ils se sont évanouis si rapidement que nous n'avons même pas pu remarquer ce phénomène étrange. »
Song Shuhang se massa les tempes... il semblait que les ennuis s'accumulaient !
Le plus effrayant était qu'ils ne savaient même pas ce qui se passait !
S'il l'avait su plus tôt, Song Shuhang aurait emmené le Vénérable Blanc avec lui. Avec lui à ses côtés, un phénomène aussi insignifiant n'aurait pas été effrayant le moins du monde !
« Eh ? Shuhang ! Il y a quelque chose de brillant devant ! » dit Gao Moumou en pointant l'avant de l'avion.
Il pointait le même endroit que Tubo.
« ... » Song Shuhang.
Que diable se passe-t-il ? Comment se fait-il que Tubo et Gao Moumou puissent voir cette chose brillante alors que moi, non ?
Était-ce quelque chose que seuls les mortels pouvaient voir, et non les cultivateurs ?
« Vous pouvez tous le voir ? Yayi, tu peux le voir aussi ? » Song Shuhang tourna la tête et demanda à la petite amie de Gao Moumou, Yayi, avec un sourire amer.
Yayi regarda Shuhang et finit par hocher la tête.
« Peux-tu décrire cette chose brillante que tu vois ? Quelle est sa forme ? » Song Shuhang poussa un soupir.
Gao Moumou haussa les sourcils et demanda : « Shuhang, tu ne peux vraiment pas voir cette lumière ? »
« Je ne vois rien d'autre que l'obscurité », dit Song Shuhang avec un sourire amer.
Gao Moumou regarda le point lumineux au loin et plissa les yeux. « Shuhang, nous devrions attendre d'être un peu plus proches ; c'est trop loin pour l'instant. Quoi qu'il en soit, d'après ce que je vois, cela ressemble à un point vert dégageant un éclat doré... »