Chapitre 75 – Cape Éthérée
Chapitre 75 – Cape Éthérée
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Assis en tailleur au centre de sa salle d’entraînement, Atticus tenait entre ses mains l’art nouvellement acquis. Canalisant son mana dans l’art, il absorba ses connaissances dans son cerveau, faisant tomber le livre en poussière après quelques secondes.
L’art qu’il avait acheté cette fois-ci était un art au potentiel amélioré, qui coûtait 18 000 points Corbeau.
Cape Éthérée [Potentiel : Amélioré] – Cet art permet à un individu d’imiter les signatures de mana uniques de son environnement, camouflant efficacement sa présence et le rendant invisible à l’œil nu et aux sens.
Atticus considérait cet art comme inestimable en raison de sa polyvalence. Il pensait que la capacité à se fondre parfaitement dans l’environnement pouvait s’avérer utile dans d’innombrables situations, en particulier face à des défis imprévisibles.
Il avait toujours été prudent et estimait qu’il devait posséder une compétence qui l’aiderait à s’échapper si nécessaire.
Avec les informations désormais ancrées dans son esprit, Atticus ferma les yeux et commença le processus d’apprentissage de la Cape éthérée. L’art consistait en plusieurs étapes, et la première exigence était de maîtriser précisément le mana, ce qui n’était pas le cas d’Atticus.
Prenant une profonde inspiration, il entama la première étape pour envelopper tout son corps de mana. Il se concentra sur le mana stocké dans son cœur et le projeta vers l’extérieur, le faisant s’écouler de son cœur et se répandre sur chaque centimètre de sa forme.
Un observateur remarquerait une lueur bleue enveloppant Atticus, représentant le mana recouvrant son corps.
Après une minute, il sentit qu’il avait pris le contrôle de cet aspect et décida de passer à l’étape suivante. L’étape suivante consistait à harmoniser sa propre signature de mana avec celle de l’environnement, ce qui lui permettrait de se fondre parfaitement dans son environnement.
Atticus prit une autre profonde inspiration et se concentra intensément. Il pouvait sentir l’interaction entre son mana et celui de l’environnement.
Son propre mana possédait un caractère distinct : il était plus volatil, ferme et rigide que celui de l’environnement, qui coulait plus librement et de manière plus adaptative. Son mana repoussait naturellement les influences extérieures, tandis que celui de l’environnement se fondait harmonieusement dans son environnement.
Pour maîtriser la Cape éthérée, Atticus devait faire en sorte que son mana imite exactement la signature de l’environnement, une tâche qui posait au départ des défis importants.
Pour y parvenir, il fallait une compréhension complexe des divers flux de mana à différents endroits et la capacité de les reproduire avec une précision extrême.
Après quelques heures de tentatives incessantes, Atticus parvint enfin à atteindre un niveau de compétence rudimentaire, bien que tout juste suffisant.
Il sentait qu’il s’accordait de plus en plus à l’environnement, presque comme si celui-ci commençait à l’accepter comme l’un des siens. La lueur bleue qui l’enveloppait était devenue transparente, sa présence s’estompant.
Cependant, son contrôle était loin d’être parfait et il avait du mal à maintenir cet état pendant plus de quelques secondes à la fois.
Atticus se réjouissait que cet art ne demande pas une quantité excessive de mana mais repose davantage sur la concentration. Compte tenu de son intelligence innée, il se nourrissait de tels défis.
Il continua à s’entraîner, s’enveloppant à plusieurs reprises de mana pour s’aligner sur la signature de l’environnement, se poussant à devenir plus en phase. Et alors qu’il continuait à s’entraîner, il sentit que son mana s’accordait de mieux en mieux avec l’environnement.
‘Sans mon intelligence, cela aurait pris plus de temps’, pensa Atticus. Il savait que sans son intelligence supérieure à la moyenne, qui lui permettait de contrôler et de manipuler facilement son mana, il lui aurait été beaucoup plus difficile de progresser aussi rapidement.
Après avoir senti qu’il avait acquis une bonne maîtrise, il tenta de se lever. Cependant, immédiatement, sa concentration vacilla et son mana se dispersa.
Au début, Atticus ne comprit pas ce qui s’était passé, mais après avoir réfléchi une seconde, cela prit tout son sens. L’environnement changeait constamment à chaque fois qu’il bougeait.
Tout ce qu’il imitait à un endroit serait différent à un autre endroit. Par conséquent, l’utilisation de cet art exigeait de lui qu’il reste complètement concentré à tout moment.
Il se rassit en tailleur et recommença le processus. En quelques minutes, il sentit son mana s’harmoniser davantage avec l’environnement. Tout en maintenant une concentration intense, il se leva lentement.
À mesure qu’il se déplaçait, le mana de l’environnement changeait constamment. Bien que les propriétés du mana environnemental restaient les mêmes, la densité était différente à chaque endroit.
Un individu ne remarquerait peut-être pas cela normalement, mais comme cet art exigeait d’interagir constamment avec le mana de l’environnement, c’était perceptible.
À chaque mouvement qu’il faisait, Atticus devait ajuster la densité de son propre mana pour qu’elle corresponde à celle de l’environnement. Ce n’était pas facile, même avec son intelligence, mais il continuait à s’entraîner.
Après plusieurs heures d’entraînement, il décida de faire une pause et de reprendre ses efforts le lendemain.
Le lendemain, Atticus se rendit à la séance d’entraînement matinale comme d’habitude. Il remarqua Nate et Lucas sur le côté du terrain d’entraînement, Nate regardant Erik avec détermination.
‘On dirait qu’il s’est remis’, pensa Atticus. Il savait que Nate avait pris un coup dur à son ego lorsqu’il avait perdu contre Erik. Il pensait que Nate devait surmonter de tels revers de manière indépendante.
Atticus avait toujours aimé être ami avec des personnes partageant les mêmes idées. Ce qu’il détestait le plus, c’était d’être ami avec quelqu’un d’aussi faible d’esprit qu’il l’encourageait à chaque fois qu’il se produisait un petit événement.
Bien qu’il reconnaisse que cela était parfois nécessaire, il valait mieux que cela ne se produise pas trop souvent.
Atticus scruta les terrains d’entraînement, mais ne trouva Aurora nulle part. Même après l’arrivée d’Elias à 6 heures du matin, Aurora était toujours absente. Elias le remarqua également et Atticus put percevoir une subtile tristesse dans ses yeux.
Néanmoins, Elias commença la séance d’entraînement en criant : « En avant ! » Ils se mirent à courir vers le pied de la montagne, en suivant leur routine habituelle avant de monter.
Après une heure et demie d’entraînement rigoureux, Atticus revint au point de départ, où Elias, déjà habitué aux exploits impressionnants d’Atticus, l’attendait. Reprenant son souffle, Atticus se tourna vers Elias et demanda : « Où est-elle ? »
Elias fut d’abord surpris par la question, mais répondit : « Elle avait quelque chose à faire aujourd’hui. » La subtile tristesse dans l’expression d’Elias n’échappa pas à Atticus.
Il hocha simplement la tête et partit sans rien dire, laissant Elias seul avec ses pensées.
Elias était conscient de ce qui se passait avec Aurora, mais il ne pouvait pas intervenir dans l’affaire.
Il ne put s’empêcher de pousser un profond soupir.