Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Atticus sentit tout son corps se tordre, et l’instant d’après, il se retrouva haut dans le ciel.
Le vent soufflait violemment autour de lui, balayant ses cheveux et ses vêtements vers l’arrière alors qu’il tombait à une vitesse incroyable.
Le froid dans ses yeux resta inchangé, sa main gauche agrippant la poignée de son katana alors qu’il descendait silencieusement. Lorsque ses pieds touchèrent enfin le sol, l’air déformé autour de lui se stabilisa. Malgré la hauteur de sa chute, il n’y eut pas la moindre ondulation au sol lors de son atterrissage.
Avant de faire quoi que ce soit d’autre, Atticus procéda à une brève inspection de lui-même.
‘Mon espace de stockage ne fonctionne pas, mais je ne ressens aucune restriction. Je peux accéder à tous mes éléments, mon mana n’est pas limité. Tout est exactement comme dans mes souvenirs.’
C’était une bonne nouvelle. Atticus n’avait jamais connu de restrictions que lors de compétitions, comme lors du sommet des chefs, où tout avait été réduit au strict minimum. C’était une expérience qu’il ne voulait plus jamais revivre.
Il sortit de ses pensées et commença à scruter les environs.
Il se tenait dans une forêt dense et brumeuse. Les arbres se dressaient au-dessus de lui, tordus et vivants, leurs branches bougeant et s’étirant comme si elles pouvaient le sentir.
L’instant d’après, le sol sous ses pieds gronda légèrement, comme si la planète entière était consciente de sa présence.
Le défi avait commencé.
Atticus jeta un coup d’œil devant lui, plissant les yeux pour évaluer la distance qui le séparait du centre de la planète.
Il pouvait tout entendre : les hurlements des bêtes au loin, la terre qui bougeait sous ses pieds, la forêt dangereuse qui se rapprochait peu à peu.
Le monde entier était animé par des menaces destinées à tuer, à briser quiconque oserait s’approcher du centre.
Mais rien de tout cela n’avait d’importance.
Atticus restait calme, chacun de ses pas était calculé.
Le public qui regardait depuis le domaine humain et à travers tout Eldoralth s’attendait à un spectacle.
Ils voulaient voir chaque apex se battre pour survivre dans ce monde hostile, lutter contre des bêtes, survivre à un terrain traître et avancer avec courage et persévérance.
Ils voulaient du désespoir et du danger, une ascension lente et douloureuse vers la confrontation inévitable qui secouerait le monde.
Mais Atticus avait d’autres plans.
Dans tous les coins de la planète, les autres apex avaient la même pensée qui brûlait dans leur esprit :
Pourquoi attendre ?
L’air autour d’Atticus se mit à bouger, s’épaississant à mesure que sa présence s’étendait.
Ses yeux bleus, habituellement froids, prirent une teinte cramoisie tandis que son aura se déployait comme une tempête vivante, crépitant d’une puissance brute et sauvage.
Les arbres vivants qui s’étaient tendus vers lui se figèrent soudainement, leurs branches tordues s’arrêtant en plein élan.
Au loin, les bêtes qui chargeaient sans relâche vers lui s’immobilisèrent, tremblant sous le poids de sa présence.
Puis, comme une explosion nucléaire, l’aura d’Atticus explosa vers l’extérieur, s’élevant dans le ciel.
Le sol sous ses pieds se fissura et se brisa, éclatant sous la force brute de son pouvoir. Il posa la main sur le manche de son katana et se mit en position.
Et il n’était pas le seul.
De tous les coins de ce nouveau monde, chaque apex libéra son propre pouvoir terrifiant. Leurs auras, chacune distincte par sa couleur et son intensité, jaillirent dans le ciel comme des balises de l’apocalypse.
C’était comme si la planète elle-même retenait son souffle, reconnaissant les monstres qui marchaient désormais à sa surface.
La terre trembla.
Puis, d’un seul coup, seize traînées d’énergie pure et violente déchirèrent la planète, chacune fonçant vers le centre avec une force imparable.
Elles se déplaçaient si vite que le sol qu’elles traversaient n’avait aucune chance. Les arbres vivants furent abattus, réduits en éclats avant même d’avoir eu le temps de bouger.
Les bêtes, autrefois menaces mortelles, furent réduites à des carcasses sans vie, leurs corps taillés en morceaux et leur sang imprégnant la terre en quelques secondes.
Le terrain dangereux – les montagnes, les ravins, les forêts – qui aurait dû constituer un obstacle insurmontable, fut anéanti comme s’il avait été transpercé par un couteau brûlant.
Il n’y eut ni lutte, ni progression graduelle. La distance qui aurait dû prendre des heures de combat et d’endurance fut parcourue en quelques secondes, laissant derrière elle une terre ravagée et dévastée.
Chaque apex ne laissait derrière lui que destruction. Et alors qu’ils convergeaient vers le centre depuis différentes directions, le monde lui-même semblait ralentir.
Pour les millions de spectateurs, cela s’était produit en un instant : l’espace d’un instant, les apex étaient dispersés à travers la planète, sur le point de commencer leur voyage, et l’instant d’après, ils étaient tous au centre, leurs pouvoirs détruisant tout sur leur passage.
Mais pour les apex, le temps semblait différent. Le monde ralentissait à mesure qu’ils arrivaient au centre, les forces de la nature autour d’eux s’inclinant devant leur puissance.
Leurs regards se croisèrent, et à cet instant, les mots étaient inutiles. Ils se comprirent d’un seul regard.
Le sol se fendit sous leurs pieds, la force brute de leur présence déchirant la terre, provoquant l’envol des 16 drapeaux, attirés par l’immense pression.
L’air crépita lorsque leurs auras s’entrechoquèrent. La tension était suffocante, leur pouvoir tourbillonnant violemment, menaçant de déchirer le tissu même de la réalité.
Puis cela se produisit.
Leurs auras entrèrent en collision, provoquant un choc titanesque qui résonna à travers la planète. L’impact fut assourdissant, une onde de choc d’une puissance brute qui secoua le sol et brisa le ciel.
Les drapeaux, pris au milieu, tremblèrent et vacillèrent sous l’effet de la puissance qui les entourait, chacun illuminé par le choc des forces. Malgré l’énergie immense, les drapeaux restèrent intacts.
Les spectateurs, qui quelques instants auparavant encore acclamaient à pleins poumons, tombèrent soudainement dans un silence stupéfait.
L’énergie de la collision était si immense, si écrasante, que même ceux qui regardaient les écrans de retransmission pouvaient la ressentir, malgré l’impossibilité apparente d’un tel phénomène.
La planète entière semblait trembler sous le poids de la puissance combinée des apex. Le ciel s’assombrit, le sol trembla et des fissures commencèrent à se propager à la surface de la planète.
Puis, dans une dernière explosion qui fit trembler la terre, la planète ne put résister à la puissance.
La foule qui regardait, tant dans le colisée que dans les domaines, devint complètement silencieuse. Le souffle coupé, elle regardait les écrans qui zoomaient pour offrir une vue complète et claire de la planète.
Pendant un instant, celle-ci sembla figée dans le temps, dans le calme avant la tempête.
Puis, depuis le centre de la planète, une lumière aveuglante commença à briller, devenant de plus en plus intense à chaque seconde qui passait.
Le sol sous les apex commença à s’effriter, des fissures se propageant comme des veines de foudre à la surface de la planète.
La lumière s’intensifia jusqu’à devenir trop brillante pour être regardée directement, rayonnant depuis le centre comme si le cœur même de la planète était sur le point de céder.
Puis, dans un mouvement violent, la planète implosa.
Pendant un bref instant, la lumière consuma tout, aveuglante, omniprésente et silencieuse.
Et puis, plus rien.