Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Même sans passer au niveau inférieur ou supérieur, une personne qui absorbe du mana pour augmenter son rang devient chaque jour plus forte. En effet, son corps en pleine évolution devient une version améliorée de lui-même.
Atticus pouvait sentir que sa force avait augmenté. Un changement aussi visible signifiait qu’il n’était plus très loin d’atteindre le niveau supérieur. Atticus était fou de joie !
Il se fraya un chemin dans l’eau et traversa le trou par lequel il était venu, le recouvrant et le marquant afin de pouvoir le retrouver plus tard.
Ensuite, il se dirigea lentement vers la surface de l’eau. Atticus utilisa les molécules d’eau pour nager, afin d’être aussi silencieux que possible.
Sortant lentement la tête de l’eau, Atticus constata qu’il n’y avait pas un seul être vivant en vue.
‘Les créatures des ténèbres ont dû s’enfuir, ou d’autres bêtes sont venues les chercher.’
Atticus décida d’être prudent et de ne jamais baisser sa garde. Il observa les environs pendant un moment, puis, voyant que la voie était libre, il sortit de l’eau.
Ses vêtements n’étaient pas mouillés, car il pouvait contrôler l’eau autour de lui, mais
‘Je devrais les laver quand je rentrerai’, pensa-t-il.
Ils sentaient mauvais. Compte tenu de ses sens aiguisés, c’était une véritable torture pour lui.
Atticus serra fermement son katana et avança. Devant lui, une rangée de grands arbres noirs aux feuilles rouges lui bloquait la vue.
‘Je devrais d’abord chercher un meilleur point d’observation’.
Il resta parfaitement silencieux et utilisa les molécules d’air pour s’élever tout en restant très près de l’arbre, afin de ne pas être repéré.
Atticus atteignit le sommet et se cacha dans les grandes branches de l’arbre. Puis il regarda devant lui.
Pour la première fois depuis qu’il était entré dans le gouffre, Atticus en vit la véritable nature. C’était comme s’il était entré dans un autre monde.
L’arbre sur lequel il se trouvait était nettement plus haut que les autres, ce qui lui offrait une bonne vue. Juste en dessous de lui s’étendait une vaste forêt. Chaque arbre était énorme, avec un tronc noir, épais et noueux et des feuilles rouge sang, donnant à l’ensemble l’apparence d’une mer de sang.
Cependant, son regard fut attiré par les bêtes qui erraient dans la forêt cramoisie. Elles étaient aussi gigantesques qu’effrayantes. Il pouvait également apercevoir plusieurs prédateurs et proies cachés au sommet des arbres, attendant et traquant leurs proies, ainsi que plusieurs grandes bêtes volantes dans les airs, tournoyant et cherchant des proies.
Parmi tout cela, une chose attira immédiatement toute son attention.
Au fond de cette forêt se trouvait un haut sommet. Il était sans aucun doute très éloigné d’Atticus, mais il pouvait tout de même le voir grâce à sa grande altitude.
‘Pourquoi m’appelles-tu ?’
Atticus fixa le sommet avec des yeux plissés. L’attraction qu’il ressentait depuis qu’il avait quitté la grotte provenait apparemment de ce sommet, ou plutôt, c’était lui qui l’appelait.
‘Je dois traverser cette forêt pour y arriver, c’est suicidaire. Non merci !’
Atticus secoua la tête pour se sortir de ses pensées, puis il planifia la suite de son parcours. Pour être honnête, il se sentait légèrement mal à l’aise. Voir ce monde entièrement nouveau depuis ce point de vue élevé lui rappelait qu’il était pratiquement seul ici. Les dangers étaient réels et il n’aurait aucune aide.
‘Je dois trouver de la nourriture, mais je ne peux pas me permettre d’attirer l’attention sur moi. Je dois chercher une proie isolée.’
Le regard d’Atticus se posa sur l’eau d’où il était sorti. Une idée lui vint à l’esprit.
‘Tous les êtres vivants ont besoin de boire. Je n’ai qu’à attendre, et quelqu’un finira bien par venir.’
Au lieu de descendre, Atticus décida d’essayer d’abord. Cependant, au lieu d’attendre, il se déplaça à travers la rangée d’arbres et descendit le long de la rivière afin de ne manquer aucune bête qui viendrait de l’aval.
Atticus était patient, une vertu qui fut bientôt récompensée. Ses yeux s’illuminèrent lorsqu’il vit une bête s’approcher de l’eau depuis la forêt.
Elle avait la forme et la taille d’un grand éléphant, mais sa tête et son dos étaient recouverts d’une carapace jaune. Ses dents dépassaient de sa gueule et ses yeux étaient complètement noirs. Bien qu’elle semblait grande, Atticus avait l’impression qu’elle était également agile.
Il attendit qu’elle baisse sa garde. La bête s’approcha de la rivière, mais ne s’en approcha pas immédiatement.
Elle se tenait à une distance respectable tout en observant attentivement l’eau et ses environs. La bête alla même jusqu’à lancer plusieurs cailloux dans l’eau et se contenta de regarder.
‘Pour un prédateur évident, elle est vraiment prudente’, réfléchit Atticus en observant la bête depuis sa cachette.
Il ne put s’empêcher de rire en voyant à quel point elle était prudente. C’était drôle de voir une bête aussi massive être aussi prudente.
Mais en repensant à la rapidité de la queue du monstre qu’il avait tué une semaine auparavant, Atticus pouvait comprendre ce sentiment.
Cependant, voyant que rien ne se passait même après un certain temps, la bête finit par s’approcher et commença à boire dans la rivière.
C’était le moment tant attendu par Atticus.
‘Je dois être précis’, se dit Atticus en se concentrant sur le sol sous la bête.
Une pointe de terre jaillit et transperça son cou par en dessous, faisant gicler un jet de sang bleu.
La bête se secoua violemment, essayant de relever la tête, mais la pointe de terre était solide et longue, l’immobilisant alors que la vie quittait ses yeux.
Atticus changea de cible et utilisa l’eau pour envelopper la bête avant de la geler immédiatement et de la contrôler pour la suspendre juste au bord de l’eau. Puis il attendit.
Pendant qu’il attendait, Atticus ne put s’empêcher de rire de ses actions. Il s’était moqué de la bête trop prudente, et le voilà qui était encore plus prudent qu’elle.
Après s’être assuré que l’incident n’avait attiré aucune attention, Atticus plongea silencieusement dans l’eau et traîna la bête jusqu’à sa grotte pour continuer son entraînement.
Et ainsi, deux semaines passèrent en un clin d’œil.