Chapitre 504 – Désert d’os
Chapitre 504 – Désert d’os
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Les seuls qui ne montraient aucune réaction visible étaient Ember et Kael. Ils avaient tous les deux leurs armes à la main et regardaient l’écran avec calme.
Ember et Kael n’avaient jamais été du genre à paniquer ; la première faisait confiance à Atticus, tandis que le second ne trouvait pas de raison de paniquer. Leurs artefacts n’étaient pas destinés à la décoration.
La confusion parmi les élèves s’intensifia lorsqu’ils découvrirent également qu’Atticus n’apparaissait pas sur l’estrade avec les autres.
Ils murmurent, émettent différentes hypothèses, puis décident de se concentrer sur l’écran et d’attendre.
Parmi les instructeurs, personne n’ignorait ce qu’était un domaine. Beaucoup d’entre eux étaient en train d’essayer de former le leur, après tout.
Le nombre d’instructeurs qui s’étaient levés dès que Mortrex avait déployé son domaine était stupéfiant.
Nombre d’entre eux étaient choqués au-delà des mots. Pourquoi diable utilisait-il un domaine contre un jeune de 16 ans ? Mais comme s’ils se souvenaient des paroles d’Harrison, ils s’assirent tous sans dire un mot.
Isabella et Jared ne prirent pas la peine de se lever, comme s’ils savaient que cela ne servirait à rien. Tout comme les élèves, ils avaient choisi de se concentrer sur l’écran.
L’obscurité, c’est ce que voyait Atticus. Même lorsqu’il avait vu le cocon se déployer, le regard d’Atticus n’avait pas cédé une seule fois.
Il comprit immédiatement qu’il n’y avait pas moyen de l’éviter et décida plutôt de rester vigilant.
Sa main s’agrippa fermement à son katana, son arme de vie vibrant d’une manière rassurante. Sa position restait inchangée, son regard bleu perçant avec une pointe de cramoisi dans ses iris fixé devant lui sous sa exo-combinaison.
Atticus attendit.
Mais il n’eut pas à attendre longtemps car la scène changea soudainement et Atticus subit une série d’afflictions.
L’air devint soudain lourd, la température chuta tandis qu’une nouvelle scène se manifestait dans toute sa splendeur.
Des ossements surgirent du sol, formant des dunes imposantes et des affleurements déchiquetés. Des arbres squelettiques apparurent, leurs branches claquant dans le vent glacial.
Le paysage se transforma en un vaste désert sinistre, scintillant d’une lumière spectrale.
Le regard d’Atticus clignotait, son esprit fonctionnant à grande vitesse alors qu’il tentait de comprendre tout ce qui se passait.
Le désert s’étendait à perte de vue, une mer infinie de blanc et de teintes pâles.
Le sol était un mélange de sable fin et poudreux et d’innombrables fragments d’os.
Autour de lui, d’immenses dunes composées à la fois de sable et de fragments d’os se déplaçaient au gré du vent, créant un paysage sinistre et changeant.
Ici et là, de grands squelettes émergeaient du sable, certains ressemblant à des cages thoraciques de bêtes colossales, à d’imposantes colonnes vertébrales ou à des crânes de la taille d’un rocher.
Mais ce n’était pas tout.
Des plantes éparses et squelettiques parsemaient le paysage, leurs structures ressemblant à des os tordus.
Le climat semblait changer à chaque seconde.
À un moment donné, une certaine luminosité blanchie irradiait l’espace, le soleil frappant sans pitié, blanchissant le paysage d’un blanc aveuglant, créant une luminosité éblouissante, presque d’un autre monde.
À d’autres moments, la température chutait soudainement et le désert prenait une apparence fantomatique au clair de lune, les ombres s’étirant en longueur et les ossements luisant dans la lumière argentée.
Atticus resta complètement sans voix. Il sentait une intense faiblesse l’envahir, comme si le fait d’être seul dans cet espace l’épuisait.
‘Qu’est-ce que c’est ?’ La confusion régnait dans l’esprit d’Atticus. C’était la première fois qu’il rencontrait une telle chose.
Mais il n’eut pas à poser la question, car dans la seconde qui suivit, comme s’il pouvait lire dans son esprit, une voix s’éleva soudain,
« Bienvenue dans mon domaine. »
La voix provenait de toutes les directions possibles et imaginables, et malgré cela, elle sonnait à l’unisson. C’était comme si un dieu avait parlé.
Atticus ne prononça aucun mot, ses mains serrant toujours son katana. Il reconnut la voix qui parlait.
S’il ne l’avait pas fait avant, il savait maintenant qu’il n’y aurait pas d’échappatoire, à moins que Mortrex lui-même ne le veuille.
« Détends-toi, si je voulais que tu sois mort, tu le serais déjà. »
Les mots suivants de Mortrex furent le coup de pouce dont Atticus avait besoin pour arriver à sa prochaine conclusion. Il relâcha son emprise sur son katana, libérant son exo-combinaison.
Mortrex n’était pas hostile, et s’il avait bien entendu les dernières paroles de Mortrex avant le déploiement de son domaine, il devait s’attendre à une faveur de sa part.
Atticus ne fit face à personne en particulier et prit soudainement la parole, « Quel est cet endroit ? Un domaine ? » il demanda.
Le sol à quelques mètres derrière Atticus tourbillonna soudainement, le sable et les fragments d’os s’élevant ensemble jusqu’à ce que la figure blanche immaculée de Mortrex se forme.
« Oui, c’est mon domaine, » les changements climatiques rapides s’arrêtèrent soudainement, l’éclat du soleil illuminant l’espace.
La tête d’Atticus bascula en arrière, son regard se fixant sur ce qui venait de parler. Il ressemblait à Mortrex dans les moindres détails, mais Atticus pouvait dire que ce n’était pas lui.
Sentant le regard d’Atticus, Mortrex continua,
« Je l’appelle le Désert d’Os. C’est une manifestation de mon pouvoir et de mes expériences depuis le jour de ma naissance. Ici, je contrôle tout ce que tu vois. »
Les paroles de Mortrex furent suivies d’un brusque changement de climat, la température chutant tandis que le désert prenait une apparence fantomatique sous la lumière de la lune.
Atticus fronça les sourcils, sa confusion était évidente. Voyant cela, Mortrex décida d’expliquer davantage,
« Un domaine est une représentation du pouvoir d’un individu, un niveau de maîtrise que seuls ceux qui ont atteint une compréhension profonde de leurs capacités peuvent atteindre. Dans ce domaine, les lois de la réalité se plient et se conforment à ma volonté. Ainsi… »
Mortrex leva soudain la main, et instantanément les dunes d’os autour de la zone commencèrent à se déplacer et à changer.
Le sol sous les pieds d’Atticus trembla tandis qu’une multitude de côtes squelettiques massives surgissaient du sable, formant une imposante arche.
Ces côtes, chacune de la taille d’un tronc d’arbre, s’incurvaient vers le haut et se rejoignaient en un point élevé, créant un portail grandiose et sinistre.
Mortrex poursuit,
« Cette arche symbolise l’accès à mon pouvoir. Tout ce qui se trouve ici est sous mon commandement. En tant que Grand Maître, mon domaine reflète le thème de mes capacités – dans mon cas, le contrôle total et la création d’os. »