Chapitre 485 – Éclatement
Chapitre 485 – Éclatement
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Atticus devenait de plus en plus habile à modifier la nature de ses mouvements en fonction des besoins.
Dès qu’il eut esquivé la pluie de pointes osseuses, Atticus changea à nouveau de mouvement.
Telle une vague déferlante, Atticus se précipita en avant, laissant une traînée d’eau dans les airs.
Il réduisit rapidement la distance qui les séparait. Tel un courant impétueux, sa jambe se leva brusquement et frappa Luther, sous le menton, avec une force brutale et rapide.
« Comment… ? » Luther eut juste le temps de murmurer ces mots avant qu’un coup de poing fulgurant ne s’ensuive.
Luther eut l’impression que tout se passait au ralenti. De la fracture de l’arête de son nez à la fissure qui suivit dans ses dents, en passant par la déformation de sa peau sous le poids du coup avant que la force du poing ne l’atteigne, et son corps projeté en arrière à une vitesse vertigineuse, heurtant le mur à côté de l’escalier.
Tout le quartier fut plongé dans un silence effrayant. Du sous-sol où se trouvait Atticus à l’ensemble du colisée où des millions d’étudiants regardaient son écran avec une attention soutenue.
La situation était loin d’être terminée, et Atticus semblait commencer à s’en rendre compte.
Les pas d’Atticus, qui s’approchaient initialement des silhouettes de Lucienta et Luther, qui luttaient pour se relever, s’arrêtèrent brusquement, son regard se rétrécissant.
Ses yeux étaient actuellement fixés sur une seule chose : la lumière rouge clignotante au poignet de Lucienta. Atticus aurait pu rester là toute la journée à réfléchir à la fonction de cette lumière, mais compte tenu de la situation et de tout ce qu’il en avait déduit, une seule chose lui vint à l’esprit lorsqu’il vit cette lumière : un appel à l’aide.
Les pensées d’Atticus tournaient à toute vitesse, son esprit étrangement clair. Ses actions suivantes furent rapides et sans hésitation. Il n’avait même pas besoin de réfléchir à la marche à suivre, car le fait qu’ils appellent à l’aide signifiait qu’il y avait des renforts ; le bâtiment était encerclé.
Il ne pouvait pas se permettre d’être pris au piège.
L’air autour d’Atticus devint soudainement lourd et humide, un tourbillon d’eau se formant autour de lui, tournoyant avec une puissance intense.
Telle une vague montante, Atticus s’éleva dans les airs, brisant le solide plafond fait d’os avec une force remarquable, laissant derrière lui une cascade de gouttelettes d’eau.
Atticus continua à monter, traversant le plafond et pénétrant dans l’étage supérieur du bâtiment, ses sens en alerte.
Atticus ne balaya pas la pièce du regard à la recherche de celle qu’il était venu chercher, Aurora ; cela n’était pas nécessaire.
Il contrôlait toujours l’eau à l’intérieur de sa combinaison et pouvait sentir chacun de ses mouvements, même lorsqu’il était dans le sous-sol.
Tous les hommes dans la pièce avaient le dos tourné vers le centre, chacun s’apprêtant à se précipiter vers la porte, se déplaçant avec urgence, ayant senti le remous en dessous.
La dernière chose à laquelle ils s’attendaient était la silhouette d’Atticus, recouverte d’un tourbillon d’eau, surgissant au milieu de la pièce, une vague d’eau dans son sillage.
Sa présence ne dura même pas une seconde, personne n’eut le temps de comprendre ce qui se passait. Dès qu’il fit irruption dans la pièce, l’un des soldats supposés se trouver à l’arrière du groupe se précipita soudainement vers Atticus, comme propulsé par une force invisible.
Puis, tout comme il était venu, son élan se poursuivit sans encombre, et il traversa le plafond de la pièce et le toit du bâtiment.
C’est alors que le regard d’Atticus balaya enfin la zone.
Le monde sembla ralentir tandis que la perception d’Atticus fonctionnait à plein régime.
Trois choses vinrent à l’esprit d’Atticus à ce moment-là.
La première, son hypothèse était correcte.
Tout autour du bâtiment et dans toutes les directions se trouvaient des silhouettes d’hommes vêtus de combinaisons blanches moulantes et de capes.
Ces hommes étaient l’incarnation même de l’élite, leur posture était droite et leur attitude austère, dégageant un sentiment de sérieux et de concentration disciplinée.
Leurs regards étaient inébranlables, fixés directement sur le bâtiment d’où Atticus venait de sortir.
Suspendues dans les airs et autour du bâtiment, se trouvaient les formes d’un nombre important de voitures volantes, chacune d’entre elles faisant face au bâtiment.
Et juste en dessous, à l’avant d’un petit groupe, se trouvait la silhouette d’un jeune garçon. Il était vêtu de la même tenue que les autres hommes, et on aurait pu facilement le considérer comme insignifiant. Mais une telle personne aurait été stupide. Et Atticus n’était pas stupide.
Parmi toutes les personnes présentes dans la zone, seul le regard du garçon avait été capable de réagir et de suivre les mouvements d’Atticus lorsqu’il s’était précipité hors du bâtiment. Ce petit détail fit naître une deuxième pensée dans l’esprit d’Atticus.
Le garçon avait éveillé sa perception, ce qui signifiait qu’il était au moins un expert.
Atticus ne se souciait même pas de savoir qui était ce garçon. En fait, pas même une seconde ne s’était écoulée depuis qu’il avait jailli du bâtiment.
Dès qu’Atticus en arriva à cette conclusion, la troisième et dernière pensée lui vint naturellement.
Il devait s’échapper.
Tout aussi naturellement que la pensée avait surgi, ses mouvements suivirent.
Les mains d’Atticus bougèrent comme l’éclair, tapotant rapidement son artefact et libérant son élément le plus puissant à ce moment-là, le feu.
C’était un pouvoir qu’Atticus utilisait depuis des années ; il faisait déjà partie de lui. Atticus ne sentit aucune montée de puissance et n’eut pas besoin de temps pour s’y habituer.
Aussi vite qu’elle était venue, Atticus abandonna toute pensée relative à l’eau, concentrant tout son être sur une seule chose : le feu.
Tout se passa en un instant.
La tornade tourbillonnante qui entourait Atticus et Aurora se mit à bouillonner, la température dans la zone atteignant des niveaux vertigineux.
L’eau s’évapora à une vitesse fulgurante, et un nuage de vapeur envahit soudainement toute la zone.
Avant que quiconque ait pu réagir à la vision qui s’embrumait, une explosion semblable à un souffle nucléaire secoua soudainement toute la zone, faisant trembler le sol.
Une silhouette filante jaillit soudainement de la zone envahie par la vapeur, se déplaçant à une vitesse vertigineuse vers les portes de la ville, laissant derrière elle un brasier ardent.