Chapitre 483 – Inutile
Chapitre 483 – Inutile
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Celle qui venait de parler était sans aucun doute Lucienta, et Atticus ne put s’empêcher de remarquer que sa main droite était crispée.
Atticus était toujours entièrement recouvert d’un costume, y compris son visage. En plus de cela, il portait toujours une combinaison en latex en dessous ! N’importe qui aurait pensé qu’il appartenait à la race des squelettes. Mais pour une raison quelconque, ils savaient qu’il était humain.
Voyant qu’Atticus ne répondait toujours pas, Lucienta prit un air furieux.
« Tu serais déjà mort sans Lord Spineus », grogna-t-elle en faisant un pas en avant.
Mais elle ne put aller plus loin, car Luther posa soudainement sa main ferme sur son épaule pour l’arrêter.
Lucienta tourna brusquement la tête vers Luther, qui secoua la tête d’un air sévère.
« Calme-toi, ce n’est pas ton rôle », conseilla Luther.
Lucienta serra les dents et prit une profonde inspiration. Elle calma son esprit en ébullition. « Je suis désolée », murmura-t-elle.
Luther se contenta de lui faire un signe de tête, et elle avait à peine tourné son regard vers l’avant qu’Atticus s’était déjà mis en mouvement.
Atticus n’avait presque jamais utilisé l’élément eau pour se déplacer auparavant, car il avait le plus souvent besoin de se déplacer rapidement pendant les combats.
Il choisissait toujours le feu pour une accélération soudaine ou l’air pour une vitesse relativement rapide. Ce n’est que plus tard qu’il ajouta la foudre à son arsenal.
Mais Atticus avait eu tort. Il avait complètement négligé l’élément eau, pensant qu’il ne servait qu’à effectuer des mouvements fluides.
Ce n’est que lorsque son mimétisme élémentaire atteignit le rang avancé et que sa constitution changea qu’Atticus prit conscience de sa stupidité.
Les éléments étaient en constante évolution ; aucun mouvement ne pouvait les définir.
Le feu était imprévisible mais prévisible ; il pouvait vaciller et danser, changeant constamment de forme et d’intensité. Il pouvait également se propager et consumer tout sur son passage comme une vague.
L’air était libre mais féroce ; il pouvait se déplacer et tourbillonner avec une légèreté effrayante. Il pouvait également tourbillonner et tourner violemment, libérant de puissantes rafales qui projetaient des débris dans les airs.
La terre était stable mais en constante évolution ; sa surface se déplaçait et se transformait avec le temps. Elle pouvait s’effriter et s’éroder lentement, comme du sable glissant entre les doigts. Ou elle pouvait trembler et vibrer avec une force sismique, comme si le sol sous nos pieds était vivant et agité, remodelant le terrain en un instant.
Et enfin, l’eau. Elle était fluide et dynamique, incarnant à la fois la sérénité et la puissance. Elle pouvait couler sans effort, serpentant avec grâce et aisance, façonnant le paysage de sa douce caresse.
Mais elle pouvait aussi déferler et s’écraser avec une force imparable, comme un raz-de-marée s’abattant sur le rivage.
Et Atticus déferla.
Atticus se précipita en avant, laissant une traînée d’eau dans son sillage. Il ressemblait à un raz-de-marée s’écrasant sur le rivage, emportant tout sur son passage.
Atticus réduisit la distance qui les séparait, une épée d’eau se formant dans sa main.
Avec une force meurtrière, il frappa, l’épée d’eau apparaissant à quelques centimètres du cou de Lucienta.
Tout au long de la scène, Atticus ne prononça pas un mot. Il n’essaya même pas de se sortir de cette situation en parlant ou en raisonnant ses adversaires.
Il aurait fallu être fou pour penser qu’il existait un moyen de s’en sortir sans violence, surtout face à l’intention meurtrière stupéfiante de Lucienta.
Il n’y avait pas besoin de dire quoi que ce soit.
Lucienta aperçut l’épée apparaître devant son cou du coin de l’œil. Elle ne put réagir à temps.
La prise ferme sur les épaules de Lucienta se resserra soudainement, une force écrasante tirant tout son corps vers l’arrière.
Sa lame fendit l’air à l’endroit où elle se tenait quelques instants auparavant, manquant son cou de quelques centimètres seulement.
Les mouvements suivants d’Atticus étaient irréels. Ils étaient fluides, comme si l’élan qui aurait dû être présent compte tenu de la force de l’attaque n’existait pas.
Ses mouvements, qui ressemblaient à des vagues déferlantes, se transformèrent en un doux ruissellement. La lame, qui se déplaçait initialement vers la gauche, changea soudainement de direction et s’abattit vers la jambe droite de Luther.
Les yeux de Luther s’écarquillèrent, son choc était palpable. Cet humain n’était-il pas censé être seulement de rang intermédiaire+ ?
Luther changea de position, mais il était trop tard. L’épée d’eau lui trancha une partie importante de la cuisse droite, et un jet de sang jaillit.
Luther grimaça de douleur, mais il n’eut pas le temps de s’y attarder, car l’épée d’Atticus se dirigeait déjà vers son cou.
Tout cela s’était déroulé en l’espace de deux secondes, un laps de temps très court pour réagir à temps pour la plupart des individus.
Mais ces deux personnes n’étaient pas des individus ordinaires. Ils étaient des guerriers de la famille Ossara. Ils avaient été entraînés et formés depuis leur enfance, passant par de nombreux entraînements mortels, dont beaucoup avaient trouvé la mort.
Ils faisaient tous deux partie de l’élite de l’élite. Le nombre de situations où ils avaient frôlé la mort était stupéfiant ; ils n’étaient pas du genre à mourir facilement.
Ils faisaient tous deux partie de l’élite de l’élite. Le nombre de situations où ils avaient frôlé la mort était stupéfiant ; ils n’étaient pas du genre à mourir facilement.
Lucienta reprit rapidement ses esprits, son regard se rétrécit et se posa instantanément sur Atticus.
Sans perdre une seconde, une lance semblable à un os se forma dans sa main. Elle se précipita vers lui et réduisit la distance, lançant plusieurs coups perçants à la fois.
Atticus ne se retourna même pas. C’était comme si la rafale qui lui était destinée ne lui était pas adressée.
Mais si les prouesses d’Atticus avaient choqué Luther, sa prochaine action fit trembler le cœur de Lucienta.
D’innombrables boucliers dorés apparurent soudainement, chacun mesurant moins de 15 cm. Cependant, ce n’était pas cela qui avait choqué Lucienta.
Ce qui faisait trembler son cœur, c’était le fait que chacune des trajectoires qu’elle avait percées et prévoyait de percer était bloquée par un bouclier d’une trentaine de centimètres.
Ils étaient tous placés à une distance ni trop proche ni trop éloignée, de sorte que chaque attaque ne pouvait atteindre son plein potentiel.
Lucienta avait été prise au dépourvu ; elle avait déjà lancé ses attaques frénétiques. Il était trop tard pour s’arrêter. Les attaques frappèrent le bouclier, dont la forme tint qu’une seconde avant de se briser et de se transformer en grains de lumière.
Cependant, le résultat escompté avait déjà été atteint : l’élan de Lucienta avait été brisé !
Ce ne fut qu’un bref instant, moins d’une seconde. Mais pour Atticus, cela suffit amplement.
La silhouette d’Atticus pivota soudainement et plongea, laissant derrière lui la substance blanchâtre qui s’était formée et recouvrait le cou de Luther.
La nature de son mouvement changea, imitant la force imparable d’une vague qui déferle, alors qu’il fonçait vers Lucienta.
Son genou dur frappa sa tête avec une force brutale, l’impact résonnant dans l’air.